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Départements français classés par région
Voici la liste des cent départements français classés par région.
Certains autres territoires français — qui ne sont pas des départements — sont également mentionnés à titre indicatif.
France métropolitaine
Départements d'outre-mer
Les régions d'outre mer comprennent également chacune un unique département :
- 971 Guadeloupe
- 972 Martinique
- 973 Guyane
- 974 Réunion
Autres territoires
Les autres territoires de la République françaises ne sont pas intégrés dans un département. Ils possèdent néammoins un numéro analogue à ceux des départements :
- Collectivités d'outre-mer :
- 975 Saint-Pierre-et-Miquelon
- 976 Mayotte (également qualifiée depuis 2001 de collectivité départementale)
- 986 Wallis-et-Futuna
- 987 Polynésie française (également qualifiée depuis 2004 de pays d'outre-mer)
- Un pays d'outre-mer à statut particulier :
- 988 Nouvelle-Calédonie
Il existe également trois territoires sans population permanente et donc sans aucune numérotation :
- Île de Clipperton
- Îles éparses de l'océan Indien
- Terres australes et antarctiques françaises
Voir aussi
Liens internes
- Administration territoriale de la France
- Départements français
! Region
Régions d'outre-mer ko:해외 레지옹
Les régions d'outre-mer ou départements d'outre-mer (DOM) sont des collectivités territoriales intégrées à la République française au même titre que les départements métropolitains. Les quatre départements d'outre-mer sont :
- La Guadeloupe (971)
- La Martinique (972)
- La Guyane (973)
- La Réunion (974)
Chacun de ces départements constitue une région mono-départementale, dite région d'outre-mer depuis la révision constitutionnelle de 2003.
En outre, deux collectivités d'outre-mer ont un statut voisin de celui des DOM, et disposent notamment d'un conseil général :
- Saint-Pierre-et-Miquelon (975), qui fut un département d'outre-mer de 1976 à 1985
- Mayotte (985) (qui porte depuis 2001 le titre de collectivité départementale).
Histoire
Les quatre départements d'outre-mer sont d'anciennes colonies, restées françaises, quasiment sans interruption, depuis leur colonisation, au milieu du . Le statut de département d'outre-mer leur a été attribué par la loi du 19 mars 1946.
Les personnes ou originaires des DOM ou y habitant sont les Domiens.
Contexte européen
Dans l'union européenne, les DOM ont un statut de régions ultrapériphériques.
Voir aussi
- DOM-TOM
Catégorie:Administration territoriale française
- outre-mer
Catégorie:France d'outre-mer
Guadeloupe
La Guadeloupe (ce qui signifierait fleve de loupe : de la Virgen de Guadalupe de Extremadura, en Espagne) est un petit archipel des Antilles, dans la mer des Caraïbes. Elle se trouve à environ 600 km au nord des côtes de l'Amérique du Sud, et 600 km à l'est de la République dominicaine. Autrefois appelée calaou çaera puis Karukera, qui signifie l'île aux belles eaux.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Guadeloupe
La Guadeloupe (971) fut peuplée dès 300 avant notre ère par des Amérindiens Arawaks, peuple pacifique qui vivait de la pêche et de l'agriculture. L'île fut ensuite envahie par les Indiens Caraïbes, venus du Venezuela actuel, qui décimèrent les Arawaks vers le . Ils rebaptisèrent l'île, « Kaloukaera », qui signifierait : l'île aux gommiers ou "l'île aux belles eaux" dans leur langue.
L'île fut « découverte » (pour les Européens) le 14 novembre 1493, par Christophe Colomb lors de son second voyage.
Les Français colonisèrent l'île vers 1635 et décimèrent les Indiens Caraïbes après l'échec de leurs tentatives pour les exploiter. Ils installèrent des esclaves africains utilisés dans les cultures de la canne à sucre qui devint la principale ressource économique de la Guadeloupe. Après l'abolition de l'esclavage et l'abandon des plantations par la majorité des anciens esclaves, on fit appel à l'engagisme. 42 000 Indiens venus surtout du pays tamoul, mais aussi du nord de l'Inde, furent emmenés entre 1854 et 1889. Malgré leurs contrats, ils subirent aussi de nombreux sévices et durent endurer le mépris des anciens esclaves. On leur doit, outre le sauvetage des plantations, de nombreux apports culinaires, vestimentaires, linguistiques, socio-économiques. Aujourd'hui, la population de la Guadeloupe, largement métissée, est le produit de la rencontre des Amérindiens, Européens, Africains et Indiens, qui ont ensemble élaboré au fil du temps une culture dite « créole » et entrepris de vivre en harmonie.
Administration
1889
Articles détaillés : Conseil régional de la Guadeloupe ~ Conseil général de la Guadeloupe
La Guadeloupe est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Basse-Terre. Elle constitue avec la Martinique, située à environ 150 km plus au sud, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA).
En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée par référendum. Mais les îles de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont accepté la réforme, qui proposait de faire de chacune d'elles une collectivité territoriale distincte de la Guadeloupe. Ces deux îles ne seront donc plus rattachées à la Guadeloupe lorsque cette réforme sera mise en place.
Aujourd'hui, la Guadeloupe fait partie de l'Union européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultrapériphérique, ce qui lui permet de bénificier de « mesures spécifiques », consistant à faire des adaptations du droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de la région.
Politique
région ultrapériphérique
Article détaillé : Politique de la Guadeloupe
Géographie
Politique de la Guadeloupe
Article détaillé : Géographie de la Guadeloupe
L'archipel est positionné à 7° de latitude au sud du tropique du Cancer, soit la même latitude que la Thaïlande ou le Honduras, et sa longitude est à peu près celle du Labrador et des îles Malouines.
L'archipel de la Guadeloupe se compose des îles suivantes :
- la Guadeloupe proprement dite, comprenant la Basse-Terre (848 km²) volcanique, et la Grande-Terre (588 km²) plateau calcaire, qui sont séparées par un mince bras de mer, la rivière Salée.
- la Désirade
- Marie-Galante
- les Saintes (9 îlets dont 2 habités : Terre de Haut et Terre de Bas)
- Petite Terre
L'île de Saint-Barthélemy, ainsi que la partie nord de l'île de Saint-Martin, qui dépendent administrativement de la Guadeloupe, ne font pas partie de l'archipel, et sont situées plus au nord dans les Antilles.
Économie
Antilles
Article détaillé : Économie de la Guadeloupe
Démographie
Article détaillé : Démographie de la Guadeloupe
Au 2003, la population de la Guadeloupe était estimée à 440 000 habitants.
Culture
Article détaillé : Culture de la Guadeloupe
Divers
- Air Caraïbes, une compagnie aérienne basée en Guadeloupe.
Liens externes
- [http://www.cr-guadeloupe.fr Conseil régional de la Guadeloupe]
- [http://www.palli.ch/~kapeskreyol/ki_nov/inde/actu.html Les Indiens en Guadeloupe]
- [http://guadeloupe.rfo.fr/article11.html Liste des sites et monuments en Guadeloupe]
- [http://www.antanlontan-antilles.com/guadeloupe.htm Découverte de la Guadeloupe à travers une collection de cartes postales anciennes.]
- [http://www.zoomguadeloupe.com La Guadeloupe en photos ]
-
ja:グアドループ
ko:과들루프
zh-min-nan:Guadeloupe
Martinique
La Martinique (972) est une île de l'archipel des Antilles, située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.
Préhistoire
Article détaillé : Préhistoire de la Martinique
Les premiers peuplements de la Martinique
Le peuplement humain de la Martinique est relativement récent. Les premiers peuplements amérindiens sont archéologiquement attestés aux alentours de l'an 0 de l'ère chrétienne. Aucune donnée fiable ne permet pour l'instant de faire remonter à une période plus ancienne le peuplement de la Martinique.
Les premiers habitants se rattachent à la culture saladoïde, du nom du site éponyme Vénézuélien de Saladero. Ils viennent, selon toute vraisemblance, de la forêt amazonienne. Le nom d'arawaks qu'on leur donne généralement ne désigne pas un peuple en particulier mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe.
Cette population produit une céramique extrêmement décorée et semble surtout occuper les contreforts de la Montagne Pelée. Il s'agit d'une population néolithique pratiquant l'agriculture et la pêche-cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d'habitat sur le bord de mer a fait l'objet de fouilles entre 1996 et 2001.
Le niveau d'occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l'ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d'abandon en place recouverte par la cendre d'une éruption du volcan. Les populations les plus récentes semblent par contre s'installer préférentiellement dans la zone sud de la Martinique.
Dans leur phase la plus récente, elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l'appellation de "caraïbe". Le site archéologique de la plage de l'Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l'arrivée des premiers européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est lui daté autour de 800-900 après J.C..
Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de "chroniqueurs", premiers auteurs d'écrits sur les nouveaux territoires de l'Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d'écriture.
Pour l'instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l'île entre le site de Vivé (300 après J.C.) et l'occupation du Diamant (800 après J.C.). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.
Caraïbes et Arawaks
Il était, jusqu'à très récemment, couramment admis que les arawaks avaient été exterminés par les caraïbes. Cependant, il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée. Ce débat est développé dans la page sur les caraïbes.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Martinique
Christophe Colomb découvre la Martinique le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « Indes ». Des versions contradictoires donnent la paternité du nom à Christophe Colomb, qui au cours de son deuxième voyage en 1493, aurait baptisé ainsi l'île de la Martinique, apercue « de loin ». Ce baptême serait lié à la date de cette vision, le 11 Novembre 1493, la fête de Saint-Martin. Martinica, ou Martinina (Petite Martine), serait le diminutif donnée à cette île où il ne débarquera finalement que près de 9 ans plus tard.
C'est en 1635, que Pierre Belain d'Esnambuc y installe la première colonie (Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des Iles de l'Amérique.
Entre le quatrième voyage de Colomb et la prise de possession par les français, la Martinique ne reste cependant pas sans contact avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu'ils jugent trop petites et infestées d'Indiens dangereux, les Hollandais, Français et Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade, s'approvisionner en vivres et commercer avec les Amérindiens. L'ouvrage de Jean-Pierre Moreau Les petites Antilles de Christophe Colomb à Richelieu fait un point intéressant de cette activité européenne non coloniale pendant tout le .
Durant les premières décennies de l'occupation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), rocou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique est alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La mono-culture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l'économie du pays jusqu'à la seconde moitié du .
La culture de la canne à sucre telle qu'elle est pratiquée dans l'Habitation sucrière demande une importante main-d'œuvre que la métropole n'est pas susceptible de fournir. Si la culture du tabac ou de l'indigo avait pu se faire avec les "engagés", seule la traite d'esclaves noirs provenant des côtes de l'Afrique est susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre.
Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d'où leur surnom de 36 mois). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'œuvre servile. Mais à la différence de l'esclave, si il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail, il recouvrait sa liberté au bout des trois années et se voyait allouer une terre pour devenir à son tour planteur.
La culture de la canne est donc à l'origine de la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) qui entraîne rapidement l'afflux d'une population africaine servile vers les possessions françaises de l'Amérique, population qui dès la fin du XVIIème siècle dépasse rapidement et de beaucoup la population blanche des origines.
Les amérindiens, dont on peut supposer que la densité de population était relativement faible, sont petit à petit repoussés vers la côte atlantique avant d'être finalement chassés dans les années 1670. Cependant, une frange de cette population "caraïbe" demeure sur place dans un fort état d'acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population.
Dans les premières années du , le Père Labat, religieux dominicain ayant vécu plusieurs années dans l'île, décrira encore la carbet du chef indien Larose, caraïbe christianisé vivant aux alentours du bourg du Robert.
Les premiers établissement français en Martinique sont le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre), fondée par d'Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuelle Fort-de-France) fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac.
Le commerce du sucre entraîne une intense activité maritime commerciale dans l'île. Si certains navires "circuiteux" passent en Afrique charger une cargaison d'esclaves avant de venir l'échanger en Martinique contre des denrées coloniales, des navires encore plus nombreux font le voyage en "droiture" entre les ports du royaume de France et la colonie.
Les profits de la vente d'une cargaison d'esclaves sont tels qu'il faut le plus souvent plusieurs voyages en droiture pour acheminer la contre-valeur en denrées coloniales des esclaves vendus.
Le manque chronique d'espèces métalliques dans les îles se fait ressentir pendant toute la période coloniale, et la plupart des échanges se font sur le mode du troc.
Cette navigation commerciale suscite bien entendu la convoitise des autres grandes nations européennes, essentiellement les Hollandais et les Anglais. Un état de guerre permanent va caractériser l'époque coloniale, et la course et la piraterie maintiendront le danger dans les périodes de paix civile.
Les Hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVII siècle, la lutte se concentre entre Français et Anglais. Toutes les grandes conflagrations européennes ont leur composante caraïbe. C'est le cas de la guerre de sept ans qui vaudra à la France de perdre de nombreuses possessions au profit de l'Angleterre. La Martinique passera par deux fois sous possession anglaise pour d'assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816.
L'île connait un important développement au cours du XVIII siècle et regagne en importance après la perte de Saint-Domingue. La ville de Saint-Pierre est une des plus fameuses des Antilles et le restera jusqu'au 8 mai 1902 quand l'éruption de la Montagne Pelée entraînera la destruction totale de la ville par une nuée ardente. Fort-de-France devient alors le chef-lieu de la Martinique.
En 1763, Joséphine de Beauharnais, future femme de Napoléon Bonaparte, naît aux Trois-Ilets.
Le 27 avril 1848, Victor Schoelcher appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l'esclavage. Avant même que la nouvelle n'arrive, les esclaves se sont révoltés et ont obtenus l'abolition de fait le 23 mai.
En 1887, l'écrivain Lafcadio Hearn et le peintre Paul Gauguin séjournent sur l'île.
Le 8 mai 1902, une terrible éruption de la montagne Pelée tue tous les habitants de Saint-Pierre (sauf un prisonnier sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot) et de ses environs (30 000 morts), malgré les avertissements de certains scientifiques. Le 30 août suivant, alors qu'un géologue s'était déplacé de Paris et avait prévenu du danger de nouvelle éruption, une nuée ardente tua encore 1300 personnes au Morne Rouge.
Le 25 juin 1913, Aimé Césaire naît à Basse-Pointe.
Le 20 juillet 1925, Frantz Fanon naît à Fort-de-France.
Le 19 mars 1946, la Martinique devient un département d'outre-mer.
1974, la Martinique devient une région.
1983, la Martinique devient une région à part entière avec la création du conseil régional.
8 novembre 1996 décret instituant l'AOC Rhum Agricole Martinique.
Administration
Articles détaillés : Conseil régional de Martinique ~ Conseil général de Martinique
La Martinique est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Fort-de-France. La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA).
Elle est l'une des sept régions ultrapériphériques de l'Union européenne.
En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée par référendum.
Politique
Article détaillé : Politique de la Martinique
Géographie
Politique de la Martinique
Article détaillé : Géographie de la Martinique
Géographie physique
D'une superficie totale de 1 128 km², la Martinique s'étire dans l'axe nord-ouest - sud-est sur environ 60 km. Le point culminant est la montagne Pelée (1 397 m).
Ses coordonnées sont 14°40" N, 61°00" W.
On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part une zone située au Nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important. La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d'une forêt de type amazonien. Et si à l'est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizées de l'Atlantique, l'ouest bénéficie d'une protection et d'un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet.
Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l'île.
Situation
La Martinique est une île de l'archipel des Petites Antilles, située entre l'île de la Dominique au Nord et l'île de Sainte-Lucie au Sud, entre les latitudes 14° 50' N et 14° 23' N et à la longitude moyenne de 64° 12' W. Elle se trouve à 7000 km des côtes européennes et à 400 km des côtes Sud-américaines (Vénézuela).
Sa longueur nord-sud est d'environ 60 km alors que sa plus grande largeur, au niveau de la presqu'île de la Caravelle, ne dépasse guère les 20km.
Sa superficie est d'environ 1100 km2, suivant que l'on prend ou pas en compte les nombreux îlets qui la bordent, les chiffres publiés varient. On disait traditionnellement dans l'enseignement primaire 1111 km2, pour le côté mnémotechnique du chiffre. Ceci la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles.
Relief et formation géologique
Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la Presque île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1396 mètres.
A la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au Nord de l'île (Mont Pelé et Pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.
La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, a 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les "fonds", sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.
Faune
a compléter avec notamment le bothrops, le manicou, la mangouste, le crabe violoncelle et le colibri
Végétation
La forte hygrométrie et la fertilité des sols favorisent l'épanouissement d'une végétation tropicale généreuse. Mais les différences de relief sont cause d'une grande diversité dans le couvert végétal, remarquable pour un espace aussi limité. Le nord de l'île est couvert par la forêt tropicale humide, caractérisée par des essences comme la fougère arborescente. Par contre dans le sud on trouve des zones plutôt sèches, pratiquement désertiques sur la Savane des pétrifications à l'extrême sud de l'île. Entre les deux, se trouvent des zones de transition variées.
Climat et régime des vents
Les saisons
« L'année se divise à la Martinique en deux saisons bien distinctes et de durée inégale : la saison sèche, qui commence en novembre et finit en juillet, et la saison humide ou hivernage, qui ne comprend que les mois d'août, septembre et octobre.»
C'est en ces termes que M.P. Monnier, Ingénieur Hydrographe de la Marine, présentait en 1829 la succession des saisons en Martinique. Mais, comme il le précise plus loin, «la saison sèche ne justifie la dénomination qu'on lui donne, qu'autant qu'on la compare à celle de l'hivernage». Si les pluies durant l'hivernage sont souvent plus violentes et de plus longue durée, il n'en demeure pas moins vrai que durant la saison dite "sèche" les pluies continuent à tomber, de façon sporadique et pendant de courtes périodes.
Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux.
Le régime des vents
Le climat est caractérisé par un régime de vents constants, les alizés, qui règnent sur l'île pendant la majeure partie de l'année. Ils soufflent du NE à l'Est de façon régulière, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au SE ou au S sont toujours de très courte durée (quelques heures).
Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de Nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone inter-tropicale de convergence (ZIC).
Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'Ouest en passant par le Sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur Sud. Ce secteur Sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les européens récemment installés.
La pluviométrie
La pluviométrie est un facteur déterminant du climat martiniquais. Les variations saisonnières entre carême et hivernage sont sensibles sur l'ensemble de l'île. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.
Les températures
Les alizés, atténuent la sensation de chaleur humide liée au climat tropical. La température moyenne est toute l'année de 26° C. Les mois les plus chauds sont ceux de Mars, Avril, Mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de Décembre et de Janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37° C en avril et mai 1986 et la plus basse de 12° à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18° C.
Cyclones tropicaux ou ouragans
La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du Golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80° W). Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-W ou SW-NE.
La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre.
Le cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations.
Côte au vent ou Cabesterre
La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement au vents Alizés et à la houle atlantique venant du large.
La partie nord allant du Macouba à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité La côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fond atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.
La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeant suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.
Ces récifs ou cayes comme on les appelle sans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de "loup", Loup bordelais, loup ministre etc., dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.
Côte sous le vent ou caraïbe
Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présenta que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et le Marin).
Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.
Villes
Les communes de Martinique sont les suivantes :
Le chef lieu
- Fort-de-France
- Nord atlantique
- Grand'Rivière
- Macouba
- Basse-Pointe
- Le Lorrain
- Marigot
- Sainte-Marie
- La Trinité (sous-préfecture)
- Le Robert
- Le François
- Le Gros-Morne
- Saint-Joseph
- Morne-des-Esses (pas une commune)
- Le Morne-Rouge
- Ajoupa-Bouillon
- Nord caraïbe
- Le Prêcheur
- Saint-Pierre (sous-préfecture)
- Le Carbet
- Bellefontaine
- Case-Pilote
- Schœlcher
- Fonds-Saint-Denis
- Le Morne-Vert
- Sud
- Les Anses d'Arlet
- Le Diamant
- Sainte-Luce
- Le Marin (sous-préfecture)
- Sainte-Anne
- Les Trois-Ilets
- Le Vauclin
- Ducos
- Rivière-Pilote
- Le Saint-Esprit
- Intérieur
- Rivière-Salée
- Petit-Bourg (pas une commune)
- Le Lamentin
Économie
Article détaillé : Économie de la Martinique
- Agriculture (rhum agricole,canne à sucre, banane, ananas)
- Tourisme
Démographie
Article détaillé : Démographie de la Martinique
Démographie de la Martinique
Le recensement de 1999 comptabilise 381 427 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 338 habitants au km², contre 106 au niveau national.
(Chiffres du ministère de l'Outre-mer)
Culture
Article détaillé : Culture de la Martinique
La Martinique est souvent considérée comme lintellectuelle des Antilles notamment grâce aux écrivains qu'elle vit naitre ou séjourner sur son sol. Parmi ceux-ci, on peut citer :
- Le père Labat
- Lafcadio Hearn
- Saint-John Perse
- André Breton
- René Maran
- Aimé Césaire
- Edouard Glissant
- Raphaël Confiant
- Patrick Chamoiseau
- Frantz Fanon
Le Français et le créole martiniquais sont parlé en Martinique.
Spécialités culinaires
- Rhum agricole : rhum AOC réputé comme étant l'un des meilleurs du monde (avec ceux de la Guadeloupe et de l'île de la Réunion), en particulier son « rhum vieux » vieilli en fûts de chêne.
- Colombo de porc, de poulet (façon de cuisiner avec des épices dont le curry).
- Accras de morue (beignets).
- Pâté en pot (soupe à base de légumes, abats de mouton de vin blanc et de câpres).
- Pain au beurre chocolat également appelé « chocolat de première communion » car servi à cette occasion (boisson chocolatée agrémentée d'épices servie avec un pain au beurre).
- Sorbet à la noix de coco
Divers
- Il y a plus de 180 couleurs de sable différentes en martinique.
- Les amérindiens qui peuplaient la Martinique la nommaient "Madinina" : l'île aux fleurs ou "Madinito" : l'île aux femmes
Voir aussi
- Liste des sénateurs de la Martinique
Liens externes
- [http://www.zananas-martinique.com/ Guide actif et festif de la Martinique.]
- [http://www.martinique-photos.com/ Banque photos de la Martinique.]
- [http://barredominique.free.fr/ Photographies de la Martinique.]
-
ja:マルティニーク
ko:마르티니크
zh-min-nan:Martinique
Guyane française
La Guyane (973) est un département français d'outre-mer. Avec ses 86 504 km² de superficie, elle est le plus grand département français. Elle est en outre le seul territoire français et de l'Union européenne du continent sud-américain. La forêt équatoriale couvre la plus grande partie du territoire.
Son nom officiel est Guyane. L'ajout de l'adjectif française dans les dénominations courantes n'est qu'une commodité de langage issue de la période coloniale, pendant laquelle existaient trois Guyanes : la Guyane britannique (actuel Guyana), la Guyane néerlandaise (actuel Suriname) et la Guyane française.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Guyane
La Guyane a obtenu le statut de département d'outre-mer le 19 mars 1946.
Elle reste célèbre pour son bagne où ont été déportés 75 000 prisonniers (dont 3 % ont survécu). Sa fermeture a été obtenue, après la Seconde Guerre mondiale, par Albert Londres, au travers de la publication de 27 articles.
Origine du nom
Le terme « Guyane » est d'origine indigène. Dans le dialecte guanao, c'est-à-dire celui de la population indienne du delta de l'Orénoque, GUAI signifierait « nom », « dénomination », YANA est une négation. D'où Guayana qui est encore le terme italien pour désigner le massif des Guyanes. « Guyane » voudrait donc dire « sans nom », « ce qu'on ne peut nommer ».
La Guyane serait donc la terre « qu'on n'ose nommer », « la terre sacrée », « la maison de l'être suprême ».
A cette divinité se rattacherait la légende de l'Eldorado (le doré) qui n'est pas née d'une folle convoitise européenne, mais des superstitions indigènes. Paradoxalement, le terme de Guyane serait donc une appellation digne de cet Éden, longtemps mystérieux, paradis terrestre rêvé par les uns, enfer vert subi par les autres...
Administration
La Guyane est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Cayenne. Elle constitue avec la Guadeloupe et la Martinique, situées dans les Antilles, les départements français d'Amérique (DFA).
Elle est l'une des sept régions ultrapériphériques de l'Union européenne.
- Conseil régional de Guyane
- Conseil général de Guyane
- Établissements scolaires de la Guyane
- Chambres consulaires de la Guyane
Politique
Article détaillé : Politique en Guyane
- Personnalités de la Guyane
- Députés de la Guyane
- Partis politiques en Guyane
- Parti Socialiste de Guyane
- MDES
- Walwari
Géographie
Article détaillé : Géographie de la Guyane
La Guyane est surtout connue pour accueillir, dans la ville de Kourou, la base de lancement des fusées Ariane (lanceur civil européen de satellites). Au et au début du XX, elle était surtout connue comme lieu de déportation des bagnards condamnés aux travaux forcés. Le bagne a été aboli, et il subsiste des bâtiments aux Îles du Salut, à Saint-Laurent du Maroni, etc.
Située entre le Brésil et le Suriname, la Guyane a un climat équatorial. Son chef-lieu est Cayenne. Seuls 5 % du territoire sont habités par les 157 213 habitants (en 1999), dont environ 60 % de créoles et un peu plus de 10 % de français d'origine européenne.
Seule la bande côtière est facilement accessible, le reste du territoire est couvert par une forêt équatoriale dense, pour l'essentiel une forêt primaire, accessible seulement par voie fluviale ou aérienne.
;Îles:
:Îles du Salut dont Île Royale, Île Saint-Joseph et Île du Diable
;Montagnes
:Sommet Tabulaire (830 m)
:Massif du Mitaraka (690 m)
:Mont Saint-Marcel (635 m)
Faune et flore
- Liste des espèces d'oiseaux de Guyane
Frontières terrestres
- 673 km avec le Brésil
- Saint-Georges de l'Oyapock
- 510 km avec le Suriname
- Saint-Laurent-du-Maroni
Principales villes
- Cayenne : Cités de Cayenne
- Kourou : Cités de Kourou
- Remire-Montjoly : Cités de Remire-Montjoly
- Sinnamary
- Saint-Laurent-du-Maroni
- Matoury : Cités de Matoury
- Mana
- Roura
- Montsinnéry
Principaux villages et hameaux
- Awala-Yalimapo
- Camopi
- Organabo
- Saut-Sabbat
- Tonnégrande
Personnalités guyanaises
- Félix Éboué
- Christiane Taubira
- Bernard Lama
- Sylvain Wiltord
- Jean-Claude Darcheville
- Florent Malouda
- Tariq Abdul-Wahad
Organisation des transports en Guyane
- Routes de Guyane
- Rues de Guyane
- Chemins de terre de Guyane
- Voies ferrées en Guyane
- Aéroport international de Rochambeau
- Transports publics en Guyane
Économie
Article détaillé : ~ ~
Démographie
Articles détaillés : Démographie de la Guyane ~ Populations de la Guyane
Culture
Articles détaillés : Culture de la Guyane ~ Fêtes en Guyane ~ Danses en Guyane ~ Cuisine guyanaise
Bibliographie
- Les Guyanes par Michel Devèze - Paris PUF, collection Que sais-je ?, N° 1315
- Les Tortues continentales de Guyane française par Metrailler S. & Le Gratiet G. - PMS éditions, Bramois, 1996
- [http://www.guyane-guide.com/ guyane-guide.com : Un des plus complet sur le département]
- [http://www.guyane.pref.gouv.fr/ Site officiel de la préfecture de Guyane]
- [http://www.terresdeguyane.fr/ Le site de référence sur la Guyane]
- [http://perso.wanadoo.fr/redris/HTML/personnages1.html Les personnages historiques de la Guyane]
- [http://guyaneego.free.fr/ Carte interactive et photos de Guyane]
-
ja:フランス領ギアナ
simple:French Guiana
zh-min-nan:Guyane
Collectivités d'outre-merLe terme de Collectivités d'outre-mer ou COM doit être utilisé depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 pour désigner certains territoires de la République française, dont le statut est régi par l'article 74 de la Constitution. Leur liste regroupe celle des anciens territoires d'outre-mer (TOM) et celle des autres collectivités à statut particulier.
La Constitution connaît également un concept bien distinct de collectivités territoriales créées en application du dernier alinéa de l'article 73 (ce sont les collectivités situées outre-mer dotées d'une assemblée délibérante unique, substituée au conseil général et au conseil régional) ; mais cette catégorie est vide, et risque de le rester longtemps depuis le rejet le 7 décembre 2003 par les électeurs de la Guadeloupe et de la Martinique de la proposition qui leur était faite d'évoluer vers ce statut.
Il existe quatre collectivités d'outre-mer :
- la Polynésie française est régie par un statut de très large autonomie, dont deux manifestations symboliques sont le titre accordé au président du gouvernement local (président de la Polynésie française) et l'appelation spécifique de pays d'outre-mer accordée à cette seule collectivité par la loi organique du 27 février 2004 ;
- Mayotte est une île de l'océan Indien, détachée des Comores en 1976. Son statut est fortement inspiré de celui d'un département - il y a un conseil général ; ceci est symboliquement affirmé par l'appelation spécifique de collectivité départementale accordée à cette collectivité par la loi du 11 juillet 2001 ;
- Saint-Pierre-et-Miquelon, dans l'océan Atlantique au large du Canada, a aussi un statut voisin de celui d'un département, avec un conseil général ;
- Wallis-et-Futuna, dans l'océan pacifique, possède un statut très spécifique. C'est la seule portion habitée du territoire de la République qui n'est pas subdivisée en communes.
Voir aussi
- DOM-TOM
Catégorie:Administration territoriale française
Catégorie:France d'outre-mer
MayotteMayotte est une collectivité départementale d'outre-mer française située dans l'archipel des Comores au nord-ouest de Madagascar. Elle est constituée principalement de deux îles, Grande Terre et Petite Terre. Elle se situe dans le canal de Mozambique, dans l'océan Indien.
La plus forte densité des DOM-TOM avec 428 hab./km². 90% de la population est musulmane.
musulmane
Histoire
Commes pour les îles de l'archipel des Comores, les premières migrations débutent au . Le premier sultanat se serait établi sous les noms de Maoré ou Mawati vers 1500. Ce qui correspondrait également aux premières rencontres avec les Occidentaux.
Pour la période de 1500 à 1843 voir la liste des sultans de Mayotte.
- 1832 : Conquise par Andriantsoly, Roi de Iboina à Madagascar.
- 1833 : Conquise par Mohéli.
- 19 novembre 1835 : Conquise par Anjouan.
- 1836 : Indépendance.
- 25 mars 1841 : Établissement d'un protectorat qui est ratifié le 13 juin 1843. Mayotte dépent administrativement du Gouverneur de la Réunion.
- 30 mars 1896 : Le protectorat s'étend sur l'ensemble de l'archipel, Mamoudzou en est la capitale.
- 25 juillet 1912 : Annexion par la France ; l'ensembre de l'archipel est sous dépendance administrative de Madagascar.
- Décembre 1974 : C'est la seule île de l'archipel à voter aux référendums pour conserver ses liens avec la France. Les autres îles déclarent leur indépendance. Le vote est de 63,8% en faveur de la conservation de ce lien, alors qu'il n'est que de 0,6% dans les autres îles (soit 99,4% contre). La société mahoraise, plus encore que celles des autres îles des Comores, est alors très peu influencée par le mode de vie occidentale et vit au rythme de la vie musulmane traditionnelle.
- 24 décembre 1976 : Mayotte confirme son premier vote et devient un collectivité territoriale malgré la non reconnaissance de l'appartenance de Mayotte à la France par le Droit Internationale, l'ONU et l'OUA. Si le droit français s'applique, le droit traditionnel musulman peut également y être appliqué au gré des justiciables par les tribunaux locaux présidés par les cadis.
- À partir des années 1990, on note un fort investissement économique français et un profond changement de la société mahoraise, ce qui ne va pas sans créer un certain malaise. Pourtant la volonté de modernité ne faillit pas. En résumé, on peut dire, pour résumer l'état d'esprit des Mahorais, que hors modernité forcée, pas de salut.
- 11 juillet 2001 : Suite à une élection dont le résultat ne laisse aucun doute sur la volonté des Mahorais de rester Français (73%), le statut de l'île change pour un statut assez proche de celui des départements d'outre-mer : une collectivité départementale d'outre-mer.
Depuis 1975, l'île est toujours revendiquée par l'Union des Comores et l'Union africaine reconnaît ce territoire comme occupé par une puissance étrangère. En 1976, La RFI des Comores a saisi le Conseil de sécurité des Nations Unies qui rejette la demande de reconnaissance de la souveraineté de la RFI des Comores sur Mayotte par 14 voix pour et une voix contre (« véto français »). En 2004, la France a vote contre une autre résolution (« véto français»). Durant ce temps, les élus de Mayotte, fortement poussés par la population, tentent d'obtenir de la France le statut de département afin d'assurer un ancrage définitif de l'île au sein de la République Française. Depuis le rattachement à la France l'immigration clandestine venant essentiellement d'Anjouan (l'île la plus proche) n'a fait que s'accentuer sans que les élus locaux et le gouvernement français réagissent.
Cette question de l'immigration crée aujourd'hui des tensions locales. Jusqu'à présent, les immigrés clandestins comoriens, venus chercher l'Eldorado, servaient souvent de main d'œuvre pas chère, dans des conditions de travail proches de la condition d'esclaves, pratique courante depuis des années et exercée en toute impunité par certains entrepreneurs mahorais. Aujourd'hui, alors que la politique intérieure de la France s'est resserrée et que la démographie locale ne fait qu'augmenter, le désir de refouler ces clandestins vers les Comores se fait de plus en plus sentir. Aucune structure n'existe pour aider ces clandestins, aucun service social hormis la DDASS, et aucune coopération entre la France et les Comores ne semble se développer sur la question de la santé.
Dzaoudzi-Labattoir a été le chef-lieu transitoire de Mayotte. Mamoudzou en est devenu le chef-lieu par arrêté ministériel.
Géographie
Mayotte est composé de plusieurs îles et îlots, les deux plus grandes sont Petite Terre et Grande Terre entourées par un lagon de 1 500 km² formé par le récif de corail qui entoure la quasi totalité de l'île à l'exception d'une large passe à l'Ouest appelée " Passe en S " et du côté Nord-Ouest. Le lagon est parsemé d'une centaine d'îlots coralliens dont certains comme M'Tsamboro sont de tout beauté.
Les îles qui forment Mayotte sont géologiquement les plus anciennes des Comores. Le récif procure un abri aux bateaux et à la faune océanique.
L'activité volcanique passée des îles rend le sol particulièrement fertile.
Le climat est tropical.
- Grande Terre, mesure 39 kilomètres de long par 22 kilomètres de large. Ses points culminants sont le Mont Benara (660 m) et le Mont Choungui (594 m). Elle abrite Mamoudzou, la principale ville.
- Petite Terre, abrite Dzaoudzi-Labattoir, Pamandzi (et l'aéroport). Elle fait 10 km².
Politique
La loi du 11 juillet 2001 applicable à Mayotte prévoit l'application progressive du droit commun français à Mayotte, dans la perspective de l'évolution vers le statut de département d'outre-mer. Mayotte est ainsi une collectivité départementale, dotée d'un conseil général, et d'une administration décentralisée, en place depuis le 1er avril 2004.
La décentralisation rencontre des écueils similaires à ceux connus en 1982 en métropole, aggravés par la faiblesse de la pratique démocratique qui est à la fois récente et plaquée sur la culture ancestrale et cosmopolite des habitants de l'île.
Culture
Plusieurs cultures se côtoient à Mayotte, une première d'origine comorienne concernant 60% de la population, une seconde malgache, fortement marquée par la première et enfin française et occidentale qui imprègne de plus en plus les deux premières.
Même si le français est la langue officielle, nombreux sont ceux qui parlent (voire même écrivent) le shimaore et le malgache, les deux langues principales de Mayotte. Cependant le mahoré a largement été modifié du seul fait de métropolitains ayant cru bon de tenter création de dictionaire.
Le moringue analogue à la capoeira brésilienne est encore pratiqué entre villages rivaux.
La seule différence avec la capoiera est que cette dernière se rapproche d'arts martiaux alors que le moringue n'a strictement aucun enseignement ni règle réellement définie.
Démographie
Mayotte a une population très jeune et qui croit de 4% par an. En 2002, date du dernier recensement, 62,3% des habitants avaient moins de 25 ans.
La disparité énorme entre les conditions économiques de cette île soutenue par la métropole et les autres de l'archipel distantes de moins de 70 km attire chaque année au moins une dizaine de milliers de clandestins dans de frêles embarquations appelées " Kwasa Kwasa ". 30 à 40% des résidents du territoire y sont arrivés illégalement. La maternité de Mamoudzou est la plus grosse maternité de France avec 7 000 naissances annuelles. 65 à 75 % de ces naissances sont issues de l'immigration clandestine.
Malgré les 8 500 reconduites à la frontière effectuées en 2004, on note de part cette arrivée massive de clandestins, principalement Anjouanais et plus récement de Grand Comoriens, un développement anarchique de villages construits de bric et de broc sur des terrains squattés. L'article Mayotte, porte dérobée de l'Europe (Benoît Hopquin) du journal Le Monde daté du 20 novembre 2005 [http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-701477@51-633431,0.html] indiquait que le quartier de Kawéni constituait probablement l'un des plus grands bidonvilles de France.
Les tensions qui en résultent provoquent de nouveaux mouvements migratoires complexes. D'une part, on enregistre fin 2005 un vaste mouvement de retour au pays d'un certain nombre de Comoriens inquiets quant à l'augmentation du ressentiment qu'ils suscitent. Par ailleurs, on sait qu'entre 13 et 35 000 Mahorais vivraient désormais à la Réunion.
Santé
Mamoudzou est l'unique ville où se trouve un hôpital, dont une annexe est ouverte a Dzaoudzi, sur Petite-Terre. Des maternités dites intercommunales sont en cours de construction ou en projet sur plusieurs site de la Grande Terre : Kahani, dans le centre et Chirongui dans le sud.
Depuis le 1 avril 2005, les soins ne sont plus gratuits sur le territoire. Les patients doivent présenter une carte de Sécurité sociale ou acquitter un droit forfaitaire auprès des structures de soins publics ou des honoraires auprès d'un médecin privé.
Depuis 2005, une maternité très moderne a vu le jour à Mramadoudou. Mais la grande majorité des naissances à lieu à Mamoudzou
Villes
Tourisme
Cette île offre moins de plages de sable blond que ces voisines (Les Seychelles, îles Maurice, Madagascar) mais elle est un vrai paradis pour naturalistes et sportifs.
Dans le lagon on peut croiser des baleines et leurs baleineaux, des dauphins par centaines et sur les plages désertes les tortues vertes viennent pondre à la nuit tombée.
Activités : randonnée au volcan éteint de Petite Terre, randonnée au Mont Combani, observation des lémuriens Makis de l'îlot Bouzy, plongée parmi les poissons tropicaux, baignade aux plages de sable blanc des îlots.
Liens externes
- [http://www.mayotte-tourisme.com/ Mayotte Tourisme]
- [http://www.senat.fr/rap/l00-361/l00-3610.html Rapport de M. José BALARELLO, Sénateur]
-
.
- [http://naturalistes-mayotte.apinc.org/ L'Association des Naturalistes de Mayotte] (site actualisé plein d'infos pertinentes de cette association).
- [http://www.mayotte-online.com/ Informations sur Mayotte].
-
ja:マヨット
ko:마요트
zh-min-nan:Mayotte
2001__NOTOC__
Catégorie:2001
Cette page concerne l’année 2001 du calendrier grégorien.
2001 est la première année du et du . Les attentats du 11 septembre constituent l’événement marquant de l’année et même des dix dernières années. Ces attentats sont parfois considérés comme le point de départ de la guerre contre le terrorisme et mis en parallèle avec la chute du mur de Berlin en 1989 qui a marqué la fin de la guerre froide.
Événements
Premier trimestre
:: Détails : Janvier 2001 – Février 2001 – Mars 2001
- : Début du et du .
- : La Grèce rejoint la zone euro instituée en 1999 par les 11 premiers pays adhérents à la nouvelle monnaie unique européenne.
- : Calcutta, la grande ville du Bengale indien est officiellement renommée Kolkata.
- 11 janvier : Lucien Bouchard démissionne comme chef du Parti québécois et comme premier ministre du Québec, mais assume l’intérim aux fonctions de premier ministre.
- 11 janvier : En France, grève des infirmier(e)s anesthésistes, entraînant un mouvement suivi par tous les infirmiers spécialisés et plusieurs manifestations (notamment les 30 janvier et 6 février), puis extension du mouvement à tous les infirmiers publics, cadres infirmiers et étudiants.
- 20 janvier : George W. Bush succède à Bill Clinton comme président des États-Unis d’Amérique, après avoir remporté de justesse les élections présidentielles américaines en 2000.
- 25 janvier : Ouverture du premier Forum Social Mondial à Porto Alegre au Brésil.
- 26 janvier : Un violent séisme frappe la ville de Bhuj en Inde tuant plus de 20 000 personnes.
- 6 février : En Israël, Ariel Sharon devient Premier ministre.
- 12 février : Publication du livre d’Edwin Black, « IBM et l’holocauste », sur l’alliance de l’entreprise avec l’Allemagne nazie.
- 8 mars : Bernard Landry succède à Lucien Bouchard suite à la démission de ce-dernier comme premier ministre du Québec.
- 18 mars : Élection de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris.
- Fin mars : Les Talibans ont achevé la destruction des Bouddhas de Bâmiyân.
Deuxième trimestre
:: Détails : Avril 2001 – Mai 2001 – Juin 2001
- 18 avril : En Kabylie (Algérie), l’assassinat d’un jeune par la gendarmerie à Beni Douala provoque plusieurs mois d’émeutes. La répression fera au total 123 morts et des milliers de blessés.
- 26 avril : Jun’ichirō Koizumi du PLD devient premier ministre du Japon.
- 10 mai : Vote de la « loi Taubira » reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité.
- 22 juin : La Game Boy Advance sort en Europe.
- 30 juin : Lancement de la sonde spatiale américaine WMAP destinée à l’étude de l’anisotropie du rayonnement thermique cosmologique.
Troisième trimestre
:: Détails : Juillet 2001 – Août 2001 – Septembre 2001
- 20-22 juillet : Sommet du G8 à Gènes, 300 000 manifestants et le 21 juillet, un policier tue Carlo Giuliani (un manifestant). Ce sommet aura fait quelques 300 blessés.
- 28 juillet : début du mandat présidentiel d’Alejandro Toledo au Pérou.
- : Des scientifiques israéliens annoncent avoir réussi pour la première fois à fabriquer des cellules cardiaques à partir d’un embryon humain.
- 2 août : Le général bosno-serbe Radislav Krstić, reconnu coupable de génocide par le TPI de La Haye, est condamné à 46 ans de prison pour son rôle dans le massacre de milliers de musulmans à Srebrenica, en Bosnie en juillet 1995.
- 10 août : Une embuscade menée par les rebelles de l’UNITA en Angola contre un train transportant environ 500 réfugiés fait 252 morts, dont des enfants et des personnes âgées.
- 9 septembre : Le commandant Ahmed Shah Massoud est assassiné par deux kamikazes en Afghanistan. Il avait, en tant qu’invité au Parlement européen, averti des dangers qu’encourait l’occident par rapport à l’intégrisme de la région.
- 11 septembre : Attentats avec des avions-suicides à New York, en Pennsylvanie et au Pentagone ; écroulement des deux tours jumelles du World Trade Center, tuant ainsi près de 3 000 personnes en une seule journée. C’est le plus lourd attentat jamais perpetré sur le sol américain. Voir : 11 septembre 2001.
- 19 septembre : En Afghanistan, les oulémas (docteurs de la foi), convoqués par le mollah Mohammed Omar, chef spirituel des Talibans, exhortent Oussama ben Laden à quitter volontairement le pays, tout en menaçant d’appeler à la guerre sainte en cas d’intervention militaire américaine.
- 20 septembre : Dans le combat mondial contre le terrorisme, le président George W. Bush appelle l’armée américaine à se tenir prête ainsi que le peuple américain à rester « calme et déterminé » et exhorte les nations du monde entier à rejoindre la coalition antiterroriste, qu’il veut mettre sur pied pour répondre aux attentats du 11 septembre.
- 21 septembre : La ville de Toulouse est victime de l’explosion de l’usine AZF qui a fait 30 morts et environ 2 500 blessés, ainsi que des dégats matériels considérables. Voir : explosion AZF
Quatrième trimestre
:: Détails : Octobre 2001 – Novembre 2001 – Décembre 2001
- 6 octobre : Premier match de football entre la France et l’Algérie.
- 7 octobre : Les États-Unis commencent les bombardements sur l’Afghanistan.
- Décembre :
- Espagne : Élection au Pays basque espagnol.
- France : Grève des infirmières libérales pour la revalorisation du paiement des actes et déplacements, qui sont toujours au tarif de 1992.
- 2 décembre : Le géant de l’énergie Enron s’est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites des États-Unis.
- 13-15 décembre : Sommet de l’Union européenne à Bruxelles. Manifestations.
- Prix Nobel de physique : Eric A. Cornell, Wolfgang Ketterle et Carl E. Wieman.
- Prix Nobel de chimie : William S. Knowles, Ryoji Noyori et K. Barry Sharpless.
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Leland H. Hartwell, R. Timothy Hunt et Sir Paul M. Nurse.
- Prix Nobel de littérature : Vidiadhar Surajprasad Naipaul.
- Prix Nobel de la Paix : Les Nations unies et leur secrétaire général Kofi Annan.
- 25 octobre : En Belgique, la princesse Elisabeth naît à 21h58. Son parrain est le Prince Amédéo de Belgique, fils de la Princesse Astrid. Sa marraine est la Comtesse Hélène d’Udekem d’Acoz, sœur de la Princesse Mathilde.
Premier trimestre
- 12 janvier : Luis Floriano Bonfa, guitariste et compositeur brésilien.
- 16 janvier : Laurent-Désiré Kabila, homme d’État congolais.
- 19 janvier : Gustave Thibon, philosophe français.
- 25 janvier : Guy Tréjan, comédien français.
- 30 janvier : Jean-Pierre Aumont, comédien français.
- 2 février : Marie-José de Belgique, reine d'Italie.(° 4 août 1906).
- 3 février : Gilbert Trigano, entrepreneur de tourisme français.
- 4 février : Iannis Xenakis, compositeur français.
- 7 février : Dale Evans, actrice.
- 12 février : Kristina Söderbaum, actrice et photographe.
- 16 février : William Howell Masters, sexologue américain.
- 18 février : Charles Trenet, chanteur français.
- 19 février : Balthus, peintre français.
- 23 février : Robert Enrico, cinéaste français.
- 4 mars : Jean Bazaine, peintre français.
- 12 mars : Robert Ludlum, écrivain américain (° 25 mai 1927).
- 15 mars : Ann Sothern, actrice.
- 29 mars : John Lewis, pianiste de jazz américain.
Deuxième trimestre
- 9 avril : Jérôme Lindon, éditeur français.
- 10 avril : Jean-Gabriel Albicocco, réalisateur français.
- 19 avril : André du Bouchet, poète français.
- 19 avril : Graziella Sciutti, cantatrice italienne.
- 20 avril : Irène Joachim, soprano française.
- 25 avril : Michele Alboreto, coureur automobile italien.
- 5 mai : Boozoo Chavis, Musicien Zydeco états-unien.
- 9 mai : Marie Cardinal, écrivain français.
- 11 mai : Douglas Adams, écrivain anglais.
- 12 mai : Alexeï Tupolev, ingénieur aéronautique russe.
- 14 mai : Mauro Bolognini, réalisateur italien.
- : Hank Ketcham, humoriste, peintre et dessinateur américain.
- 3 juin : Flora Groult, écrivain français.
- 3 juin : Anthony Quinn, acteur américain.
- 7 juin : Carole Fredericks, chanteuse franco-américaine (° 5 juin 1952).
- 15 juin : Henri Alekan, chef opérateur français.
- 18 juin : René Dumont, agronome et sociologue français.
- 21 juin : John Lee Hooker musicien américain.
- 21 juin : Carroll O’Connor, 76 ans, acteur.
- 24 juin : Igor Barrère, producteur et réalisateur de télévision français.
- 27 juin : Maurice Estève, peintre français.
- 28 juin : Jack Lemmon, acteur américain.
- 28 juin : Joan Sims, 71 ans, actrice.
- 30 juin : Chet Atkins, guitariste et producteur américain.
Troisième trimestre
- 16 juillet : Morris, dessinateur de BD belge.
- 25 juillet : Phûlan Devî, ex reine de bandits puis députée indienne.
- 31 juillet : Francisco da Costa Gomes, militaire et homme politique portugais, ancien Président du Portugal de 1974 à 1979.
- 6 août : Jorge Amado, écrivain brésilien.
- 8 août : Jean Dorst, naturaliste français.
- 8 août : Jean-Louis Flandrin, historien français.
- 12 août : Pierre Klossowski, écrivain et dessinateur français.
- 20 août : Fred Hoyle, cosmologiste britannique.
- 25 août : Philippe Léotard.
- 25 août : Raymond Abescat, vétéran français de la Première Guerre mondiale.
- 25 août : Aaliyah Dana Haughton, 22 ans, chanteuse et actrice.
- 2 septembre : Christiaan Barnard, médecin sud-africain.
- 3 septembre : Pauline Kael, 82 ans, critique de cinéma.
- 9 septembre : Ahmed Shah Massoud, homme politique afghan.
- 16 septembre : François Bédarida, historien français.
- 22 septembre : Isaac Stern, violoniste russe/américain.
Quatrième trimestre
- 7 octobre : Mongo Beti, écrivain camerounais (° 30 juin 1932).
- 14 octobre : Willam Christensen, danseur, chorégraphe et maître de ballet américain (° 1902)
- 17 octobre : Micheline Ostermeyer, sportive et pianiste française.
- 22 octobre : Roger Coggio, comédien et réalisateur français.
- 22 octobre : Albert Ducrocq, écrivain scientifique.
- 24 octobre : Guy Schoeller, éditeur français.
- 28 octobre : Grigori Chukhrai, réalisateur.
- 31 octobre : Régine Cavagnoud, sportive française.
- 5 novembre : Jeannette Thorez-Vermeersch, femme politique française.
- 13 novembre : Frédéric Pottecher, chroniqueur judiciaire français.
- 16 novembre : Tommy Flanagan, pianiste et jazzman américain (° 16 mars 1930).
- 29 novembre : George Harrison, musicien et ancien membre des Beatles (° 25 février 1943).
- : Jean-Pierre Chabrol, écrivain français.
- 5 décembre : Peter Blake, navigateur néo-zélandais.
- 10 décembre : Ashok Kumar, 90 ans, acteur.
- 12 décembre : Jean Richard, homme de cirque et acteur français (° 18 avril 1921).
- 14 décembre : Claude Santelli, réalisateur de télévision français.
- 15 décembre : Rufus Thomas, chanteur américain.
- 18 décembre : Gilbert Bécaud, chanteur français.
- 20 décembre : Léopold Sédar Senghor, homme d’État et poète sénégalais (° 9 octobre 1906).
- 22 décembre : Jacques Mayol, apnéiste français (° 1927).
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Polynésie françaiseCatégorie:Île française -
La Polynésie française est un ensemble d'archipels dépendant de la France, situé dans l'Océan Pacifique, environ 6 000 km à l'est de l'Australie.
Histoire
C'est un ensemble d'îles polynésiennes qui furent annexées par la France durant le . Elle eut pour nom jusqu'en 1958 celui des « Établissements de l'Océanie ».
Administration
La Polynésie française, collectivité d'outre-mer, est en outre depuis 2004 le premier pays d'outre-mer. En tant que collectivité d'outre-mer française, la défense et le maintien de l'ordre sont gérés par les forces françaises (Armée de terre, Marine, Armée de l'Air) et la gendarmerie.
Politique
Article de fond : Politique de la Polynésie française
En septembre 1995, la France déclencha un grand nombre de protestations dans le monde en recommençant ses essais nucléaires sur l'atoll de Mururoa, après un moratoire de trois ans. Les essais furent interrompus en janvier 1996.
Subdivisions
La Polynésie Française est composée de 5 subdivisions administratives :
- les îles du Vent
- les îles sous le vent
- les Marquises
- les Australes
- les Tuamotu-Gambier, les plus proches de Pitcairn.
Voir l'article : Communes de Polynésie française.
Géographie
right
Article de fond : Géographie de la Polynésie française
Ce territoire comprend plusieurs groupes d'îles, la plus importante et plus peuplée étant Tahiti. La Polynésie française est située dans une région où règne une intense activité sismique.
Économie
Article de fond : Économie de la Polynésie française
La Polynésie française possède une économie moyennement développée, dépendante de l'importation de biens, du tourisme et d'une assistance financière de la part de la France. Les complexes touristiques sont très présents et souvent plus qu'à moitié vide sur les îles les plus importantes.
La culture des perles pour la bijouterie est également très développée.
Démographie
Article de fond : Démographie de la Polynésie française
Communications
Article de fond : Communications en Polynésie française
Culture
Divers
La Polynésie française possède l'un des taux de criminalité les plus bas de la France et de ses départements et territoires d'outre-mer. Toutefois, de petits larcins tels que le vol à la tire et le vol de sacs à main surviennent.
La couverture médicale est généralement bonne sur les îles les plus importantes, mais limitée dans les régions plus lointaines ou moins peuplées. Les personnes ayant besoin de soins urgents ou souffrant de maladies graves sont souvent transférées à Tahiti pour y être soignées. À Papeete, la capitale de Tahiti, deux hôpitaux et plusieurs cliniques privées fournissent des soins médicaux pour les soins des non résidents.
Bien que les routes les plus importantes soient goudronnées et bien entretenues, beaucoup de routes secondaires n'ont pas ces avantages. Le trafic routier est dense, et véhicules et piétons doivent lutter pour passer dans les rues étroites. Les trottoirs sont délimités et la loi impose que tout véhicule motorisé doit laisser passer les piétons, mais ceci n'est pas toujours respecté. Les touristes doivent donc faire attention lorsqu'ils se déplacent en voiture, en particulier la nuit.
Lien externe
- [http://www.presidence.pf Site officiel Présidence de la Polynésie française]
- [http://www.polynesie-francaise.gouv.fr Site officiel Haut-Commissariat de la République en Polynésie française]
- [http://www.tahiti-tourisme.pf Tahiti Tourisme]
- [http://www.polynesie-paris.com Délégation de la Polynésie française]
- [http://www.vicerectorat.pf/cartographie.html Comparaison étendue Polynésie - Europe]
- [http://www.upf.pf/ Université de la Polynésie française]
- [http://www.pacific-pictures.com/tahiti/ Photos de Polynésie française]
- [http://www.iero.org/sites/fenua/index.html Informations sur toutes les îles et atolls]
- [http://www.tahitiguide.com Informations touristiques sur la Polynésie française]
ja:フランス領ポリネシア
zh-min-nan:Hoat-kok Polynésie
2004
Cette page concerne l'année 2004 du calendrier grégorien.
Événements
- Année internationale de commémoration de la lutte contre l'esclavage et de son abolition (1904).
- 400 anniversaire de l'arrivée des Français en Amérique du Nord (1604).
Premier trimestre
- Détails : Janvier 2004 - Février 2004 - Mars 2004
- 3 janvier : Le vol 604 de la Flash Airlines s'abime en mer Rouge ; 148 morts.
- 4 janvier : Mikheil Saakachvili remporte les élections présidentielles en Géorgie.
- 8 janvier : Le paquebot Queen Elizabeth II est officiellement baptisé.
- 13 janvier : Un appareil de l'Uzbekistan Airways s'écrase près de Tachkent ; 37 morts.
- 23 janvier : La sonde européenne Mars Express apporte la preuve qu'il y a de l'eau sous forme de glace sur la planète Mars.
- 6 février : attentat terroriste dans le métro de Moscou ; 43 morts.
- 13 février : Funérailles nationales de Claude Ryan, chef du Parti libéral du Québec de 1978 à 1982, en la basilique Notre-Dame de Montréal présidées par le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal.
- 18 février : Un train de marchandises explose en Iran ; 320 morts.
- 20 février : Les conservateurs remportent les élections au parlement iranien.
- 24 février : Tremblement de terre de 6,5 sur l'échelle ouverte de Richter au nord du Maroc ; 517 morts.
- 2 mars : John Kerry sera le candidat démocrate aux élections présidentielles américaines de novembre.
- 11 mars : Attentats meurtriers du jeudi 11 mars 2004 à Madrid, faisant près de 200 morts et plus de 1500 blessés.
- 14 mars : Vladimir Poutine est réélu président de Russie.
- 15 mars : Espagne : Mariano Rajoy (PP) est battu par le candidat du PSOE José Luis Rodríguez Zapatero aux élections législatives.
- 28 mars : Élections régionales 2004 en France. Le PS dans l'opposition obtient la présidence de 21 Régions sur 25 contre 8 aux précéd | | |