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13 aoûtCatégorie:Jour de l'année
Le 13 août est le 225 jour de l'année (226 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 339 : Interdiction des mariages entre juifs et chrétiens.
- 1099 : Election du pape Pascal II
- 1715 : Signature à Versailles d'un Traité de commerce et d'amitié entre la France et la Perse, prévoyant notamment l'établissement d'un consulat de Perse à Marseille, principal port de commerce avec l'Orient.
- 1792 : Le roi de France Louis XVI est interné à la prison du Temple.
- 1800 : Début de l'élaboration du Code Civil
- 1855 : Henry Bessemer présente sa nouvelle méthode de production de l'acier
- 1889 : William Gray dépose un brevet pour un téléphone public fonctionnat avec des pièces de monnaie.
- 1953 : Un séisme dans les îles grecques fait plus de 1000 morts.
- 1960 : indépendance de la République Centrafricaine
- 1961 : Début de la construction du Mur de Berlin
- 1976 : Eruption du volcan de la Soufrière en Guadeloupe.
- 1996 : Arrestation de Marc Dutroux et ses complices
- 2004 : Commencement des XXVIII Jeux Olympiques en Athènes (Grèce)
Sport
- 1981 : la nageuse Mary T. Meagher bat le record du monde du 200 m papillon en 2mn 05,96s.
- 1987 : Jackie Joyner-Kersee porte le record du monde féminin de la longueur à 7,45 m.
- 1994 : Serge Hélan porte le record de France du triple saut à 17,55m.
- 2003 : Ari Vatanen, fait un bref retour au rallye
Naissances
- 1655 : Johann Christoph Denner, inventeur de la clarinette.
- 1814 : Anders Jonas Ångström, astronome et physicien suédois († 21 juin 1874)
- 1869 : Tony Garnier, architecte français († 19 janvier 1948)
- 1872 : Richard Willstätter, chimiste, prix Nobel de chimie en 1915, inventeur de la chromatographie († 31 août 1942)
- 1899 : Alfred Hitchcock, cinéaste († 29 avril 1980)
- 1912 :
- Salvador E. Luria, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1969.
- Ben Hogan, golfeur († 25 juillet 1997)
- 1918 : Frédérick Sanger, biochimiste britannique, prix Nobel de chimie en 1958 et 1980.
- 1926 : Fidel Castro, président de Cuba
- 1956 : Koffi Olomide, chanteur zaïrois
- 1967 : Amélie Nothomb, écrivain belge
- 1970 : Alan Shearer, footballeur anglais
Décès
- 587 : Radegonde, reine de France et sainte de l'Église catholique (° vers 513)
- 1826 : René Laennec, médecin français, inventeur du stéthoscope (° 17 février 1781).
- 1863 : Eugène Delacroix, peintre français (° 26 avril 1798).
- 1912 : Jules Massenet, compositeur français des opéras (° 12 mai 1842)
- 1917 : Eduard Buchner, chimiste allemand, prix Nobel de chimie en 1907. (° 20 mai 1860)
- 1946 : H.G. Wells, écrivain britannique (° 21 septembre 1866).
- 1959 : Henri Garat, acteur français
- 1984 : Tigran Petrossian, joueur d'échecs russe (° 17 juin 1929).
- 1995 : Pierre-Jakez Hélias, écrivain breton (° 1914).
- 1998 : Nino Ferrer, chanteur et compositeur français (° 15 août 1934).
- 1998 : Julien Green, écrivain français d'origine états-unienne (° 6 septembre 1900).
Célébrations
- Tunisie : Journée nationale de la Femme
ja:8月13日
ko:8월 13일
simple:August 13
th:13 สิงหาคม
Catégorie:Jour de l'année
Pour qui préfère une présentation linéaire, inspirée de l'ancienne page "366 jours" :
Janvier : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
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Février : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
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Mars : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
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Avril : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
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Mai : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
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Juin : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
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Juillet : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
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Août : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
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Septembre : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
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Octobre : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
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Novembre : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
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Décembre : 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
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AnnéeL'année est une unité de temps qui s'appuie sur une expérience fondamentale de la vie humaine sur terre : le retour régulier des saisons.
Cette « année du retour des saisons », s'appelle l'année tropique. Puisque la durée de l'année tropique n'est pas un nombre entier de jours, l'homme doit établir des calendriers avec leurs règles. La durée d'une année calendaire et son commencement peuvent varier selon le calendrier considéré.
Dans le calendrier grégorien, une année est une période de 365 ou 366 jours. Une année est composée de 4 saisons et 12 mois. Dix années forment une décennie, cent un siècle et mille un millénaire. Les poètes appellent lustre une période de cinq années, quatre années forment une olympiade.
Historique et d'autres types d'année en astronomie
Dans la longue quête de la mesure et de la maîtrise de cette unité de temps, l'année, l'homme s'est longtemps contenté d'une coïncidence et d'une approximation fortuite, pourtant réellement observable, bien que sans cause à effet : Étant donnée qu'une lunaison moyenne dure approximativement 29,53 jours, douze lunaisons durent environ 354,36 jours, donc environ 11 jours de moins que l'année tropique qui, elle, détermine réellement la durée de l'année des saisons.
Les premiers à se détacher de la « lune trompeuse », en essayant de donner une valeur concrète à l'année tropique, furent les anciens Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, avec leur calendrier dit vague de 365 jours exactement. Depuis, l'homme, successivement, a pu affiner sa connaissance de la durée de l'année tropique.
Sur le chemin de la connaissance de la durée exacte de l'année tropique, les astronomes ont pu trouver encore d'autres types d'années, tel que :
- L'année sidérale correspond au temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil par le même point (point défini par rapport à trois axes partant du soleil vers trois étoiles lointaines) de son orbite sur l'écliptique ; c.-à-d. une révolution vraie de la terre autour du soleil, sans tenir compte de la précession des équinoxes. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 9 minutes 10 secondes ou bien 365,256 365 67 jours, soit 20 minutes 24,7 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année anomalistique est la durée qui sépare deux passages consécutifs de la Terre au périhélie. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 13 minutes 53 secondes ou bien 365,259 644 38 jours, soit 25 minutes et 8 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année draconitique (ou année écliptique) est l'intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l'orbite lunaire. En 2000, elle valait 346 jours 14 heures 52 minutes 54 secondes ou bien 346,620 075 jours.
Deux cycles astronomiques plus longs sont appelés, parfois, abusivement aussi, « année » :
- Le cycle draconitique de la Lune, des éclipses solaire et lunaires, qui dure 18,6 ans, est parfois appelé année draconitique.
- Le cycle équinoxial qui dure environ 25 800 ans est nommé, quelques fois en language non-scientifique, année platonique.
Toutes ces durées sont données en jours de 86 400 secondes (voir aussi temps solaire)
Les différentes années liées à l'année calendaire ou civile
- Lannée commune compte exactement 365 jours.
- Lannée bissextile compte exactement 366 jours.
- Lannée civile commence au 1janvier et termine au 31 décembre.
- Lannée scolaire commence au mois de septembre et termine au moins de juin.
- Lannée fiscale dépend des pays : en France, c'est une année civile ; au Canada, elle commence le 1 avril (poisson d'avril) ; aux États-Unis, le 1 octobre ; en Grande-Bretagne, le 6 avril.
L'année tropique
L'année tropique (aussi appelée « solaire », ou encore plus improprement : « naturelle », « équinoxiale » ou « astronomique ») — de manière erronée — fut jadis considérée étant le temps qui sépare deux passages du soleil au point vernal. Dans son acception scientifique moderne, est retenue la définition de l'astronome français André Danjon (Caen 1890 – Suresnes 1967) qui dit que l'année tropique est le temps que met le soleil moyen pour accomplir 360° de longitude sur l'écliptique. Ce qui fait dans la pratique la moyenne et des deux points d'équinoxe et des deux points de solstice, car la longueur des saisons entre elles n'est pas constante à travers des siècles.
La durée de l'année tropique, depuis plus de 5000 ans, a toujours intéressé l'homme. Car grâce à la connaissance de la durée de l'année tropique et moyennant des règles adaptées à cette valeur, on parvient à maintenir les début des saisons aux mêmes dates dans les calendriers solaires. Pour l'année 2000.0 l'année tropique fut mesuré par Pierre Bretagnon égale à 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ. Cependant, à cause de nombreuses interactions gravitationnelles entre la terre, la lune et les autres planètes la durée de l'année tropique a constamment, mais très, très lentement diminué à travers des siècles et des millénaires. Actuellement la durée de l'année tropique diminue d'une demi-seconde environ par siècle. D'ici quelques décennies, elle doit atteindre exactement la valeur de l'année tropique conventionnelle de l'astronome allemand von Mädler (voir plus bas), trouvée, formulée et publiée il y a près de 150 ans déjà.
Les différentes années tropiques conventionnelles
- Lannée vague compte exactement 365 jours, une valeur conventionnelle de l'année tropique appliquée durant plus de 3000 dans le calendrier vague égyptien.
- Lannée julienne s'appuie sur l'année tropique conventionnelle selon Sosigène (1er siècle av. J.C.), compte exactement 365,25 jours. (Cycle de quatre ans : trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours). Cette unité de mesure est souvent utilisée encore lorsqu'une période est donnée en années.
- Lannée grégorienne se réfère à l'année tropique conventionnelle selon Christopher Clavius (1537–1612) qui compte exactement 365,242 5 jours. (Cycle de 400 ans : les années séculaires sont exceptionnellement années communes sauf celle dont le nombre de siècle est divisible par quatre.)
- L'année tropique conventionnelle selon Simon Newcomb (1835–1909) est l'année tropique conventionnelle utilisée traditionnellement en astronomie depuis près de 150 ans. Sa valeur de 365,242 2 jours est beaucoup plus proche de la valeur de l'année tropique réelle que la valeur de Clavius (qui était astronomiquement correcte il y a près de 6000 ans). Néanmoins, la valeur de Newcomb est un arrondi, bien que correct mais grossier, se faussant de plus en plus encore dans l'avenir.
- L'année tropique conventionnelle selon Johann Heinrich von Mädler (1794–1874) est sans aucun doute l'année tropique conventionnelle scientifiquement la plus exacte, bien que toujours largement méconnue. Avec sa valeur de 365,242 187 5 jours exactement, soit exactement 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes ou bien 365 jours et 6 heures moins 11 minutes et 15 secondes (voir le temps hexadécimal), elle implique une année exceptionnellement commune tous les 128 ans.
- D'autres années tropiques conventionnelles, plus ou moins bien calculées, ont pu avoir été appliquées dans différents calendriers religieux ou nationaux.
Liens internes
- Éphéméride
- Chronologie
- Histoire
- Décennie
- Siècle
- Millénaire
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Catégorie:Calendrier
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Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
Juifs אומתנו איננה אומה כי אם בתורותיה « Notre Nation n’est nation qu’au travers de ses lois » Rabbenou Saadia Gaon (Emounoth Vede’oth 3,7).
Cet article traite des Juifs en tant que peuple. Pour la culture et la religion juive, veuillez vous référer à l'article Judaïsme
Le terme Juif (en hébreu : יהודי, yehoudi) recouvre un large champ sémantique, et désigne généralement une personne de confession juive, une personne d'ascendance Juive matrilinéaire (qui est un critère interne au judaïsme), ou une référence à la culture développée par les membres de la communauté ou du 'Peuple Juif'.
Le Juif est étymologiquement un citoyen de Juda, vivant selon les lois et coutumes en vigueur dans le royaume de Juda, étant entendu que ces lois et coutumes ont été dictées à Moïse par Dieu et consignées dans la Torah .
Cependant, le sens a évolué, au cours des siècles et des déplacements des populations d'origine juive, pour désigner au-delà d'une communauté de croyance, l'ensemble des individus qui se reconnaissent comme appartenant au peuple juif, quels que soient leur groupe ethnique, leur langue, leur nationalité ou le pays dans lequel ils vivent.
La grande majorité des Juifs se considèrent comme un peuple unique, membres d'une nation disséminée dans les pays du monde (Diaspora) mais descendant tous des anciens Hébreux ou de ceux "qui les ont ralliés" au cours des époques. Il faut entendre par là conversion au Judaïsme, mais ce processus s'apparente davantage à une véritable naturalisation.
La cohésion de cette communauté est largement liée au patrimoine historique commun, constitué de tentatives d'émancipation, d'isolement, de ségrégation ou d'intégration au sein de leurs sociétés d'accueil, de reconnaissances ou de privations de leurs droits, et régulierement au cours de leur histoire, de déportations ou de persécutions.
Etymologie
En français, le mot "Juif" viendrait du vieux français "giu" ou "juieu" depuis le latin "iudeus" et le grec "Ioudaios" (Ιουδαίος). Le terme latin signifierait simplement "Judéen", c'est-à-dire du pays de Judée.
Le nom hébreu de "Yehoudi" ("Yehoudim" au pluriel) vient de l'époque antique du schisme du Royaume d'Israël en deux royaumes rivaux: le Royaume de Judée au sud (capitale: Jérusalem) et le Royaume d'Israël au nord (capitale: Samarie), plus puissant mais qui disparaît plus tôt que son voisin sous les attaques assyriennes. Lorsque la population du Royaume de Judée fut à son tour déportée dans l'empire babylonien, le terme de "Yehoudi" a recouvert alors plus globalement l'ensemble des familles de foi juive plutôt que celles qui ne venaient que de ce royaume. Quant au Royaume de Juda, il tire son nom de la Tribu de Juda, elle même nommée d'après son ancêtre éponyme Juda, quatrième fils de Jacob.
Dans l'usage moderne, le terme "juif" inclut à la foi l'individu qui pratique le Judaïsme et l'individu qui, même sans pratiquer cette religion, s'identifie quand même comme juif en vertu de son héritage familial et culturel juif.
Identité juive
La question מיהו יהודי (qui est juif ?) est assez complexe et sujette à controverses ; la réponse varie selon le point de vue envisagé, ethnique, national ou religieux, et dans ce dernier cas, selon la mouvance interrogée. Le judaïsme orthodoxe étant majoritaire, l'on dira qu'est juif toute personne née de mère elle-même juive, indépendamment de son degré d'observance, ou qu'il ait été converti par des autorités reconnues compétentes en la matière.
Un judaïsme, des Juifs
Culture juive
Le Judaïsme n'est pas, loin s'en faut, qu'une religion, mais aussi un "mode de vie", ce qui ne facilite pas la délimitation des frontières entre "judaïsme" - la religion, "judéité" - la culture et "appartenance au peuple Juif".
C'est ainsi qu'on a pu observer de tous temps des phénomènes typiquement Juifs, sans être spécifiquement religieux : ainsi l'humour juif, la cuisine juive, la musique juive, etc. Les Juifs ont également créés des épiphénomènes qui leur étaient indiscutablement propres sur un terrain incontestablement universel. Ainsi en est-il de la philosophie juive,particulièrement à l'époque des Lumières (voir la Haskalah), ou de la poésie juive dans l'Al-Andalus.
Si certaines de ces particularités sont inhérentes au judaïsme, d'autres proviennent d'échanges interculturels, d'autres encore de facteurs intraculturels non attenants à la religion.
Les groupes et les courants
Anecdote
:Tel-Aviv, 1964
:Moshe (ex-Maurice) Sebbag, fraîchement émigré du Maroc, n'en croit pas ses yeux ni ses oreilles! C'est bien Max Marciano à qui on vient de dire "Rentre chez toi, sale Marocain!" qui sourit comme ça? Max qu'il devait toujours retenir au pays dès qu'on froissait un peu sa susceptibilité?
:Trop intrigué, Moshe demande à Max : "Alors, Max, tu t'es ramolli? T'as pas entendu c'qu'il t'a dit là, l'autre de son coin là ?"
:Alors, Max : "Ah, salut, Momo! Je suis heureux, oh que je suis heureux!"
:Moshe (qui croit mal entendre) : "Eh?"
:Et Max : "Ah, c'que je suis heureux. Là-bas, au pays, ils me disaient :'Rentre chez toi, sale Juif!' Ici, on me considère enfin comme un Marocain!"
Cette anecdote illustre bien la situation des Juifs de Diaspora, particularisés par la population de leur terre d'accueil (ou d'exil, c'est selon), mais leur ressemblant plus qu'à un coreligionnaire d'une autre origine (c'est en ces moments qu'on entrevoit à quel point le judaïsme est un principe fédérateur...).
Groupes
Les principaux groupes du peuple juif sont :
- les Ashkénazes (à la base un des descendants de Japhet, et de la nation qu'il a fondée, Ashkenaz a été assimilé par les autorités rabbiniques à la "Germanie") : Juifs originaires d'Europe Centrale. Le courant a toutefois bel et bien débuté en Allemagne, dans les communautés de Worms, Spire et Mayence, sous l'influence de Rabbenou Guershom Meor Hagola;
- les Sépharades ("Ibérie" en Hébreu) : Juifs originaires d'Espagne et du Portugal, et après 1492 d'Afrique du Nord. A noter que de nombreux Sépharades s'appellent Ashkénazi, que de nombreux Rappaport, originairement portugais (Rofe da Porto, médecin du port) ont émigré en terre d'Ashkenaz, et que la famille Abravanel était établie à Séville, bien avant que les Juifs dits Sépharades n'y débarquent.
Cependant, les choses ne sont pas si simples : tous les Juifs orientaux ne sont pas Sépharades, tous les Juifs de Hongrie ne sont pas Ashkénazes, et de toute façon, le Juif tunisien ne comprend pas le Judéo-Arabe du Juif marocain.
C'est ainsi que l'on distingue :
- Les Juifs Mizrahim ("Juifs Orientaux"), comprenant les Maghrebim), les Teimanim (Juifs du Yemen et d'Oman)
- Les Grouzim (ou Grouzinim), Juifs de Géorgie, les Youhourim, autres Juifs du Caucase,
- Les Bene Israël, Juifs de Cochin et de Telugu (Bnei Menashe) parmi les Juifs en Inde,
- Les Juifs Romaniotes en Grèce,
- Les Italkim (Bnei Roma) en Italie,
- Les Beta Israël en Ethiopie,
- Les Juifs de Boukharan, d'Iran, etc.
Langues et Langages
L'Hébreu fut la langue du peuple d'Israël tant qu'il demeura sur sa terre. Son importance est attestée dans le livre des Juges : afin de différencier l'Israélite du Philistin, il est demandé "comment s'appelle ceci". Si l'infortuné répond "Sibolet", et non "Shibolet", il est passé au fil de l'épée sur-le-champ.
Au contact de Babylone, l'Hébreu se matine de plus en plus d'Araméen. L'un des arguments des critiques bibliques est de retrouver dans le Deutéronome des "mots d'origine persane" (en réalité, il s'agit de notions-clés répandues dans tout le Moyen Orient antique). Seules quelques familles appartenant à l'élite utilisent encore l'Hébreu dans la vie quotidienne. Le Talmud rapporte que des érudits (ayant perdu l'usage de l'Hébreu) se pressent auprès de Juda HaNassi pour connaître la signification du mot srougin, tant et si bien que sa servante s'exclame : "Jusqu'à quand comptez-vous venir sirougin sirougin ?!" (jusqu'à quand comptez-vous défiler l'un à la suite de l'autre?), ce qui leur permet de comprendre la signification du mot.
Après l'extinction de l'Hébreu en tant que langue quotidienne, naissent plusieurs "langages", qui sont en fait la langue du terroir mâtinée de quelques mots d'Hébreu, et rédigées dans cet alphabet. Tel est par exemple le cas des fameuses gloses de Rachi, témoignage vivant de la langue d'oïl, ou le judéo-arabe utilisé par les Juifs d'"Eretz Islam", de Maïmonide à Juda Halevi.
De ces langues, deux survivent : le Yiddish, pratiqué originellement par les Ashkénazes, et le Ladino par les Sépharades. Les autres, Dhzidi, Judéo-Arabe, Judéo-Provençal,etc. ne dépassent pas le stade de dialecte : un Juif Tunisien ne comprend pas le patois de son voisin et correligionnaire Algérien et vice versa, alors qu'aux variations locales près, le Yiddish peut servir de lingua franca à tous les Juifs qui le parlent, quelles que soient leurs origines. Le Ladino, ou Judéo-Castillan, tend, lui, à s'éteindre.
L'Hébreu, considéré comme langue sainte (lashon ha-kodesh), par lequel le monde a été créé,n'est pratiqué durant tout le Moyen Age que par les érudits.
Au 17ème siècle, les organisateurs de la Haskala souhaitant faire disparaître le Yiddish, langue du ghetto, pour apprendre aux Juifs résidant en Allemagne l'Allemand et l'Hébreu. Celui-ci est bientôt abandonné.
La deuxième tentative de revivescence de l'Hébreu est réalisée en 1881 par un modeste instituteur, Eliezer ben Yehuda, qui y consacre toute son énergie, par tous les moyens. Il va jusqu'à refuser de laisser sa femme entrer si elle ne le demande pas en Hébreu, ou son chien de se nourrir s'il ne répond pas aux ordres de son maître intimés en Hébreu. Jugé blasphématoire, Ben Yehuda est conspué. Cependant, lorsque sa tombe est profanée, sa famille considère comme une victoire le fait que les injures soient écrites en Hébreu et non en Yiddish...
L'hébreu a depuis lors pris une connotation nationale : il s'agit de la langue officielle de l'Etat d'Israël, comme l'Anglais est la langue officielle des Juifs dces Etats-Unis.
Histoire
Le judaïsme connut son lot de schismes, et ce avant même son établissement en Judée : la Genèse raconte que pour préserver la paix dans le clan des 'Ivrim (les Apirou?), Abraham se dirige vers le Nord tandis que Loth s'établit à Sodome. De nombreux soubresauts traversent aussi les Hébreux durant la traversée du désert, l'épisode le plus connu étant la révolte de Kora'h (Koré) : celui-ci affirme que le peuple d'Israël est déjà sain, tandis que Moïse et Aaron expliquent qu'il doit devenir saint, en se conformant aux prescriptions de l'Eternel.
Le schisme fondamental se produit à la mort de Salomon : refusant de plier au joug de Roboam, le fils de Salomon, les tribus préfèrent se fédérer autour de Jéroboam ben Nébat, qui instaure les cultes païens en dehors du temple de Jérusalem, fondant le royaume d'Israël, avec pour capitale Samarie. Les rois d'Israël ouvrant beaucoup plus volontiers leurs portes aux étrangers, le royaume d'Israël se bigarre. La proportion d'étrangers augmente avec la chute du royaume d'Israël et l'exil assyrien, Sennachérib repeuplant le territoire avec des peuples étrangers.
C'est pourquoi le peuple de Samarie ne sera pas admis à participer à la reconstruction du Temple, après l'exil babylonien. Ainsi naît le Samaritanisme.
Une autre division se produit concommitamment au sein même des "Hébreux de Judée" : ceux qui sont revenus en Terre d'Israël, et ceux qui sont restés en Babylonie. Bien que leurs Torah soit la même, leurs rites diffèrent quelque peu. Selon certains, ceux qui sont restés à Babylone, les "exilés du Premier Temple" émigreront pour la plupart en Ashkenaz, alors que ceux qui sont revenus, les "exilés du Second Temple", iront s'installer en Espagne, c'est-à-dire en Sfarad.
Bien sûr, cette division est hautement schématique, et facilement prise en défaut :
Abravanel, par exemple, écrit avec fierté que sa famille compte parmi les plus vieilles d'Espagne, installée bien avant l'arrivée des Sépharades. Ashkénazim et Sefardim voyagèrent beaucoup les uns chez les autres. Une importante partie de la communauté de Babylone y resta établie, et forma la communauté des Bagdadi et des Juifs d'Iran, jouissant de conditions privilégiées, eu égard au reste du peuple Juif, jusqu'au début du vingtième siècle. Le Rav Ovadia Yossef vient d'Irak.
En Israël, de nombreuses « sectes » (ici au sens premier de nouveau courant religieux formé par un faible nombre d'adeptes) émergent en réponse à l'hellénisme apparu au , les quatre principales sont : les Sadducéens, rejetant toute loi orale, influents dans le clergé et la vie sacerdotale, dont Anne et Caïphe des Evangiles seraient membres, les Zélotes, dont l'histoire finira tragiquement à Massada, les Esséniens, secte mineure par le nombre de ses adeptes, mais ayant laissé des documents d'une importance capitale pour l'archéologie, et qui pourrait bien avoir compté Jean-Baptiste (voire Jésus) parmi ses adhérents; enfin, les Pharisiens, du sein desquels sortira la Mishna et le judaïsme rabbinique.
En Orient, suite à la conquête Arabe et le choc de l'islam avec les religions et croyances plus anciennes au cours des septième et huitième siècles, on assiste à une floraison de sectes et dissidences par rapport aux mouvements religieux traditionnels. Le Judaïsme n'échappe pas au phénomène et on observe, outre une brève reviscence du sadducianisme et des Esséninens, l'apparition de nouveaux mouvements : les Issawites, les Yudganites, les Shadganites, les Malakites, les Mishawaïtes, etc. Ces mouvements de peu d'ampleur auraient dû disparaître, ou retourner dans le giron du judaïsme pharisien, s'il ne s'étaient regroupés sous la bannière d'Anan ben David. Selon certaines sources, celui-ci, opposé à la nomination de l'exilarche, se serait autoproclamé anti-exilarche, ce qui aurait été interprété par le califat comme un acte de rébellion. Pour échapper à la mort, Anan ben David n'aurait eu d'autre choix que de faire sécession avec le judaïsme officiel, qui suivait l'autorité des Rabbanim du Talmud, d'où l'appellation de judaïsme rabbinique (ou rabbanite), par opposition à "son" judaïsme, qui ne se basait que sur l'interprétation du Tanakh, le Miqra (traduit par "Texte", mais il faudrait comprendre "Lecture" dans un sens analogue à Coran), d'où son nom de judaïsme karaïte
Le Judaïsme connut de profondes modifications en 1492. Le judaïsme rabbinique fit de l'unité du peuple juif un point central de la Loi, et de fait, ne connut plus de changements majeurs, à l'exception de variations liturgiques dans les différentes communautés, grâce, entre autres, à la rédaction de codes légaux, dont la production culmina avec le Shoulhan Aroukh. Quelques Faux Messies, dont Jacob Franck et Sabbataï Zvi exaltèrent les foules, entraînant quelques personnes dans des mouvements dissidents, qui devraient aboutir à leur conversion à l'islam ou au christianisme.
Le judaïsme ashkénaze fut néanmoins encore une fois remué à l'avènement des Lumières, qui entrainèrent de vives controverses de la Haskala, à la suite de quoi s'exacerba la querelle entre Hassidim et "Mitnagdim" en Europe de l'Est, que cherchèrent à apaiser les "modérés", les "intermédiaires", comme le Rav Samson Raphaël Hirsch, dont la devise était "Torah ouMadah" (Torah et science). La fin du XIXème siècle voit la montée du sionisme : les premiers pionniers, chassés par les pogroms russes et soutenus par de riches philanthropes occidentaux, défrichent les marécages de la plaine côtière de Palestine, alors sous souveraineté ottomane ; l’Affaire Dreyfus suscite la vocation du journaliste viennois Theodor Herzl. Mais l'émigration en Palestine suscite le scepticisme des Juifs "assimilés" d'Europe occidentale et l'opposition de la plupart des rabbins orthodoxes.
Le 2 novembre 1917, le gouvernement anglais publie la Déclaration Balfour. En 1922, la Société des Nations confie l’administration de la Palestine (“ Mandat ”) à la Grande-Bretagne. Les convulsions politiques en Europe, consécutives à la dislocation des Empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman, vont bientôt s’exacerber avec la montée des régimes fascistes et antisémites, qui débouche sur le cataclysme de la Shoah. L' immigration juive a beau impulser un vif progrès économique, agricole et sanitaire et de stimuler l'emploi arabe ainsi que l'immigration des pays voisins, naît une opposition arabe, souvent violente, qui obtient de l’administration britannique plusieurs limitations successives de l’immigration juive légale, ce qui ne fait que développer l’immigration juive clandestine.
De 1941 à 1945, la Shoah fait 6 millions de morts et une infinité de traumatismes physiques, psychologiques et familiaux. Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations Unies approuve le partage du territoire de la Palestine entre un État juif sur 55 % du territoire et un État arabe sur le reste. Des dispositions particulières concernent Jérusalem et Bethléem. La partie juive accepte ce partage territorial que les États arabes rejettent. L’État d’Israël est proclamé le 14 mai 1948.
De nos jours, si l'antagonisme Hassidim/Mitnagdim a disparu, celui entre Juifs "laïcs" et "religieux" reste d'actualité, et a pris une nouvelle tournure en Israël, où les partis de gauche sont majoritairement et essentiellement non-religieux, ceux de droite étant pour une petite partie religieux. En Diaspora coexistent le Judaïsme Réformé, Judaïsme Orthodoxe en Europe de l'Ouest, auxquels s'ajoute le Judaïsme Conservateur aux Etats-Unis.
Bibliographie
- Mon peuple, histoire du peuple juif, par Abba Eban, Buchet-Castel, 1970.
- Histoire d'Israël, par S. W. Baron I. Des origines au début de l'ère chrétienne II. Les premiers siècles de l'ère chrétienne Quadrige. PUF, 1986
- Une Histoire des Juifs, par Paul Johnson, JC Lattès, 1987
- Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, dir. Sylvie Anne Goldberg, Cerf-Robert Laffont (Bouquins), 1996.
Voir aussi
- Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël
- Diaspora juive
- Histoire d'Israël
- Histoire chronologique d'Israël
- Judaïsme
Liens externes
- [http://www.memoire-juive.org Le site Mémoire Juive et Education] évoque la Shoah
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Juif est une commune française de Saône-et-Loire
Catégorie:Judaïsme
Chrétiens
Introduction
Le christianisme a émergé du judaïsme, à partir de la figure de Jésus et des premiers apôtres, au I siècle de notre ère. Le nom « christianisme » provient de l'assimilation de Jésus, connu à l'époque sous le nom de Jeshua, à la figure du Messie, en grec Khristos, soit le Christ. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens (Actes des apôtres chapitre 11 - verset 26). Le christianisme a gardé du judaïsme des éléments fondamentaux :
- la croyance en un Dieu unique (monothéisme) qui se montre sur Terre de façons diverses (présence transcendante et immanente) ;
- la croyance en un Messie ;
- la croyance en la résurrection des morts et le jugement dernier.
Le Christianisme modifie ces fondements de la manière suivante :
- en Jésus, Dieu s'est montré en tant qu'être humain. Le Judaïsme ne s'attendait pas à cette manière d'immanence ;
- Jésus est le Messie attendu des Juifs ;
- la résurrection de Jésus a déjà eu lieu.
Le Christianisme rajoute au judaïsme deux autres éléments clés :
- Depuis Jésus, Dieu veut créer une famille de Dieu qui est universelle et non limitée aux seuls Juifs ;
- C'est la foi en Jésus-Christ qui montre que quelqu'un fait partie de cette famille, et non le fait de suivre la loi mosaïque.
Les écritures
Outre les écritures issues du judaïsme regroupées par les Chrétiens dans l'Ancien Testament, la tradition des premiers siècles du christianisme y a adjoint le Nouveau Testament. On lit plus souvent aujourd'hui l'appellation « Premier » Testament au lieu d'Ancien, pour signifier que le Nouveau Testament ne vient pas remplacer l' « Ancien » mais le compléter.
Le N.T. est composé de quatre évangiles, selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean, des actes des apôtres, des épîtres et de l'Apocalypse. On considère que leur rédaction s'étend sur la seconde moitié du 1 siècle de notre ère.
Les évangiles sont regroupés quand ils sont étudiés : on appelle « évangiles synoptiques » les évangiles de Matthieu, Marc et Luc ; l'évangile de Jean reste à part, on l'appelle l'évangile « johannique » (de Jean).
Une tradition veut que l'évangile de Marc soit le premier écrit. Autrement, les épîtres de Paul semblent être les plus anciennes (on daterait la première d'entre elles, l'épître aux Thessaloniciens, de l'année 50 environ) ; viendraient ensuite les évangiles et les actes des apôtres. L'Apocalypse semble être l'un des textes les plus récents. Les toutes premières générations de chrétiens ont donc sans doute vécu dans la tradition orale, avant que n'apparaissent ces textes.
Le canon ainsi constitué écarte des textes dits apocryphes ou cachés.
Une foi issue du judaïsme
Le christianisme voit en Jésus le Messie annoncé dans les Écritures. Pour la plupart des confessions chrétiennes, Dieu lui-même s'incarne et devient le libérateur de son peuple Israël, et plus généralement de toute l'humanité, c'est-à-dire de chaque créature humaine. La ligne de partage entre les chrétiens et les juifs passe par la reconnaissance ou non du Messie en la personne de Jésus-Christ. Cette divergence de vue, qui relève d'abord de la foi, peut trouver à s'alimenter dans des interprétations différentes de divers passages de l'Ancien Testament ou Tanach. Il est important de remarquer que, pour les Évangiles, Jésus « n'est pas venu abolir, mais accomplir » les Écritures. Autrement dit, dans la perspective chrétienne, la première Alliance reste valable.
Le christianisme a repris, de façon plus ou moins importante selon ses courants, plusieurs éléments présents dans le judaïsme de la période suivant la destruction du second Temple, tels que :
- l'adaptation de la forme du culte synagogal aux églises de paroisses, (le culte synagogal était déjà présent en Galilée) ;
- l'utilisation de l'ensemble des textes bibliques, au premier rang desquels les psaumes juifs, issus du livre des Louanges ; ces textes peuvent être lus sur des cycles variables, pouvant atteindre jusqu'à trois ans pour l'Église catholique ;
- un sacerdoce ;
- un calendrier religieux, partiellement mobile, dans lequel certains événements notables ou certains points de Foi donnent lieu à des célébrations annuelles ;
- l'utilisation de chants et d'hymnes dans la prière ;
- dans les célébrations et les réunions communautaires, l'utilisation de certains mots venant de l'hébreu biblique (par exemple : Amen, Hosanna, Alléluia).
Livres saints
Les chrétiens, initialement juifs, reprirent les écrits canoniques de cette religion, en utilisant probablement la traduction grecque dite des septante. Le canon de l'Ancien Testament, fermé en réaction aux hérésies des premiers siècles, s'est élaboré peu à peu et varie entre les différents courants (catholicisme, protestantisme, ...). Ils y adjoignirent très vite les livres dits du Nouveau Testament en relation avec la vie et la tradition de Jésus. Le christianisme se développa également à partir d'un milieu juif hellénisé et l'évolution de la doctrine montre une notable influence de Plotin, philosophe néo-platonicien, ainsi que de Philon, exégète et philosophe juif.
En 2001, Daniel Boyarin, professeur d'Études talmudiques à l'université de Berkeley (Californie) et grand admirateur de Paul de Tarse écrit :
« Judaïsmes et christianismes [du premier siècle] demeurèrent entremêlés bien au-delà de la première partie du second siècle et ce jusqu'à ce que le judaïsme rabbinique, dans sa tentative nativiste de se couper de sa propre histoire avec la théologie du logos chrétien, se mit à s'imaginer lui-même comme une communauté pure de tout hellénisme. »
Articles connexes: Canon (Bible) pour un détail sur les différents canons chrétiens et leur formation.
Extensions : Les chrétiens
- Voir les branches du christianisme et celles du Christianisme Primitif.
- Le Christianisme primitif (avant le schisme de 1054).
- Le catholicisme romain, (après le schisme de 1054):
- Église catholique romaine ;
- Églises catholiques orientales.
- Le catholicisme non-romain :
- Gallicanisme ;
- Église vieille-catholique ;
- Église Catholique libérale ;
- Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.
- L'orthodoxie ou Églises orthodoxes :
- Églises des sept conciles, (après le schisme de 1054) ;
- Églises des trois conciles ;
- Églises des deux conciles .
- Le protestantisme, né de la Réforme du :
- Églises luthériennes ;
- Communion anglicane ;
- Églises évangéliques.
- Églises réformées
- le mouvement apostolique, né au début du :
- Église catholique-apostolique ;
- Église néo-apostolique ;
- Union des Communautés Apostoliques.
Voir aussi
- Généralité : religion, histoire du christianisme, branches du christianisme, christianisme et homosexualité ;
- prophéties sur le Messie, Jésus de Nazareth, les douze apôtres.
- Portail Chrétiens d'Orient.
- Hypothèse midrachique.
Liens externes
Portails chrétiens
- Portail généraliste: [http://www.jesus.fr Jesus.fr]
- Catholique:
- [http://www.vatican.va Site du Vatican]
- [http://www.catholique.org Portail catholique généraliste]
- [http://cef.fr/ Site de la Conférence des évêques de France]
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Eglise, Conciles, Magistère]
- Évangélique: [http://www.topchretien.com/ Top Chrétien]
- Protestant: [http://www.protestants.org Protestants.org]
- Orthodoxe : [http://www.orthodoxie.com Orthodoxie.com]
- Ésotérique: [http://www.rosicrucian.com/foreign/rosicrucien/rose00.htm Christianisme Rosicrucien]
Liens concernant les hypothèses historiques sur l'origine du christianisme
- [http://bcs.fltr.ucl.ac.be/FE/04/danvoye.html Hercule et le christianisme : Autour des imaginaires mythiques], où Stéphanie Danvoye étudie la réception chrétienne du mythe d'Hercule.
- Aspects historiques de [http://www.systerofnight.net/religion/html/enfance_du_christianisme.html l'enfance du christianisme].
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/christianisme.html Evolution historique et spirituelle du christianisme].
- [http://membres.lycos.fr/murciathierry/ Recherches historico-bibliques]
- [http://www.nouveaux-savoirs.com/ Editions des Nouveaux Savoirs]
- [http://www.princeton.edu/~religion/ways/ The ways that never parted] : Colloque Oxford-Princeton « Juifs et Chrétiens dans l'Antiquité tardive et les débuts du Moyen Âge » - 9 au 11-jan-2002.
Liens concernant l'apologétique
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/christianisme.asp citations] de saints, théologiens, poètes et philosophes, notamment chrétiens.
- [http://www.ladoc.org/ Documentations] chrétiennes contenant des études bibliques, des réflexions, etc.
- [http://atheisme.free.fr/Citations/Christianisme.htm Citations d'auteurs ou de philosophes opposés au christianisme]
- [http://www.amdg.be/amdg12.html section « Bible » : Citations extra-bibliques et d'opposants au Christ, d'époque, démontrant l'existence historique du Christ Jésus]
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Église, Conciles, Magistère]
Bibliographie
- C.S. Lewis, Les fondements du Christianisme, ISBN 2850313114
- Ernest Renan, La vie de Jésus, Schoenhofs Foreign Books, 1974
- Étienne Nodet et Justin Taylor, Essai sur les origines du Christianisme, Éditions du Cerf, Paris, 2002
- Jean-Pierre Lémonon, sous la direction de Philippe Abadie, Le Judaïsme à l'aube de l'ère chrétienne, XVIII Congrès de l'ACFEB, Paris, Éditions du Cerf, « Lectio Divina, 186 », 2001, 412 p.
- François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135), Paris, Éditions du Cerf, « Initiations », 2001, 588 p.
- sous la direction de S.-C. Mimouni, Actes du Colloque de Jérusalem, 6-10 juillet 1998 - Le Judéo-christianisme dans tous ses états, Paris, Éditions du Cerf, 2001, 462 p.
- Christianisme, article de Diderot sur Wikisource
Dialogue christianisme-hindouisme
Textes officiels catholiques sur le dialogue interreligieux
- Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Dialogue et annonce
- Secrétariat pour les non-chrétiens, Dialogue et mission
Théologie chrétienne du dialogue entre les religions
- BOUBLIK V., Teologia delle religioni, Studium, Rome, 1973.
- DUPUIS Jacques, Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux, Ed. du Cerf, Paris, 1999. [Jacques Dupuis, jésuite belge, a vécu en Inde de 1948 à 1984. Il a ensuite été professeur de théologie à l'Université Grégorienne de Rome]
- DUPUIS Jacques, Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition)
- RIES Julien, Les Chrétiens parmi les religions, Desclée, Paris, 1987. [Histoire des attitudes chrétiennes vis-à-vis des autres religions.]
Jésus-Christ tel qu’il a été reconnu par des Hindous
- ANIMANANDA (B.), The Blade, Roy and Son, Calcutta, 1947. [Sur bhawami Charan Banerji (1861-1907). Membre du Brahmo Samaj puis de l’Eglise de la « Nouvelle Dispensation », il rejoint l’Eglise chrétienne anglicane et se fait « sannyasi catholique » sous le nom de Brahmabandhab Upahdhyaya.]
- AKHILANANDA, The Hindu View of Christ, Philosophical Library, New-York, 1949.[Swami Akhilananda (1894-1962) diffusa aux États-Unis le message de Sri Ramakrishna.]
- DUPUIS (J.), Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition)[L’auteur décrit notamment « les différentes façons dont le néo-hindouisme tend à interpréter Jésus-Christ […] : le Jésus des Béatitudes [Gandhi]; le Christ de la bhakti [K.C. Sen] ; le Christ de la philosophie néo-vedantine [S. Radhakrishnan] ; le Christ-avatara [Swami Akhilananda]; le christ yogi [M.C. Parekh] ; le Christ de la mystique d’advaita [Brahmabandhab Upadhyaya]. » Le livre de référence en français.]
- GANDHI (M.K.), The Message of Jesus Christ, Bharatiya Vidya Bhavan, Bombay, 1963. [Le Mahatma (1869-1948), libérateur de l’Inde, a été profondément influencé par le discours de Jésus dans l’Évangile de Saint Mathieu (ch.5, v.1-12).]
- MAUPILIER (M.), Les mystiques hindous-chrétiens (1830-1967), OEIL, Paris, 1985.
- PAREKH (M.C.), Brahmarsi Keshub Chunder Sen, Rajkot, 1953.
- PAREKH (M.C.), A Hindu’s Portrait of Jesus, Rajkot, 1953. [M.C. Parekh vécut de 1885 à 1967.]
- RADHAKRISHNAN (S.), Eastern Religions and Western Thoughts, Allen and Unwin, London, 1939. [S. Radhakrishnan (1888-1975), philosophe, devint président de la République Indienne (1962-1967).]
- SAMARTHA (S.J.), The Hindu Response to the Unbound Christ, Christian Literature Society, Madras, 1974. [Livre de référence sur la question, sur lequel s’appuie fortement Jacques Dupuis.]
- SCOTT (D.C.), Keshub Chunder Sen, Christian Literature Society, Madras, 1979.
- SHILPP (P.A.) (ed.), The Philosophy of Sarvepalli Radhakrishnan, Tudor, New-york, 1952.
- SEN (K.C.), Lectures in India, 2 vols., Cassel, London, 1901-1904. [Keshub Chunder Sen (1838-1884), membre éminent du Brahmo Samaj, fonda l’Eglise de la « Nouvelle Dispensation ».]
- STAFFNER (H.), The Significance of Jesus Christ in Asia, Gujarat Sahitya Prakash, Anand, 1985.
- THOMAS (W.M.), The Aknowledged Christ of the Indian Renaissance, SCM Press, londres, 1969. [Livre de référence sur la question, sur lequel s’appuie fortement Jacques Dupuis.]
Jésus-Christ : vers une théologie chrétienne indienne
- DUPUIS (J.), « The Use of Non-Christian Scriptures in Christian Worship in India », dans « Culte et rituel dans le christianisme et les autres religions », Studia Missionalia, vol. 23 (1974), p. 127-143.
- DUPUIS (J.), Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux, Ed. du Cerf, Paris, 1999, p.225-230 ; 578-579 (sur la christologie de Raimundo panikkar), p.406-422 ; 439-440 ; 456-460 [sur une christologie indienne].
- FEDOU (M.), Regards asiatiques sur le Christ, Desclée, Paris, 1998.
- PARRINDER (G.), Avatar and Incarnation, Faber and Faber, Londres, 1971.
- VEMPENY (I.), Krsna and Christ, Gujarat Sahitya Prakash, Anand, 1988.
- FALLON (M.), « Le culte des images », dans : SMET (R. de) et NEUNER (J.) [éd.], La quête de l’éternel. Approches chrétiennes de l’hindouisme, Desclée de Brouwer, Bruges, 1968, p. 199-213.
- PANIKKAR (R.), Le Christ et l’hindouisme, une présence cachée, Ed. du Centurion, Paris, 1972 (trad. de The Unknown Christ of Hinduism, Longman, Darton, and Todd, Londres, 1964.) [L’auteur est né d'une mère catalane et catholique et d'un père indien et hindou.]
- PANIKKAR (R.), Le dialogue intrareligieux, Aubier, Paris, 1985.
- SMET (R.), Essai sur la pensée de Raimundo Panikkar. Une contribution indienne à la théologie des religions, Centre d’histoire des religions, Louvain-la-Neuve, 1981.
Dieu Trinité et la Mystique hindoue
- ACHARUPARAMBIL (D.), « Misterio trinitario e induismo » dans : AMATO (A.) [éd.], Trinità in contesto, LAS, Rome, 1994, p. 199-211.
- BARZEL (B.), Mystique de l’ineffable dans l’hindouisme et le christianisme : Çankara et Eckhart, Ed. du Cerf, Paris, 1996.
- BRÜCK (M. von), The Unity of Reality, God, God-Experience and Meditation in the Hindu-Christian Dialogue, Paulist Press, New York, 1991.
- CLOONEY (F.X.), Theology after Vedanta. An Experiment in Comparative Theology, State university of New York Press, Albany, 1993
- COWARD (H.) [éd.], Hindu-Christian Dialogue. Perspectives and Encounters, Orbis Book, Maryknoll, New York, 1990.
- CUTTAT (J.-A.), Expérience chrétienne et spiritualité orientale, Desclée de Brouwer, Bruges, 1965.
- DUPUIS (J.), Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux, Ed. du Cerf, Paris, 1999, p.406-422 [Thèmes : Expérience de l’« advaita » et conscience de Jésus ; « Saccidananda » et la Trinité ; Complémentarité ou convergence ?]
- PANIKKAR (R.), La Trinité : Une expérience humaine primordiale, « Parole présente », Cerf, 2003
Ermites du Saccidânanda : En 1950, Jules Monchanin, prêtre de Lyon, et Henri Le Saux, moine bénédiction breton, fondent un ashram au lieu dit Shantivanam (le bois de la paix), sur les rives du fleuve Kavéry. Ils vivent à la manière des renonçants hindous et adoptent des noms sanscrits.
L’ashram est dédié au Saccidânanda, c'est-à-dire, selon les Upanishad, au Brahma, Être, Pensée, Béatitude. Les deux ermites préparent ainsi la venue d’une spiritualité authentiquement indienne de la sainte Trinité.
En 1968, leur succède un moine bénédictin anglais, Bede Griffiths.
- DUPUIS (J.), Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition) [Des pages riches sur l’expérience d’Abhishiktananda qu’il a bien connu (p. 89-115).]
- GOZIER (A.), Le père Le Saux à la rencontre de l’hindouisme, Ed du Centurion, Paris, 1982.
- GRIFFITHS (B.), Expérience chrétienne et mystique hindoue, Albin Michel, Paris, 1995
- JACQUIN (Fr.), Jules Monchanin, prêtre, Ed. du Cerf, Paris, 1996.
- KALLIATH (A.), The Word in the cave. The Experimental Journey oh Swami Abhishiktananda to the Point of Hindu-Christian Encounter, Intercultural publications, New Delhi, 1996.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], Sagesse hindoue, mystique chrétienne, Editions du Centurion, Paris, 1966.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], La rencontre de l’hindouisme et du christianisme, Ed. du Seuil, Paris, 1966.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], La montée au fond du coeur. Le journal intime du moine chrétien-sannyasi hindou, OEIL, Paris, 1986.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], Intériorité et révélation : essais théologiques, Ed. Présence, Sisteron, 1982.
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Mystique de l’Inde, mystère chrétien, Fayard, Paris, 1974, ou « Hermès », Fata Morgana, 1999)
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Théologie et spiritualité missionnaire, Beauchesne, Paris, 1985.
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Lettres au Père Le Saux, présenté par Fr. JACQUIN, Ed. du Cerf, 1995.
- TEASDALE (W.R.), Toward a Christian Vedanta: The Encounter of Hinduism and Christianity according to Bede Griffiths, ATC, Bengalore, 1987.
Catégorie:Christianisme
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1099Catégorie:1099
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Cette page concerne l'année 1099 du calendrier julien.
Événements
Proche-Orient
- Première croisade
- 13 janvier : Destruction de Maarat.
- 28 janvier : Prise de Hosn-el-Akrad, « la citadelle des Kurdes » par Raymond de Saint-Gilles, qui deviendra 40 ans plus tard le « Krak des Chevaliers ».
- 14 février-13 mai : Raymond de Saint-Gilles assiège d'Arqa qui résiste.
- 19 mai : Les Croisés traversent la rivière du Chien, au nord de Beyrouth et pénétrent en territoire fatimide.
- 7 juin : siège de Jérusalem.
- 15 juillet : prise de Jérusalem, formation du royaume de Jérusalem (fin en 1187). La population musulmane de la ville est massacrée pendant deux jours. Les Juifs sont brûlés vifs dans la synagogue où ils s’étaient réfugiés.
- 12 août : Victoire des croisés sur les Egyptiens à Ascalon.
- Luttes confuses dans la région d’Antioche entre Bohémond de Tarente, prince normand d’Antioche, les Byzantins, qui revendiquent le territoire, et les musulmans de Syrie (1099-1104).
Europe
- Guillaume d’Aquitaine disperse le concile de Poitiers qui s’apprêtait à excommunier à nouveau le roi Philippe Ier de France.
- Début du pontificat de Pascal II (fin en 1118).
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Fin de la Première croisade.
- Construction à Londres de la salle de l'abbaye de Westminster (Westminster Hall).
- Révolution communale à Beauvais.
Art & culture
- Etienne Harding, prieur puis abbé de Cîteaux de 1099 à 1122, rédige la règle cistercienne.
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- Rodrigo Diaz de Bivar, le Cid, à Valence alors qu’il tentait de repousser vainement une offensive musulmane.
ko:1099년
Pascal II ko:교황 파스칼 2세
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catégorie:décès en 1118
Pascal II, de son vrai nom Rainier de Bieda, est né à Ravenne vers 1050. Il fut pape du 13 août 1099 au 21 janvier 1118, lutta contre les empereurs Henri IV et Henri V et créa l’Ordre des Chevaliers teutoniques et lOrdre des Templiers. Le pontificat de ce bénédictin a duré 18 ans, 5 mois et une semaine.
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Pascal 2 Catégorie:Religieux du Moyen Âge
Versailles
Versailles est une commune française, située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Versaillais. Le terme Versaillais servit également à désigner les troupes régulières lors des évènements de la Commune parce que le gouvernement siégeait dans la ville.
Le nom de « Versailles » vient probablement du latin, versare, verser, retourner. Le terme, daté du , aurait désigné à l'origine des terres labourées (retournées).
Géographie
La ville, chef-lieu du département des Yvelines, est située à 19 km au sud-ouest de Paris.
Elle est desservie par cinq gares (Versailles-Chantiers, Versailles-Rive-Droite, Versailles-Rive-gauche, Montreuil et Porchefontaine) et se trouve à proximité immédiate de l'autoroute A13 (dans une zone connue sous le nom de « triangle de Rocquencourt ») et de l'autoroute A86.
Quartiers
A86
Versailles comporte six quartiers principaux :
- le quartier des Chantiers, avec la gare du même nom.
- le quartier Saint-Louis proche du château, qui comprend une zone historique, et où se trouve la cathédrale Saint-Louis, le potager du roi et la pièce d'eau des Suisses ;
- le quartier Notre-Dame, symétrique du quartier Saint-louis par rapport à l'axe du château, ou l'on peut voir l'église Notre-Dame et parcourir la rue commercante de la Paroisse ;
- les quartiers de Montreuil, Porchefontaine et Clagny-Glatigny, essentiellement résidentiels.
Il faut citer en outre les quartiers de Jussieu Petits-Bois, Picardie et le quartier de Satory.
Cimetières
La Ville de Versailles compte 4 cimetières : le cimetière Notre-Dame, le cimetière Saint-Louis, le cimetière des Gonards et le cimetière de Montreuil.
Villes limitrophes
Vaucresson, Marnes-la-Coquette, Ville-d'Avray, Viroflay, Vélizy-Villacoublay, Jouy-en-Josas, Buc, Guyancourt, Saint-Cyr-l'École, Bailly, Rocquencourt, Le Chesnay
Histoire
Au début du , Versailles n'est qu'un modeste logis construit par Louis XIII, au milieu des forêts. C'est son rendez-vous de chasse favori.
En 1661, son fils, le roi Louis XIV décida de l'agrandir. Très vite, la petite maison de campagne se transforma en un prestigieux château et l'on aménagea un grand parc arboré tout autour. Il devint le symbole de l'absolutisme.
Jusqu'au règne de Louis-Philippe, le château de Versailles et son parc furent aménagés et réaménagés. La grande tempête du 26 décembre 1999 ravagea les plantations du parc et permit finalement de mettre en place un grand programme de replantation des essences originelles dans leur alignement d'époque.
Pendant la guerre de 1870, la ville est occupée par les Prussiens qui y établissent leur quartier général du 18 septembre 1870 au 12 mars 1871. En 1871, pendant l'insurrection de la Commune de Paris, le gouvernement français et l'assemblée nationale s'installent à Versailles.
Économie
Principales entreprises :
- GIAT industries, groupe public d'armement implanté au camp de Satory (siège du groupe et centre de recherche et développement dans le domaine des chars et blindés légers. On trouve également Citroën Sport également à Satory.
Culture
Personnages célèbres
- Louis XIV (1638-1715) roi de France de 1643 à 1715.
- Louis XV (1710-1774) roi de France de 1715 à 1774.
- Louis XVI (1754-1793) roi de France de 1774 à 1791 puis roi des français de 1791 à 1792.
- Louis XVII (1785-1795)
- Louis XVIII (1755-1824) roi de France d'avril 1814 à mars 1815 et de 1815 à 1824.
- Charles X (1757-1836) roi de France de 1824 à 1830
- Cardinal Pierre Gerlier (1880-1965), archevêque de Lyon (1937-1965).
- Général Lazare Hoche (1768-1797)
- Général d'Empire Gaspard Gourgaud (1783-1852)
- Maréchal Louis-Alexandre Berthier (1753-1815) chef d'état-major de la Grande Armée de Napoléon.
- Ali, Louis Etienne Saint-Denis, dit le Mamelouk (1788-1856) de Napoléon.
- François Achille Bazaine (1811-1864) maréchal de Napoléon III (1864)
- Jean-Antoine Houdon, sculpteur
- Ferdinand de Lesseps
- Arnaud Bonnamy, (1972- ) Chimiste
- Michel Gondry, (1963- ) réalisateur.
Personnages célèbres décédés à Versailles
- Louis XIV y meurt de gangrène le 1er septembre 1715.
- Louis XV y meurt de la variole le 10 mai 1774.
Monuments
- Le château de Versailles
il fut le siège de la cour des rois de France Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. L'Angleterre y reconnut l'indépendance des États-Unis (1783), l'unification du IIe Reich (1871) y fut proclamée et on y signa le traité de Versailles (1919), dans la galerie des Glaces et c'est toujours au Château que se réunissent en congrès les députés et sénateurs pour y ratifier toute modification de la Constitution.
- Le Grand Trianon
- Le Petit Trianon
- La Salle du jeu de paume
- Les Écuries de la Reine
- Le Potager du Roi
- L'église Notre-Dame
- La cathédrale Saint-Louis
- L'église Saint-Symphorien
- Le cloître des Récollets
- Le lycée Hoche, ancien couvent de la Reine
- la gare de Versailles-Rive-Gauche, bâtiment en pierre, fonte et verre, inauguré en 1840 (terminus de la ligne C du RER).
Musées
- Musée Lambinet
- Musée des carrosses
- Musée du Parlement
- L'osmothèque, « la mémoire vivante des parfums »
Jumelages
- Pouchkine, ville de Russie située à 26 km de Saint-Petersbourg
Références
Voir aussi
Communes des Yvelines | Château de Versailles
Lien externes
- [http://www.mairie-versailles.fr/ Mairie de Versailles, site officiel]
- [http://www.versailles-tourisme.com/index.html Offi | | |