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1789
Cette page concerne l'année 1789 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 26 janvier : La décision du gouvernement genevois d'augmenter le prix du pain déclenche une émeute à Saint-Gervais, le quartier le plus populaire de Genève.
- 18 août : Révolte révolutionnaire à Liège.
- 8 - 9 octobre : Prise de Belgrade par les Autrichiens.
- 18 décembre : Les Autrichiens évacuent Bruxelles.
France
Bruxelles
- La France compte 26 millions d'habitants.
- En mars, Élection des États généraux.
- 5 mai : Ouverture des États généraux à Versailles.
- 17 juin : Proclamation de l'Assemblée Nationale.
- 20 juin : Serment du Jeu de Paume. Les députés de l'Assemblée Nationale jurent de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution à la France.
- 27 juin : Le roi ordonne au clergé et à la noblesse de se joindre au tiers état
- 9 juillet : Assemblée Nationale Constituante.
- 11 juillet : Louis XVI renvoie Jacques Necker.
- 12 juillet : Paris en état d'émeute généralisée.
- 13 juillet : Création d'une garde bourgeoise pour assurer l'ordre dans la capitale, avec un effectif de 48 000 hommes. Les officiers sont élus. Dès le lendemain, 14 juillet, elle participe à la prise de la Bastille, et le 15, elle est placée sous le commandement du général de La Fayette et prend le nom de Garde nationale. Le soir, harangue de Camille Desmoulins au Palais-Royal.
- 14 juillet : Prise de la Bastille à Paris qui détenait, à ce moment, 7 prisonniers. Le gouverneur est massacré par la foule.
- 15 juillet : Bailly maire de Paris
- 17 juillet : La Fayette fait adopter la cocarde tricolore par la Garde Nationale. Louis XVI à Paris ; il adopte la cocarde tricolore.
- 18 juillet : Le prince de Condé et le comte d'Artois quittent la France : début de l'émigration. Dans le pays, début de la Grande peur.
- 4 août : Nuit du 4 août : Abolition des privilèges par l'assemblée nationale. constituante (4-11 août).
- 24 août : Proclamation de la liberté de la presse.
- 26 août : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
- 12 septembre : Premier numéro du Publiciste parisien de Jean-Paul Marat, qui devient L'Ami du peuple le 16 septembre.
- 5 octobre : Marche des femmes sur Versailles : le 6, le roi est ramené à Paris et est installé au palais des Tuileries. L'Assemblée s'installe également à Paris.
- 19 octobre : Création du Club des Jacobins.
- 2 novembre : Nationalisation des biens du clergé.
- 14 décembre : Loi sur les municipalités.
- 19 décembre : Création des assignats.
- 22 décembre : Loi sur les départements. La France divisée en 83 départements.
- 27 décembre : Émancipation des Protestants et des Juifs du midi.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- 7 janvier : Premières élections présidentielles aux États-Unis, un mois plus tard, George Washington est désigné.
- 4 mars : Entrée en vigueur de la Constitution américaine (treize ans après la Déclaration d'indépendance).
- 6 avril : Proclamation de l'élection de Georges Washington, premier président (fin en 1797).
Amérique latine
- Brésil : dans l'État du Minas Gerais, des révolutionnaires menés par le « Tiradentes » organisent un soulèvement populaire pour exiger l'indépendance du Brésil. Ce soulèvement échouera, Tiradentes sera exécuté, mais devint le célèbre martyr de l'indépendance brésilienne.
Asie
Océanie & Pacifique
- 28 avril : Début de la mutinerie du Bounty.
- Le voyageur écossais Alexander Mackenzie remonte le fleuve qui portera son nom.
Proche-Orient & Monde arabe
- Début du sultanat ottoman de Sélim III (fin en 1807).
Arts & cultures
Sciences et techniques
- 20 décembre : Première usine de coton américaine d'après le procédé Arkwright.
- découverte de l'uranium par Martin Heinrich Klaproth.
- découverte du zirconium par Martin Heinrich Klaproth.
- 24 juin : Silvio Pellico, écrivain italien.
- 29 juin : Carl Ludwig Blume, botaniste hollandais († 1862).
- 19 juillet : John Martin, peintre britannique.
- 21 août : Augustin-Louis Cauchy, mathématicien français.
- 4 septembre : Charles Gaudichaud-Beaupré, botaniste français († 1854)
- 9 septembre : William Cranch Bond, astronome américain
- 15 septembre : James Fenimore Cooper, écrivain américain.
- 21 novembre : Cesare Balbo, homme politique et écrivain italien
- 25 mai : Anders Dahl, botaniste suèdois (° 1751).
- 4 juin : Louis Joseph François Xavier de Bourbon, dauphin de France, de la tuberculose.
- 15 juillet : Jacques Duphly, compositeur, organiste et claveciniste français.
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Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
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ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
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th:ปฏิทินเกรกอเรียน
Genève
Genève est une commune suisse du canton de Genève, dont elle est le chef-lieu. C'est la 2 plus grande ville de Suisse avec son agglomération de 645 000 habitants (2000) qui s'étend sur le canton de Vaud et la France.
Histoire
Genève entre dans l'histoire en 58 av. J.-C., quand Jules César mentionne son passage dans cette ville dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules (De Bello Gallico). Voulant empêcher le passage des Helvètes, César coupe le pont sur le Rhône. Ce bourg allobroge (depuis 500 av. J.-C.) est dès lors devenu une ville romaine (Gaule narbonnaise). Pourtant, Nyon (Colonia Julia Equestris) puis Avenches (Aventicum) ont, administrativement parlant, plus d'importance. L'agglomération se développe durant l'Empire romain et, au moment des invasions barbares, Genève prend une importance considérable.
Peu avant 400, Genève est érigée en évêché au centre d'un grand diocèse. En 443, les Burgondes se fixent dans la région et font de Genève la capitale de leur royaume. En 534, les Francs occupent Genève - sainte Clothilde, épouse de Clovis, est une princesse genevoise - et la ville est incorporée dans le royaume mérovingien, puis dans l'empire carolingien. Sur la colline de la vieille-ville est érigée la cathédrale Saint-Pierre avec son baptistère.
Lorsque l'empire de Charlemagne se désagrège, Genève fait partie du second royaume de Bourgogne qui passe en 1032 au Saint Empire romain germanique. A partir du , Genève est gouvernée par ses évêques, devenus seigneurs de la ville.
Genève prend une importance internationale au , avec d'importantes foires (concurrencées plus tard par Lyon). La ville est convoitée par les princes de Savoie, qui cherchent à s'en emparer (du XIII au ) pour en faire leur capitale. La cinglante défaite du duc Charles-Emmanuel I de Savoie face aux citoyens genevois, l'Escalade (1602), est encore commémorée de nos jours. C'est l'appui de ses alliés suisses de Fribourg et de Berne qui sauve son indépendance.
Entre temps, Genève passe à la Réforme protestante en 1535. Jean Calvin fait de la république une Rome protestante et y accueille de nombreux protestants (français et italiens surtout) qui donnent un nouveau dynamisme économique à la ville (horlogerie et banques), les foires ayant décliné. Une nouvelle vague de réfugiés français coïncide avec la révocation de l'Édit de Nantes. L'Université de Genève (l'une des plus anciennes du monde) est fondée en 1559 par Théodore de Bèze et la ville acquiert alors un grand rayonnement intellectuel.
Le est un siècle de grande prospérité mais aussi de troubles politiques plusieurs années avant 1789. Jean-Jacques Rousseau naît à Genève en 1712 et Voltaire y vit (ainsi qu'à Ferney) de 1755 à 1778. Genève, où l'imprimerie bénéficie d'une assez grande liberté, est aussi un centre scientifique.
En 1798, la république perd son indépendance et est annexée par la France. Elle devient le simple chef-lieu du département du Léman. La défaite des armées napoléoniennes lui rend sa liberté le 31 décembre 1813 : c'est la Restauration qui est célébrée comme une fête patriotique marquant la renaissance de la république. Cependant, les magistrats sont conscients que Genève ne peut plus former un état isolé et se tournent vers les anciens alliés suisses en demandant l'entrée de la république dans la Confédération. Ce qui est fait le 1815.
En 1846, une révolution menée par le Parti radical de James Fazy renverse le gouvernement de la Restauration et établit la constitution actuelle. Durant les XIX et XX siècles, Genève accueille de nombreux réfugiés politiques et devient le berceau de la Croix-Rouge (suivant les idées du Genevois Henri Dunant et du comité présidé par le général Guillaume-Henri Dufour).
La mission internationale de Genève s'affirme après la Première Guerre mondiale : Genève devient le siège de la Société des Nations en 1919, devancière de l'Organisation des Nations unies, et de dizaines d'institutions internationales. C'est à Genève, au CERN (sur la frontière franco-suisse), qu'est inventé le réseau Internet.
En 1930, une votation populaire approuve l'extension du territoire de la commune de Genève. Elle absorbe l'année suivante les communes voisines des Eaux-Vives, de Plainpalais et du Petit-Saconnex.
Contexte
Lors des élections cantonales de 1930, le Parti socialiste compte 37 sièges au Grand Conseil mais n'est pas représenté au Conseil d'État où on ne trouve que des représentants de droite. En 1931, la gauche dénonce toute une série de scandales politiques et financiers et un conseiller d'État radical est contraint à la démission.
Genève compte 178 374 habitants en 1932. 93 249 sont actifs mais plus de 8000 personnes sont au chômage dont 1410 seulement reçoivent de l'aide des caisses d'assurance-chômage. Dans ce contexte, l'Union nationale de Géo Oltramare rêve d'instaurer une dictature fasciste. L'un de ses membres siège au Conseil d'État aux côtés des radicaux et des libéraux. Leurs défilés en uniforme dans les rues n'ont qu'une cible : le Parti socialiste de Léon Nicole et Jacques Dicker, et avec lui, tout le mouvement syndical et la gauche genevoise.
Chronologie
- Février : Lors de la conférence sur le désarmement, le Conseil d'État fait appel à l'armée qui montent des mitrailleuses sur des camions des travaux publics.
- Juin : La fusion de l'Ordre politique national (fasciste) et de l'Union de défense économique (issue des milieux patronaux) crée l'Union nationale (UN).
- 5 novembre : Apparition de l’affiche de l'UN annonçant la mise en accusation publique des sieurs Nicole et Dicker pour le 9 novembre à 20h30 dans la salle communale de Plainpalais.
- 6 novembre : Le Parti socialiste demande l'interdiction de l'assemblée de l'UN.
- 7 novembre : Réponse négative du Conseil administratif de la ville.
- 8 novembre : Réponse négative du Conseil d'État. L'assemblée générale du Parti socialiste décide d'une contre-manifestation pour le lendemain.
- 9 novembre
- 17h30 : Arrivée des 610 soldats envoyés par le département militaire fédéral à la demande du Conseil d'État.
- 19h10 : Arrivée des premiers contre-manifestants.
- 20h30 : Début du meeting de l'UN.
- 21h15 : La 1 compagnie, soit 108 hommes, se dirige vers la salle communale afin d'assurer la tenue du meeting. Elle traverse alors la queue de la contre-manifestation qui désarment 18 soldats.
- 21h34 : La troupe acculée au Palais des expositions ouvre le feu sur le commandement du major Perret et sans sommation : 13 personnes sont tuées et 65 blessées.
13 victimes
- Henri Fürst, 38 ans, mécanicien, président du Parti communiste genevois (le premier à avoir été abattu)
- Francis Clerc, 54 ans, fraiseur (dont le fils faisait partie des recrues venues de Lausanne)
- Edouard Quillet, 34 ans, employé à l'Armée du salut
- Edmond Junod, 29 ans, mécanicien
- Jean-Pierre Larderaz, 23 ans, employé de commerce
- Emile Henry, 55 ans, batelier
- Gabriel Loup, 57 ans, patron boulanger
- Oscar Maurer, 25 ans, employé de banque (tué alors qu’il sortait des cours du soir)
- Emile Guignet, 27 ans
- Melchior Allemann, 31 ans, employé d'hôtel et militant socialiste
- Hans Brugger, 28 ans
- Alphonse Kolly, 41 ans
- Marius Rattaz, 36 ans, régent principal à Chêne-Bourg, mort le 14 novembre des suites de ses blessures
Tradition d'accueil
Elle est depuis longtemps considérée comme une terre d'asile de par son rôle de ville d'accueil pendant les persécutions à l'encontre des protestants qui ont suivi la Réforme. Avec l'accueil de nombreux réformateurs comme Guillaume Farel, Jean Calvin ou Théodore de Bèze, elle gagne son surnom de Rome protestante ou de cité de Calvin. De nombreuses personnalités internationales y trouvent refuge comme le célèbre Lénine avant la révolution de 1917.
C'est grâce à cette tradition d'accueil et à la neutralité de la Suisse que de nombreuses organisations internationales décident d'y installer leur siège :
- l'Organisation des Nations unies (ONU) - siège européen
- le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)
- le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH)
- le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)
- la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FISCR)
- le Forum économique mondial (WEF)
- l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN)
- l'Organisation internationale du travail (OIT)
- l'Union internationale des télécommunications (UIT)
- l'Organisation météorologique mondiale (OMM)
- l'Organisation mondiale du commerce (OMC)
- l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI)
- l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
- l'Union interparlementaire (UIP)
- Et bien d'autres indiquées [http://www.cagi.ch/fr/IGO.htm ici]
Genève donne son nom aux 4 conventions de 1949, instrument fondamental du droit international humanitaire développant la convention de 1864, ainsi qu'à la convention de 1951 sur le statut des réfugiés.
Géographie
Centre commercial, bancaire, industriel, intellectuel et universitaire, la ville se développe à l'endroit où le Rhône sort du lac Léman et à la confluence du fleuve avec l'Arve. Elle se trouve dans une cuvette, coincée entre le Salève (département de la Haute-Savoie) et le Jura (département de l'Ain) qui se trouvent sur territoire français.
Via Gebennensis
Genève est l'une des étapes importantes sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle donne son nom à la via Gebennensis, qui part de Genève (où se rassemblent les pèlerins venus de Suisse et d'Allemagne) et va jusqu'au Puy-en-Velay (où elle prend le nom de via Podiensis). Le chemin est balisé de Genève à Pampelune d'après la classification française GR 65.
Référence topographique
Dans la rade de Genève se situent les pierres du Niton, deux rochers émergeant du lac Léman et datant de la dernière ère glaciaire. L'un d'eux fut choisi par le général Guillaume-Henri Dufour comme point de référence du calcul de toutes les altitudes en Suisse.
Mise en valeur du Rhône
La commune obtient en 2000 le Prix Wakker de la Ligue suisse du patrimoine national pour son concept de réaménagement des berges du Rhône et de son environnement urbain immédiat. Le projet du [http://www.ville-ge.ch/geneve/amenagement/fil-du-rhone/fil_du_rhone.htm Fil du Rhône] est progressivement mis en œuvre.
Attraits culturels
Vie culturelle
Genève dispose d'une vie culturelle d'une grande richesse :
- Grand Théâtre
- Musée d'art moderne et contemporain
- Musée Rath
- Orchestre de la Suisse Romande
Manifestations
De nombreuses manifestations ont lieu tout au long de l'année parmi lesquelles :
- le Salon international de l'automobile (mars)
- le Salon international des inventions (avril)
- le Salon international du livre (mai)
- la Fête de la Musique (juin)
- la Lake Parade (juillet)
- les Fêtes de Genève (août)
- le Festival de la Bâtie (septembre)
- la Foire de Genève (novembre)
- la commémoration de l'Escalade (décembre)
Liens
Vie culturelle
- [http://www.ville-ge.ch/culture/agenda/agenda.pdf Agenda culturel du mois]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/musees.html Musées]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/musique.html Musiques]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/theatre.html Théâtre]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/danse.html Danse]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/festivals.html Programme des festivals]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/cinemas.html Cinéma]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/bibliotheques.html Bibliothèques]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/editeurs_librairies.html Lecture]
Manifestations
- [http://www.inventions-geneva.ch/fr-index.html Salon international des inventions]
- [http://www.salondulivre.ch/Fr/index.html Salon international du livre]
- [http://www.fetes-de-geneve.ch/ Fêtes de Genève]
- [http://www.batie.ch Festival de la Bâtie]
- [http://www.foiredegeneve.ch/ Foire de Genève]
Infrastructures
Transports
L'[http://www.gva.ch aéroport international de Cointrin], accessible en bus ou en train, est situé à moins de 10 minutes du centre-ville. De grandes compagnies telles que EasyJet, British Airways, Air France, Lufthansa et Swiss proposent des lignes à destination de toute l'Europe et du reste du monde.
La ville est desservie par les réseaux ferroviaires suisse (CFF) et français (SNCF). Des liaisons TGV directes la relient à Paris. Des trains régionaux circulent également entre Lancy-Pont-Rouge et Coppet et le RER la relie à Bellegarde. Le projet du [http://www.ceva.ch/menu/ceva_en_bref CEVA] (Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse), planifié dès 1884, permettra la connexion du réseau suisse avec le réseau de la Haute-Savoie.
Genève est reliée au réseau autoroutier suisse par l'A1 et français par l'A40.
Au sein de la ville, les Transports publics genevois exploitent un réseau dense de bus et de trolleybus ainsi qu'un réseau de tramways en pleine renaissance. Un service de bateau est également assuré par les Mouettes genevoises. D'un usage touristique, leur développement leur assure désormais d'assurer un véritable rôle dans le transport urbain.
touristique et de l'île Rousseau]]
Énergies
L'eau potable, le gaz naturel et l'électricité sont fournis par les [http://www.sig-ge.ch/ Services Industriels de Genève (SIG)].
80% de l'eau est extraite du lac Léman et 20% de la nappe phréatique née d'infiltrations de l'Arve.
30% de l'électricité est produite localement par les barrages hydroélectriques sur le Rhône (Seujet, Verbois et Chancy-Pougny) ou par la chaleur induite par la combustion des déchets ménagers à l'usine des Cheneviers. Les 70% restants sont importés d'autres cantons suisses ou d'autres pays européens. Les SIG n'achètent alors que de l'électricité produite par des énergies renouvelables.
Le gaz naturel est importé par la compagnie suisse [http://www.gaznat.ch/index01.html Gaznat].
Médias locaux
Le principal journal de la ville est La Tribune de Genève. Le Courrier, fondé en 1868, est soutenu à l'origine par l'Église catholique romaine mais devient indépendant en 1996. Principalement centré sur Genève, il essaye de s'étendre en Suisse romande. Le Temps et Le Matin (basé à Lausanne) ne couvrent pas spécifiquement l'actualité locale. La Suisse, journal réputé, disparaît en 1994.
De nombreuses radios sont disponibles dont celles de la SSR, en particulier la Radio suisse romande, ainsi que Radio Lac, NRJ Léman, OneFM ou encore World Radio Geneva (en anglais).
En ce qui concerne la télévision, outre la Télévision suisse romande basée dans la tour du quartier de Plainpalais, Genève dispose de sa chaîne locale, Léman Bleu, fondée en 1996.
Sports
La principale équipe sportive de Genève est le club de football du Servette FC fondé en 1890. En 2005, des problèmes de gestion causent la banqueroute du club qui est relégué en ligue amateur.
Genève dispose également d'une équipe de hockey sur glace, le Genève-Servette Hockey Club, qui joue en Ligue Nationale A.
Cimetières
Entre 1700 et 1853, le seul cimetière de la ville est celui de Plainpalais. Au début des années 1850, le cimetière de Châtelaine est construit, puis celui de Saint-Georges dans les années 1880. Le cimetière du Petit-Saconnex est intégré à la ville en 1931 suite à la fusion des communes.
À la fin du , des études sont entamées en vue de la construction d'un four crématoire au cimetière de Saint-Georges. Le projet aboutit et l'inauguration a lieu en mars 1902. À côté de l'installation, on construit un columbarium (agrandi en 1916). En 1907, un second four est installé. Durant les deux dernières années de la Première Guerre mondiale, les incinérations sont interrompues à cause de la pénurie de combustible. L'installation est modernisée dans son ensemble en 1942.
Par la suite, des centres funéraires sont construits comme la chapelle des Rois en 1956 et le centre funéraire de Saint-Georges en 1976.
[http://www.cimetieredesrois.ch/ Plainpalais]
La ville entre en possession du cimetière protestant de Plainpalais (également appelé cimetière des Rois) en 1869. Il est alors géré par l'Hôpital général de Genève. Jusqu'en 1876, seuls les protestants sont y ensevelis. Dès 1883, le cimetière est fermé pour les inhumations ordinaires et est réservé aux personnes ayant acquis une concession. Le prix de la concession y étant plus élevé que dans les autres cimetières, le nombre d'inhumations diminue et la coutume d'ensevelir à cet endroit les conseillers d'État, les conseillers administratifs ou d'autres personnalités s'installe peu à peu. Autour de 1945, des aménagements sont effectués et le lieu peut désormais être apparenté à un parc.
Parmi les personnalités qui y reposent, on peut citer :
- Jorge Luis Borges, écrivain argentin
- Jean Calvin, réformateur picard qui marque l'histoire de Genève et du protestantisme
- Humphry Davy, physicien et chimiste anglais
- Guillaume-Henri Dufour, général suisse
- Jean Piaget, sociologue suisse
- Sergio Vieira de Mello, diplomate onusien tué à Bagdad
Châtelaine
Ouvert en 1853, le cimetière dit du Lazaret est d'abord réservé aux catholiques. Dès 1864, on y ensevelit en général les personnes décédées sur la rive droite du Rhône et il est considérablement agrandi. Cependant, la nature marécageuse du terrain pose de nombreux problèmes et des travaux de drainage doivent être entrepris. Entre 1899 et 1911, le nombre d'inhumations est donc limité au strict minimum. Il est véritablement réouvert en 1918. Dès 1946, les inhumations sont à nouveau limitées, puis restreintes dès 1969 aux carrés réservés.
Saint-Georges
Le cimetière est ouvert en 1883. Durant les 10 premières années, seule la moitié de l'espace est utilisée. En 1898, une convention est passée avec la commune de Lancy qui cède du terrain à Genève afin d'augmenter la surface du site. D'une façon générale, Saint-Georges accueille les personnes décédées sur la rive gauche du Rhône. En 1911, le cimetière est encore agrandi en raison de sa promotion comme unique cimetière pour les inhumations ordinaires des personnes domiciliées à Genève. Un emplacement spécial et gratuit est concédé pour les soldats allemands décédés à Genève pendant la Première Guerre mondiale. Entre 1942 et 1944, le site est cultivé et plusieurs tonnes de légumes et céréales sont récoltées chaque année. En 1945, la partie orientale est transformée en parc.
Petit-Saconnex
Le Petit-Saconnex constitue une commune à part entière jusqu'en 1931. Son cimetière est ouvert en 1815 et partagé en deux parties jusqu'en 1878. À partir de juillet 1931, Genève prend en charge l'entretien du site. Ce cimetière est ensuite agrandi en 1932 et 1942. Dès 1946, le Conseil administratif décide que toutes les personnes décédées sur la rive droite du Rhône sont inhumées au Petit-Saconnex. Dès 1947, le nombre de sépultures augmente suite à la fermeture provisoire du cimetière de Châtelaine.
Genevois célèbres
- Frédéric Boissonnas, photographe
- Charles Bonnet, biologiste et philosophe
- Émile Jaques-Dalcroze, compositeur, pédagogue et créateur de la rythmique
- Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge
- Georges Favon, homme politique et publiciste
- Jacques Necker, homme politique français
- Jean-Jacques Rousseau, philosophe
- Ferdinand de Saussure, linguiste
- Michel Simon, acteur
Voir aussi
Liens internes
- Accords de Genève
- Initiative de Genève
- Comtes de Genève
- Michel Servet
- Monument international de la Réformation
- Parc des Bastions
Liens externes
- [http://www.geneve-tourisme.ch/ Genève Tourisme]
- [http://www.ville-ge.ch/fr/decouvrir/virtual/index.htm Webcam sur le pont de la Machine]
-
Catégorie:Ancienne préfecture
ja:ジュネーヴ simple:Geneva
Liège
Liège (nl. Luik; de. Lüttich; it. Liegi; es. Lieja; la. Leodium; wa. Lîdje) est le chef-lieu de la province du même nom et la troisième agglomération de Belgique (première de Wallonie) avec environ 185 000 habitants (Liégeois) (600 000 dans la grande agglomération). Superficie : 6.939 hectares. Altitude : de 58 à 238 mètres.
La ville de Liège regroupe les communes de Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Wandre (ainsi que le quartier de Sclessin de l'ancienne commune d'Ougrée et quelques rues d'Ans, Saint-Nicolas et Vottem). Ces communes furent intégrées en 1977 à la ville de Liège, lors de la politique de fusion des communes.
L'agglomération de Liège (600 000 habitants) regroupe les communes de Seraing, Saint-Nicolas, Ans, Herstal, Beyne-Heusay, Fléron, Chaudfontaine, Esneux et Flémalle et s'étire le long des rives sinueuses de la Meuse, sur une vingtaine de kilomètres.
Liège est située au confluent de la Meuse et de l'Ourthe, à 25 kilomètres au sud de Maastricht (Pays-Bas) et à 40 kilomètres à l'ouest d'Aix-la-Chapelle (Aachen) (Allemagne).
Fortement industrialisée (charbonnages, sidérurgie...), Liège était une ville importante économiquement au mais l'activité a fortement décliné au ; de nombreux terrils témoignent encore de l'importante présence de charbonnages. À l'heure actuelle, Liège et sa région jouent la carte de la logistique via le Port autonome de Liège, le développement de l'aéroport de Liège-Bierset et l'édification de la nouvelle gare de Liège-Guillemins dessinée par l'architecte espagnol Santiago Calatrava au pied de la colline de Cointe.
Il y a eu des habitants sur le site de Liège dès la préhistoire (avec des traces trouvées remontant à 200.000 ans avant J.-C.) mais la fondation de la ville en tant que telle date des environs de l'an 700, suite à l'assassinat de l'évêque Lambert et du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège.
Liège fut la capitale de la Principauté de Liège à partir de l'an 980 jusqu'en 1795; elle en était une des 23 Bonnes Villes.
Liège devint au , la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. Ses écoles furent célèbres jusqu'au . Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy.
La résistance des forts liégeois au début de la grande Guerre en 1914 valut à la ville de recevoir la Légion d'honneur française le 7 août 1919. Ce fut la première ville étrangère à la recevoir. La ville a également reçu la Croix de Guerre Italienne en 1923, la Médaille Militaire pour la Bravoure du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926, et enfin la Croix de Guerre Belge 1940.
Plusieurs expositions se sont déroulées à Liège : l'exposition universelle de 1905 pour les 75 ans de la Belgique, l'exposition internationale de Liège de 1930 pour le centenaire du pays (spécialisée sur les sciences et l'industrie) et l'exposition de l'eau en 1939 marquant l'achèvement des travaux du Canal Albert permettant de relier Liège au port d'Anvers.
Etymologie
Selon certains, le nom de Liège serait de même origine que l'ancien nom de Paris, Lutèce.
La forme allemande de Liège, Lüttich, suggère d'ailleurs ce rapprochement. Liège et Lutèce viendraient de « lucotætia » (marais, marécage). Mais cette étymologie est contestée.
On avance aussi « Lætica » (Colonie) et « Leudica » (Libre). Rien ne s'oppose évidemment à ce que ces trois idées se soient fondues dans l'esprit des gens, au temps de Rome puis des invasions germaniques.
Il est plus probable que l'étymologie soit « Leudica », en francique : « lieu public », d'ou dérive son nom wallon : « Lîdje » qui donna lui même Liège). Le nom s'écrivait Liége (avec l'accent aigu) jusque dans les années 1950. Le changement vers l'orthographe avec l'accent grave parallèle le début du déclin de la base industrielle traditionnelle (charbon, fer) de la ville et de sa région.
Le nom tardif du ruisseau, la Légia, dérive de Liège, non l'inverse.
Tout comme le superbe nom latin de Leodium, invention des moines, qui fléchirent le vieux nom préceltique, celtique ou germanique en un calembour sublime évoquant le martyre de Saint Lambert, entre 696 et 705, comme si le patron de la Cité avait été le Leo Dei, « Le Lion de Dieu » !
Elle est également souvent appelée « Cité ardente », Il s'agit du titre d'un roman chevaleresque écrit par Henri Carton de Wiart (un Bruxellois...) en 1904. Ce roman (historiquement très discutable) raconte le sac de la ville de Liège par les troupes de Charles le Téméraire en 1468. L'appellation de « Cité Ardente » n'est nullement antérieure à la parution de ce roman.
Géographie politique
La ville de Liège, chef-lieu de la Province du même nom, a la particularité de se situer dans la zone de point de rencontre de trois États (à 25 km de la frontière des Pays-Bas et à 45 km de l’Allemagne).
Elle appartient aujourd’hui à une région transfrontalière, « l’Euregio Meuse-Rhin », zone d’influence privilégiée qui compte quelques 3,7 millions d’habitants.
Cette situation relève néanmoins d’une longue tradition puisque, sans mentionner l’époque romaine, cette région transfrontalière a constitué un État unique dès la période carolingienne. Après 843, au moment où l’Empire de Charlemagne est démembré par le Traité de Verdun, la région constituait une partie de la Lotharingie, de façon bien temporaire puisqu’en 962, Otton Ier le Grand atteint le dessein grandiose de restaurer l’ordre chrétien dans un grand Empire Germanique.
Jusqu'à la Révolution française, l’entité régionale reste unie.
Aujourd’hui, les relations transfrontalières traditionnelles sont rétablies.
Géographie naturelle
La ville se situe également au carrefour de trois zones géographiques naturelles : au nord, la Hesbaye (160 à 200 m), une des principales zones agricoles de Belgique ; à l’est, le Pays de Herve (200 à 320 m), un paysage plus vallonné et arboré, grande région fruitière ; au sud, les plateaux du Condroz (200 à 280 m), portes de l’Ardenne où dominent landes et forêts et, du haut de ses 694 m, le point de plus haute altitude en Belgique, le signal de Botrange.
Le territoire de la Ville est formé pour une partie importante des plaintes alluviales d’un grand fleuve européen, la Meuse, qui déroule ses méandres du plateau de Langres en France au plat pays de Hollande, où il rejoint le Rhin pour se jeter dans la Mer du Nord (950 km) ainsi que des plaines de ses deux affluents, l’Ourthe et la Vesdre.
La Meuse traverse Liège suivant une direction générale sud-ouest/nord-est, sur une longueur de quelques 12 km entièrement canalisée. Au niveau de la vieille ville, la plaine alluviale de la Meuse reste étroite (largeur moyenne de 1,3 km). Outre ces voies d’eau, on notera une dérivation artificielle de la Meuse et trois canaux : le canal de l’Ourthe, un petit canal non navigable et enfin, le début du canal Albert inauguré en 1939 et qui a maintenant été porté à 9.000 tonnes.
Le port autonome de Liège bénéficie de cette situation privilégiée où la ville se voit reliée par voie d’eau à la France, à la Flandre et aux Pays-Bas. L’activité du port ne cesse d’ailleurs de croître. Avec plus de 22 millions de tonnes manutentionnées en 2004, le port est le deuxième port fluvial européen pour le tonnage, derrière le port rhénan de Duisbourg (Allemagne) et devant le Port autonome de Paris.
Depuis sa fusion en 1976, avec une dizaine de communes voisines, la Ville de Liège compte une surface de 6.939 hectares occupés à 28 % par de l'habitat divers (y compris les commerces, bureaux...), à 22 % par des zones non cadastrées (cours d’eau et voiries publiques), à 21 % par des zones boisées, à 11 % par des zones agricoles et à 5 % par des zones industrielles.
Géographie socio-économique
Au 1er janvier 1999, la ville de Liège comptait 187.487 habitants. La densité de la population est de 2.701 hab./km2, soit plus de huit fois la moyenne nationale (327 hab./km²). Liège a connu néanmoins un phénomène de dépopulation (en 1976, lors de la fusion de communes de laquelle résulte le territoire actuel de la Ville, Liège comportait 227.974 habitants). Par contre, la ville fait partie d’une agglomération continue de 600.000 habitants dont la population reste stable, ce qui indique, comme souvent en Europe, un glissement du centre urbain vers la périphérie.
- Liège est, et depuis plus de mille ans, un centre exceptionnel d’enseignement : plus de 80.000 jeunes poursuivent leurs études à Liège, ville qui abrite la seule université d'État francophone en Belgique (Université de Liège), mais aussi deux réseaux complets d’enseignement (laïque et catholique), un enseignement technique et professionnel portant sur un ample choix de formation, une Académie des Beaux-Arts et un Conservatoire de Musique reconnus ;
- Ceci explique qu’elle constitue aussi un centre culturel de première importance, dont le rayonnement francophone est d’autant plus remarquable que Liège se situe à 50 km au plus du monde germanophone (la Province de Liège compte du reste une communauté germanophone autonome). On trouve à Liège, outre trois institutions culturelles majeures - l’Opéra Royal de Wallonie, l’Orchestre Philharmonique de Liège et de la Communauté française et le plus important des centres dramatiques de Wallonie, le Théâtre de la Place - un Centre de Production Radio et Télévision, une foule d’institutions culturelles diverses et variées (danse, folklore, théâtre dialectal, spectacle de marionnettes...), quatre foyers culturels, le plus important des complexes cinématographiques de l’Eurégio Meuse-Rhin, des musées de prestige international témoins de la richesse patrimoniale de la Ville, tels le Musée d’Armes et le Musée du Verre ;
- Enfin, Liège est sans conteste possible la métropole des transports en Wallonie : six autoroutes s’y croisent, une étoile ferroviaire de sept lignes l’a rendue incontournable (on y construit actuellement une remarquable gare TGV sur la ligne Paris-Cologne), elle vient de ravir deux années de suite le titre de deuxième port fluvial européen à Paris et son aéroport international de fret connaît une croissance exceptionnelle à 12 km seulement du centre-ville (plus de 2.000 emplois y ont été créés en trois ans) ;
- Chef-lieu d’une province qui compte quelque 1,2 million d’habitants, Liège constitue la deuxième ville mais la première agglomération de Wallonie. Aujourd’hui, le secteur tertiaire occupe 80 % des emplois, le secteur public l’emportant sur le secteur privé. En effet, Liège est non seulement un grand centre scolaire mais aussi un centre administratif de première importance (siège du Gouvernement provincial, siège des Institutions économiques de la Région wallonne et notamment son Conseil économique et social), un centre judiciaire majeur abritant une des cinq Cours d’Appel de Belgique et les tribunaux qui en dépendent et un centre hospitalier (trois hôpitaux majeurs dont un hôpital universitaire et une quinzaine de cliniques). Liège est également, avec ses 6.000 boutiques, cafés et restaurants, un grand centre de commerce.
- La plaine de la Meuse était un haut lieu de l’activité minière wallonne : on y constate aujourd’hui la totale disparition de cette industrie minière après douze siècles d’extraction du charbon et le maintien d’un centre sidérurgique de première importance, mais aussi, l’installation d’entreprises de constructions mécaniques et métalliques (notamment en armurerie), industrie aéronautique et spatiale mais aussi agro-alimentaire (bières, eaux, limonades...).
- On peut ajouter que les nombreuses rues de la Cité ardentes ont chacune leur histoire, Théodore Gobert a écrit un livre en 12 tomes intitulé "Liège à travers les âges - Les rues de Liège", qui explique l'origine des noms de rues et leur histoire.
Tourisme
sidérurgique]
- Déguster une bière au soleil de la place du Marché ou dans l'animation des rues du carré ( Le Carré ). On peut compléter par un pékèt.
- Manger des boulets à la liégeoise avec de bonnes frites, ou encore une gaufre (de Liège bien sûr).
- Flâner sur le marché de la Batte le dimanche matin : prévoir au minimum une heure !
- Se promener dans les coteaux de la citadelle et dans la vieille ville (centre nord).
- Faire du shopping dans les rues piétonnes du centre.
- Apprécier la place du marché, le perron, symbole des libertés et l'hôtel de ville, surnommé "La Violette".
- Découvrir le quartier d'Outremeuse.
- Se prélasser sur un des bancs d'une des nombreuses places ou parcs (place Saint-Lambert, place du marché, place Cathédrale, place Saint-Paul, esplanade Saint-Léonard..., parc du jardin botanique, parc de la Boverie, parc d'Avroy...)
- Se balader à vélo au long de l'Ourthe, ou le long de la Meuse vers Maastricht. Circuit balisé du Ravel.
- Admirer la beauté de la ville et de ses quartiers préservés (en Roture, en Féronstrée, Pierreuse,...)
- Prendre le train dans la très belle gare de l'architecte Santiago Calatrava (En cours de construction).
- Admirer le palais des princes-évêques de Liège. Le palais comporte deux cours. La première avec ses colonnes sculptées est majestueuse. La seconde, aménagée en jardin est pleine de paix... Les princes-évêques savaient vivre ! Superbe façade ouest (de l'actuel palais provincial) sculptée. Parmi les plus beaux palais d'Europe.
- Admirer par la même occasion la façade des galeries commerçantes en face du palais.
- Ne pas oublier les autres édifices civils remarquables de la ville (conservatoire, université, théâtre royal, Athênée Communal Léonie de Waha, institut Montefiore, serres du jardin botanique, institut de zoologie, etc.)
- Admirer les plus beaux édifices religieux liégeois : la basilique Saint-Martin, l'église Saint-Jacques-le-Mineur, la cathédrale Saint-Paul, la collégiale Saint-Barthélemy, la collégiale Sainte-Croix, la collégiale Saint-Denis, la collégiale Saint-Jean l'Évangéliste, et autres églises (Sainte-Catherine, Saint-Nicolas, Saint-Pholien, Saint-Servais et Saint-Sacrement, etc.)
- Contempler la voûte de l'église Saint-Jacques, considérée comme une des plus belles d'Europe avec des médaillons et peintures du XVIe siècle.
- Visiter la collégiale Saint-Barthélemy (style roman mosan) et ses fonts baptismaux (œuvre sculptée en laiton du XIIe siècle : à voir !). Église en rénovation qui passe de la pierre brute au crépi peint : retour très heureux aux sources !
- Découvrir le Trésor de la cathédrale Saint Paul.
- Visiter l'Archéoforum , sous la place Saint-Lambert. +32 (0)4 250 93 70 (possibilité de visites combinées avec le palais des princes-évêques et le Trésor de la cathédrale).
- Visiter le musée d'Art moderne et d'Art contemporain dans le superbe bâtiment construit à l'occasion de l'exposition universelle de 1905 dans le parc de la Boverie, il servit également pour exposer l'Art wallon à l'exposition du centenaire en 1930. (Picasso/Gaugin/Monet/Chagall....)
- Visiter le musée de la vie wallonne.
- Le musée d'Art religieux et d'Art mosan : superbe, avec quelques sculptures romanes pleines de poésie.
- Musée de l'art wallon : commencer par le dernier étage. Ordonné par dates, belles pièces anciennes.
- Visiter le futur Grand Curtius, actuellement en construction, qui regroupera notamment le Musée d'Armes et le Musée Curtius
- Musée d'armes : même si on n'aime pas les armes, les gravures et les explications sur les techniques de fabrications sont exceptionnelles. Un des plus beaux musées du monde !
- Visiter la bibliothèque des Chiroux, la plus grande de la communauté Française.
- Se promener sur le campus du Sart Tilman de l'université de Liège accessible au public ou visiter la faculté de Philosophie et Lettres qui est toujours installée en plein centre ville, place du XX-Août.
- Se promener sur les rives de la Meuse, depuis le parc de le Boverie jusqu'au quai Godefroid-Kurth : chemins aménagés sous les ponts, et quais romantiques. Au passage, visiter l'aquarium / museum / maison de la science.
- Faire un tour en famille ou entre amis à la foire de Liège, plus grande foire de Belgique (1er octobre - 10 Novembre)
- Visiter le Village de Noël, le plus ancien et probablement aussi le plus grand de Belgique (en bagarre avec celui de Bruxelles)
- Prendre part à la Foire liégeoise, grande kermesse d'attractions, et y manger des croustillons ou des lacquemants avant de monter dans les auto-scooters (autos tamponneuses) ou de faire un tour de manège.
Photos
Voir aussi : [http://liege.eu.org/photos/index.html Photos de Liège]
Jumelage
Liège est jumelée avec :
Liège en d'autres langues
Voir aussi
Site officiel
: - [http://www.liege.be/ Site officiel de la ville de Liège]
Comités de quartier
: - [http://www.glain.be/ Comité de quartier de Glain]
: - [http://www.sclessin.be/ Comité de quartier de Sclessin]
: - [http://cf.geocities.com/cqst2004/ Comité de quartier du Sart-Tilman]
: - [http://www.burenville.be/ Comité de quartier de Burenville]
: - [http://www.laveu.be/ Comité de quartier du Laveu]
: - [http://users.swing.be/CQCT/ Comité de quartier de Chênée-Thiers et Extensions]
: - [http://www.avroy.net Comité de quartier Avroy]
Institutions liégeoises
: - [http://www.orw.be/ Opera de Wallonie]
: - [http://www.ulg.ac.be/ ULG Université de Liège]
: - [http://www.prov-liege.be/epl Enseignement de la province de Liège]
: - [http://ecolevirtuelle.prov-liege.be Hautes Ecole de la province de Liège]
Informations touristiques sur Liège
: - [http://www.fabrice-muller.be/ Liège : histoire et monuments]
: - [http://www.tchantches.be/ Un site sur Tchantchès, Nannesse et la république libre d'Outremeuse]
: - [http://www.liege.biz/photographies.htm De superbes photos de Liège]
: - [http://www.wikitravel.org/fr/article/Liège Liège sur Wikitravel]
: - [http://www.e-liege.net/ La ville de Liège sur le web]
: - [http://www.liegecity.be/ Liège City]
: - [http://www.lecarre.com/ Site sur le Carré]
: - [http://francois.schreuer.org/photos/20041021_liege.html Une galerie de photos de la ville, en Creative Commons]
: - [http://www.liegeurbain.net/ Liège Urbain]
: - [http://www.planparty.com/ Site d'informations sur les loisirs à Liège et sa province]
: - [http://jeu-photographique.skynetblogs.be/ Regards sur Liège : jeu photographique]
Catégorie:Liège
Catégorie:Ancienne préfecture
8 octobre
Le 8 octobre est le 281 jour de l'année (282 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 451 : Ouverture du Concile de Chalcédoine
- 1517 : François Ier signe la charte de fondation du Havre de Grâce (aujourd'hui Le Havre).
- 1912 : Le Monténégro déclare la guerre à la Turquie
- 1939 : Annexation de la partie occidentale de la Pologne par l'Allemagne.
- 1940 : Occupation de la Roumanie par les Allemands
- 1943 : Libération d'Ajaccio (première ville française libérée)
- 1954 : Le Vietminh occupe Hanoï
- 1962 : Création au Festival de Palerme (Sicile,Italie) de l'œuvre de Franco Donatoni Puppenspiel, Étude pour une musique de scène, pour orchestre.
- 1963 : Début de la « guerre des sables » entre Algérie et le Maroc
- 1966 : Le gouvernement américain proclame officiellement le LSD comme substance dangereuse et illégale.
- 1967 : Che Guevara est capturé en Bolivie
- 1978 : Premier prototype de VisiCalc, ancêtre des tableurs (Multiplan, Excel...)
- 1980 : Bob Marley, star du reggae, s'effondre sur scène lors d'un concert à Pittsburgh, ce sera le dernier de sa carrière
- 1982 : Interdiction en Pologne du syndicat Solidarnosc
- 1991 : La Croatie proclame son indépendance
- 1991 : La Slovénie proclame son indépendance
- 1992 : La sonde Pioneer XII se consumme lors de son entrée dans l'atmosphère vénusienne
- 1993 : Fin des sanctions contre l'Afrique du Sud
- 1997 : Ouverture à Bordeaux du procès de Maurice Papon
- 2000 : Le prince Henri de Luxembourg devient le 6eme souverain du Luxembourg
- 2005 : le tremblement de terre du 8 octobre 2005 frappe le Cachemire faisant plus de 75 000 morts.
Naissances
- 1883 : Otto Heinrich Warburg, médecin, physiologiste et biochimiste allemand (° 1970), Prix Nobel de médecine en 1931
- 1884 : Walther von Richenau, maréchal de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.
- 1890 : Edward Vernon Rickenbacker, aviateur durant la Première Guerre mondiale.
- 1895 : Juan Peron, Président de l'Argentine.
- 1896 : Julien Duvivier, réalisateur français.
- 1920 : Frank Patrick Herbert, écrivain américain.
- 1948 : Claude Jade, actrice française.
- 1948 : Johnny Ramone, guitariste du groupe punk Ramones.
- 1949 : Sigourney Weaver, actrice américaine.
- 1960 : François Pérusse, humoriste québécois et fantaisiste sur Europe 2.
- 1969 : Julia Ann, actrice porno américaine.
Décès
- 1286 : Jean Ier de Bretagne, dit Le Roux, duc de Bretagne. (° 1217).
- 1834 : François-Adrien Boïeldieu, compositeur français (° 16 décembre 1775).
- 1889 : Johann Jakob von Tschudi, diplomate, explorateur et naturaliste suisse (° 1818).
- 1895 : La reine de Corée est assassinée avec la complicité des Japonais.
- 1990 : Myron Natwick, créateur du personnage de bande dessinée Betty Boop.
- 1992 : Willy Brandt, homme politique, ancien chancelier Allemand et prix Nobel de la Paix en 1971 (° 1913).
Célébrations
Les pays suivants célèbrent leur fête nationale :
- Burundi : Jour de l'Indépendance (1962).
- Canada : Jour de l'Indépendance (1867).
- Chine (Hong Kong) : Jour de l'Établissement de la Région Administrative Spéciale de Hong-Kong (1997).
- Îles Vierges britanniques : Journée du Territoire.
- Rwanda : Jour de l'Indépendance (1962).
- Somalie : Fondation de la République (1960).
- Journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles
Catégorie:Jour de l'année
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Belgrade
Historiquement, Belgrade est l'antique cité de Singidunum, colonie romaine dans la province de Mésie.
Belgrade est la capitale de la Serbie.
Selon le recensement de 2002, la ville comptait 1 273 651 habitants et, avec les environs, 1 576 124 habitants. La ville est découpée en 16 communes (10 urbaines et 6 périurbaines).
Elle est située au confluent de la rivière Save et du Danube.
La ville est le centre économique, administratif et culturel de la Serbie.
Elle fut occupée par les Hongrois et plus tard par les Ottomans.
Chronologie
Voir Sirmium pour la période antérieure.
- vers 630 - les Slaves occupent Singidunum.
- 827 - les Bulgares contrôlent la forteresse. La ville est nommée Alba Bulgarica.
- 878 – Premier écrit connu mentionnant le nom slave de "Beograd" ou Belgrade.
- 896 – Attaque des Hongrois contre Belgrade.
- 971 – l’Empire Byzantin fait la conquête de = Belgrade
- après 976 – La ville est prise par Samuel de Bulgarie.
- 1018 – L’empereur Basile II réintègre Belgrade dans l’Empire Byzantin.
- entre 1018 et 1072 - ?
- 1072 - Belgrade est reprise par les Byzantins.
- 1096 – La ville est détruite par les Hongrois, mais l’Empire Byzantin en conserve le contrôle.
- 1096-1189 - The Croisés passent à Belgrade.
- 1127 – Le roi Étienne II de Hongrie détruit Belgrade et en récupère les pierres pour construire une forteresse à Zemun.
- 1154 – L’empereur byzantin Manuel I Comnène détruit Zemun et récupère ses pierres pour reconstruire Belgrade
- 1182 – Les Hongrois saccagent la ville.
- 1185 – Les byzantins la récupère par voie de négociation.
- 1230 - Belgrade est rattachée à la Bulgarie.
- 1232 – Belgrade passé à la Hongrie.
- 1284 – Le roi serbe Stefan Dragutin s’empare de Belgrade, qui appartient à un état serbe pour la première fois.
- 1316 – Son frère Stefan Milutin lui prend Belgrade de force.
- 1319 – Les Hongrois reprennent la ville.
- 1382 – Les frères Horvat capturent Belgrade.
- 1386 - Les Hongrois la reprennent.
- 1403 - Stefan Lazarević fait de Belgrade la capitale de la Serbie.
- 1427 Les Hongrois prennet Belgrade à Đurađ Branković.
- 1440 - L'Empire Ottoman attaque Belgrade. L’attaque échoue mais dévaste la ville.
- 1456 – Le Sultan Mehmed II assiège Belgrade mais ne peut la prendre.
- 1521 – Le Sultan Soliman le Magnifique prend Belgrade.
- 1688 - Le duc Maximilien de Bavière s’empare de la ville.
- 1690 - Les Ottomans récupèrent Belgrade.
- 1717 – Le Prince Eugène de Savoie s’en empare.
- 1723-1736 - Construction de la forteresse de Kalemegdan par Nikola Doksat de Morée.
- 1739 - Le traité de Belgrade entre l’Autriche et les Ottomans restituent Belgrade à l’Empire Ottoman.
- 1789 – Le maréchal Gideon Ernst Laudon s’empare de la ville
- 1791 – La Paix de Svishtov rend Belgrade aux Ottomans.
- 1806 - Karađorđe s’empare de Belgrade et en fait la capitale de la Serbie.
- 1813 - Les Ottomans reprennent la ville.
- 1815 - Milos Obrenovitch conquiert la ville.
- 1830 - Mahmoud II reconnaît l’autonomie de la Serbie.
- 1831 – La première imprimerie est installée à Belgrade.
- 1835 – Le premier journal serbe est publié ("Novine srbske").
- 1840 – Premier service de poste à Belgrade.
- 1841 - Belgrade devient la capitale de la principauté de Serbie sous Milos Obrenovitch.
- 1915 - Les troupes Allemandes et Autrichiennes occupent Belgrade
- 1918 - Libération de Belgrade
- 1918 - Belgrade devient la capitale du royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes
- Avril 1941 - Les armées nazies bombardent et occupent Belgrade
- Octobre 1945 - Libération de Belgrade par l'armée rouge et l'armée populaire de libération de la Yougoslavie.
L'OTAN bombarda la ville en 1999.
Des manifestations eurent lieu en 2000 et poussèrent Slobodan Milošević à abandonner le pouvoir.
Slobodan Milošević
Liens externes
[http://www.belgrade.cc/ Belgrade information]
Belgrade official web site - http://www.beograd.org.yu
Transports in Belgrade - http://www.gsp.co.yu
"Surcin" Belgrade airport site - http://www.beg.aero
Main serbian chat server - /server irc.krstarica.com (ports 6661, 6667, 6669).
Serbian web portal - http://www.krstarica.com/cir
Catégorie:Capitale de pays
Catégorie:Serbie
Catégorie:Ville de Serbie et Monténégro
ja:ベオグラード
ko:베오그라드
Bruxelles
]
Bruxelles (Brussel en néerlandais, Brüssel en allemand, Brussels en anglais) est la capitale de la Belgique, ainsi que le siège des institutions de plusieurs de ses entités fédérées (la Communauté française de Belgique , la Communauté flamande, la Région de Bruxelles-Capitale et la Région flamande), de l'OTAN et de certaines institutions de l'Union européenne. Son nom se prononce « brussell » (le « x » se prononce « s » comme dans Auxerre).
Le terme Bruxelles est utilisé le plus souvent pour indiquer sa fonction de capitale multiple, soit l'agglomération, soit (mais moins souvent) la commune proprement dite (on parle plutôt de Bruxelles-ville). Par extension, « Bruxelles » peut également désigner les autorités européennes.
Généralités
leftIl faut distinguer l'agglomération de Bruxelles, au sens géographique informel du terme, des divisions politiques et administratives qui recouvrent des zones d'étendues différentes :
D'une part, la Région de Bruxelles-Capitale, qui regroupe 19 communes (sur une superficie de 160km²), représentée en gris et rouge sur la carte ci-contre.
D'autre part, la ville de Bruxelles ou Bruxelles-ville, une des 19 communes de cette Région, représentée en rouge sur la carte. Elle en occupe le centre historique ceinturé par les grands boulevards (parfois appelé le pentagone), les quartiers de Laeken, Neder-over-Heembeek et Haren au nord, le quartier européen à l'est, ainsi que l'axe des avenues Louise et Roosevelt et le bois de la Cambre au sud.
Pour ses fonctions de capitale, il n'est pas fait de distinction entre la ville et la région.
bois de la Cambre]
La ville de Bruxelles seule compte environ 143 000 habitants. L'agglomération bruxelloise s'étend sur les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale et même au-delà, jusqu'en Wallonie au sud et en Flandre au nord ainsi qu'à l'ouest et à l'est. Bruxelles-Capitale (que l'on peut considérer comme le centre urbain avec ses 19 communes) compte environ 1 million d'habitants pour 1,2 à 1,4 million à l'agglomération (le nombre étant difficile à estimer, suite aux définitions fort différentes des géographes et à l'absence d'institution officielle depuis la reprise des compétences de l'ancienne agglomération par la région). La zone de rayonnement économique bruxelloise comprend une grande partie des deux provinces de Brabant. Elle regroupe les régions qui sont fortement dépendantes économiquement de la capitale et représente environ 2 millions d'habitants.
C'est à Bruxelles (Evere) que se situe le siège de l'OTAN.
OTAN]]
Y siègent également de nombreuses institutions européennes, telles que :
- le Conseil de l'Union européenne ;
- la Commission européenne ;
- les commissions du Parlement européen et ses sessions additionnelles ;
- le Conseil européen
- le Comité des régions ;
- le Comité économique et social.
C'est pourquoi elle est souvent qualifiée (avec Strasbourg et Luxembourg) de capitale de l'Union européenne, bien que l'Union ne dispose pas formellement de capitale.
Bruxelles est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial.
Histoire
Bruxelles, qui a fêté son millénaire en 1979, a une histoire mouvementée liée à celle du continent européen dans la même période.
Article détaillé : Histoire de Bruxelles
Économie
L'économie de Bruxelles est dominée par des activités dans le secteur des services et des pouvoirs publics. Souvent, ces activités sont directement ou indirectement liées avec les fonctions de capitale de la Belgique et de l'Union Européenne :
Union Européenne
- Bruxelles étant, entre autres, le siège de la Commission Européenne et du Conseil de l'Union Européenne, nombreux sont les services administratifs qui gravitent autour de ces deux institutions. Le Parlement européen a également son siège à Bruxelles pour les sessions extraordinaires et les commissions ;
- L'OTAN a également son siège à Bruxelles ;
- ministères et institutions nationaux belges, francophones, flamands… ;
- sièges sociaux de la majorité des grandes sociétés belges ;
- sièges régionaux et européens de beaucoup de sociétés multinationales ;
- sociétes de conseil, services juridiques, ainsi que les nombreux groupes d'intérêt (lobbies) belges et européens … ;
- secteur d'hôtellerie et de loisirs ;
- transport aérien, routier…
Transports
Bruxelles est desservie par plusieurs gares :
- les plus importantes pour le trafic voyageur se trouvent sur la jonction Nord-Midi ; tous les trains voyageurs nationaux à partir de Bruxelles s'y arrêtent :
- Gare du Midi (principale gare internationale, desservie par le TGV classique, l'Eurostar et le Thalys)
- Gare Centrale
- Gare du Nord
Deux autres gares de moindre importance sont également située sur la jonction Nord-Midi:
- Bruxelles-Chapelle
- Bruxelles-Congrès
- les autres gares importantes se trouvent dans le quartier des institutions européennes, les trains en direction de Namur et Luxembourg s'y arrêtent :
- Gare de Bruxelles-Luxembourg (anciennement Quartier Léopold)
- Gare de Bruxelles-Schuman
- et aussi:
- Gare d'Etterbeek
- Gare de Boitsfort
- Gare de Watermael
- Gare de l'Ouest
- Gare de Schaerbeek
La ville est entourée de trois grands axes périphériques concentriques:
- le Ring : autoroute périphérique contournant la grande banlieue bruxelloise
- la grande ceinture : boulevards (interrompue au Sud au Bois de la Cambre).
- la petite ceinture : série de tunnels et de voies rapides encerclant totalement le centre-ville, suivant le tracé d'une muraille médiévale du () et () qu'on ne traversait qu'aux huit portes restées célèbres : portes de Namur, Hal, Anderlecht, Flandre, Rivage, Laeken, Schaerbeek et Louvain.
Les transports urbains sont assurés par un réseau dense de tramways en surface et souterrains, et d'autobus. Deux lignes de métro desservent é | | |