:: wikimiki.org ::
| Corse |
Corse
La Corse est une île en mer Méditerranée et une région française, composée de deux départements.
Elle est rattachée à la France depuis 1768 et fait partie de la métropole. Son nom corse est Corsica.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Corse
Après avoir fait hypothétiquement partie d'un Royaume de Sardaigne et de Corse, créé par la papauté à la fin de la domination romaine et après de nombreuses invasions, l'île est dominée successivement par Pise et par Gênes.
Pascal Paoli, proclamé Père de la Patrie et Général de la Nation a fortement marqué l’histoire de la Corse. Il est l’initiateur de la constitution corse et contribua à l’élaboration de celle des États Unis d’Amérique ; de nombreuses villes américaines portent son nom : Paoli City dans le Colorado, l’Indiana, la Pennsylvanie…
Le 6 avril 1725, lorsque Pascal Paoli naît à Stretta, près de Morosaglia, la Corse est encore occupée par des troupes génoises. Ce n’est que dix ans plus tard, le 30 janvier 1735, que la Corse est déclarée indépendante par la Cunsulta d’Orezza qui vota la première constitution Corse, la première constitution démocratique moderne. Le pouvoir législatif est confié à une assemblée composée de députés élus par le peuple et le pouvoir exécutif est confié à une junte de six membres élus par l’assemblée.
Mais en 1739 la Corse est à nouveau défaite par Gênes et les Paoli sont contraints à l’exil. Réfugié à Naples, Pascal Paoli suit les cours de l’université où il fait de brillantes études et s’oriente vers une carrière militaire. Puis il est nommé sous-lieutenant au régiment royal en garnison en Sicile.
Bien qu’en exil, le jeune Paoli suit attentivement les évènements qui secouent la Corse et lorsque son frère et de nombreux notables insulaires lui demandent de rentrer en Corse, il répond à leurs attentes.
Le 29 avril 1755 Pasquale Paoli débarque à Aleria ; le 14 juillet la Cunsulta de San' Antone di a Casabianca le proclame Général de la Nation Corse.
Lorsque Pasquale Paoli prend le pouvoir le désordre et l’anarchie règnent en Corse et une lourde tâche l’attend. Dès novembre 1755 il fait de l’île un État doté d’une constitution, d’une administration, d’une justice et d’une armée. Ce ne sera qu’en 1761 que la Cunsulta de Viscuvatu décidera de frapper monnaie.
Parallèlement à l’œuvre politique, Pasquale Paoli ouvre de nombreuses écoles et crée à Corte l’université de Corse. Il œuvre également sur le plan économique en favorisant l’agriculture, l’industrie et le commerce extérieur. Il crée une administration chargée de la culture des terrains et introduit la pomme de terre en Corse. Pascal Paoli développe l’exploitation des mines de cuivre et de plomb et crée le port de l'Ile Rousse.
Mais à cette époque, la France a besoin de s’implanter en méditerranée. Elle va trouver l’opportunité politique de s’emparer de la Corse lorsque la République de Gênes, chassée de l'île, et criblée de dettes, vint chercher de l’aide auprès du roi de France.
Aux termes du traité de Versailles, signé le 15 mai 1768, la France prête deux millions de livres à Gênes qui donne en garantie la Corse qu’elle ne possède pas.
Ayant eu connaissance du traité de Versailles, Pascal Paoli réunit une cunsulta le 22 mai à Corté (Haute-Corse) où il fit ce commentaire : « Jamais peuple n'a essuyé un outrage plus sanglant... On ne sait pas trop qui l'on doit détester le plus de celui qui nous vend ou de celui qui nous achète... Confondons les dans notre haine puisqu'ils nous traitent avec un égal mépris »
Bien décidés à défendre leur indépendance, les Corses, menés par Paoli, remportent plusieurs victoires face aux troupes françaises. La plus célèbre étant celle de Borgo, le 5 octobre 1768, où les armées de France doivent battre en retraite devant la combativité des régiments Corses. Mais supérieures en nombre et en armes, les troupes françaises remportent une victoire décisive le 8 mai 1769 à Ponte Novu.
Les troupes Corses mises en déroute, Pasquale Paoli contraint à l’exil quitte la Corse pour l’Angleterre le 13 juin 1769. La Corse perd son indépendance et devient sujette de Louis XV.
La victoire militaire française et l’exil de Pascal Paoli ne signifiait pas pour autant que la Corse soit conquise. Les nombreuses insurrections qui éclatent dans l’île sont toujours sauvagement réprimées et on ne comptera plus les villages pillés et incendiés, les assassinats, les viols, les pendaisons, les déportations et autres exactions propres à toutes conquêtes...
Administration
Article détaillé : Collectivité territoriale de Corse
La Corse constitue la Collectivité territoriale de Corse (CTC), statut particulier institué en vertu de la loi du 13 mai 1991. Cette loi a substitué ce nouveau statut de collectivité territoriale de la République, qui lui confère plus de pouvoir, à l'ancien statut de région.
La Corse est donc dotée d'une organisation institutionnelle originale, unique en France métropolitaine, mais comparable à celle de la plupart des autres régions européennes largement décentralisées. La spécificité de la Corse dans la République a en effet été reconnue par le pouvoir national puis traduite dans plusieurs réformes statutaires (1982, 1991, 2002) à partir d'un double fondement : favoriser l'expression du débat politique dans le cadre d'une démocratie locale rénovée, permettre la recherche de solutions adaptées aux problèmes insulaires à travers l'octroi de compétences étendues en matière d'identité et de développement.
Ainsi la Collectivité Territoriale de Corse apparaît à l'avant garde de la "République décentralisée" : par ses responsabilités accrues mais aussi une organisation rationalisée et des moyens plus importants, parmi lesquels le statut fiscal.
La Collectivité Territoriale de Corse comprend trois organes :
- le Conseil exécutif de Corse
- l'Assemblée de Corse
- le Conseil économique et social de Corse (CESC).
[http://www.corse.fr - site de la Collectivité Territoriale de Corse]
Le Conseil exécutif
Le Conseil exécutif de Corse est l'organe exécutif de la collectivité. Il comprend 9 membres élus par l'Assemblée parmi ses membres pour six ans.
C'est cet organe qui fait la particularité de la Corse. Alors que dans les autres Régions françaises. c'est le Président du Conseil Régional qui exerce à la fois l'exécutif et la présidence de l'assemblée délibérante, ces deux fonctions sont séparées en Corse.
L'Assemblée peut cependant renverser le Conseil en votant contre lui une motion de censure par 26 voix (majorité absolue).
C'est actuellement l'UMP Ange Santini qui préside le Conseil.
Géographie
Conseil économique et social de Corse
Article de fond : Géographie de la Corse
La Corse est une île située à 200 km environ au sud-est de la Côte d'Azur, à l'ouest de la Toscane dont elle est proche et au nord de la Sardaigne. Plutôt boisée et montagnarde, la côte sud est formée de hautes falaises (Bonifacio).
La Corse se situe avec la Sardaigne sur une micro plaque continentale séparée de celle de la France ou de l'Italie appelée bloc corso-sarde.
Les Grecs avaient baptisé cette île de la mer Méditerranée « Kallisté » : la plus belle. Aujourd'hui, la Corse est connue sous le nom « d'île de Beauté » et ses paysages époustouflants séduisent à coup sûr les visiteurs.
Grâce à ses mille kilomètres de côtes, dont environ 300 de sable fin, la Corse est un endroit rêvé pour les plaisanciers, les plongeurs et autres amoureux de la grande bleue.
Mais, la Corse est également une montagne dans la mer. D'ailleurs, au début du siècle, certains l'avaient surnommée l'île verte, pour la différencier des autres îles méditerranéennes beaucoup plus arides. En effet, la Corse, malgré sa position méridionale et un ensoleillement sans pareil, est une île verdoyante.
Sport
- Le football est extrêmement populaire et très bien représenté en ligue professionnelle par rapport au nombre de spectateurs et à la puissance économique de l'île.
- En compétition automobile, le Tour de Corse est un des plus grands rendez-vous des rallyes sur asphalte.
Économie
Articles de fond : Économie de la Corse, Transport aérien en Corse
Les liaisons maritimes entre la Corse et le continent sont assurées par trois compagnies principales :
- la société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM), entreprise publique française,
- Corsica Ferries, entreprise privée italienne,
- la compagnie méridionale de navigation (CMN), entreprise privée française.
Image:Corse-bastia-port2.jpg|Le port de Bastia
Image:Bonifacio.jpg|Le port de Bonifacio
Les liaisons aériennes sont notamment assurées par deux compagnies aériennes, Air France et CCM Airlines, qui proposent des liaisons régulières. D'avril à octobre, et surtout pendant les mois d'été, de nombreuses liaisons de charters relient sans escale la Corse à de grandes villes européennes.
- CCM Airlines, une compagnie franchisée d'Air France.
Démographie
Article de fond : Démographie de la Corse
Culture
Article de fond : Culture de la Corse
Langue Corse
Antérieurement parlée dans la totalité de l'île, la langue corse est actuellement parlée par 60% de la population. La langue corse est le véhicule de la culture corse, riche de ses chants, ses polyphonies, ses proverbes, ses expressions, etc. Elle est le fruit de nombreuses revendications concernant sa protection, son enseignement. De nombreux efforts sont ainsi faits pour promouvoir la langue Corse auprès de la jeunesse (Classes biligues, enseignement quasi-obligatoire dans la plupart des écoles primaires, etc). Cependant, la langue corse est considérée par l'Unesco comme une langue en voie de disparition, de même que 90% des langues de la planète.
Autrefois langue orale, mélange d'origines latines, italiennes et françaises, elle est actuellement codifiée et structurée par l'Université de Corte (Università Pasquale Paoli di Corti) et défendue par de nombreuses associations insulaires.
[http://www.adecec.net/ ADECEC - la culture corse sur le web]
Chants et polyphonies
- Antoine Ciosi
- Barbara Furtuna
- Canta U Populu Corsu
- I Chjami Aghjalesi
- A Filetta
- L'Arcusgi
- Felì
- Petru Guelfucci
- I Mantini
- I muvrini
- Jean-Paul Poletti
- Jean-Paul Poletti et le Choeur des hommes de Sartène
- Regina et Bruno
- Tino Rossi
- Zamballarana
Littérature et tradition orale
Coutumes
Gastronomie
La gastronomie corse est étroitement liée aux principaux produits du terroir : la culture de la châtaigne et des agrumes, la charcuterie de porc, le lait et le fromage de brebis.
C'est traditionnellement une cuisine de montagnards même si les produits de la pêche sont devenus plus importants, essentiellement grâce à la disparition du paludisme des côtes et à la tradition corse d'ostréiculture et de mytiliculture héritée des romains.
Spécialités corses
Parmi les spécialités il faut noter :
- En charcuterie : Le Prizuttu, la Coppa et le Lonzu
- Les beignets de Brocciu (fromage de lait caillé de brebis)
- Le Migliacciu
- Les sardines à la Bastiaise
- La Pulenda, une Polenta de farine de châtaigne
- Les Niccis, crêpes à base de farine de châtaigne
- Le cabri en sauce (avec sa polenta de farine de châtaigne)
- Le civet de sanglier
- Toutes sortes de fromage : Le Brocciu, le fromage frais de brebis, la tome corse et une myriade de fromage corsés.
- En dessert : La tourte de farine de châtaigne, les Fiaculelle, le Fiadone ou le Pastizzu
Symboles / Emblèmes
sanglier
Le drapeau corse représente sur fond blanc une tête de Maure dont le front est ceint d'une bande de tissu blanc nouée derrière la tête.
Il représente la libération de l'ile des mains des sarrasins aux Xeme ou XIème siècle.
D'origine aragonaise, il fait écho au drapeau de la Sardaigne qui présente lui quatre têtes de maure avec une croix rouge sur fond blanc.
Voir aussi
Liens internes
- La langue corse
- Liste de proverbes corses sur Wikisource
- cours de langue corse
- Tours et ponts génois
Liens externes
-
-
ja:コルシカ島
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
center
Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
|-
|
| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
|-
| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
|-----
| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
|-
| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
|-----
| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
|-
| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
|-----
| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
|-
| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
|-----
|
| Toussaint || Fête de tous les saints
|-
| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
|-----
| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
|-----
| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
1768Catégorie:1768
|
|
|
|
Années 1740 | Années 1750 | Années 1760 | Années 1770 | Années 1780
../.. | 1763 | 1764 | 1765 | 1766 | 1767 | 1768 | 1769 | 1770 | 1771 | 1772 | 1773 | ../..
----
Cette page concerne l'année 1768 du calendrier grégorien.
Événements
Asie & monde indien
- Les Gurkha prennent Katmandou au Népal.
Europe
- 15 mai : Traité de Versailles, Gênes cède la Corse à la France, la colonisation commence.
- Début de la guerre russo-turque (fin en 1774).
- Début du ministère whig du duc de Grafton, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1770).
- Le Commissariat aux colonies anglais devient un véritable secrétariat d'État.
- Confédération de Bar de la noblesse polonaise contre l'ingérence russe, massacre de Polonais par des Ukrainiens à Human. Le soulèvement échoue.
Océanie & Pacifique
- Début du premier voyage de James Cook (fin en 1771).
- Début du voyage de Bougainville dans le Pacifique, escale à Tahiti (fin en 1769).
Arts & cultures
- Début de la parution hebdomadaire de lEncyclopædia Britannica (fin en 1771).
- Le peintre anglais Joshua Reynolds devient le premier président de la Royal Academy de Londres.
- Horace Walpole tient son Journal.
Sciences & techniques
- En France : découverte des gisements de kaolin de Saint-Yrieix qui permettront l'essor de la porcelaine de Limoges.
- 7 janvier : Joseph Bonaparte, roi de Naples et d'Espagne († 1844)
- 28 janvier : roi Frédérick VI du Danemark
- 4 mars : August Friedrich Wilhelm Holtzhausen, ingénieur († 1827)
- 21 mars : Jean Baptiste Joseph Fourier, mathématicien et physicien français
- 6 juin : Jean-Baptiste Bessières, maréchal d'empire
- 9 juin : Samuel Slater, homme d'industrie américain
- 27 juillet : Charlotte Corday, personnalité de la Révolution française, meurtrière de Jean-Paul Marat
- 17 août : Louis Charles Antoine Desaix de Veygoux, général français
- 4 septembre : François-René de Chateaubriand, écrivain français
- 18 novembre : Zacharias Werner, poète allemand
- 21 novembre : Friedrich Schleiermacher, théologien allemand
- Marie-Guillemine Benoist (†1826), peintre française
- 1 mars : Hermann Samuel Reimarus, philosophe et écrivain allemand (né en 1694)
- 10 avril : Canaletto (Giovanni Antonio Canal), peintre et graveur italien
- 8 juin : Johann Joachim Winckelmann, archéologue et historien de l'art allemand
- 24 juin : Marie Leszczyńska, reine de France.
- 31 octobre : Francesco Maria Veracini, compositeur
ko:1768년
ms:1768
Langue corse
Introduction
Le corse actuel est un ensemble de dialectes romans (c'est-à-dire issus du latin, comme l'italien ou le français), subdivisés en deux groupes dialectaux principaux, le cismonticu (appellation traditionnelle : cismontano), très "proche" du toscan, et le pumontincu (appellation traditionnelle : oltramontano), davantage influencé par les parlers de l'Italie méridionale, mais aussi par le sarde, voire par les dialectes siciliens. Cet ensemble de dialectes corses présente toutefois une certaine unité, en ce sens que des règles assez simples au niveau de l'écriture permettent, par exemple, de passer de l'un à l'autre. La langue corse est parlée en Corse mais également au nord de la Sardaigne (en ce qui concerne sa variante pumontincu). Son statut de langue proprement dite est relativement récent, revendication qui date des années soixante du ). Pour la plupart des linguistes, il ne rentre pas dans la définition généralement admise de langue romane distincte, étant donné sa forte proximité avec le toscan et ses autres variantes. Aussi, l'appellation de langue, adoptée dans cet article, est-elle considérée comme impropre pour les linguistes spécialistes des langues romanes alors qu'elle est unanimement reconnue, par exemple, pour la langue sarde. Il est toutefois évident que le contexte très politisé de cette revendication a pu être un obstacle (aujourd'hui encore) à cette reconnaissance scientifique. En effet le nationalisme corse, principal acteur de cette revendication, associant « la reconnaissance de cette langue » à l'idée de « peuple corse » s'est longtemps heurté à la volonté de l'État français de ne pas voir naître des séparatismes à l'intérieur même de ses frontières.
Répartition géographique des dialectes
Au sein des langues romanes, le corse appartient au groupe linguistique italo-roman. Selon la classification élaborée par l'Unesco, la langue corse est actuellement en danger d'extinction. La langue corse est employée dans l'ensemble de l'île (sans que son emploi soit généralisé), à l'exception des villes de Bonifacio et de Calvi où l'on parle encore un dialecte ligure d'origine génoise. Du fait d'une ancienne et forte émigration de Corses sur l'île de la Maddalena, au nord de la Sardaigne, on y parle le même corse qu'à Sartène. Le gallurais (gallurese ou gadduresu), dialecte de la région de la Gallura, au nord de la Sardaigne, est également très proche des parlers du sud de la Corse (ceux-ci sont d'ailleurs plus proches entre eux qu'avec les autres variantes du corse, cf. R.A. Hall, Jr.), comme également ceux parlés autour de Sassari (le sassarese)— alors que le sarde proprement dit doit être considéré comme une langue très nettement distincte, très différente de l'italien et de ses différents dialectes. Par exemple, tous ces dialectes corses et non-sardes de Sardaigne ont un pluriel en -i comme en italien, alors que le pluriel sarde typique est en -s (comme en français ou en espagnol). Néanmoins, un substrat probablement commun aux deux langues et l'appartenance à une Romania africana donnent de nombreux traits communs aux deux langues, renforcés par l'ancienne et importante occupation pisane et aragonaise commune. Le son cacuminal, partagé par le dialecte de Sartène et la plupart des dialectes sardes, ou l'interjection (très fréquente) [a'jo]!, commune dans les deux îles, en sont des traces encore plus anciennes (antérieures, sans doute, à l'occupation phénicienne des deux îles).
Les principales variantes du corse sont le sartenais, qui englobe le sassarese et le gallurais, le taravais, le corse de la région de Vico-Ajaccio, le corse septentrional (Cap Corse et Bastia) et le dialecte de Venaco. La ressemblance du lexique varie entre 79 et 89 %. Le dialecte génois de Bonifacio est le plus proche de celui de Bastia avec 78 % de ressemblance lexicale.
Langue et culture
Jusqu'au début du , avec la date clé de 1852 où seul le français devient officiel et où l'italien est proscrit), le corse et l'italien sont considérés comme deux formes d'une même langue (un diasystème), le corse étant la forme parlée, avec ses variantes locales, l'italien la langue écrite. À partir du Second Empire, le corse se trouve coupé de l'italien qui n'est plus la langue administrative de l'île et tend à être perçu – notamment à travers le lent développement d'une littérature d'expression corse – comme une langue autonome. Actuellement deux courants de pensée s'opposent chez les universitaires. Ceux qui pensent que la langue corse est issue du toscan puis s'en est un peu détachée pour évoluer jusqu'à nos jours (avec des traces anciennes, antérieures à la Romania, comme le son cacuminal), et ceux, qui pensent qu'elle a evolué séparément assez tôt (depuis le bas latin) jusqu'à notre époque en subissant tout au long de son histoire les influences linguistiques des différents « conquérants », dont notamment le toscan , ou aujourd'hui le français. Cette dernière hypothèse n'est défendue que dans des publications de type nationaliste, le statut toscan du corse, avec lequel il partage une ressemblance lexicale de l'ordre de 90 %, n'étant remis en cause par aucun romaniste, malgré ses particularités et ses variantes.
Le mouvement culturel corse n'a pas vraiment cherché à imposer une langue unifiée à l'ensemble de l'île. Les linguistes corses parlent de « langue polynomique » ; son enseignement est fondé d'abord sur chaque variété locale puis sur la connaissance passive de l'ensemble des parlers de l'île. On assiste toutefois, depuis quelques années, chez les intellectuels, les créateurs, les professionnels de la communication, à l'émergence d'un « corse élaboré », relativement unifié.
Cette langue présente sur un territoire où la pression démographique est faible, où la volonté de parler français (phénomène que l'on retrouve fréquemment ailleurs) pour mieux « s'intégrer » a crée une cassure linguistique entre les générations de la deuxième moitié du xxème siècle, où l'omniprésence d'une langue autre que le corse n'a jamais été aussi forte et massive qu'aujourd'hui (medias, scolarisation...), où un brassage des populations accru fait que les parents pouvant transmettre leur langue maternelle se font aujourd'hui de plus en plus rares, où enfin l'état français ne prend en compte que partiellement la réalité des langues dites minoritaires,fait que la question de sa survie est clairement posée. Le mouvement nationaliste récent lui a obtenu un statut de langue, enseignée, de façon facultative dès l'école primaire.
C'est une langue de France, dans la liste officielle publiée par le gouvernement français (ministère de la Culture/DGLF). Au même titre que les autres langues régionales françaises, la langue corse est actuellement menacée de disparition, au sens de la classification établie par l'Unesco.
Exemples
Dialectologie
(à rédiger de façon plus correcte)
Par exemple au Pumonte on utilise le son cacuminal (quiddu contre quellu — celui, celui-là, ce — du cismonte). Autre similitude avec le mezzogiorno, le son /è/ en final d'un mot n'existe pas au Pumonte : a pastoru ou a nazioni contre « u pastore » ou a nazione au Cismonte. Enfin on peut noter que là où le centre et le nord de l'île emploie le /o/ ou le /è/, le sartenais maintient le /u/ ou le /i/ : u curri contre u corre au cismonte.
Le pumontincu comporte nombre traits méridionaux mais reste substantiellement un dialecte toscan.
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
- -
- Liste de proverbes corses sur Wikisource
Lien externe
- [http://www.lexilogos.com/corse_langue_dictionnaires.htm Dictionnaire et cours de langue corse]
- [http://fr.wikibooks.org/wiki/Enseignement_du_corse Cours de langue corse]
- [http://www.linguacorsa.net a lingua corsa adatta à e nove tecnulugie]
Catégorie:Langue italienne
C
Catégorie:Corse
ja:コルシカ語
Histoire de la CorseLa Corse est une île située au cœur de la Méditerranée occidentale — à 200 kilomètres de Nice et à seulement une dizaine de kilomètres de la Sardaigne et de l'île d'Elbe (Toscane). L'île a longtemps occupé une position stratégique sur les routes maritimes. Elle est également une « montagne dans la mer » avec une arête centrale Nord-Sud sur toute sa longueur ce qui est à l'origine de difficultés de communication.
Ces différents aspects ont contribué à expliquer sa spécificité et son originalité. Avec ses 8 778 km², elle est la quatrième île de la Méditerranée, derrière la Sicile, la Sardaigne et Chypre.
Préhistoire
Les premières traces de présence humaine en Corse dateraient de -80 000 /- 60 000 ans (site de Macinaggio à l’est du Cap Corse), avec notamment des strates de foyers similaires à celles qui ont été retrouvées à l’île d’Elbe. La présence humaine ne laisse pas de traces ensuite.
Néolithique
Les traces de l’homme ne se retrouvent ensuite qu’au IXe millénaire avant l'ère chrétienne. L’île ne semble pas avoir été habitée entre temps. La présence d’un groupe humain est attestée au VII-VIe millénaire, chasseurs-cueilleurs et certainement pêcheurs, se nourrissant entre autres du lapin-rat (pika endémique, du genre Prolagus) et également de coquillages. De cette époque, - 8500 ont été datés plusieurs sites et notamment celui de L’Araguinna Sennola, près de Bonifacio. Ce site, dont les fouilles ont commencé en 1966, a révélé un squelette féminin datant de -6500. Le néolithique va perdurer très longtemps en Corse, mais débute également plus tôt que dans les autres régions tyrrhéniennes.
D. Binder et J. Guilaine font en effet remarquer dans leur rapport Radiocarbone et processus de la néolithisation en Méditerranée centrale et occidentale que « dans la zone tyrrhénienne (Sardaigne, Corse, Latium, Toscane, Ligurie), les premiers horizons néolithiques dans la première moitié du 6e millénaire montrent généralement des styles céramiques structurés du Cardial et de l’Impressa ». La datation au carbone 14 (C14) a en effet donné de 5750 à 5350 av. J.-C., soit les dates les plus anciennes connues en Méditerranée.
Contrairement à ce qui est attesté en Sicile, on ne trouve pas trace du mésolithique dans l’aire tyrrhénienne où surgit un néolithique précoce ou pré-néolithique. Ce « néolithique ancien cardial » a été identifié en divers endroits comme à Saint-Florent, Vizzavona ou Filitosa. En Corse et en Sardaigne, ce « pré-néolithique » est selon D. Binder et J. Guilaine « largement antérieur à la diffusion du néolithique dans les Balkans et en Méditerranée centrale ». Ceci est assez stupéfiant en ce que nous savons (NPOV, phrase contredite par l'origine continentale de ces premiers artefacts) que le processus de néolithisation en Europe provient des abords de la mer Noire, avançant au cours des millénaires en direction de l’océan Atlantique.
Le premier néolithique en Corse appartient à la grande culture céramique de type Cardial ou Impressa (Gabriel Camps, 1988), à la seule exception du site de Curacchiaghiu, très proche des sites sardes de la même période. Ce premier néolithique est diffusé à travers toute l'île e a des caractéristiques très proches de la facies toscane méridionale, dite de Pienza. Gabriel Camps conclut : C'est donc avec la Toscane voisine que la Corse présente [...] les plus grandes ressemblances", il insiste sur "la primauté des relations entre la Toscane et la Corse". Cette primauté des relations remonte sans nul doute déjà au mésolithique et explique les dernières découvertes qui permettent de conclure sur cette période, sur le premier peuplement de la Corse : dès le néolithique, mais sans doute déjà auparavant, les Corses seraient une population de langue italique, en provenance du continent, qui aurait parlé une langue proche des langues parlées en Toscane et Ligurie (sous-groupe dit tyrrhénien). Cette variante aurait été ensuite successivement influencée par la Sardaigne en ce qui concerne la Corse du Sud, par l'Italie des Osques et des Ombriens (indo-européens) pour toute la Corse mais surtout le sud-ouest et par les Celtes pour toute l'île mais surtout la Corse septentrionale. Les anciens parlers corses, avant l'occupation romaine, ont donc un fonds commun tosco-ligure, et ont ensuite été profondément romanisés.
A partir de -5000 le peuplement de l’île s’intensifie avec l’arrivée de migrants vraisemblablement Ligures venus par cabotage par l’archipel toscan. Ces deux populations en se fondant vont donner les premiers autochtones corses (phrase NPOV). Dès le VIe millénaire, ces nouveaux groupes néolithiques amènent avec eux les céréales et les animaux domestiques (le chien), pratiquent le défrichage ce qui conduira à l'extinction d'une partie de la faune endémique. De nombreux échanges existent entre Corse et Sardaigne. Ils concernent l'approvisionnement des néolithiques corses en obsidienne et silex sardes, roches utilisées pour confectionner de nombreux outils. Des influences continentales sont aussi décelables. Au IV millénaire la production lithique et céramique de l'île s'inscrit dans le courant chasséen du néolithique de l'ouest méditerranéen. À la fin du IV millénaire, une métallurgie du cuivre local apparaît sur le site de Terrina. On peut dire qu'à cette époque existe une véritable société insulaire organisée en villages ayant entre eux un réseau d'échanges et où l'île entretient des rapports commerciaux constants avec ses voisins.
Les vestiges laissés par la préhistoire en font en outre l'un des endroits privilégiés de l'Europe pour l'étude de cette période, et l'île représente aussi la plus grande concentration de statues-menhirs et menhirs de toute la méditerranée.
- Les constructeurs de mégalithes
cuivre
Les statues-menhirs qu'on trouve en divers endroits de l’île ; érigées entre -1500 et -1300, sont dues aux premières vagues de nouveaux migrants. Celles-ci représentent des guerriers portant épées courtes, ceintures ou baudriers, cuirasses sculptées en bas-relief. Celles-ci sont généralement tournées la face vers la mer, semblant monter la garde dans l’attente d’éventuels envahisseurs, comme pour en conjurer la venue. Une nouvelle vague de migrants arrive effectivement alors, et ce sont eux que ces statues-menhirs représentent. Voler l’image de l’ennemi équivaut effectivement à lui voler son âme dans les sociétés primitives, et ces statues-menhirs sont sans doutes autant de conjurations contre cet ennemi que de victoires dans un premier temps remportées sur lui.
Mais les nouveaux venus, très probablement nombreux, finissent par s’établir sur l’île. C’est l’époque, vers la moitié du second millénaire avant l'ère chrétienne, où les Peuples de la Mer déferlent en Méditerranée. On connaît ces envahisseurs du nom que leur ont donné les égyptiens: les Shardanes. Ils laisseront du reste leur nom à la Sardaigne voisine où ils s'établissent antérieurement.
Les modes de vie de ces deux groupes humains sont différents. La population pré-existante pratique l’inhumation tandis que les nouveaux arrivants pratiquent l’incinération, ce qui tend à indiquer la prépondérance d'élément indo-européens. En outre, pour affronter ainsi massivement la mer jusqu’à ces îles lointaines de la méditerranée occidentale, depuis l’Égypte où ils sont pour la première fois mentionnés, ce sont certainement de bons constructeurs de bateaux et de bons navigateurs. Contrairement à cette population "proto-corse", les nouveaux venus ne représentent pas la figure humaine. Ils vont cependant laisser le témoignage de leurs constructions cyclopéennes : la civilisation mégalithique.
civilisation mégalithique
Ceux-ci sont les fameux constructeurs de « Tours », que les Sardes appellent « nuraghes » (voir culture nuragique). Avant de se fondre en une seule population, les conflits durent être nombreux entre les « proto-corses » et les constructeurs de mégalithes qui dressent des murs d’enceinte souvent à proximité de leurs tours. Le fait que les constructions mégalithiques en Corse sont toutes situées au sud d’une ligne allant d’Ajaccio à Solenzara, limite de leur expansion, tandis que l’on trouve des statues-menhirs dans la partie la plus septentrionale, comme à Patrimonio par exemple, induit à penser que les proto-corses aient reflué vers le nord de l’île devant l’invasion des nouveaux arrivants. Les deux populations auront néanmoins fusionné lorsque les Phéniciens « découvriront » l’île . Quoi qu'il en soit, ce type de constructions mégalithiques apparaît en Sardaigne à partir du XVIIIème siècle, tandis qu'elles apparaissent dans le sud de la Corse à partir de 1500 Av.J.C., ce qui induit à penser que les nouveaux venus débarquent le plus vraisemblablement de Sardaigne où ils étaient déjà préalablement installés.
Proto-histoire
L'île fut sans doute connue des Phéniciens, auxquels elle devrait son nom de Kyrnos. Les Phéniciens propageaient dans leur sillage l'agriculture : la vigne et le vin, l'olivier et l'huile, le blé et le pain ; leur organisation de la cité et l'écriture. Ils exploitaient et commerçaient dans le monde antique les mines de cuivre, de plomb, d'étain, d'argent et de fer.
Les Phéniciens sont incontestablement les rois de la mer. Entreprenants, explorateurs, hardis et curieux mais surtout commerçants, les marins de Tyr sont les meilleurs navigateurs du monde antique à cette époque. Personne ne connaît mieux qu’eux les routes maritimes, dont ils ont le secret ; routes des minerais qui les mènent au de-là des Colonnes d’Hercule. Ce sont avant tout des commerçants, non des colons, ils ne s’installent qu’entre terre et mer, sur des îlots, dans des criques protégées, dans l’arrière-pays desquelles ils cultivent ce qui est nécessaire à l’alimentation de leurs comptoirs et au remplissage de leurs entrepôts pour le ravitaillement de leur navires. Malte, les îles Pélagie, Utique et Motya en Sicile, Tharros et Nora dans le sud-est de la Sardaigne sont autant d’étapes sur leur route. Il n'est guère possible qu’ils n’aient abordé les rivages corses, même s’il ne subsiste aucunes traces de leur passage sur l’île. Les cités côtières étrusques et ses ports, comme Pyrgi ou Populonia, sont autant de comptoirs pour eux et, pour conserver de bons rapports avec le pays des tyrréniens, sans doutes jugent-ils préférable de leur laisser la prérogative du commerce avec l’île d’Elbe et la Corse dont ils trouvent les produits sur les marchés d’Étrurie. Point ne leur est besoin de leurs navires de guerre : leurs embarcations commerciales, leur gaulos longues de 20 à 30 mètres et larges de 6 à 7, comportant tout au plus une vingtaine de membres d’équipage sont bien suffisantes. Point besoin non plus de monnaie : ils troquent avec les indigènes, forme d'échange qu’Hérodote nous a fort bien décrite. Le bivouac nocturne sur le lieu du troc ne peut laisser de traces à l'archéologie (NPOV).
Ce furent surtout les Étrusques qui entreprirent l'exploitation de la Corse. Ceux-ci s'étaient en effet tacitement partagé la domination de la Méditerranée occidentale avec les Carthaginois (voir Carthage) pour en contrôler le commerce. Aux Carthaginois revenait la Sardaigne, l'Afrique du nord et le sud de l'Espagne, aux Étrusques la Corse et le littoral gaulois.
- Le monde tyrrhénien
Selon Servius (Aen. X, 172), mentionné par Mario Torelli dans son Histoire des Étrusques, il est fait allusion à la fondation de Populonia (du nom du dieu étrusque Fufluns -Bacchus-), grand port et principal centre métallurgique de l'Étrurie, par les Corses, chassés par la suite par les habitants de Volterra. Ceci suggère qu'avant la naissance de l'Étrurie, lors de la période de la culture de Villanova, la population corse et la population de l'Italie centrale face à la Corse devait être sensiblement la même, et que pour le moins ils entretenaient des rapports étroits et se connaissaient bien. Il n'est d'ailleurs pas invraisemblable qu'ils aient parlé la même langue.
Le même texte fait également allusion à une sombre histoire de piraterie sarde et corse dans l'aire tyrrhénienne, et ce durant le premier âge de fer. La barque votive figure dans les bronzes sardes et semble assez populaire dans ces îles de la méditerranée occidentale. Les échanges commerciaux entre l'Étrurie, la Sardaigne et la Corse semblent avoir été particulièrement intenses à cette période. Sur cette toile de fond viennent s'insérer les Phéniciens, et il est assez probable que ceux-ci servaient de médiateurs et tiraient les ficelles des relations commerciales de la région.
Le latrocinium (la piraterie) qui nous est relaté par les sources anciennes, n'est que l'autre facette du commerce maritime, et semble marquer les relations de deux entités qui d'une part s'affrontent et d'autre font du commerce: d'une part la légendaire occupation corse de Populonia, et d'autre la relative domination étrusque le long de la côte orientale de la Corse à l'époque historique.
À l'aube des temps historiques, l'histoire de la Corse apparaît indissolublement liée à l'aire tyrrénienne et à la mer qui porte ce nom. Culturellement autant que géographiquement, c'est à ce monde qu'appartient l'île, là que se fonde son identité.
Les sources écrites, principalement grecques, sont souvent contradictoires et, en en recomposant le puzzle de bribes éparses qu'elles forment, on parvient à situer la Corse et son histoire dans le monde méditerranéen et particulièrement sa place et son rôle en Méditerranée occidentale, mais on ne sait que relativement peu de chose sur la vie de sa population. C'est davantage grâce aux fouilles archéologiques effectuées dans l'île qu'on peut en avoir une idée plus précise.
L'antiquité
- L'arrivée des grecs
Les grecs de Phocée en Asie Mineure, fuyant les Perses, vinrent fonder la cité homonyme, qui devint Massalia à l'époque romaine, Marseille, et de là s'installèrent sur le littoral oriental de l'île où ils fondèrent la cité d'Alalia qui deviendra Aléria.
- La Corse province romaine
L'île connut l'occupation romaine après celle des grecs à la suite de la première guerre punique qui opposa Rome à Carthage. Pour venir à bout des insulaires, Rome dut déployer des moyens militaires importants. Les affrontements débutèrent en -259 avec le débarquement des troupes romaines du consul Publius Cornelius Scipion et durèrent près d'un siècle, nécessitant dix campagnes. Celles-ci se soldèrent par une diminution importante de la population locale (25 % de la population fut décimée et une partie réduite en esclavage). Après cette conquête meurtrière, la Corse constitua avec la Sardaigne la province romaine de Corse-Sardaigne et connut une période de paix relative durant cinq siècles (jusqu'aux attaques des Vandales en 455).
La production de la Corse intéressait Rome. L'île fournissait notamment de la résine, du miel, du bois et le blé de la plaine orientale.
L'île, christianisée, eut ses martyres chrétiennes : Sainte Devote à la fin du III siècle qui deviendra la patronne de la Corse, Sainte Julie vers 450, Sainte Restitude...
- L'effondrement de la puissance romaine est suivie d'incursions sur le littoral de Vandales (peuple germanique) et d'Ostrogoths. Puis c'est le tour des Byzantins en 533. Avec ces derniers, la Corse connaît une profonde misère qui dure deux siècles.
- Suivent des invasions ponctuelles et des ravages des Lombards et des pirates barbaresques qui sévissent en Méditerranée. Contrairement à ce qui est parfois avancé, la portée de l'occupation maure reste assez limitée.
Corse pisane et gênoise
- La Corse est confiée aux Pisans par la Papauté ; c'est alors une brêve période de paix. Puis elle devient génoise après la bataille de la Meloria (en 1284).
- Dans le même temps, une féodalité corse s'est mise en place. Selon les historiens, cette noblesse turbulente et cupide ne respecte pas les règles de la féodalité et contribue pour une part au malheur des insulaires.
Époque moderne
- Les mauvaises récoltes de 1729 et la mise en place de nouvelles taxes provoquent des agitations et une marche des paysans sur Bastia. A la consulte de Saint-Pancrate les insurgés se donnent des chefs (Colonna-Ceccaldi, Giafferi et l'abbé Raffaelli).
- Par la Convention de Versailles (1737) la France s'engage à intervenir en Corse si la République de Gênes en fait la demande.
- Pascal Paoli crée une constitution qui prévoit la séparation des pouvoirs (elle inspirera la constitution américaine de 1776) et l'université de Corte. Cette constitution est la première constitution démocratique des temps modernes; elle donnait le droit de vote aux femmes. La Corse est alors presque indépendante.
- 15 000 à 20 000 rapatriés venus d'Afrique du nord se sont installés en Corse à partir de 1957 (soit environ 9% de la population autochtone).
- diaspora corse: à revoir.
Chronologie de la Corse
- -565 les Phocéens fondent Alalia (Aleria)
- -535 les étrusques de Toscane alliés des carthaginois (voir Carthage) chassent les grecs
- -453 les syracusains de Sicile chassent les étrusques
- -280 les carthaginois chassent les syracusains
- -259 les romains commencent la conquète de la Corse
- -221 la Corse est réunie à la Sardaigne et devient province romaine
- -162 début de l'occupation romaine
- -100 fondation de Mariana
- 455 fin de l'occupation romaine et invasion des Vandales
- 533 Byzance chasse les Vandales
- 550 les goths de Tolita font des incursions dans l'île
- 590 intervention du pape Grégoire le Grand en raison des exactions byzantines
- 1077 Grégoire VII confie l'administration de la Corse à l'évêque de Pise
- 1133 les êvêchés sont séparés en deux groupes (1 pour Gênes et 1 pour Pise)
- 1195 installation de Gênes à Bonifacio
- 1268 installation de Gênes à Calvi
- 1284 bataille navale de la Melodia; Gênes défait Pise
- 1284 la Corse devient la propriété de Gênes qui devient dominante en Méditerranée; Pise est évincée
- 1383 fondation de Bastia
- 1526 début d'un période d'épidémie de peste qui dure 4 ans
- 1551 Sampiero occupe la Corse avec les turcs pour le compte de la France
- 1559 traité de Cateau-Cambrésis, la Corse est rendue à Gênes
- 1594 parution de la première histoire de la Corse
- 1725 naissance de Pascal Paoli
- 1729 soulèvement des corses suite à de mauvaises récoltes et de nouvelles taxes
- 1730 en décembre, consulte de Saint-Pancrate
- 1731 les troupes impériales arrivent en Corse à la demande de Gênes
- 1732 paix de Corte qui ne sera pas respectée
- 1735 30 janvier déclaration d'indépendance par la consulte d'Orezza
- 1735 première constitution corse
- 1736 un aventurier, Théodore de Neuhoff devient roi des corses
- 1737 convention de Versailles entre la France et Gênes
- 1738 première intervention française
- 1747 seconde intervention française
- 1755 le 14 juillet, Pascal Paoli est proclamé général de la Nation par la consulte d'Orezza
- 1755 seconde constitution corse
- 1765 ouverture de l'université de Corté
- 1768 15 mai par le traité de Versailles Gênes cède la Corse à la France. La Corse, indignée, déclare la guerre à la France.
- 1768 9 octobre, les troupes paolistes mettent en déroute l'armée française à Borgo.
- 1769 le 9 mai, les troupes corses de Pascal Paoli sont défaites à Ponte Novu. La Nation corse est vaincue.
- 1769 le 13 juin, Pascal Paoli quitte la Corse pour l'Angleterre
- 1769 naissance de Napoléon Bonaparte
- 1789 l'Assemblée nationale décrète que «la Corse fait partie de l'empire français»
- 1790 création du département de Corse
- 1793 séparation de la Corse en 2 départements le Liamone et le Golo
- 1794 mise en place d'un royaume anglo-corse, George III d'Angleterre est proclamé roi de Corse
- 1796 les troupes de la France réoccupent l'île qui a été évacuée par les anglais
- 1796 la Corse compte 150 000 habitants
- 1807 mort de Pascal Paoli
- 1811 restauration du département de Corse
- 1821 Napoléon Bonaparte meurt empoisonné dans l'île de Sainte Hélène
- 1840 voyage de Prosper Mérimée dans l'île
- 1881 la Corse compte 273 000 habitants
- 1890 en l'espace d'un siècle la population de l'île a doublé
- 1918 avec 20 000 morts au bout de quatre années de guerre, la Corse est le département qui paye le plus lourd tribut en vies humaines
- 1943 9 septembre combat dans l'unité contre l'occupant allemand et italien
- 1957 arrivée massive de rapatriés d'Algérie (jusqu'en 1965)
- 1960 la population de l'île est retombée à 160 000 habitants
- 1976 nouvelle séparation de la Corse en 2 départements
- 1981 réouverture de l'université créée par Pascal Paoli à Corte
- 1991 statut Joxe voté : la Corse possède un parlement autonome
Voir aussi
Bibliographie
- Colomba, Prosper Mérimée (Histoire d'une jeune corse qui pousse son frère à venger la mort de son père)
- Histoire de la Corse, Collection que sais-je ? PUF
- la Corse, Janine Renucci, collection que sais je? PUF
- histoire de la Corse de Michel Vergé-Franceschi (2 volumes) éditions du Félin
Articles connexes
- Corse
- Nationalisme corse
- Histoire de la Méditerranée
Préhistoire
- Culture nuragique
- Nuraghe
Liens externes
Préhistoire: [http://www.prehistoire-corse.org/index.html]
catégorie:Corse
Corse
Royaume de Sardaigne ko:사르데냐 왕국 ja:サルデーニャ王国
pl:Królestwo Sardynii)]]
Le royaume de Sardaigne fut le précurseur du royaume d'Italie et donc de l'Italie unifiée actuelle. Dans l'historiographie traditionnelle française, ce royaume est souvent désigné sous le nom erroné de Piémont-Sardaigne.
du Moyen Âge à la Révolution
Le Regnum Sardiniae et Corsicae (royaume de Sardaigne et de Corse) fut créé en 1297 par le pape Boniface VIII afin de résoudre les conflits entre les maisons d'Anjou et d'Aragon au sujet du royaume de Sicile, conflits déclenchés par les fameuses Vêpres siciliennes. C'était donc un royaume de compensation, attribué à Jacques II le Juste d'Aragon.
La Sardaigne restait toutefois soumise à de puissants seigneurs portant le titre de Judex ("juge", d'où le nom de Judicats donné aux quatre principales « principautés » installées sur l'île depuis la fin de l'Empire romain), elles-mêmes sous l'influence des cités de Pise et de Gênes. En 1323, Jacques II forma une alliance avec le juge d'Arborée, d'origine catalane, et contrôla les judicats de Cagliari et de Gallura, éliminant de l'île les Pisans. Le contrôle royal ne fut toutefois définitif qu'au début du , quand Martin le jeune, roi de Sicile et procureur de Sardaigne pour le compte de son père le roi d'Aragon Martin le Vieux élimina les derniers juges d'Arborée dont Eléonore d'Arborée, célèbre pour sa Carta de Logu, une charte novatrice. La Corse ne fut pas conquise et les rois d'Aragon cessèrent d'y prétendre en 1479, après que la mention et Corsicae fut retirée de l'appellation officielle du royaume. La Sardaigne, rattachée à la couronne d'Aragon, passa avec cette dernière, dans la monarchie espagnole au .
Le royaume resta dépendant de l'Espagne jusqu'à la guerre de Succession d'Espagne, finie en 1714, date à laquelle il passa dans les possessions des Habsbourgs de Vienne, qui l'échangèrent en 1720 contre la Sicile avec le duc de Savoie. Les Savoie portèrent le titre de « roi de Sardaigne » jusqu'à la proclamation du royaume d'Italie en 1861. Leurs sujets piémontais regrettaient d'ailleurs le fait que la partie la plus pauvre des possessions des Savoie, la Sardaigne, soit honorée du titre de royaume, alors que le riche Piémont n'avait que le titre de principauté !
Victor-Amédée III fut battu par Napoléon Bonaparte en 1796 et avec le traité de Cherasco, il perdit ses possessions au Piémont et son fils Charles-Emmanuel IV de Sardaigne lui succéda.
En 1793, eut lieu une tentative d'invasion de la Sardaigne organisée par la France qui avait entretenu sur l'île des informateurs et des espions. La noblesse de l'île accepta de se révolter, suite au refus de Victor-Amédée III de reconnaître les statuts sardes (les Stamenti). Les Piémontais furent chassés le 28 avril 1794, à l'aide d'un soulèvement républicain dirigé par l'avocat Giovanni Maria Angioy. Mais ce soulèvement s'éteignit en 1796 avec la défaite des insurgés près d'Oristano. L'avocat Angioy se réfugia en France et la maison de Savoie reprit le contrôle de l'île en quelques mois, en exerçant une répression très dure.
Le trône de Cagliari et les Français à Turin
Le 10 décembre 1798 fut constituée à Turin, la République piémontaise, reconnue par les Français qui avaient occupé la ville. Les Savoie, avec toute la cour, se réfugièrent à Cagliari qui devint l'unique capitale du royaume jusqu'à la restitution définitive des États de terre ferme (les possessions continentales du royaume). Le 20 juin 1799, les troupes austro-russes reconquirent Turin et rétablirent Charles-Emmanuel IV sur son trône, mais un an après, les Français occupaient de nouveau Turin en créant la République subalpine.
Cette république, la première en Italie, émit des monnaies selon le système décimal adopté pour le franc français — ce qui sera à l'origine de l'Union latine (une union monétaire). Plus précisément, fut émise une monnaie en or de 20 francs pour commémorer la bataille de Marengo.
Le 11 septembre 1802, le Piémont est annexé à la France, en supprimant la République subalpine. Avec la Restauration, avec le traité de Paris, le 30 mai 1814, la maison de Savoie fut rétablie dans ses droits et le 4 janvier 1815, avec le congrès de Vienne, Gênes et la Ligurie furent annexées au royaume, de façon à ce qu'il constitue un État-tampon capable de s'opposer à la France.
La Restauration
Le nouveau roi, Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne, fut un monarque conservateur, qui fut obligé d'abdiquer suite aux mouvements révolutionnaires libéraux de 1821 qui sont le signe du début du Risorgimento. C'est son successeur Charles-Albert de Sardaigne qui concéda les Statuts albertins, plus libéraux, suite aux révoltes de 1848.
La même année, la guerre est déclarée à l'Autriche. Après quelques succès initiaux, la guerre fut défavorable aux Savoie et Charles-Albert fut contraint d'abdiquer en faveur de son fils Victor-Emmanuel II de Savoie, le 23 mars 1849.
Vers le Royaume d'Italie
Le 17 mars 1861, le royaume de Sardaigne changea définitivement de nom.
Catégorie:Histoire de l'ItalieCatégorie:Sardaigne
- Voir : Liste des rois de Sardaigne
Pise
Pise est une ville d'Italie célèbre dans le monde principalement pour sa tour penchée.
sa tour penchée
sa tour penchée
Histoire
- 1004, la ville de Pise est pillée par des pirates arabes.
- 1011, mise à sac de Pise par les Arabes.
- 1015, les Pisans chassent les arabes de Sardaigne.
- 1063, début de la construction de la cathédrale de Pise.
- 1077, le pape confie l'administration de la Corse à Pise.
- 1087, Pise et Gênes battent les Arabes à Madhia en Tunisie qui libèrent leurs esclaves européens et s'emparent du commerce avec l'émirat Ziride d'Afrique du Nord.
- 1121, l'empereur byzantin Jean II Comnène accorde des privilèges commerciaux à Pise.
- 1173, début la construction du campanile (la Tour de Pise)
- 1284, la flotte génoise défait Pise et devient dominante dans la Méditerranée.
- 1406, la cité-État de Pise est vaincue par Florence.
- 1408, concile de Pise.
- 1511, concile profrançais de Pise, dont l'objectif est de déposer le pape Jules II.
Personnalités
- Galileo Galilei dit Galilée, astronome et physicien de renom
- Nicola Pisano, sculpteur
- Giovanni Pisano, sculpteur et architecte né en 1248 à Pise
- Leonardo Pisano dit Fibonacci, mathématicien italien
Résidents
- Enrico Fermi, physicien et lauréat au prix Nobel de physique 1938
- Carlo Rubbia, physicien et lauréat au prix Nobel de physique 1984
- Giosuè Carducci, poète et lauréat au prix Nobel de littérature 1906
- Carlo Azeglio Ciampi, politicien, actuel président de la République Italienne
- Giovanni Gronchi, politicien, ancien président de la République Italienne
- Giovanni Gentile, philosophe et politicien
Monuments
- La Tour de Pise ou Torre pendente
- La cathédrale ou le Duomo
- Le Baptistère
- Le Camposanto
- La Piazza dei Cavalieri (La Place des Cavaliers) regroupe des monuments notables tels que la Tour de l'Horloge ou le Palazzo dei Cavalieri.
Articles connexes
- Université de Pise (fondée en 1339)
Liens externes
- [http://druine.free.fr/pise Un guide en ligne sur la Tour de Pise]
- Catégorie:Toscane
ja:ピサ
Constitution corseCréée en 1755, elle est souvent considérée comme la première Constitution du monde moderne, bien que relativement inconnue, éclipsée par la constitution des États-Unis de 1787, toujours en vigueur.
Initiée par Pascal Paoli, elle bénéficie des réfléxions de Jean-Jacques Rousseau à qui Paoli avait demandé la rédaction du document.
Catégorie:Corse
6 avril ko:4월 6일 ja:4月6日 simple:April 6 th:6 เมษายน
Catégorie:Jour de l'année
Le 6 avril est le 96 jour de l'année (97 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1793 : Création du Comité de salut public
- 1814 : Abdication sans condition de Napoléon.
- 1815 : Rétrocession par les Anglais de l'île Bourbon à la France
- 1890 : Prise de Ségou ; la France conquiert le bassin du Niger
- 1862 : Bataille de Shiloh, aux États-Unis
- 1917 : entrée en guerre des États-Unis
- 1909 : Robert Peary atteint le Pôle Nord
- 1944 : La Gestapo de Lyon, sous commandement de Klaus Barbie, arrête les 44 enfants qui ont trouvé refuge dans la maison d'Izieu et leurs sept éducateurs, parce qu'ils sont juifs.
- 1992 : La guerre civile serbo-bosniaque éclate, jour de la reconnaissance internationale.
- 1994 : L'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana est abattu. Début du génocide du Rwanda.
Naissances
- 570 : Childebert, fils de Sighebert et de Brunehilde, rois d'Austrasie, à Metz.
- 1483 : Raphaël, peintre italien.
- 1651 : André Dacier, philologue, bibliothécaire de Louis XV.
- 1773 : James Mill, historien, économiste et philosophe britannique († 1836)
- 1849 : John William Waterhouse, peintre britannique
- 1902 : Julien Torma, dramaturge et poète français.
- 1949 : Horst Ludwig Störmer, physicien allemand (prix Nobel de physique 1998).
- 1963 : Pauline Lafont, actrice française († 1988)
Décès
- 885 : Méthode, évangélisateur des Slaves
- 1199 : Richard Cœur de Lion
- 1803 : William Hamilton, diplomate, antiquaire, archéologue et volcanologue britannique
- 1829 : Niels Henrik Abel, mathématicien norvégien
- 1881 : Philip de Malpas Grey Egerton, paléontologiste anglais
- 1905 : Henry Benedict Medlicott, géologue britannique
- 1943 : Alexandre Millerand, homme d'État | | |