:: wikimiki.org ::
| Corbières (région) |
Corbières (région)Les Corbières sont une région naturelle française du Languedoc-Roussillon.
Géographie
Situées dans les départements des Pyrénées-Orientales et surtout de l'Aude, elles commencent à l'étang de Leucate (ou étang de Salses), prés de Perpignan et s'étendent jusqu'à Carcassonne. Au nord les Corbières sont séparées du Minervois par l'Aude.
Le point culminant des Corbières est le pic de Bugarach (1230 m).
C'est une région connue pour son vin (vin des Corbières)
Histoire
Crâne de Tautavel (- 400 000 av. J.-C.), une évolution de l'Homo erectus vers l'homme de Néandertal.
Le plus ancien crâne d'Homo erectus trouvé en France provient de la Grotte de la Caune de l'Aragon. Daté de -350 000 av. J.-C., il s'agit du même type de squelette datant de la même époque que ceux trouvés en Afrique et en Asie.
Les Corbières étaient le pays des Cathares .
Géologie
Les Corbières sont sutout constituées de collines calcaires de 400 m à 500 m d'altitude environ à la végétation rare voire inexistante. Seules dans les parties les plus riches, on cultive la vigne.
Principales villes
- Aude : Lézignan-Corbières, Portel-des-Corbières, Trèbes, Lagrasse, Corbières.
- Pyrénées-Orientales : Salses-le-Château, Tautavel.
Voir aussi
- les Cathares
- le vignoble des Corbières
Catégorie:Languedoc-Roussillon
Catégorie:Région naturelle de France
Région naturelle de France - Catégorie:Géographie de la France
On appelle région naturelle de France, ou un pays (provenant du mot latin pagus), une région d'étendue relativement limitée (quelques dizaines de kilomètres maximum) avec des caractères physiques homogènes (géomorphologie, géologie, climat, sols, ressources en eau...) qui ont induit une occupation humaine également homogène (perception et gestion de terroirs spécifiques, développement de paysages et d'une identité culturelle propres).
Certaines régions naturelles de France ont pu correspondre à une limite politique (héritage historique, en particulier médiéval). Le fait est sensible à travers de nombreux noms de région qui désignait une ville et son arrière pays. A terme les régions naturelles, confondu avec le pouvoir politique qui les administrait, ont pu donner leur nom à des entités beaucoup plus vastes. Ceci implique des confusions parfois profondes : la même appellation désignant souvant des espaces très différentes et parfois sans rapport avec le "pays" qui porte ce nom (la région naturelle, sa zone d'influence historique plus ou moins pérenne, ses éventuels avatars administratifs). Les exemples sont nombreux :
- le pays de France a étendu son nom à la France
- l'Artois (pays d'Arras) et le Comté d'Artois
- le Hainaut (qui était à l'origine limitée à la vallée de la Haine) désigne des entités historiques et une province administrative de Belgique)
etc.
Les limites adiministratives actuelles ne coïncident que très exceptionnellement avec une région naturelle. De plus, la part culturelle et les héritages historiques qui influent sur la perception d'une région "naturelle" rendent parfois délicate une définition précise de chaque pays, en particulier en l'absence d'un déterminisme physique fort. La perception d'un espace vécu et partagé par ses habitants tend à s'effacer avec l'uniformisation des modes de vies, l'urbanisation, la mécanisation de l'agriculture, l'attraction de métropoles régionales. Les régions naturelles n'en restent pas moins une réalité tangible, parfois prépondérante, à travers les ressources et les contraintes naturelles, les terroirs, les paysages, les toponymes, l'architecture traditionnelle, la gastronomie, les identités locales.
Liste des régions naturelles de France
cette liste indique les régions naturelles de France en précisant entre parenthèses certaines subdivisions.
Alsace
- Alsace bossue
- Grand Ried (Région de Colmar)
- Pays d'Haguenau
- Pays Thur Doller
- Pays de Hanau
- Hardt
- Hautes Vosges
- Kochersberg
- Ochsenfeld (Pays de Mulhouse)
- Outre-Fôret
- Sundgau
Aquitaine
- Haut Agenais
- Aguais
- Airais
- Albret
- Armagnac
- Pays basque (Basse-Navarre, Labourd, Soule)
- Bazadais
- Béarn
- Bergeracois
- Blayais et Bourgeais
- Pays de Born
- Brulhois
- Pays de Buch
- Chalosse
- Double et Landais
- Entre-Deux-Mers
- Gabardan
- Gosse
- Graves
- Haute Lande
- Libournais
- Marenne
- Marensin
- Marmadais
- Médoc
- Nontronnais
- Pays de Marsan
- Pays d'Orthe
- Périgord central
- Périgord noir
- Petites Landes (Pays de Marsan, Pays de Tartas)
- Ribéracois
- Pays de Serres
- Seignaux
- Tursan
- Val d'Agenais
Auvergne
- Aretnse
- Bocage bourbonnais
- Brivadois
- Monts du Cantal
- Carladez
- Cézallier
- Châtaigneraie
- Combrailles (Combraille auvergnate, Combraille limousine)
- Monts Dore
- Limagnes (Grande Limagne, Petites Limagnes)
- Limagne bourbonnaise
- Livradois
- Mauriacois
- Montagne bourbonnaise
- Planèze
- Sologne bourbonnaise
- Velay
Bourgogne
- Autunois
- Auxerrois
- Auxois
- Avallonais
- Bresse
- Brionnais
- Chalonnais
- Charolais
- Châtillonais
- Dijonnais
- Mâconnais (Clunisois, Pays de Tournus)
- Morvan
- Nivernais (Bazois)
- Pays d'Othe (Jovinien, Florentinois)
- Puisaye
- Sénonais
- Tonnerrois
Bretagne
- Cornouaille (Basse Cornouaille, Haute Cornouaille)
- Pays de Dinan
- Pays de Fougères
- Goëlo
- Léon
- Pays de Lorient
- Penthièvre
- Poher
- Porhoët
- Pays de Redon (Blinois)
- Pays de Rennes
- Trégor
- Vannetais
- Pays de Vitré
Centre
- Beauce (Pitivervais, Vendômois)
- Blaisois
- Boischaut-Nord
- Boischaut-Sud
- Brenne (Blancois)
- Champagne berrichonne
- Drouais
- Gâtine tourangelle (Val du Loir)
- Val de Germigny
- Gâtine de Loches
- Forêt d'Orléans
- Pays Fort (Sancerrois, Val de Loire)
- Richelais
- Plateau de Saint-Maure
- Sologne
- Thymerais
- Région de Tours (Val de Loire tourangeau, Basse vallée du Cher, Champeigne, Chinonais, Pays d'Amnoise, Pays de Bourgeuil, Pays de Langeais, Véron)
- Val de Loire orléanais
Champagne-Ardenne
- Ardenne (Crêtes préardennaises)
- Argonne
- Barrois
- Côte de Bars
- Bassigny
- Champagne crayeuse
- Chaumontais
- Langrois
- Nogentais
- Pays d'Othe
- Perthois (Pays du Der)
- Porcien
- Vallage
Corse
- Région d'Ajaccio
- Balagne
- Cap Corse
- Cortenais
- Deux-Sévi
- Marana
- Nebbio
- Plaine d'Aléria
- Région de Porto-Vecchio
- Sartenais (Alta Rocca)
France-Comté
- Pays de Belfort
- Région de Besançon
- Dolois
- Pays de Gray (Chantinois, Dampierrois)
- Haut-Doubs (Plateau de Maîche-Le Russey, Pays de Morteau)
- Haut-Jura
- Pays de Lure
- Pays de Montbéliard
- Petite Montagne
- Revermont
- Pays de Vesoul
- Vignoble
- Vosges Saônoises
Île-de-France
- Brie (Brie française, Brie boisée, Brie humide, Brie centrale, Montois, Brie champenoise, Brie laitière, Brie des étangs, Brie d'Esternay
- France
- Gâtinais
- Goële
- Hurepoix
- Mantois
- Multien
- Parisis
- Vexin français
- Pays d'Yveline
Languedoc-Roussillon
- Aspres
- Bitterrois
- Capcir
- Carcassès
- Cerdagne
- Cévennes
- Conflent
- Corbières
- Costières
- Espinouse (Montagne noire)
- Fenouillèdes
- Guarrigues
- Lodévois
- Margeride (Gévaudan)
- Minervois
- Montpelliérais (Pays de Thau)
- Narbonnais
- Razès
- Roussillon
- Pays de Sault
- Vallespir
Limousin
- Basse Marche
- Pays de Bourganeuf
- Pays de Brive
- Dordogne limousine
- Haute Marche (Boussacois, Dunois)
- Montagne limousine (Pays d'Eymoutiers, Pays de Saint-Léonard)
- Pays de la Souterraine
- Pays de Tulle
- Pays d'Ussel
- Pays d'Uzerche
- Pays de la Vienne (Monts d'Ambazac, Pays Arédien, Monts du Blond, Pays de Briance-Ligoure, Pays des Feuillardiers, Pays de Saint-Yrieix)
- Xaintrie
Lorraine
- Barrois
- Pays de Bitche (Pays de Sarreguemines)
- Hautes Vosges (Pays de Saint-Dié)
- Lunévillois
- Pays messin
- Pays de Nancy
- Pays de Neufchâteau
- Pays e la Nied
- Pays-Haut (Pays de Montmédy)
- Plaine sous-vosgienne
- Pays de Pont-à-Mousson (La Haye (région)|La Haye)
- Pays de Sarrebourg
- Saulnois
- Thionvillois
- Toulois
- Val de Meuse
- Vermois
- Vôge
- Warndt
- Woëvre
- Xaintois
Midi-Pyrénées
- Aganaguès
- Albigeois
- Astarac
- Aubrac
- Pays d'Auch
- Vallée d'Aure
- Baronnies
- Bas-Armagnac
- Bigorre
- Bouriane
- Castrais
- Comminges (Barousse, Luchonnais)
- Condomois
- Pays de Conques
- Couserans
- Bassin de Decazeville-Aubin (Pays de Montbazens)
- Donezan
- Fezensaguet
- Pays de Foix
- Frontonnais
- Gaillacois (Grésigne)
- Pays de Gaure
- Gimoès
- Grands Causses (Larzac)
- Haut-Adour
- Lacaunais (Montredonnais)
- Lauragais
- Lavedan
- Lévezou (Lagast, Ruthénois)
- Limargue
- Lomagne
- Magnoac
- Vallon de Marcillac
- Montagne noire
- Montalbanais
- Pays d'Olmes
- Pédaguès
- Quercy
- Causses du Quercy
- Pays de Rivière-Basse
- Pays de Rivière-Verdun
- Sabarthès
- Saint-Affricain
- Savès
- Ségala
- Sidobre
- Terrefort
- Pays toulousain
- Viadène
- Vicdessos
- Volvestre
Nord-Pas-de-Calais
Volvestre, Artois et Hainaut)]]
Depuis les travaux du géologue Jules Gosselet au , deux grands ensembles de régions naturelles sont distingués dans le Nord-Pas-de-Calais : le «Bas-Pays» constitué de plaines et de collines aux reliefs doux et le «Haut-Pays» dont les reliefs sont mieux marqués (plateaux crayeux, reliefs pré-ardennais et boutonnière du Boulonnais...). Des propositions cartographiques de Jules Gosselet, seule la région Nervie, désignant (d'après l'ancienne civitas des Nerviens) la région entre l'Escaut et l'Avesnois n'a guère été réutilisée bien qu'elle lève l’ambiguïté géographique du terme Hainaut.
La limite entre le Haut et Bas-Pays, reprise par le géographe Jean Sommé, est pertinante tant en géographie physique qu'humaine, elle constitue la limite septentrionale du bassin parisien.
- régions du Bas-Pays :
- Audomarois
- Calaisis
- Flandre française (regroupant d'ouest en est la Plaine maritime, le Houtland, la Plaine de la Lys)
- Hainaut (sens strict, c'est à dire vallée de la Haine, la région historique étant plus vaste et hétérogène)
- Houtland
- Mélantois
- Pévèle
- Plaine de la Scarpe
- Plaine de la Lys
- Vallée de la Haine
- Weppes
- régioins du Haut-Pays :
- Artois (région naturelle)
- Avesnois
- Boulonnais
- Montreuillois
- Plateau de Licques
- Plateau de Fruges
- Ternois
- Val de Sambre
- régions de transition entre Haut et Bas-Pays
- Cambrésis
- Douaisis
- Gohelle
- Ostrevent
Normandie
- Campagne d'Alençon
- Campagne d'Argentan
- Pays d'Auge
- Avranchin
- Bessin
- Bocage virois
- Pays de Bray
- Campagne de Caen
- Pays de Caux
- Cotentin
- Domfrontais
- Campagne de Falaise
- Lieuvin
- Mortainais
- Neubourg
- Pays d'Ouche
- Perche
- Roumois et Marais Vernier
- Plateau de Saint-André
- Suisse normande
- Vexin normand
Pays de la Loire
- Alpes mancelles
- Pays d'Ancenis
- Val d'Anjou
- Baugeois
- Bocage mayennais
- Bocage vendéen (Pays de Brem, Haut-Bocage)
- Brière
- Calaisien
- Craonnais
- Presqu'île de Guérande
- Pays de Laval
- Maine angevin
- Pays manceau (Pays de Sablé)
- Marais breton
- Marais vendéen (Île d'Yeu, Île de Noirmoutier)
- Marais poitevin
- Mauges
- Mayenne angevine
- Pays de la Mée
- Pays nantais
- Pays d'Olonne
- Plaine vendéenne
- Pays de Retz
- Saosnois
- Saumurois
- Segréen
- Talmondais
- Vignoble Nantais
Picardie
- Amiénois
- Beauvaisis
- Clermontois
- Laonnois
- Marquenterre (Baie de Somme)
- Noyonnais
- Orxois
- Ponthieu
- Santerre
- Soissonnais
- Tardenois
- Thelle
- Thiérache
- Valois
- Vermandois
- Vimeu
Poitou-Charentes
- Angoumois
- Aunis (Île de Ré)
- Bocage bressuirais
- Châtelleraudais
- Chauvinois
- Civraisien
- Cognaçais
- Confolentais
- Gâtine
- Haute Saintonge
- Pays d'Horte et Tardoire
- Loudunais
- Pays de Lusignan et Vouillé
- Mellois
- Mirebalais
- Montmorélien
- Montmorillonnais
- Niortais
- Poitevin
- Rochefortais
- Royannais (Île d'Oléron)
- Ruffécois
- Saintonge romane
- Thouarsais
Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Pays d'Aigues
- Pays d'Aix
- Pays d'Apt
- Briançonnais
- Brignolais (Haut Var, Centre Var)
- Pays de Buëch
- Camargue (Petite Camargue)
- Champsaur
- Comtat Venaissin
- Crau
- Dévoluy
- Préalpes de Digne (Haut Verdon)
- Dracénois
- Embrunais
- Esterel
- Pays de Fayence
- Pays de Forcalquier
- Gapençais
- Pays de Grasse
- Pays de Manosque
- Marseillais (Étang de Berre)
- Maures
- Pays niçois
- Queyras
- Vallée de la Roya
- Pays de Sault
- Sisteronais
- Vallée de la Tinée
- Toulonnais
- Ubaye
- Haute Vallée du Var
- Pays vençois (Vençois, Pays d'Antibes, Pays de Cannes)
- Pays du Verdon
- Pays de la Vésubie
Rhône-Alpes
- Baronnies
- Bas-Vivarais
- Beaufortin
- Beaujolais
- Boutières
- Bresse
- Bugey
- Chablais
- Chambarans
- Diois
- Dombes
- Faucigny
- Forez
- Genevois (Albanais, Aravis, Bornes)
- Pays de Gex
- Grésivaudan (Belledonne, Chartreuse)
- Haut-Vivarais (Pilat)
- Isle Crémieu
- Lyonnais
- Maurienne
- Oisans (Matheysine, Valbonnais-Beaumont)
- Roannais (Pays de Charlieu)
- Savoie Propre (Bauges, Chautagne, Entremonts, Petit Bugey)
- Tarentaise
- Terres Froides (Bièvres-Valloire)
- Tricatin
- Trièves
- Valdaine
- Valentinois
- Massif du Vercors (Royans)
Voir aussi
- Site naturel | Terroir | Cru
- Pays (France)
- Anciennes provinces de France
Pyrénées-OrientalesLes Pyrénées-Orientales (66) sont un département français, situé dans le sud de la France, à la frontière avec l'Espagne.
Espagne
Histoire
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la province du Roussillon et d'une petite partie du Languedoc appelée Fenouillèdes.
Deux dates permettent de mieux comprendre l'histoire de ce département :
- 1258 : le traité de Corbeil crée une frontière entre les royaumes de France et d'Aragon, placée aux Corbières, mais le Roussillon reste au Sud. Les habitants de l'actuel département appartiennent à deux pays différents et parlent deux langues voisines, le catalan en Roussillon, Conflent, Vallespir et Cerdagne et l'occitan aux Fenouillèdes.
- 1659 : la province du Roussillon est rattachée à la France par le traité des Pyrénées, à l'exception de l'enclave de Llívia. La frontière politique de 1258 alors est supprimée, mais les habitants du département continuent d'appartenir à deux provinces différentes.
Malgré la création du département en 1790, la rivalité, plus ou moins amicale selon les époques, a continué de se maintenir entre les deux entités. Les Catalans utilisent le terme péjoratif de gavatxos pour désigner les Occitans, qui se sentent un peu les parents pauvres des Pyrénées-Orientales.
L'Espagne envahit le département en avril 1793, mais la France le récupéra treize mois plus tard, après la bataille de Peyrestortes.
Au , les Pyrénées-Orientales furent l'un des départements les plus républicains de France, en partie grâce à la présence de François Arago, homme politique et savant né à Estagel.
Article de fond : Histoire des Pyrénées-Orientales
Géographie
Le département des Pyrénées-Orientales fait partie de la Région Languedoc-Roussillon. Ses frontières sont constituées de la mer Méditerranée à l'est, l'Espagne au sud, du département de l'Aude au nord, d'Andorre et du département de l'Ariège à l'ouest.
Il fait partie des rares départements français (avec les Alpes-Maritimes et les Pyrénées-Atlantiques) qui permettent à leurs habitants et aux touristes de profiter à la fois des joies de la montagne et de celles de la mer.
Il est traversé d'ouest en est par trois fleuves parallèles, le Tech, la Têt et l'Agly. C'est également dans les Pyrénées-Orientales que l'Aude prend sa source. Son point culminant est le Pic Carlit (2921 m).
Article de fond : Géographie des Pyrénées-Orientales
Climat
Le climat, de type méditerranéen, permet d'avoir des hivers relativement doux, les chutes de neige étant très rares en plaine. Les étés sont souvent très chauds. Les vents jouent un grand rôle, en particulier la tramontane, vent du nord-ouest, équivalent catalan du mistral, qui atteint fréquemment des vitesses supérieures à 100 km/h. Le vent marin apporte pour sa part la pluie.
Article de fond : Climat des Pyrénées-Orientales
Économie
L'économie du département repose traditionnellement sur l'agriculture, dominée par l'arboriculture (nombreux vergers de pêchers, d'abricotiers et de cerisiers), le maraîchage (salades, artichauts notamment) et la viticulture.
Dans ce domaine, les Pyrénées-Orientales se distinguent par une importante production de VDN (vins doux naturels), avec quatre appellations prestigieuses : Banyuls, Maury, Rivesaltes, Muscat de Rivesaltes, sans compter le Byrrh, élaboré dans les caves de Thuir. On produit aussi de nombreux vins secs AOC, rouges surtout, dont l'appellation Collioure est sans doute la plus connue.
L'élevage, en recul pendant plusieurs décennies, semble trouver une nouvelle vitalité, en particulier au niveau des bovins (production de viande de veau Rosée des Pyrénées).
Il faut cependant préciser qu'à peine plus de 8 000 personnes, si on excepte les saisonniers, vivent de l'agriculture. Les entreprises industrielles sont peu nombreuses, et ne peuvent constituer une ressource suffisante pour le département, qui connaît un important taux de chômage (plus de 15 % de la population active). La majorité de la population travaille dans le secteur tertiaire (administration, services, distribution, tourisme). Le recensement de 1999 donnait les chiffres suivants dans la répartition des actifs :
- agriculture : 8 227
- industrie : 10 389
- construction : 8 460
- tertiaire : 97 673
Article de fond: Économie des Pyrénées-Orientales
Démographie
Le département compte près de 400 000 habitants. La ville de Perpignan regroupe plus d'un quart à elle seule, et plus d'un tiers avec sa banlieue. C'est la seule ville importante, et les principales petites villes sont Canet-en-Roussillon, Cabestany, Saint-Estève, Rivesaltes, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Bompas, Saint-Cyprien, Argelès-sur-Mer, Thuir, Céret, Elne et Prades, comptant chacune entre 6 000 et 10 000 habitants.
L'arrondissement de Perpignan, avec 287 272 habitants, est celui qui compte le plus d'habitants dans le département. En effet, les deux autres, les arrondissements de Céret et de Prades, comptent respectivement 66 624 habitants et 38 907 habitants.
La répartition par tranches d'âge montre un nombre relativement élevé de personnes âgées de 60 ans et plus (29 % de la population contre 21,3 % pour l'ensemble de la France).
Cette vieillesse de la population a pour conséquence un taux de mortalité supérieur à celui des naissances. Pourtant la population est en augmentation constante depuis plusieurs décennies grâce à un solde migratoire nettement positif. Le département attire en particulier des retraités grâce à son climat agréable, ce qui contribue à la fois à l'augmentation de la population et à son vieillissement. L'évolution de la population a été la suivante:
- 1954 : 230 285 habitants
- 1975 : 299 506 habitants
- 1982 : 334 557 habitants
- 1990 : 363 796 habitants
- 1999 : 392 803 habitants
- 2005 : 412 685 habitants
Article de fond : Démographie des Pyrénées-Orientales
Culture
La culture catalane continue d'être très vivace, même si les jeunes sont assez peu nombreux à parler la langue. De nombreux rassemblements populaires (aplecs) ont lieu dans le département, et les danses traditionnelles y sont très appréciées, en particulier la sardane. Tous les ans se tient à Prades l'Université catalane d'Été. La langue catalane est enseignée dans les écoles primaires, lycées et collèges, à l'université, ainsi que dans des écoles où l'enseignement ne se fait qu'en langue catalane (écoles primaires la Bressola et Arrels, collèges col·legi comte Guifré).
Plusieurs grands peintres sont venus vivre en Roussillon au début du , soit à Céret, soit à Collioure. C'est en grande partie à Collioure, où ont séjourné Henri Matisse et André Derain, qu'est né le fauvisme. Le cubisme s'est quant à lui développé à Céret, fréquenté par Pablo Picasso et Georges Braque à partir de 1911. Aristide Maillol est né dans ce pays et y est resté, sculptant sur le thème de la femme. Céret abrite aujourd'hui un important musée d'Art moderne, fondé en 1950 par Pierre Brune.
De nombreuses manifestations culturelles ont lieu chaque année, notamment le festival photographique Visa pour l'image à Perpignan et le festival Pau Casals (musique classique) à l'abbaye Saint-Michel de Cuxa, près de Prades.
Article de fond : Culture dans les Pyrénées-Orientales
Tourisme
Article de fond : Tourisme dans les Pyrénées-Orientales
Politique
Actuellement, le département est dirigé par un gouvernement de gauche. Son président, Christian Bourquin (PS), est à la tête du Conseil général depuis 1998 (réélu en 2001).
- Liste des députés des Pyrénées-Orientales
- Liste des sénateurs des Pyrénées-Orientales
- Liste des conseillers généraux des Pyrénées-Orientales
Administration
Article de fond : Administration des Pyrénées-Orientales
- Liste des préfets des Pyrénées-Orientales
Divers
- Prades : site de l'Université catalane d'été.
- Salses : important château du sur l'ancienne frontière française.
- Four solaire d'Odeillo
- Prats-de-Mollo-la-Preste : Fort Lagarde de Vauban
- Mont-Louis : fortifications de Vauban
- Villefranche-de-Conflent : fortifications de Vauban
- Les Orgues d'Ille-sur-Têt
- Le petit train jaune reliant Villefranche de Conflent à La Tour-de-Carol : voyage dans la haute vallée de la Têt et de la Cerdagne
- Village d'Eus : architecture et situation géographique (près de Prades) intéressante
- l'Homme de Tautavel (espèce humaine)
Liens externes
- [http://www.jtosti.com/roussillon.htm Tout sur le Roussillon]
- [http://www.Pyrenees-Orientales.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg66.fr/ Conseil général]
- Médias locaux :
- L'Indépendant, journal quotidien
- Le Travailleur catalan, journal hebdomadaire
- [http://www.vilaweb.com/www/catalunyanord Actualité locale en catalan]
-
Catégorie:Catalogne
ja:ピレネー=オリアンタル県
Aude
L'Aude (11) est un département français de la région Languedoc-Roussillon, qui doit son nom au fleuve côtier du même nom (Aude).
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Aude
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de l'ancienne province du Languedoc.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Aude
- Liste des députés de l'Aude
- Liste des sénateurs de l'Aude
- Liste des conseillers généraux de l'Aude
- Liste des préfets de l'Aude
Géographie
Article détaillé : Géographie de l'Aude
L'Aude fait partie de la région Languedoc-Roussillon. Elle est limitrophe des départements des Pyrénées-Orientales, de l'Ariège, de la Haute-Garonne, du Tarn et de l'Hérault. À l'est, le département est bordée par la Méditerranée (golfe du Lion).
L'Aude est aussi un département pyrénéen dont le point culminant est le pic de Madrès 2469 m
Dans ce département se trouvent des « pays » tels que le Minervois, le Carcassonnais, le Lauragais, les Corbières...
Climat
Article détaillé : Climat de l'Aude
Économie
Article détaillé : Économie de l'Aude
Démographie
Article détaillé : Démographie de l'Aude
Les habitants de l'Aude sont les Audois.
Culture
Article détaillé : Culture dans l'Aude
Tourisme
Article détaillé : Tourisme dans l'Aude
Divers
Voir aussi
-
- Pyrénées
- Communes de l'Aude
- Département français
Liens externes
- [http://www.Aude.pref.gouv.fr/ Préfecture de l'Aude]
- [http://www.cg11.fr/ Conseil général de l'Aude]
-
ja:オード県
Étang de Leucate
L'étang de Salses ou étang de Leucate a une superficie de 5850 ha et d'une profondeur maxi de 2,30 m.
Il est composé de deux cuvettes une coté Salses et l'autre coté Leucate (d'ou ses noms), elles sont reliées par un grand espace submergé mais peu profond.
Géographie
Situé en région Languedoc-Roussillon sur deux départements Pyrénées-Orientales et Aude sur les communes suivantes : Leucate, Fitou, Le Barcarès, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Saint-Hippolyte et Salses-le-Château
L'étang
Il est alimenté en eau douce essentiellement par deux résurgences de la Nappe phréatique du karst des Corbières.
Il est aussi en communication avec la mer par trois chenaux (graus) équipés de portes, qui sont ouvertes et fermées en fonction des saisons et en relation avec la migration des poissons
Activités
- la pêche traditionnelle
- la conchyliculture
- l'aquaculture
- le tourisme à Port-Leucate et Port-Barcarès.
Liens externes
Catégorie:Hydrologie
Catégorie:Site naturel de France
Leucate
Carcassonne ja:カルカソンヌ
Carcassonne
Catégorie:Préfecture
Carcassonne (occitan : Carcassona) est une commune française sur laquelle se trouve la Cité de Carcassonne, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Carcassonnais.
Géographie
Carcassonne est traditionnellement divisée en deux, la ville basse et la ville haute (ou cité). Cette dernière est sise sur un promontoire élevé et entourée d'épais remparts depuis le Moyen Âge.
Histoire
Moyen Âge
Cette cité fortifiée, rénovée au par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, a été ajoutée à la liste des sites du patrimoine mondial de UNESCO en 1997.
Héraldique
Malte-Brun rapporte, dans la France illustrée (1882), deux blasonnements distincts, l'un pour la ville haute, l'autre pour la ville basse.
Ville haute : « D'azur, à un portail de ville, accompagné de deux tours crénelées d'argent et surmonté d'un écusson d'azur à trois fleurs de lis d'or, 2 et 1. »
Ville basse : « D'azur, semée de fleurs de lis d'or sans nombre, au besant d'or mis en cœur, chargé d'un tourteau de gueules, surchargé d'un agneau pascal d'argent supportant une croix d'or avec un guidon d'argent chargé d'une croix de sable, », avec cette légende écrite en argent : « HIC OVES BENE NATÆ AGNUM COMITANTUR. »
Administration
Carcassonne est le chef-lieu de quatre cantons :
- le canton de Carcassonne-Centre est formé d'une partie de Carcassonne (11 030 habitants) ;
- le canton de Carcassonne-Est est formé d'une partie de Carcassonne et des communes de Berriac, Cavanac, Cazilhac, Couffoulens, Leuc, Mas-des-Cours et Palaja (17 970 habitants) ;
- le canton de Carcassonne-Nord est formé d'une partie de Carcassonne et de la commune de Pennautier (13 998 habitants) ;
- le canton de Carcassonne-Sud est formé d'une partie de Carcassonne (8 930 habitants).
Économie
canton de Carcassonne-Sud
Personnages célèbres
- Paul Sabatier (1854-1941) prix Nobel de chimie 1912
- Fabre d'Églantine (1750-1794) poète et révolutionaire
Monuments et lieux touristiques
La Cité de Carcassonne
La Cité de Carcassonne, sur la rive droite de l'Aude a été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1997.
Le château comtal
Certaines de ses fondations reposent sur une domus (). Très tôt, cet emplacement est un lieu de pouvoir. Au début du s’élève le nouveau château comtal dont il reste aujourd’hui une partie du donjon. Il connaït de nombreuses modifications au cours des siècles en particulier en 1229 où, aux mains du pouvoir royal, il devient le siège de la Sénéchaussée. De 1240 à 1250, la construction de l’enceinte est entreprise pour le fortifier. Cette ceinture est constituée d’une courtine, de tours rondes, du châtelet d'entrée, de la barbacane ainsi que du fossé.
La Bastide Saint-Louis
1997Plus communément appelée « ville basse », elle est le centre marchand et résidentiel de Carcassonne. La Bastide Saint-Louis était entourée de remparts dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges, notamment à l'est de la ville, les remparts du Bastion. Le plan de la ville basse est un plan en damier. Les rues étroites se coupent à angle droit et courent d'un bout à l'autre de la ville. Ce découpage permettait aux défenseurs du Moyen Âge de parcourir sans obstacle la ville à cheval afin de défendre les remparts attaqués. Au centre de la ville se trouve la Place Carnot, qui est encore aujourd'hui la place du marché.
Le Pont Vieux
D'une longueur de 225 mètres, il fut le premier pont à relier la cité à la bastide. Il est aujourd'hui réservé aux piétons.
Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1996.
Jumelages
Carcassonne est jumelée depuis 1973 avec la ville d'Eggenfelden en Allemagne
Voir aussi
Liens externes
- [http://www.castlemaniac.com/chateaux-forts/carcassonne/carcassonne.php Carcassonne Médiévale]
- [http://www.carcassonne.org Site officiel de la ville de Carcassonne]
- [http://www.flylc.com/to/fr/ap-ccf.htm Vols low-cost vers l'aéroport de Carcassonne]
- [http://www.canaldumidi.com/Carcassonnais/Carcassonne/Carcassonne.php Le Canal du Midi à Carcassonne]
Bibliographie
Minervois
Le Minervois est une région naturelle de France située dans la région du Languedoc-Roussillon (départements de l'Hérault et de l'Aude). Il doit son nom au village de Minerve, classé parmi les plus beaux villages de France.
S'étendant entre Narbonne et Carcassonne, séparé des les Corbières par l'Aude, le Minervois est constituée de basse collines sur le versant sud de la Montagne noire. Il est traversé dans sa lisière sud par le canal du Midi.
Le Minervois est réputé pour ses vins (AOC Minervois).
Catégorie:Région naturelle de France
Catégorie:Languedoc-Roussillon
Pic de BugarachLe Pech de Bugarach ou Pic de Bugarachest est un pic français de l'Aude en région Languedoc Roussillon
C'est le point culminant des Corbières, à 1230 mètres d'altitude . De son sommet l'on jouit d'un magnifique panorama qui s'étend des Pyrénées à la Montagne Noire et de la Méditerranée à la Haute Vallée de l'Aude.
C'est sur ses pentes que l'Agly prend sa source
Catégorie:Sommet des Pyrénées
Catégorie:Languedoc-Roussillon
Vin
Le vin est une boisson alcoolisée obtenue par la fermentation du raisin, fruit de la vigne (vitis vinifera).
En Europe, la définition légale du vin est la suivante : « produit obtenu exclusivement par la fermentation alcoolique, totale ou partielle, de raisins frais, foulés ou non, ou de moûts de raisins. » (Source : Règlement du Conseil du 17 mai 1999 portant organisation commune du marché vitivinicole).
La transformation du raisin en vin est appelée la vinification. L'étude du vin est l'œnologie (du grec voulant dire science du vin).
Histoire et origine
On admet généralement que le vin existe depuis plusieurs millénaires, on a trouvé des jarres anciennes de plus de 8 000 ans av J.C. contenant des pépins de raisins cultivés et de résidus d'acide tartrique. On ne sait actuellement pas si ce produit était réellement du vin ou simplement du jus de raisin.
Après l'Iran, on aurait retrouvé au nord de la Chine des traces datant de 7 000 ans av J.C. d'une boisson fermentée sur de la poterie.
Mais ce sont certainement les grecs qui ont contribué au développement de la viticulture sur le pourtour de la Méditérannée. En effet, ils ont longtemps fait du commerce dans tous les pays méditérannéens. Ce sont eux qui ont importé les premiers vins en France en arrivant par le port de Marseille. A cette époque, le vin était composé de moût de raisin partiellement fermenté auquel on ajoutait de l'eau de mer pour sa conservation durant le transport, à l'arrivée on ajoutait de l'eau douce pour enlever le goût du sel.
Dans l'Égypte ancienne, on sait que la viticulture était très organisée. Osiris en Égypte, Dionysos en Grèce, Bacchus chez les Romains, Gilgamesh à Babylone représentent le vin ou sa quête dans la mythologie. Le vin symbolise aussi le sang du Christ dans la religion chrétienne. Le vin a évolué énormément durant les précédents millénaires. Les Romains avaient des vins très épicés qu'ils allongeaient à l'eau de mer. Ils ne correspondraient pas du tout aux goûts actuels.
Au , le vin est considéré comme une boisson énergétique, par exemple, un faucheur en boit 6 à 8 litres par jour ! Le vin constituait une partie de sa rémunération, à une époque où l'eau n'était pas toujours vraiment potable.
Constitution du vin
Le vin est essentiellement une solution d'alcool dans l'eau, qui contient également un grand nombre de composés chimiques volatils ou non, en solution ou en suspension. La teneur en alcool est généralement comprise entre 9 et 15 % pour une teneur en eau de l'ordre de 85 %.
L'alcool est principalement de l'éthanol mais on y trouve aussi du glycérol, du sorbitol, du butylèneglycol...
Le vin comprend aussi :
- des sucres : glucose, fructose dont le dosage varie de 1 à 2 g/L dans les vins secs jusqu'à 50 à 60 g/L dans les vins doux pour lesquels la fermentation alcoolique a été incomplète,
- des acides : malique, citrique, tartrique, acétique, lactique, succinique...
- des composés phénoliques : tannins, anthocyanes...
Classification des vins
Les vins sont classés dans la plupart des pays en fonction de leur cépage et, en France, en fonction de leur cru ou terroir, domaine et millésime.
Le cépage décrit la variété de la vigne utilisée pour produire le vin. Les plus célèbres sont, dans les rouges, le cabernet-sauvignon, le cabernet franc, le gamay, le grenache, le merlot, le mourvèdre, le pinot noir, la syrah, le zinfandel, le malbec, et, dans les blancs, le chardonnay, le gewurztraminer,le chenin blanc, le muscat, le pinot gris, le riesling, le sauvignon blanc, le sémillon et le grenache blanc.
Le « cru » désigne un vin particulier, produit dans un terroir déterminé. Le terroir est caractérisé par l'environnement, le sol, le climat dans lesquels la vigne pousse et qui donnent un goût particulier et caractéristique au vin, ainsi que l'évaluent les connaisseurs. Les vins de producteurs récents et plus exotiques (Australie, Afrique du Sud, Chili, Californie…) diversifient grandement les possibilités offertes par les paramètres du terroir (ensoleillement, humidité, qualité de la terre) bien qu'ils soient souvent considérés, souvent à tort, comme des vins de plus faible qualité, au caractère moins affirmé.
En France, les terroirs sont souvent associés à un ou plusieurs cépages (par exemple, le madiran contient toujours du tannat). Dans le sud de la France, les propriétés prennent le nom de domaine en Bourgogne, châteaux dans la région de Bordeaux ou encore mas.
Le millésime correspond à l'année où la vigne a été vendangée.
Types de vins
- Vin blanc, vin rouge, vin rosé, vin gris
- Vin effervescent, vin mousseux
- Vin chaud, vin cuit,
- Vin jaune, vin de paille
- Vin doux, vin liquoreux ou vin moelleux, vin muté
- Vin aromatisé
- Vin de glace
Contenants
En verre
Vin de glace
Vin de glace
- La mignonette, 5 cl.
- Le ballon, 12,5 cl.
- La fillette (vins de Loire) 50 cl.
- Le pot (vins de la région lyonnaise) environ 50 cl. Il possède un cul épais, lui conférant une certaine stabilité.
- Le clavelin, 62 cl (Jura)
- La demi-bouteille, 37,5 cl.
- La bouteille normale en verre de 75 cl, celle d'Alsace est plus fine, celle de Champagne plus épaisse et résistante (et faisait 70 cl jusqu'au ).
- La fiasque (Italie)
- La dame-jeanne
- Autres formats de bouteilles :
- magnum 1,5 l (2 bouteilles)
- jéroboam, 3 l (4 bouteilles)
- réhoboam, 4,5 l (6 bouteilles)
- mathusalem, 6 l (8 bouteilles)
- salmanazar, 9 l (12 bouteilles)
- balthazar, 12 l (16 bouteilles)
- nabuchodonosor, 15 l (20 bouteilles)
- salomon, 18 l (24 bouteilles)
- souverain, 26,25 l (35 bouteilles)
- primat, 27 l (36 bouteilles).
Lorsqu'une bouteille est vide, on l'appelle familèrement un « cadavre ».
La majorité des contenants en verre destinés au vin sont donc des multiples
ou des divisions de volumes de 75 cl pour la plupart des appellations.
L'origine de ce volume « singulier » est objet de discussions parmi les spécialistes
de poids et mesures, surpris que la normalisation des mesures post-révolution
française n'ait apparemment pas eu prise sur ce contenant (en réalité, des
bouteilles d'un litre se vendaient encore fréquemment il y a
quelques dizaines d'années pour des vins courants).
Par opposition, la mise en bouteilles (faite le plus souvent en dehors des domaines
producteurs jusqu'au début du siècle) de vins « de qualité » utilisait des contenants
proches de 75 cl. On pense aujourd'hui que ce volume a été choisi car il correspondait
à une mesure couramment utilisée lors des échanges sur les marchés export
(un gallon impérial environ 4,5 l).
L'achat d'une caisse de 12 bouteilles d'un grand cru bordelais correspondait
donc à l'achat de deux gallons impériaux du même vin, une barrique bordelaise de 225 litres à 50 gallons impériaux .
En matière plastique et carton
- Le cubitainer de plusieurs litres pour une consommation ou un transfert immédiat.
- Le « bib », de l'anglicisme bag-in-box, est une poche à vin à l'intérieur d'une boîte en carton qui se rétracte au fur et à mesure qu'elle se vide sans que l'air y pénètre.
- Il existe des bouteilles en plastique, et même des cartons, mais le contenu ne mérite pas le nom de "vin".
En bois de chêne
- Tonneaux et fûts.
- Foudre (20 à 300 hectolitres parfois plus encore).
- Feuillette (114 à 140 l).
- Barrique bordelaise (225 l).
- Fût bourguignon (228 l).
Production
En 2003, la production mondiale de vin s'est élevée à 269 millions d'hectolitres.
Les quinze principaux producteurs de vin sont les suivants :
- (pays) : millions d'hectolitres).
# France : 47,3 (la filière fournissant près de 500 000 emplois)
# Italie : 46,8
# Espagne : 39,5
# États-Unis : 23,5
# Australie : 12,6
# Argentine : 12,2
# Chine : 10,8
# Allemagne : 10,2
# Afrique du Sud : 7,6
# Portugal : 6,8
# Chili : 5,8
# Roumanie : 5,5
# Grèce : 4,2
# Russie : 4,1
# Hongrie : 4,0
Citations
- « Il n'y a pas de joie sans vin. » (Talmud)
- « Pris en quantité modérée, le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons. » (Louis Pasteur)
-
- :« Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
- :De peine, de sueur et de soleil cuisant
- :Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
- :Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,
- :Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
- :Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
- :Et sa chaude poitrine est une douce tombe
- :Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux. »
- :(Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal)
- « Le vin n'est pas toujours ce terrible lutteur sûr de sa victoire, ayant juré de n'avoir ni pitié ni merci. Le vin est semblable à l'homme : on ne saura jamais jusqu'à quel point on peut l'estimer et le mépriser, l'aimer et le haïr, ni de combien d'actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable. Ne soyons donc pas plus cruels envers lui qu'envers nous-mêmes, et traitons-le comme notre égal. » (Charles Baudelaire, Du vin et du haschich)
- « Profondes joies du vin, qui ne vous a connues ? Quiconque a eu un remords à apaiser, un souvenir à évoquer, une douleur à noyer, un château en Espagne à bâtir, tous enfin vous ont invoqué, dieu mystérieux caché dans les fibres de la vigne. Qu'ils sont grands les spectacles du vin, illuminés par le soleil intérieur ! Qu'elle est vraie et brûlante cette seconde jeunesse que l'homme puise en lui ! » (Charles Baudelaire, Du vin et du haschich)
Liens externes
- [http://www.toque-et-verre.com/ La Toque & le Verre - Online - Le magazine des Chefs]
- [http://europa.eu.int/eur-lex/lex/LexUriServ/site/fr/consleg/1999/R/01999R1493-20030901-fr.pdf Règlement du Conseil européen n° 1493/1999 du 17 mai 1999 portant organisation commune du marché vitivinicole]
- http://www.icv.fr/kiosque/Bibliotheque/biblio.htm
- [http://www.chvv.org]Centre d'histoire de la vigne et du vin
- [http://www.bluewine.com/fr/ BlueWine.com Annuaire des Vins et Spiritueux]
als:Wein ko:와인 ja:ワイン simple:Wine th:ไวน์
CDe millénaire av. J.-C._-0400
millénaire |
millénaire |
millénaire |
millénaire |
millénaire |
millénaire |
millénaire |
millénaire |
millénaire
Voir aussi : Liste des millénaires, Chiffres romains
----
Au sens strict, le millénaire couvre les années 400 000 jusqu’en 399 001 compris.
Toutefois, les dates n'étant pas précises à cette échelle, cet article couvre une période de cinquante mille années jusqu’en 350 001 compris.
Évènements
400 000
- Europe :
- Début de la technique du « nucleus préparé » pour la fabrication des outils.
- Datation du crâne de Tautavel trouvé dans les Corbières en France.
360 000
-
Inventions, Découvertes, Introductions
-
Homo erectus
Homo erectus est un homme préhistorique. On retrouve ses restes sur une période qui va de moins 2 millions d'années à moins 250 000 ans. Ses caractéristiques : une mâchoire puissante, des os épais, un front assez bas et un cerveau plus petit que le nôtre.
On inclut généralement sous ce nom les spécimens précédemment connus sous le nom de Pithécanthrope ou Homme de Java et Sinanthrope ou Homme de Pékin. Depuis les années 1980, la majorité des paléoanthropologues considèrent qu'il faut limiter l'aire de répartition géographique de l'espèce Homo erectus à l'Asie, là où ont été mis au jour les spécimens types. En effet, le tout premier fossile de cette espèce a été découvert sur le site de Trinil (île de Java, Indonésie) en 1891 par Eugène Dubois. Ainsi, les fossiles africains de la même époque sont maintenant appelés Homo ergaster et les européens, ancêtres probables des Hommes de Néanderthal, Homo heidelbergensis.
Á ses débuts, cueilleur de fruits et de racines, chasseur de petits animaux et charognard de plus gros, comme les éléphants. Il s'agit du premier être terrestre à avoir domestiqué le feu, il y a de ça un million d'années.
Il a amélioré les techniques de frappe, étendu la gamme des outils : il a réalisé les premiers bifaces et créé une hache (hachereau), dont on a trouvé de nombreux spécimens en Afrique et en Eurasie. Les outils façonnés par Homo erectus révèlent l'existence de comportements nouveaux dans la lignée humaine: l'élaboration d'outils symétriques et une forte adaptation des outils aux conditions locales et aux besoins humains.
Les bifaces présentent une double symétrie (bilatérale et antéro-postérieure) qui ne semble pas uniquement liée à l'amélioration technique de l'outil, mais indique un souci esthétique certain. Par ailleurs, la comparaison des outils taillés par Homo erectus dans les différentes régions du monde qu'il a parcourues montre une grande variabilité de ses capacités techniques. Certains archéologues pensent que la « boîte à outils » des Homo erectus indonésiens, relativement pauvre en outils de pierre, devait être complétée par un important outillage de bois (le bambou est encore très abondamment utilisé dans ces régions). Mais cette hypothèse reste délicate à tester dans la mesure où le bois ne se fossilise que dans des conditions absolument exceptionnelles.
Voir aussi
- Homme de Pékin
Catégorie:Faune (noms scientifiques)
Catégorie:Paléoanthropologie
Catégorie:Paléolithique
Catégorie:Préhistoire
Catégorie:Hominidé
ja:ホモ・エレクトス
Homo erectus
Homo erectus est un homme préhistorique. On retrouve ses restes sur une période qui va de moins 2 millions d'années à moins 250 000 ans. Ses caractéristiques : une mâchoire puissante, des os épais, un front assez bas et un cerveau plus petit que le nôtre.
On inclut généralement sous ce nom les spécimens précédemment connus sous le nom de Pithécanthrope ou Homme de Java et Sinanthrope ou Homme de Pékin. Depuis les années 1980, la majorité des paléoanthropologues considèrent qu'il faut limiter l'aire de répartition géographique de l'espèce Homo erectus à l'Asie, là où ont été mis au jour les spécimens types. En effet, le tout premier fossile de cette espèce a été découvert sur le site de Trinil (île de Java, Indonésie) en 1891 par Eugène Dubois. Ainsi, les fossiles africains de la même époque sont maintenant appelés Homo ergaster et les européens, ancêtres probables des Hommes de Néanderthal, Homo heidelbergensis.
Á ses débuts, cueilleur de fruits et de racines, chasseur de petits animaux et charognard de plus gros, comme les éléphants. Il s'agit du premier être terrestre à avoir domestiqué le feu, il y a de ça un million d'années.
Il a amélioré les techniques de frappe, étendu la gamme des outils : il a réalisé les premiers bifaces et créé une hache (hachereau), dont on a trouvé de nombreux spécimens en Afrique et en Eurasie. Les outils façonnés par Homo erectus révèlent l'existence de comportements nouveaux dans la lignée humaine: l'élaboration d'outils symétriques et une forte adaptation des outils aux conditions locales et aux besoins humains.
Les bifaces présentent une double symétrie (bilatérale et antéro-postérieure) qui ne semble pas uniquement liée à l'amélioration technique de l'outil, mais indique un souci esthétique certain. Par ailleurs, la comparaison des outils taillés par Homo erectus dans les différentes régions du monde qu'il a parcourues montre une grande variabilité de ses capacités techniques. Certains archéologues pensent que la « boîte à outils » des Homo erectus indonésiens, relativement pauvre en outils de pierre, devait être complétée par un important outillage de bois (le bambou est encore très abondamment utilisé dans ces régions). Mais cette hypothèse reste délicate à tester dans la mesure où le bois ne se fossilise que dans des conditions absolument exceptionnelles.
Voir aussi
- Homme de Pékin
Catégorie:Faune (noms scientifiques)
Catégorie:Paléoanthropologie
Catégorie:Paléolithique
Catégorie:Préhistoire
Catégorie:Hominidé
ja:ホモ・エレクトス
Cathare]]
On appelle « Cathares » (du grec ancien καθαρός / katharós, « pur ») les adeptes d'un mouvement religieux dualiste médiéval. Le nom, tardif, a été donné par les ennemis de ce mouvement, jugé hérétique par l'Église catholique. Les adeptes de ce mouvement se nommaient eux-mêmes « Bons Hommes », « Bonnes Femmes » ou « Bons Chrétiens », mais étaient appelés « Parfaits » par l’Inquisition, qui désignait ainsi les « parfaits hérétiques », c’est-à-dire ceux qui étaient ordonnés et faisaient la prédication, par opposition aux simples « fidèles » hérétiques.
Principalement concentré dans le Midi de la France, le catharisme subit une violente répression armée à partir de 1209 lors de la croisade contre les Albigeois puis, durant un siècle, la répression judiciaire de l’Inquisition.
Doctrine
La théologie cathare n'est qu'un travail de recherche scripturaire, centré sur l'Évangile selon Jean, dont les rapports avec la gnose et le docétisme sont manifestes.
Pour l'Église catholique, la doctrine cathare est plus pernicieuse que celle des infidèles (juifs et musulmans) : tout en étant chrétiens, les cathares interprètent différemment certains articles de foi et contestent la doctrine des sept sacrements que les théologiens catholiques ont fixé dès le début du .
Les cathares poussent à l'extrême le sens du message des Écritures. Ils formulent la croyance dans l'existence de deux mondes, l'un bon et l'autre mauvais. Le premier, le monde invisible, attribué aux créatures éternelles, est l'œuvre de Dieu le Père ; le second, visible et corruptible, est l'œuvre du diable. Désirant exempter Dieu du mal constaté dans le monde matériel, les cathares échafaudent leur propre système de croyances, variable selon les périodes et les aires culturelles d'implantation.
Quelques points sont communs à l'ensemble des croyances cathares :
Dieu a créé uniquement le monde invisible et éternel, ainsi que les créatures qui le peuplent, les anges. Parmi eux, l'un pèche par orgueil en se révoltant contre le Père afin d'égaler sa puissance : c'est le diable. Cet ange déchu est alors expulsé du ciel, entraînant dans sa chute ceux qui l'avaient suivi dans sa révolte. Introduits dans des corps charnels fabriqués par le diable, ces anges deviennent les âmes des hommes et des femmes. Le Christ, fils de Dieu, est donc venu pour leur révéler leur origine céleste et pour leur montrer le moyen de retourner au ciel. Ainsi, le Christ est uniquement l'envoyé du Père venu porter le message du salut aux hommes. Il n'est pas, comme pour les catholiques, le rédempteur du péché. D'ailleurs, ce dernier n'a pas souffert la Passion et il n'est pas mort sur la Croix, car son corps charnel n'est qu'une apparence.
Les principales croyances des cathares étaient donc :
- Le dualisme - Les deux principes : le monde matériel a été créé par Satan, ou un mauvais démiurge, comme pour les gnostiques : il procède donc du mal ; seul l'esprit a été créé par Dieu.
- L'esprit (ou l'âme pour les théologiens classiques), était soit transmis par génération depuis le premier homme (traducianisme), soit réincarné dans un nouveau-né après la mort (métempsychose, origénisme).
- La christologie : Jésus, fils de Dieu, ne s'est pas réellement incarné mais a pris l'apparence d'un homme. La christologie est inspirée par le docétisme.
- Les cathares reconnaissaient un ou deux dieux, selon qu'ils étaient « monarchiens » ou « dyarchiens », « absolus » ou « mitigés ». Les cathares absolus pensaient que le principe du Mal ne pouvait trouver son origine dans le principe du Bien. Autrement dit, représentant le Bien absolu, Dieu ne pouvait avoir créé un ange corruptible (Satan). Pour les dualistes absolus, les deux principes, donc le Bien et le Mal, coexistent depuis toujours.
- Le Dieu de l'Ancien Testament n'en était pas un ou n'était pas le bon, comme dans le marcionitisme (sources en Asie Mineure).
- C’est uniquement par le Saint-Esprit que l'âme peut être libérée du monde physique, et c’est par le baptême par imposition des mains, reçu par les apôtres et transmis par eux, que l’âme se marie au Saint-Esprit et pourra accéder au salut. Toutefois, hormis une exception et peut-être quelques cas isolés supplémentaires, le baptême ne pouvait être effectué sur un jeune enfant - car jugé peu apte à discerner l'importance de cet acte. Celui-ci devait être effectivement accompli en connaissance de cause et sur la base de la conviction.
- Il est à noter le respect inconditionnel de la vie qu'avaient et que prêchaient les Bons Hommes. Tout ce qui avait place dans le monde matériel méritait, pour eux, considération. C'est notamment pourquoi ils observaient un régime alimentaire très strict. Cela induisait une grande tolérance pour la nature humaine. Comme l'enseignait le Christ, ils se gardaient bien de juger, mais avaient à coeur de mener leurs contemporains sur la voie du salut afin d'écourter, un tant soit peu, leurs cycles de passage en ce monde.
Pratiques, sacrements et rites
Refus de l’orthodoxie
Les cathares, se considérant comme les seuls vrais disciples des apôtres, adoptent le modèle de vie, les rites et les sacrements, des premières communautés chrétiennes. Ils s'appuient principalement sur les enseignements du Nouveau Testament, leur unique prière étant le Notre Père. Ils considérent que toutes les pratiques et sacrements instaurés par l'Église catholique romaine tout au long du Haut Moyen Âge, n’ont aucune valeur :
- le sacrement du baptême d'eau que les prêtres catholiques confèrent aux nouveaux-nés (incapables selon eux de comprendre l'engagement qu'est le baptême pour celui qui le reçoit),
- la médiation des saints et le culte des reliques et des morts (offrandes et messes pour les défunts).
- le sacrement de l'Eucharistie : refusant de croire en la transformation des espèces (transsubstantiation), c'est-à-dire la transformation du pain et du vin devenant le corps et le sang du Christ lors de leur consécration par le prêtre lors de la messe. En mémoire de la dernière Cène du Christ avec ses apôtres, les cathares bénissent le pain lors du repas quotidien pris avec leurs fidèles. C’est le rituel du « pain de l’Oraison ».
- le sacrement du mariage, celui-ci légitimant à leurs yeux l'union charnelle de l'homme et de la femme, union à l'origine du péché du premier couple selon leur interprétation de la Genèse.
De même que dans l'Église chrétienne primitive, l'idéal cathare est basé sur une vie ascétique, alors que le sacrement du mariage avait été créé tardivement afin de permettre aux fidèles d'être chrétiens dans le mariage, leur donnant la possibilité d'accéder au salut sans suivre la voie monastique.
Ils n'attachent pas d'importance aux églises bâties qui ne sont pas pour eux les seuls lieux du culte car la parole du Christ peut être enseignée partout où se réunissent les fidèles.
Leur seul sacrement est le baptême, ou consolament.
Le consolament
Le sacrement du consolament (consolation, en occitan du latin consolamentum) ou « baptême d'esprit et du feu » par imposition des mains, comme pratiqué par le Christ, est le seul à apporter le salut en assurant le retour au ciel de la seule partie divine de l'homme : l'esprit. Il met en contact l'esprit divin de l'homme et le Saint-Esprit, lui permettant de reconnaître sa nature divine et d'accéder au salut. Ce sacrement joue un rôle fondamental dans les communautés cathares car il est à la fois sacrement d'ordination et de viatique (extrême-onction), alors appelé « consolament des mourants ».
Le consolament est conféré par un membre de la hiérarchie et engage celui qui le reçoit dans une vie religieuse qui, comme toute ordination, suppose la prononciation de vœux et le respect d'une Règle : pratique de l'ascèse, abstinence de toute nourriture carnée, la pratique de la morale évangélique : interdiction de jurer, de mentir, de tuer. Il fait d'un croyant cathare un Bon Homme ou une Bonne Dame, membre du clergé, prédicateur, capable d'apporter lui-même le consolament aux mourants.
Il était donc aussi administré aux mourants qui en faisaient la demande, c'est-à-dire aux simples croyants qui n'avaient pas franchi le pas de l'ordination durant leur vie, mais souhaitaient rencontrer le Saint-Esprit, leur donnant une chance d'accéder au salut, avant de mourir. Les prières des parfaits après la mort du consolé pouvaient durer encore quatre jours Et si le mourant survivait, il devait alors embrasser la vie de parfait avec les contraintes associées.
La vie des « parfaits » et « parfaites »
Travail manuel et vie communautaire
Étant ordonnés, les parfaits entrent dans un ordre religieux, mais sans sortir du siècle. Ils sont en effet astreints au travail manuel pour vivre, ce qui leur donne un avantage considérable pour leur prédication, en les maintenant au contact de la population qu'ils vont chercher à convertir. Cela leur rapportera également, tout simplement, l'argent du produit de leur travail, argent qui leur permettra par exemple de se déplacer et, avec les dons et les legs, de créer les conditions de l'existence d'une hiérarchie. Par contre la pauvreté personnelle était prescrite.
Les cathares vivaient dans des « maisons de parfait(e)s », intégrées aux villes et aux villages, qui leur permettaient de rencontrer la population et de prêcher, et leur servaient d'atelier. Des jeunes y étaient envoyés par leurs parents simples fidèles ou déjà ordonnés, pour leur formation en vue de leur propre ordination.
Tout parfait rejoignait une maison de parfaits, et y travaillait de ses mains, y compris par exemple les nombreuses épouses nobles et leur progéniture qui firent partie des rangs des cathares. Le sacrement de mariage n'étant pas reconnu, elles se séparaient simplement de leur mari, généralement lui-même simple croyant.
Le consolament des mourants pouvait être conféré dans les maisons des parfaits, dans laquelle le consolé était transporté et y mourait.
Lorsque vint le temps des persécutions, les parfaits durent se cacher chez des fidèles, mais ils y payèrent toujours leur nourriture par le travail manuel, plus le prêche et l'enseignement.
Vie apostolique
Se rapprochant des premiers chrétiens, les cathares croyaient que le salut passait par une vie de religion. Ils étaient astreints à la chasteté, et devaient constamment aller par deux personnes du même sexe : chacun avait son sòci, ou compagnon, ou sa sòcia, pour les femmes. Cette prédication au coin du feu de deux personnes de même sexe conduira à l'accusation de bougrerie (homosexualité) fréquemment enregistrée dans les registres de l'Inquisition.
Ils ne devaient pas mentir, s'abstenir de tout vice, de toute méchanceté, être simplement de Bons Chrétiens selon les Évangiles, ce qui conduisit inévitablement à l'édification des chrétiens, bien que le catharisme toucha essentiellement une population bourgeoise ou noble, sauf dans la dernière période. Les parfaits ne devaient évidemment pas tuer, mais cela s'appliquait également aux animaux.
Ils devaient également ne pas mentir, ce qui en conduisit plus d'un au bûcher. En effet, les inquisiteurs apprirent à utiliser cette règle, ainsi que l'interdiction de jurer.
Dernière obligatio | | |