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Lorraine

Lorraine

La Lorraine est une région du nord-est de la France qui regroupe 4 départements. Ses habitants sont les Lorrains.

Géographie

:Article détaillé : Géographie de la Lorraine. La Lorraine est la seule région française à partager ses frontières avec trois autres pays : la Belgique (Wallonie), le Luxembourg et l'Allemagne (länder de la Sarre et de Rhénanie-Palatinat). Elle est également voisine de trois régions françaises : Alsace, Champagne-Ardenne et Franche-Comté. Cette situation est un atout stratégique pour cette région située de ce fait à proximité du centre de la banane bleue, cette conurbation qui traverse l'Europe du Lancashire (Angleterre) à la Toscane (Italie), en passant par le couloir rhénan.

Histoire

:Article détaillé : Histoire de la Lorraine. La Lorraine est un vestige du royaume créé pour le carolingien Lothaire Ier, la Lotharingie, alors que ses frères recevaient les Francies occidentale (France) et orientale (Germanie). Lorsque le royaume Lorrain disparaît, ses deux voisins ne tardent pas à le convoiter. Au travers du Saint Empire romain germanique, c'est la dernière qui en prend le contrôle dans un premier temps mais, en effet le Duché de Lorraine est vassal du Saint-Empire Romain mais cependant très influencé par la France (la frontière linguistique traversant le Duché de Lorraine). Au fil des siècles, le royaume de France n'aura de cesse de grignoter le contrôle de ce territoire, en commençant par les 3 évêchés (Metz, Toul, Verdun) acquis par Henri II. L'empereur Charles VI acheta l'acceptation par la France de la Pragmatique sanction contre la Lorraine. Celle-ci serait remise au Roi déchu de Pologne, Stanislas Leszczyński et, à sa mort, à la France, ce qui arriva en 1766. Malgré d'ultimes vicissitudes, en 1870 et 1940, la Lorraine est profondément intégrée à la France («Ils n'auront pas l'Alsace et la Lorraine»).

Administration

:Article détaillé : Conseil régional de Lorraine. Le conseil régional de Lorraine est également membre de la coopération inter-régionale transfontalière « Saar-Lor-Lux » qui regroupe la région Lorraine, le Luxembourg, le Land allemand de la Sarre auxquels sont associés au sein de la Grande Région[http://www.grande-region.lu/], la Rhénanie-Palatinat et la Wallonie en Belgique. Le siège du Conseil Régional se trouve à Metz. La région est marquée par une rivalité relative entre Metz et Nancy qui était la capitale historique. Le poids de l'histoire se fait également sentir, la Moselle ayant été annexée entre 1871 et 1918 et la Meurthe gérant alors le pays-haut (partie de la Moselle non-annexée). Il en subsiste des particularités, comme le droit local ou dans le régime des cultes. Dans le domaine de l'éducation, la Moselle, autrefois rattachée à l'académie d'Alsace, est aujourd'hui intégrée à l'académie de Nancy-Metz.

Économie

:Article détaillé : Économie de la Lorraine. Avec 44 milliards d'euros, la région Lorraine génère 3,4% du PIB français, ce qui la situe à la 8 place des 22 régions françaises. Les services aux entreprises et la logistique sont les secteurs ayant la plus forte progression. Parallèlement, la situation des industries traditionnelles (industrie textile, exploitation minière et métallurgie) se dégrade, avec pour conséquence deux difficultés majeures héritées par la région : un taux de chômage élevé (mais qui est revenu en deçà de la moyenne nationale) et un grand nombre de sites pollués et souvent orphelins.

Culture

:Article détaillé : Culture de la Lorraine. De par sa position géographique, la Lorraine fut un lieu d'échange privilégié entre la France et les cultures germaniques. C'est ainsi que de nombreuses innovations ont fait leur entrée en Lorraine avant de se répandre dans le reste de la France (musique, gastronomie, etc.). Le rayonnement culturel lorrain débuta à la Renaissance, prit une ampleur remarquable à la période Classique, avant d'être le berceau de courants culturels originaux dont le plus fameux est assurément l'art nouveau, porté en France par lÉcole de Nancy.

Lorrains célèbres


- Maurice Barrès (1862-1923), écrivain et homme politique
- Jacques Callot (1592-1635), artiste
- Charles de Crevoisier (1947-), avocat, homme de lettres
- Charlélie Couture (1956-), chanteur
- Hubert Curien (1924-2005), physicien, homme politique
- Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg devenu le pape Léon IX (1002-1054)
- Émile Erckmann (1822-1899) et Alexandre Chatrian (1826-1890), dits Erckmann-Chatrian, écrivains
- Jules Ferry (1832-1893), homme politique, né à Saint-Dié
- Émile Jules Gallé (1846-1904), artiste art nouveau
- Claude Gellée (1600-1682), dit Claude le Lorrain, artiste peintre
- Charles Hermite (1822-1901), mathématicien
- Joseph Léopold Sigisbert Hugo (1774-1828), né à Nancy, général d'Empire, écrivain militaire, il est le père de Victor Hugo
- Jeanne d'Arc (1412-1431), née à Domrémy
- Patricia Kaas (1966-), chanteuse
- Bernard-Marie Koltès (1948-1989), auteur de théâtre
- Edmond Laguerre (1834-1886), mathématicien, Né à Bar-le-Duc
- Jack Lang (1939-), homme politique
- Albert Lebrun (1871-1950), homme politique, né à Mercy-le-Bas
- Louis-Hubert Lyautey (1854-1934), maréchal de France
- Louis Majorelle (1859-1926), artiste art nouveau
- Charles Messier (1730-1817), astronome
- Georges Mouton (1770-1838), général de Napoléon Ier
- Tom Novembre (1959-), chanteur, acteur
- Jean-François Pilâtre de Rozier (1757-1785), physicien, chimiste, aéronaute
- Raymond Poincaré (1860-1934), homme politique
- Jean-Victor Poncelet (1788-1867), mathématicien
- Henri Poincaré (1854-1912), mathématicien, né à Nancy
- Pierre-Louis Roederer (1754-1835), homme politique
- Raymond Schwartz (1894-1973), auteur espérantiste
- Paul Verlaine (1844-1896), poète, né à Metz
- Antoine de Ville, premier alpiniste connu (vers 1492)
- Michel Platini, ancien international de football (Nancy, St Etienne, Juventus Turin)

Voir aussi

Articles connexes


- Régions françaises ;
- Croix de Lorraine ;
- Communes de Lorraine :
  - Communes de Meurthe-et-Moselle,
  - Communes de la Meuse,
  - Communes de la Moselle,
  - Communes des Vosges.

Liens externes


- [http://www.cr-lorraine.fr Conseil Régional de Lorraine]
- [http://www.pnr-lorraine.com Parc Naturel régional de Lorraine]
- [http://www.lexilogos.com/lorrain_langue_dictionnaires.htm Dictionnaire lorrain]
- [http://lorraine.charbon.free.fr/ Le bassin houiller lorrain]
- [http://gallica.bnf.fr/SocietesSavantes/ Les sociétés savantes d'Aquitaine et de Lorraine]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Lorraine Lorraine sur Wikitravel]
-
ja:ロレーヌ地域圏 ko:로렌느 ms:Lorraine

Géographie de la Lorraine

Catégorie:Lorraine Lorraine Géographie > Pays > France > Régions > Lorraine > Géographie de la Lorraine ---- La Lorraine est la seule région française à partager ses frontières avec trois autres pays : la Belgique (région de Wallonie), le Luxembourg et l'Allemagne (länder de la Sarre et de Rhénanie-Palatinat). Elle est également voisine de trois régions française : Alsace, Champagne-Ardenne et Franche-Comté. Cette situation est un atout stratégique pour cette région située de ce fait à proximité du centre de la banane bleue, cette conurbation qui traverse l'Europe du Lancashire (Angleterre) à la Toscane (Italie), en passant par le couloir rhénan.

Démographie

Évolution historique

Évolution de la population de la Lorraine : Les chiffres indiqués ici jusqu'en 1866 incluent les communes des Vosges qui furent perdues en 1871 et sont aujourd'hui alsaciennes. Les chiffres de 1872 à 1911 incluent le département de la Moselle qui était allemand pendant cette période. L'évolution démographique de la Lorraine reflète en grande partie son histoire et celle de la France. Au début du , la population est essentiellement rurale, la natalité est élevée, la mortalité est moins élevée qu'au cours des siècles précédents, et la population augmente régulièrement. Le milieu du siècle marque un grand tournant. C'est le début de la révolution industrielle, dont le premier effet est l'exode rural. Les campagnes lorraines commencent donc à se dépeupler très fortement, comme partout en France. Mais rapidement, le développement industriel attire la population vers les centres urbains. Leur croissance, en Lorraine, va compenser les pertes du monde rural, et pendant plus d'un siècle la population va continuer à augmenter, en même temps qu'elle s'urbanise de plus en plus. Cette croissance aura cependant quelques accidents liés à l'histoire. En 1871, de nombreux habitants des régions annexées par l'Allemagne choisissent de rester en France. Certains s'installent dans la partie de la Lorraine restée française, mais beaucoup quittent aussi la région, pour aller vers la région parisienne ou l'Algérie par exemple. Pendant la Première Guerre mondiale, la Lorraine souffre énormément. Les morts de la guerre et le déficit des naissances pendant 4 ans diminuent fortement le nombre des habitants. Il faut y ajouter le départ d'un certain nombre d'Allemands qui s'étaient installés en Moselle entre 1871 et 1918, et qui préfèrent retourner vers d'autres régions allemandes. Le dynamisme est cependant rapidement de retour, dans l'euphorie des années folles. Mais avec la crise économique et démographique qui touche la France dans les années 1930, la population stagne à nouveau. La Seconde Guerre mondiale vient amplifier cette tendance, chassant temporairement de nombreux habitants. Après la fin de cette guerre, la reconstruction et le retour de certains habitants ravivent à nouveau la croissance de la région, qui va se poursuivre pendant les Trente glorieuses. Mais dans les années 1970, la crise revient. Les principales activités, l'exploitation minière et les industries lourdes qui en dérivent, sont durement frappées. Les centres urbains les plus industriels se dépeuplent, les campagnes continuent à stagner comme auparavant, et la région perd des habitants malgré sa forte natalité. Dans les années 1990, les effets de diverses reconversions industrielles réussies dans la région commencent à se faire sentir démographiquement. Les villes qui ont retrouvé d'autres activités attirent à nouveau des habitants, et dans l'ensemble la Lorraine a réussi à stabiliser sa population. La situation reste cependant très inégale. L'essentiel de la croissance démographique est désormais concentrée sur le sillon mosellan (Thionville, Metz, Toul, Nancy, Épinal), alors que le bassin minier (Longwy, Forbach), toute la partie ouest de la région (Meuse) et les hautes vallées vosgiennes sont encore en forte régression.

Répartition géographique

Aujourd'hui près des trois quarts de la population sont domiciliés dans les départements de Meurthe-et-Moselle et de la Moselle qui ont gagné 14 000 habitants entre 1990 et 1999 (+0,8%) pendant que les Vosges et la Meuse en perdaient 9 000 (-1,6%). La population est urbaine à 72,5% (46% dans la Meuse, 77% en Meurthe-et-Moselle), et 40% des Lorrains vivent sur 5% du territoire (agglomérations de Nancy, Metz, Thionville et Forbach). L'étalement urbain progresse aussi régulièrement: jusqu'au recensement de 1990, l'INSEE définissait autour d'Hagondange et de Briey une agglomération de plus de 100 000 habitants, mais celle-ci est maintenant entièrement incluse dans l'agglomération voisine de Metz, désormais la plus étendue de la région. Agglomérations de plus de 15 000 habitants: Chiffres de population totale (avec doubles comptes) pour les communes, de population sans doubles comptes pour les agglomérations et aires urbaines. Recensement de 1999. De nombreuses agglomérations débordent des frontières, en Allemagne (Forbach avec Sarrebruck, Sarreguemines, Saint-Avold) ou au Luxembourg (Villerupt avec Esch-sur-Alzette). L'agglomération de Longwy s'étend même sur trois pays, la France, le Luxembourg et la Belgique.

Relief

Le relief, de pente moyenne ascendante vers l'est, est formé d'une alternance de vallées et plateaux séparés par des cuestas (reliefs de côtes) de direction sud-nord. Partant de l'ouest, on distingue successivement: l'Argonne, les côtes de Bar, les côtes de Meuse et enfin les côtes de Moselle qui dépassent les 450 m d'altitude. Entre Côtes de Meuse et Côtes de Moselle s'étend la fertile plaine de la Woëvre large de 25 à 30 km. La Moselle coule vers le nord dans une plaine argileuse. Au nord-est de la région, le plateau lorrain présente un aspect uniforme, avec les vallées de la Seille, de la Nied et de la Sarre. Au sud la topographie s'élève de la Vôge vers les Vosges, vieux massif de l'ère tertiaire culminant en Alsace au Grand Ballon (1 424 m). Le point le plus élevé de Lorraine se situe au Hohneck (1 362 m). Les Vosges gréseuses du nord, sont plus basses que les Vosges cristallines au sud.

Sous-sol

Il est formé de roches sédimentaires (calcaire, grès et marnes) sauf dans le massif des Vosges (granite). Géologiquement, la Lorraine forme la limite orientale du bassin parisien. Il a fourni au cours de l'histoire de nombreuses ressources naturelles :
- sel gemme ;
- métaux (argent, plomb et cuivre sont exploités jusqu'au XVIII siècle) ;
- gypse ;
- houille ;
- minerais de fer (minette). Suite au plissement de terrain provoqué par la création du massif des Vosges, les différentes couches sédimentaires affleurent à la surface, entraînant des sols de natures très diverses.

Climat

Le climat lorrain est océanique dégradé à influence continentale. Les saisons sont contrastées et bien marquées mais en fonction des vents dominants peuvent se succéder du jour au lendemain des périodes de précipitations (influence océanique) ou de forte amplitude thermique (influence continentale). Par exemple pour la ville de Nancy : la température moyenne au mois de janvier est de 1,2 °C (Nice 12,5 °C, Brest 6,3 °C) tandis qu'elle atteint 18,3 °C en juillet (Nice 26,6 °C, Brest 16,2 °C). Les précipitations sont dans la moyenne nationale: 740 mm/an sur 163 jours (Nice 767 mm -88 j Brest 1178 mm-211 j). Le massif des Vosges est beaucoup plus humide (1780 mm/an à Gérardmer), ce qui provoque un fort enneigement en hiver. La Lorraine est réputée pour la rigueur de son climat et pour ses brouillards assez fréquents. Pourtant cette mauvaise réputation est fortement exagérée, elle est probablement due à l'hiver 1939-1940 qui fut exceptionnel, alors qu'un grand nombre de soldats français étaient en garnison sur les fortifications de la ligne Maginot. Il permet pourtant la culture de la vigne (vins des côtes de Toul) et des arbres fruitiers (la mirabelle est une spécialité régionale). À noter que cette dernière pourrait être en régression dans la région en raison du changement climatique.

Hydrologie

Cours d'eau

Deux grands cours d'eau : la Meuse et la Moselle, avec leurs principaux affluents (Seille, Meurthe, Sarre...), drainent la quasi totalité du bassin versant de la région. La Saône prend sa source dans le sud des Vosges à Vioménil. À l'est, la Zorn est un affluent direct du Rhin et dans la région de Bar-le-Duc, l'Ornain se jette dans la Marne. La Lorraine forme donc la limite occidentale du bassin versant du Rhin. Il existe de nombreux canaux pour permettre la navigation fluviale. L'un des plus importants est le canal de la Marne au Rhin, qui dispose d'un ouvrage particulièrement remarquable, le Plan incliné de Saint-Louis-Arzviller (écluse mobile se déplaçant sur une pente grâce à un système de contrepoids, et qui a remplacé 17 écluses classiques). Au total, la région compte 700 km de voies navigables et trois grands ports fluviaux à Frouard (Nord de Nancy), Metz et Thionville.

Plans d'eau

La Lorraine comporte de nombreux plans d'eau, presque tous artificiels hormis quelques lacs vosgiens. Ils ont été créés pour la pisciculture par des moines au Moyen Âge, ou sont les conséquences d'exploitations de carrières. La grande majorité de ces plans d'eau sont situés dans la plaine de Woëvre (département de la Meuse), dans la vallée des lacs (département des Vosges) et dans le pays des étangs (sud-est de la Moselle). Ils font partie des zones humides les plus riches du territoire français. Ainsi l'étang de Lindre accueille environ 230 des 500 espèces européennes d'oiseaux.
Les plus importants sont le lac de Gérardmer (115 ha), le lac de Madine (1 100 ha), l'étang de Gondrexange (700 ha), les lacs de Pierre-Percée (280 ha), l'étang du Stock (720 ha), l'étang de Lindre (620 ha).

Eaux minérales

La région est également riche en eaux minérales dont de nombreuses sources font l'objet d'une exploitation commerciale. C'est ainsi le cas des sources de Vittel (Grande source et Hépar) ou de Contrexéville. Par ailleurs, Plombières-les-Bains est réputée depuis l'époque gallo-romaine pour les vertus curatives de sa source.

Végétation

Le défrichage ayant été limité au XIX siècle pour des raisons militaires, la forêt recouvre 34% de la région et place ainsi la Lorraine dans les régions les plus boisées de France. Du fait de l'exploitation minière et de l'industrialisation qui l'a accompagnée, l'exode rural a été plus précoce en Lorraine que dans le reste de la France. On peut globalement distinguer six grandes zones agricoles :
- les hautes Vosges : agriculture de type pastorale liée à la fabrication du munster et du géromé et au tourisme vert (nombreuses fermes auberges).
- les Vosges gréseuses : sylviculture
- le plateau lorrain oriental : région très rurale, on y trouve de nombreux villages-rues typiquement lorrains. Les exploitations dépassent généralement 100 ha. On y pratique l'élevage (laitier pour les fermes les plus petites) et la céréaliculture.
- le plateau lorrain occidental : situé entre la Moselle et l'Argonne, il est essentiellement une terre de labours. La population est très peu dense, cette zone fait partie du désert français.
- la côte de Moselle : fort déclin agricole dans cette région au sol fertile et aux conditions climatiques très favorable.
- les côtes de Meuse : développement de la viticulture et de l'arboriculture.

Articles connexes


- Lorraine
  - Histoire de la Lorraine
  - Économie de la Lorraine
  - Culture de la Lorraine


Belgique

|- valign="top" | Roi | Albert II |- valign="top" | Premier ministre | Guy Verhofstadt |- valign="top" | Fête nationale | 21 juillet |{{entête tableau simple

Luxembourg (pays)

|- valign="top" | Capitale || Luxembourg |- valign="top" | Grand-duc
Premier ministre | Henri I
Jean-Claude Juncker |{{{{{{{{{{entête tableau charte{ligne grise{ligne grise

Allemagne

L'Allemagne (nom officiel en français : République fédérale d'Allemagne) est un pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Allemagne Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand. L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre. Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d'Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939. L'Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, les États-Unis, l'URSS qui écrasèrent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicida. 1945 Dévastée par la guerre, l'Allemagne et Berlin furent divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueurs (y compris la France). L'Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d'Allemagne) à l'ouest et la RDA (République démocratique allemande) à l'est. Les territoires plus à l'est furent intégrés à la Pologne et à l'URSS. L'Allemagne de l'Ouest retrouva la croissance économique bien plus vite que l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin, symbole de la réunification de l'Allemagne, en novembre 1989, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence se ressent aujourd'hui encore et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.

Géographie

Union européenne Article détaillé : Géographie de l'Allemagne Superficie : 357 005 km²
Frontières terrestres : 3 618 km (Autriche 784 km ; Tchéquie 646 km ; Pays-Bas 577 km ; Pologne 456 km ; France 451 km; Suisse 334 km ; Belgique 167 km ; Luxembourg 135 km ; Danemark 68 km)
Littoral : 2 389 km
Extrémités d'altitude : - 2 m > 2 962 m (la Zugspitze) Voir aussi:
- Liste des îles d'Allemagne
- Villes d'Allemagne

Économie

Article détaillé : Économie de l'Allemagne L'Allemagne enregistre le plus grand PIB de l'Union européenne. La Commission européenne lui a reproché à plusieurs reprises le dépassement des 3 % de déficit autorisé par le Traité de Maastricht. Le taux de chômage est de 11.5 % en novembre 2005 (11 % janvier 2004, 12.1 % en janvier 2005) et le nombre de chômeurs s'élève à plus de 5 millions. Avant la mise en place de l'euro le 1er janvier 1999, l'unité monétaire allemande était le Deutsche Mark.

Démographie

Deutsche Mark Article détaillé : Démographie de l'Allemagne Le pays une fois réuni est devenu démographiquement la nation la plus importante de l'Union européenne. Cependant, sa population vieillit et décroît naturellement, et seule l'immigration empêche une baisse de la population. Population : 83 029 536 habitants (en 2001). 0-14 ans : 15,57 % ; 15-64 ans : 67,82 %; + 65 ans : 16,61 %
Densité : 232 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 75 ans (en 2000)
Espérance de vie des femmes : 81,1 ans (en 2000)
Taux de croissance de la pop. : 2,7 ‰ (en 1997)
Taux de natalité : 9,16 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité : 10,42 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité infantile : 4,71 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 1,4 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 4 ‰ (en 2001)
Personnes d'origine musulmane : 3,2 millions dont 2,5 millions sont turcs (2004)

Culture

Article détaillé : Culture de l'Allemagne L'Allemagne est la terre natale de compositeurs tels Beethoven, Bach, Brahms, Schumann, Wagner ou Carl Orff; de poètes tels Goethe, Schiller et Heine ; de philosophes tels Kant, Hegel, Karl Marx et Nietzsche, théologiens tels Luther et Bonhoeffer, d'écrivains tels Hermann Hesse, Thomas Mann et Grass ; de scientifiques tels Einstein, Born, Planck, Heisenberg, Hertz et Bunsen; et d'ingénieurs tels Otto, Daimler, Benz, Diesel et Linde.
- Langues régionales d'Allemagne
- Fêtes et jours fériés d'Allemagne
- Hymne national : Das Lied der Deutschen Les grandes organisations du culte en Allemagne sont la Evangelische Kirche in Deutschland et l'Église catholique romaine. La troisième organistion du culte est l'église orthodoxe grecque. L'église orthodoxe serbe est la sixième organisation du culte en Allemagne. La quatrième organisation du culte en Allemagne est l'Église apostolique arménienne. Plus connus sont les Témoins de Jéhovah, qui sont en 5 place.
- Liens vers des statistiques sur les religions en Allemagne: [http://www.remid.de]

Divers

Lignes de téléphone : 150,2 millions (en 1997)
Téléphones portables : 65 millions (en 2005)
Postes de radio : 77,8 millions (en 1997)
Postes de télévision : 51,4 millions (en 1998)
Utilisateurs d'Internet : 25 millions (en 2005)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 123 (en 2000)
Routes : 656 140 km (dont 650 891 km goudronnés) (en 1998)
Voies ferrées : 40 826 km (en 1998)
Voies navigables : 7 500 km
Nombre d'aéroports : 613 (dont 322 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Voir aussi

Articles connexes


- Liste des noms français de toponymes allemands
- Gouvernement Angela Merkel(2)
- Liste d'Allemands célèbres
- Liste des quotidiens allemands
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande)
- La naissance du nationalisme allemand en Prusse au début du XIXème siècle

Liens externes


- [http://lallemagneexpliquee.free.fr/ L'Allemagne expliquée : un site qui explique l'Allemagne, sa culture, ses traditions et les coutumes aux français]
- [http://www.bund.de/ Portail de l'administration allemande]
- [http://www.backinjob.de Travail en Allemagne]
- [http://www.amb-allemagne.fr/ Ambassade d'Allemagne en France]
- [http://www.deutschland.de/home.php?lang=3 Portail officiel culturel (en français)]
- [http://www.stadtpanoramen.de/ Des villes en images panoramiques]
- [http://fr.jurispedia.org/index.php/Allemagne Le droit allemand sur Jurispedia]
- [http://dw-world.de/ Deutsche Welle]
- [http://www.campus-germany.de/french Études et recherche en Allemagne]
- [http://www.dwellan.biz/documents/tourisme-en-allemagne.html Le tourisme en Allemagne]
- , [http://katalogdeutsch.net Katalog Deutsch] Annuaire de ressources pour l'Allemagne et la langue allemande]
-
als:Deutschland fiu-vro:S'aksamaa ja:ドイツ ko:독일 ms:Jerman roa-rup:Ghirmânii simple:Germany th:สหพันธ์สาธารณรัฐเยอรมนี zh-min-nan:Tek-kok

Sarre (Land)

:Cet article traite du Land allemand. Pour la commune italienne, voir Sarre (Vallée d'Aoste). ---- La Sarre (Saarland en allemand) est l'un des Länder allemands composant l'Allemagne. Capitale : Sarrebruck. Population: 1,1 million
Superficie: 2 570 km² Elle est bordée par le Luxembourg, la Rhénanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz) et la Lorraine. Ces quatre entités sont d'ailleurs associées, avec la Wallonie et les communautés francophone et germanophone de Belgique, au sein de la « Grande Région », appelée aussi « Saar-Lor-Lux », afin de favoriser la coopération transfrontalière.

Histoire

La Sarre est une des rares régions d'Allemagne à avoir fait partie de l'Empire romain, comme en témoignent les nombreuses villa retrouvées sur son territoire. Elle bénéficia sans doute de la proximité de la résidence impériale de Trèves (Trier), aujourd'hui en Rhénanie-Palatinat. Au Moyen Âge, le territoire est morcelé en petites seigneuries, dont la plus importante est celle des comtes, puis princes de Nassau-Sarrebruck. Au , la Guerre de Trente Ans dévaste la région, d'autant plus que des « guerres de réunion » avec la France la prolonge. De 1680 à 1697, la Sarre devient française. Au , on commence à exploiter de manière intensive ce qui fera la richesse de la Sarre moderne: le charbon et le minerai de fer. Le développement économique permet aux princes de Nassau de doter Sarrebruck de somptueux monuments baroques, dus pour l'essentiel à l'architecte Stengel. En 1793, les armées révolutionnaires envahissent la principauté. La Sarre deviendra un département français de 1798 à 1815 avec Trèves pour préfecture. Le congrès de Vienne la donne alors à la Prusse. Après la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles de 1919 accorda à la France la propriété des mines de charbon et à la Société des Nations le mandat de l'administrer, jusqu'au référendum plébiscite du 13 janvier 1935 qui dégagea une énorme majorité en faveur du rattachement à l'Allemagne. Après la Seconde Guerre mondiale, les Français occupent à nouveau la Sarre dans le cadre de leur zone d'occupation française. Les premières élections libres des conseils municipaux se déroulent le 15 septembre 1946, la formation de partis politiques étant autorisée par les autorités militaires françaises. Le 15 décembre 1947 les conseillers adoptent une constitution sarroise. La région devient de droit un véritable état doté d’une souveraineté propre, mais amené à se rapprocher des intérêts français. L'indépendance du territoire est reconnue au sein des instances internationales. Ainsi la FIFA permet à la Sarre, en tant que nation indépendante, d'affronter en 1953 l'équipe nationale d'Allemagne dans le cadre des qualifications pour la coupe du monde de football de 1954. Le statut spécial de la Sarre permet d'autres opportunités légales : ainsi depuis 1954 à Felsberg, les antennes de l'émetteur radio Europe 1 (183 kHz) se dressent sur les hauteurs du village. Dans le cadre des discussions entre les états européens et la création des premières instances européennes, la France et l'Allemagne divergent d'opinion quant à l'avenir de la Sarre. la France souhaite que la Sarre, qui bénéficie d'un gouvernement régional doté d'une autonomie politique, demeure néanmoins sous la tutelle économique et militaire française. L'Allemagne souhaite au contraire la fin du statut spécial de la Sarre et sa réincorporation au sein de la nouvelle République fédérale d'Allemagne. Ces divergences aboutissent aux Accords de Paris du 23 octobre 1954 qui stipule la fin du régime d'occupation en Allemagne de l'Ouest et définit un règlement du problème de la Sarre. La région devra être dotée d'un statut européen dans le cadre élargi de l'Union de l'Europe occidentale qui vise à faire de la Sarre l'embryon central d'une future nation fédérée européenne. Les sarrois s'expriment à leur tour par référendum le 23 octobre 1955 en vue d'adopter ce nouveau statut, mais ceux-ci rejetent, par 67,7% des votants, cette proposition. C'est par les Accords de Luxembourg, signés par la France et la RFA le 27 octobre 1956, que le rattachement politique de la Sarre à l'Allemagne de l'Ouest est enteriné pour le 1er janvier 1957. Ces accords permettent de mettre fin à un vieux contentieux au sein des relations franco-allemandes.

Grandes villes de la Sarre


- Hombourg (Homburg)
- Neunkirchen
- Sarrebruck (Saarbrücken)
- Sarrelouis (Saarlouis), nommée ainsi en l'honneur de Louis XIV

Liste des Ministre-Présidents du Land de Sarre

(ou titre équivalent)
- 1945 - 1946 : Hans Neureuther
- 1946 - 1947 : Erwin Müller
- 1947 - 1955 : Johannes Hoffmann
- 1955 - 1956 : Heinrich Welsch
- 1956 - 1957 : Hubert Ney
- 1957 - 1959 : Egon Reinert
- 1959 - 1979 : Franz Josef Röder
- 1979 : Werner Klumpp
- 1979 - 1985 : Werner Zeyer
- 1985 - 1998 : Oskar Lafontaine (SPD)
- 1998 - 1999 : Reinhard Klimmt (SPD)
- depuis 1999 : Peter Müller (CDU)

Subdivisions

La Sarre est divisée en 6 districts (Landkreise) :
- Merzig-Wadern
- Neunkirchen
- Sarrebruck
- Sarrelouis
- Saarpfalz
- Saint-Wendel

Liens externes


- [http://www.saarland.de/ Site officiel du Land de Sarre]
- [http://www.saarbruecken.de Site officiel de la ville de Sarrebrück]. Sarre als:Saarland ja:ザールラント州 ko:자를란트 주 simple:Saarland

Alsace

L'Alsace est une région française qui regroupe deux départements : le Bas-Rhin au nord et le Haut-Rhin au sud. Son chef-lieu est Strasbourg, qui est aussi sa plus grande ville, suivie par Mulhouse (pourtant au rang de sous-préfecture). C'est également une région historique qui comprenait en outre l'actuel Territoire de Belfort.

Géographie

Territoire de Belfort Territoire de Belfort L'Alsace couvre une surface de 8 280 km² (190 km de long sur 50 km de large soit 1,5 % de la superficie de la France), ce qui en fait la plus petite des régions administratives de France métropolitaine. Elle s'étend du sud au nord le long du Rhin qui la borde à l'est. Elle est limitée au nord et à l'est par l'Allemagne, au sud par la Suisse, au sud-ouest par la région Franche-Comté et à l'ouest par la région Lorraine. Son espace est découpé en trois ensembles de relief :
- à l'est la plaine d'Alsace (qui, avec le Pays de Bade allemand forme le Fossé rhénan) drainée par l'Ill et consacrée à la grande culture céréalière ; la forêt y occupe encore des espaces importants (forêt de Haguenau au nord et celle de la Hardt au sud) ;
- à l'ouest dominent les Vosges ou le massif vosgien entaillées de larges vallées des affluents de l'Ill ; ici ce sont les pâturages d'altitude (Hautes Chaumes) qui alternent avec la forêt ; le Grand Ballon 1424 m (ex ballon de Guebwiller) est le point culminant d'Alsace, il est situé dans le Haut-Rhin ;
- les collines sous-vosgiennes font le lien entre les deux ensembles. Ce piémont vosgien est occupé par le vignoble alsacien.

Climat

Le climat alsacien est « semi-continental d'abri ». L'hiver y est froid et sec, l'été chaud. Il y a peu de précipitations, car les Vosges protègent la région contre les intempéries ainsi que des vents d'Ouest. Colmar bénéficie d'un micro-climat ensoleillé et sec : c'est la deuxième ville la plus sèche de France (après Perpignan) avec 550 mm de précipitations par an ce qui en fait un environnement idéal pour la culture de la vigne et pour le vin d'Alsace. Pour plus de détails statistiques, voir les articles Climat du Bas-Rhin et Climat du Haut-Rhin.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Alsace Histoire de l'Alsace Histoire de l'Alsace À la différence de ses provinces et régions voisines, l'Alsace n'a jamais connu de période d'unité et d'autonomie politique combinées. Longtemps caractérisée par un morcellement politique important, la région fut principalement sous l'autorité plus ou moins théorique du Saint Empire romain germanique, puis de la France, après son annexion progressive au . Quelques repères:
- 842 : les Serments de Strasbourg, prononcés par Charles le Chauve et Louis le Germanique contre leur frère aîné Lothaire.
- 855 : l'Alsace fait partie du Saint Empire.
- 1354 : Fondation de la Décapole, ligue de dix villes libres d'Alsace.
- 1648 : Suite au traité de Westphalie le royaume de France annexe une partie de l'Alsace (principalement le sud de l'Alsace).
- 1681 : la ville libre impériale de Strasbourg est assiégée par le troupes du roi de France et doit se rendre.
- 1790 : l'Alsace est partagée entre les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
- 1871 (18 avril) : Obligation scolaire en Alsace
- 1871 : par le traité de Francfort, l'Empire allemand annexe l'Alsace, sauf les environs de Belfort, ainsi qu'une partie de la Lorraine.
- 1911 (31 mai) : adoption de la Constitution d'Alsace-Lorraine.
- 1915 : les combats autour de l'éperon rocheux du Hartmannswillerkopf (aussi appelé le vieil Armand) à 17 km de Mulhouse devenu monument national.
- 1919 : Annexion de l'Alsace par la France suite à la ratification du traité de Versailles.
- 1940-1944 : pendant l'occupation nazie, l'Alsace est annexée de fait au Reich.
- 1944 (novembre) : les troupes françaises du général Leclerc libèrent Strasbourg le 23 novembre, celles du général de Lattre de Tassigny libèrent Mulhouse le 21 novembre.

Population

La population s'élève à 1 794 000 habitants fin 2004. Elle s'élevait à 1 734 145 habitants en 1999. À l'origine principalement germanique, elle a régulièrement augmenté au cours du temps (sauf pendant les périodes de guerre) à la fois par excédent naturel et par excédent migratoire. Cette augmentation s'est même accélérée à la fin du . Avec une densité de 209 habitants par kilomètre carré, l'Alsace est la troisième région la plus densément peuplée de la France métropolitaine. L'INSEE estime que la population alsacienne va augmenter de 12,9 % à 19,5 % de 1999 à 2030 et atteindre les 2 millions d'habitants. Les bassins de population et d'activité (emplois, commerces, services, transports, études, divertissements etc.) sont concentrés autour des agglomérations de Strasbourg et de Mulhouse , qui étendent de plus en plus leurs zones d'influence respectives.

Transports

Le réseau routier

Le transport ou le déplacement des usagers se fait principalement sur l'autoroute gratuite A35 assurant la liaison nord-sud, de Lauterbourg à St Louis/Bâle, avec une courte portion en nationale de 2x2 voies, dont la continuation autoroutière est à l'étude. L'axe A4 (en direction de Paris), dense, (à péage à 20 km au nord-ouest de Strasbourg), commence à atteindre un point de saturation de même que l'axe A36 en direction de Paris-Lyon, à péage dès Burnhaupt (10 km à l'ouest de Mulhouse), gratuit jusqu'en Allemagne. Du fait de la conception des autoroutes - comme étant à la fois des voies de transit et des voies de desserte des grandes agglomérations - qui prévalait dans les années 1970 et 1980, les villes de Strasbourg et de Mulhouse voient leur agglomération traversée par des voies autoroutières portées aujourd'hui à 2 fois 3 voies, et ce, à moins d'un kilomètre du centre-ville pour Strasbourg et d'1,5 km pour Mulhouse. Il en résulte de fortes nuisances : principale source de pollution et saturation du trafic, notamment à Strasbourg où le trafic de l'autoroute A 35 (170 000 véhicules/jour en 2002) est l'un des plus importants de France. La traversée urbaine de l'A 36 à Mulhouse provoque également des perturbations régulières de trafic, temporairement apaisées par sa transformation en 2 fois trois voies. L'absence de panneaux à messages variables et de caméras de trafic (de type webcam) ne facilite pas la communication avec l'usager. Il y a un projet de construction d'une nouvelle autoroute de 2 fois 2 voies qui contournerait l'ouest de l'agglomération strasbourgeoise afin de capter le trafic de transit nord-sud et de délester Strasbourg. Le tracé prévoit de relier l'échangeur de Hoerdt au nord, à Innenheim au sud. L'ouverture est prévue fin 2011 pour un trafic envisagé de 41 000 véhicules par jour. Les estimations de la DDE (maître d'ouvrage) laissent cependant planer quelques doutes sur l'intérêt d'une telle infrastructure, puisqu'elle ne capterait qu'environ 10 % du trafic de l'A35 au niveau de Strasbourg. À cela s'ajoute la décision du land voisin de Bade-Wurtemberg d'imposer une taxe sur les poids-lourds empruntant son réseau autoroutier. Ainsi, une partie du trafic de transit se reporte sur le réseau alsacien, parallèle et gratuit, ce qui aggrave aujourd'hui la saturation de celui-ci.

Le réseau ferré

Les Vosges n'étant franchissables que par le col de Saverne, la trouée de Belfort ou encore par quelques cols peu roulants, l'Alsace a besoin de se désenclaver et de se rapprocher du reste de la France. Différents projets sont ainsi envisagés :
- le TGV Est (Paris - Strasbourg) ; (travaux en cours, mise en service vers 2007);
- le TGV Rhin-Rhône ou ligne Dijon-Mulhouse (travaux dès 2006) ;
- une interconnexion avec l'ICE allemand, à la hauteur de Kehl et/ou d'Ottmarsheim ;
- le tram-train de Mulhouse en cours de réalisation, puis celui de Strasbourg (2011). Cependant, le tunnel Maurice-Lemaire en direction de Saint-Dié-des-Vosges fut abandonné par le chemin de fer et est aujourd'hui destiné au trafic routier avec péage.

Le réseau fluvial

Le trafic portuaire dépasse 15 millions de tonnes, dont près des trois quarts pour Strasbourg, second port fluvial français. Le projet d'élargissement du canal Rhin-Rhône, destiné à relier le Rhône (et la Méditerranée) au réseau d'Europe centrale (Rhin, Danube, mer du Nord et mer Baltique) a finalement été abandonné en 1998 pour des raisons de coût et de dégradation des paysages, notamment dans la vallée du Doubs.

L'avion

Il y a deux aéroports internationaux en Alsace :
- l'Aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg, c'est le seul aéroport parfaitement binational au monde. Les compagnies aériennes offrent plus de 60 destinations en vols directs.
- l'aéroport international de Strasbourg à Entzheim ;

Économie

Avec près de 3 % du PIB, l'Alsace se place au deuxième rang des régions françaises avec un PIB par habitant de plus de 20 750 d'euros. L'Alsace est une région dont l'activité économique est variée. Il peut être cité :
- la viticulture (principalement dans le centre de la région, entre Sélestat et Colmar, la Route des Vins d'Alsace ;
- la culture du houblon et le brassage de la bière (la moitié de la bière française est produite en Alsace surtout aux environs de Strasbourg, notamment à Cronenbourg et Schiltigheim, et à Obernai) ;
- l'exploitation forestière ;
- l'industrie automobile (Mulhouse) ;
- l'industrie des sciences de la vie, dans le cadre du technopôle trinational [http://www.alsace-biovalley.com/ Biovalley] occupant le leadership européen de ce domaine ;
- le tourisme ;
- divers industries et services ; L'Alsace est fortement tournée vers l'international, 35 % des entreprises ont une participation étrangère (notamment allemande, suisse, étasunienne, japonaise et scandinave). L'Allemagne a représenté près de 38,5 % des importations alsaciennes en 2002, sa crise a entraîné une crise structurelle alsacienne. Longtemps épargnée par le fléau du chômage, l'Alsace a vu celui-ci fortement augmenter (+ 20 % entre mars 2002 et mars 2003 atteignant près de 6,8 % de la population active). Ce taux de chômage relativement faible était dû à l'industrie (26 % des emplois) en crise désormais. L'Alsace entame maintenant sa reconversion industrielle vers le tertiaire notamment la recherche et les nouvelles technologies. L'exploitation minière du chlorure de potassium (sylvinite - phosphates) qui pendant un siècle a extrait 570 millions de tonnes (treize mille salariés en 1950) est désormais l'objet d'un musée à côté du chevalet de la mine Rodolphe à Wittelsheim.

Culture

Article détaillé : Culture de l'Alsace

Langue

Une partie de la population parle encore aujourd'hui couramment la langue locale, l'alsacien, dialecte alémanique avec quelques emprunts lexicaux au français, et qui fut longtemps la langue maternelle de la plupart des habitants. Le français est cependant l'unique langue officielle en vigueur. Le haut allemand (Hochdeutsch), utilisé comme langue écrite depuis le XVIème siècle, fut la seule langue officielle de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944. Durant la période de 1871 à 1918, la langue française restait enseignée dans les enclaves romanes (situées au fond de quatre hautes vallées des Vosges et dans les villages francophones de l'actuel département de la Moselle). Depuis 1992, il existe dans le but de préserver l'alsacien, ensemble de dialectes surtout parlés et moins souvent écrits (avec une orthographe variable choisie par l'auteur, dans sa variante locale), des sections bilingues paritaires en Alsace où l'enseignement est dispensé pour moitié en français et pour moitié en allemand Hochdeutsch (ayant l'avantage d'avoir une orthographe fixe et une forte présence dans les médias écrits ou audiovisuels). À l'heure actuelle, elles concernent environt 5 % des élèves. Au lycée, les élèves peuvent passer l'abibac. L'alsacien peut y être parlé en maternelle et peut être enseigné ou parlé en primaire. Cependant l'écrit est en allemand, considérant que celui-ci est la version écrite commune de l'ensemble des dialectes alsaciens. Des théâtres en alsacien sont encore représentés. Consulter également la liste établissant la correspondance des toponymies alsaciennes en français et en allemand.

Gastronomie

La cuisine alsacienne, fortement imprégnée des traditions culinaires germaniques, est riche en spécificités locales, marquées par une dominante d'utilisation du porc sous diverses formes. Parmi les plats traditionnels d'Alsace peuvent être cités le baeckeoffe, la tarte flambée, la choucroute ou les fleischschnackas. Le sud de l'Alsace, appelé le Sundgau, se caractérise par un plat traditionnel à base de poisson : la carpe frite. Des desserts traditionnels : kouglof, tarte au fromage blanc. Les festivités de fin d'année, moment fort dans la culture alsacienne, sont l'occasion de la production d'une grande variété de biscuits et petits gâteaux, appelé brédalas, ainsi que de pain d'épice, offert aux enfants à partir de la Saint Nicolas, le 6 décembre. Région viticole, l'Alsace produit principalement du vin blanc, grâce aux vignes du piémont vosgien. Le vignoble d'Alsace est ainsi à l'origine du riesling, du gewürztraminer, du tokay pinot gris, du muscat d'Alsace et du crémant d'Alsace. L'Alsace est également la première région productrice de bière en France, grâce notamment aux brasseries implantées dans l'agglomération strasbourgeoise, dont Kronenbourg, Fischer et Heineken, et à l'ouest de celle-ci (Météor, Kanterbräu), qui profitent de la culture du houblon dans le Kochersberg et dans le nord de la plaine d'Alsace. Le schnaps est également une production traditionnelle de la région, en déclin cependant depuis la raréfaction des bouilleurs de cru et la baisse de la consommation d'alcools forts traditionnels. Enfin, l'Alsace est une importante région productrice de jus de fruits et d'eaux minérales ou de source.

Construction

L'habitat traditionnel de la plaine alsacienne est constitué de maisons construites avec des murs en colombage et torchis et des toitures en tuiles plates. Colombage et torchis se rencontrent, certes, dans d'autres raisons de France, mais leur abondance particulière en Alsace est due à plusieurs raisons: 1°) La proximité des Vosges rendait le bois bon marché et facile à trouver.
2°) Du fait du risque sismique le bois était plus adapté que la pierre car, plus souple, il résistait mieux.
3°) Dans les périodes de guerre et d'invasion les villages étaient souvent incendiés, ce qui entraînait l'effondrement des étages supérieurs. C'est pourquoi on avait pris l'habitude de bâtir en pierre les rez-de-chaussée sur lesquels on reconstruisait le haut en colombages une fois la tourmente passée. C'est ce qui explique que certaines communes se soient relevées si vite dès que la paix était revenue. Cependant les colombages apparents aggravaient les risques d'incendie, c'est pourquoi, à partir du XIX siècle on a commencé à les recouvrir de crépi. Ce n'est qu'à une époque récente qu'on a commencé à les dégager ; plus récemment encore les Beaux-Arts ont exigé, pour accorder une subvention, que le crépi restant ne fût pas peint en blanc, comme on s'était mis à le faire, mais dans des couleurs variées, afin de revenir à l'usage plus ancien. Les habitants ont suivi, plus pour des raisons financières que par conviction. En tout cas on est aujourd'hui frappé par la différence entre les villages alsaciens, maintenant badigeonnés, et les villages badois qui leur font face et où le blanc règne toujours en maître.

Symbole

La cigogne, oiseau auquel certaines légendes contées aux enfants attribuaient l'apport des bébés dans les familles . Quasiment disparue il y a une trentaine d'années (1970), elle a fait l'objet d'une stratégie associative de repeuplement efficace. On en trouve désormais sur tous les toits des églises et autres édifices publics d'Alsace et même parfois sur des toits de maisons de particuliers.

Patrimoine


- Château du Haut-Kœnigsbourg
- le Mont Sainte-Odile
- Musée de l'automobile de Mulhouse
- Écomusée d'Alsace à Ungersheim
- Le Bioscope (courant 2005)
- La Cité du train à Mulhouse
- Musée EDF electropolis à Mulhouse
- Églises
- Plus de 1000 orgues
- Marchés de Noël (dans les villages Kaysersberg et grandes villes Strasbourg, Mulhouse et Colmar)
- Centre historique des villes et villages
- Centre Départemental de l'Histoire des Familles (CDHF) de Guebwiller
- Camp de concentration allemand du Struthof et musée de la déportation
- Fort de la Ligne Maginot du Schoenenbourg
- Mémorial de l'Alsace-Moselle à Schirmeck Voir aussi : Liste des musées d'Alsace

Le droit local

Dans certains domaines comme la chasse, les associations, les religions, etc., le droit appliqué en Alsace, ainsi qu'en Moselle, est un mélange de droit national et de droit local. Après la période 1870-1918 pendant laquelle l'Alsace était allemande, certaines lois ont été maintenues en vigueur et sont appliquées parallèlement aux lois françaises.

Administration

Article détaillé : Conseil régional d'Alsace

Alsaciens célèbres


- Otfried de Wissembourg, moine bénédictin, poète
- Georges Mittelhus, imprimeur du XVème siècle
- Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg, devenu pape Léon IX (1002~1054)
- Jean Arp (1887-1966), artiste
- Auguste Bartholdi (1834-1904)
- Sébastien Brant (1458-1521)
- Ferdinand Braun (1850-1918), physicien, prix Nobel de physique en 1909
- Martin Bucer (1491-1551)
- Robert de Cotte (1656-1735)
- Christophe-Guillaume Koch (1737-1813), professeur d'université, juriste et historien.
- Philippe-Frédéric de Dietrich (1748-1793)
- Gustave Doré (1832-1883), peintre
- Jean Daum (1852-1891), fondateur de la cristallerie
- Charles François Hannong (1669-1739)
- Philippe Husser (1862-1951), instituteur, auteur d'un journal.
- Alfred Kastler (1902-1984), physicien, prix Nobel de physique en 1966
- Jean Geiler de Kaysersberg (1445-1511)
- François-Christophe Kellermann (1735-1820), maréchal
- Jean-Baptiste Kléber (1753-1800), maréchal
- Germain Muller (1923-1994), artiste et homme politique
- Otto Meissner (1880-1953), homme d'État allemand
- Pierre Pflimlin (1907-2000), président du Conseil et du Parlement européen
- Beatus Rhenanus (1485-1547), humaniste et historien
- Albert Schweitzer (1875-1965)
- Charles Spindler,(1865-1938)
- Gustave Stoskopf (1869-1944)
- Charles Sturm (1803-1855)
- Tomi Ungerer (1931-), artiste
- Thomas Voeckler (1979-), coureur cycliste
- Jean-Jacques Waltz, dit Hansi (1873-1951), artiste
- Eugène Noack (1908-1985), artiste peintre colmarien
- Arsène Wenger entraineur de football au Arsenal FC (Londres)
- Sébastien Loeb champion du monde rallye WRC 2004 Voir aussi : :Catégorie:Personnalité alsacienne

Liens externes


- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Alsace Alsace sur Wikitravel]
- [http://www.region-alsace.fr/ Site du Conseil régional Alsace]
- [http://www.tourisme-alsace.com Tourisme Alsace]
- [http://www.alsannuaire.com/ Alsannuaire Moteur de recherche alsacien]
- [http://www.mulhousebienvenue.com/ Portail de Mulhouse et region en Alsace]
- [http://druine.free.fr/alsace/ Le Terroir Alsacien]
- [http://www.alsace-passion.com/ A la découverte des villes et villages d' Alsace]
- [http://www.marche-de-noel-alsace.com/ Les marchés de Noël en alsace.]
-
Catégorie:Région française als:Elsass ja:アルザス地域圏 ko:알자스 ms:Alsace

Franche-Comté

Parmi les régions de France métropolitaine, la Franche-Comté est une région plutôt petite (16 202 km² contre une moyenne de 24 762 km²). Elle représente 3% du territoire national et regroupe quatre départements : le Doubs (25), la Haute-Saône (70), le Jura (39) et le Territoire de Belfort (90). Si les trois premiers s'étendent chacun sur 5000 km² environ, le dernier n'occupe que 600 km² et forme le plus petit département métropolitain en dehors de la couronne parisienne. La Franche-comté est composée de 1786 communes dont la surface moyenne est largement inférieure à la moyenne métropolitaine (9 km² au lieu de 15). Les petites communes sont les plus nombreuses: 2/3 d'entre elles n'atteignent pas la moyenne régionale. Besançon, la capitale régionale est à 405 km de Paris, 200 km de Nancy, 226 km de Strasbourg, 155 km de Bâle, 177 km de Genève, 195 km de Lyon et 91 km de Dijon.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Franche-Comté Le nom de Franche-Comté n'apparut officiellement qu'en 1366. Le Traité d'Aix-la-Chapelle de 1668 rend la Franche-Comté à l'Espagne. Voir aussi Liste des comtes palatins de Bourgogne

Administration

Article détaillé : Conseil régional de Franche-Comté

Politique

Article de fond : Politique de la Franche-Comté

Géographie

Article de fond : Géographie de la Franche-Comté

Économie

Article de fond : Économie de la Franche-Comté

Démographie

Article de fond : Démographie de la Franche-Comté
- RG 1999 population sans double compte 1 117 059 hab +1,8%
- RG 1990 population sans double compte 1 097 276 hab

Culture

Article de fond : Culture de la Franche-Comté

Personnalités connues


- Gustave Courbet : peintre, chef de file de l'école réaliste française, il fut aussi un homme engagé dans la Commune de Paris.
- Édouard Belin : inventeur du bélinographe.
- Hubert-Félix Thiéfaine : chanteur.
- Victor Hugo : le grand écrivain et homme politique, natif de Besançon.
- Hilaire de Chardonnet : inventeur de la soie artificielle.
- Bernard Clavel : écrivain, Prix Goncourt en 1968 avec Les Fruits de l'hiver.
- Marcel Aymé : écrivain.
- Pierre Joseph Proudhon : Penseur utopiste.
- Louis Pergaud : écrivain, auteur de la guerre des boutons.
- Louis Pasteur : inventeur la vaccination.
- Dominique Voynet : femme politique.
- Paul-Émile Victor : explorateur, directeur des expéditions polaires Françaises.
- Edgar Faure : homme politique radical.
- Pierre Marie Philippe Aristide Denfert-Rochereau : Militaire responsable de la défense de Belfort pendant la guerre de 1870.
- Claude Joseph Rouget de Lisle : compositeur de la Marseillaise.
- Les frères Auguste et Louis Lumière : inventeurs du cinéma.
- Armand Peugeot : un des fondateurs des autombiles Peugeot; leader économique de la région. Avec autrefois le grand concurrent Frédéric Japy.
- Jean-Pierre Chevenement : homme politique actuel.

Liens externes


- [http://www.cr-franche-comte.fr/chiffres/index.php Le conseil régional de Franche-Comté]
- [http://www.franche-comte.org Site officiel Tourisme Franche-Comté]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Franche-Comté Franche-Comté sur Wikitravel]
-
Catégorie:Région française ja:フランシュ=コンテ地域圏

Banane bleue

ja:ブルーバナナ Catégorie:géographie de l'Europe Catégorie:Économie Catégorie:Mégalopole La banane bleue est une représentation d'une dorsale économique et démographique de l'Europe occidentale. Son nom est inspiré de la forme courbe de cette dorsale et de la couleur dominante du drapeau de l'Union européenne ou de celle représentant traditionnellement le continent européen (cf. anneaux des Jeux olympiques), le bleu. Cette dorsale est aussi connu sous le nom de mégalopole européenne.

Origine et périmètre

D'après l'article de Roger Brunet, "Le nom «banane bleue» est une addition médiatique : la forme de banane a été évoquée par Jacques Chérèque, ministre de l'Aménagement du territoire, présentant ces travaux lors d'une conférence de presse à succès; la couleur est celle que lui a donnée trois jours après le dessinateur du Nouvel Observateur, dans un article de Josette Alia qui servit de baptême à la «banane bleue»." Cette expression a été ensuite reprise par les géographes dont notamment Roger Brunet, en 1973, lorsque qu'avec l'Institut Reclus de Montpellier, une étude sur l'avenir des villes européennes a été réalisée. Les conclusions mettaient en évidence un couloir urbain cohérent et courbe s'étendant de Londres à Milan, centre majeur du développement spatial européen selon cette étude (Selon le modèle Centre / Périphérie utilisé en géographie et en économie.
Les régions concernées étaient alors le bassin londonien, le Benelux, la frange nord-est de la France (Alsace et Lorraine), la vallée rhénane, la moitié ouest de la Bavière, la Suisse et l'ouest du bassin du au nord de l'Italie. La partie française a été ajoutée à ce centre européen par soucis politique de la faire appartenir à cet ensemble majeur. En effet, le ministre Jacques Chérèque, très attaché à la région Lorraine, a tout fait pour que cette région industrielle française intègre ce centre.

Une notion rapidement détournée

La simplicité de cette représentation en a fait son efficacité et très vite, les aménageurs, les médias et les hommes politiques se la sont appropriés. Comme souvent dans cette situation, le sens du terme, devenu à la mode, évolue, et son périmètre également. Devenue argument de développement positif, la banane bleue fut alors décrite comme le périmètre de l'ensemble où se développeraient les organisations sociales et économiques structurantes dans lequel les investisseurs privés auraient intérêt à s'implanter. Par un effet de dominos, les collectivités situées à la périphérie de cette banane cherchèrent à l'intégrer. Et c'est ainsi que des représentations de cette banane bleue gagnèrent en épaisseur et inclurent le bassin parisien. Les régions plus lointaines chargèrent les responsables du développement de dessiner de futurs couloirs de développement spatial, avec pour objectif implicite de se rapprocher du cœur de l'Europe. C'est ainsi qu'apparurent les bananes scandinaves, larc méditerranéen ou encore larc alpin.

Relativisation

De nombreux détracteurs ont souligné que cette étude a été réalisée dans le contexte d'une Europe coupée en deux du fait de la Guerre froide, et que de ce fait, elle n'a pas pris en compte des secteurs pourtant tout aussi structurants sur le continent, tels que l'agglomération berlinoise, la Baltique et Varsovie, ou encore le couloir du Danube. À cela s'ajoute l'importance du bassin parisien et de l'Arc méditerranéen. Par ailleurs, un tiers de la banane bleue couvre des zones désertiques (mer du Nord, Alpes) ou durement touchées par des difficultés de reconversion industrielle (Belgique, Lorraine, Sarre, Ruhr) qui amènent à relativiser la notion de banane bleue en termes d'entité spatiale de développement positif. C'est pourquoi de nombreux spécialistes de l'aménagement du territoire préfèrent aujourd'hui insister sur la notion de polycentrisme du développement européen, tout en concédant qu'une partie de la banane bleue a un sens en ce qui concerne le phénomène de conurbation qui est observé de la mer du Nord à la vallée rhénane.

Evolution d'un concept (approches géographiques récentes)

Rapidement, cette expression sera remplacée par l'expression de Mégalopole européenne ou Dorsale européenne. Aujourd'hui, l'approche en terme de Centre et Périphérie de l'espace européen cherche à intégrer Paris qui reste une périphérie de cette Dorsale. Les géographes proposent donc une nouvelle approche : le Ring (au sens allemand signifiant « anneau », qui rappelle à la fois l’or du Rhin, ou au sens anglais, il évoque des affrontements de champions.) Ce ring rassemble ainsi les villes de Londres, du Randstad hollandais, Cologne, Francfort, Stuttgart, Zurich, Bâle et Paris. Les capitales européennes Bruxelles et Strasbourg sont sensiblement deux foyer de l’ellipse du Ring et Luxembourg se trouve au centre de ce système (cf. article de Brunet). Une autre approche est proposée l'Euro-ring, qui rassemble toutes les métropoles européennes reliées les unes aux autres par TGV dans un délai d'environ 3 heures. Centré autour de Bruxelles, il comprend notamment des villes comme Londres, Paris, Amsterdam, La Haye, Francfort, Cologne… bientôt Milan, voire dans un futur proche Madrid, via Barcelone. Dans le domaine de l'Aménagement du territoire, émerge fortement la notion de polycentrisme qui se pose en réaction à la centralité jugée excessive du territoire européen. Cette centralité est décrite et dénoncée dans le [http://europa.eu.int/scadplus/leg/fr/lvb/g24401.htm Schéma de Développement de l'Espace Communautaire] au travers de la figure du pentagone que forment les villes de Londres-Paris-Milan-Munich-Hambourg. Dans les représentations politiques de l'aménagement du territoire européen, la banane bleue n'est pas mobilisée pour décrire l'organisation territoriale, et Paris est résolument considérée comme faisant partie du centre.

Liens


- [http://www.mgm.fr/ARECLUS/page_auteurs/Brunet14.html Roger BRUNET revient sur l'expression "Banane bleue"]
- [http://www.mgm.fr/PUB/Mappemonde/M202/Brunet.pdf article de Roger BRUNET, "Les lignes de forces de l'espace européen", Mappemonde, 2002]

Europe

L'Europe est un continent ou une partie de l'Eurasie (péninsule occidentale), voire de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux Continent » (ou « Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau Monde » (Amérique). Amérique

Étymologie

Dans la mythologie grecque, Europe fille d'Agénor (Ευρώπη en grec) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l'île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d'Homère, Ευρώπη est une reine mythologique de Crète et pas un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l'année -500 sa signification contient toute la terre au nord. L'analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurys (« large ») et ops (« visage »), mais il s'agit sans doute d'une étymologie incertaine. D'autres linguistes pensent qu'il vient du mot sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident). Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche effectivement en Europe, la terre à l'ouest. Et la princesse phénicienne (donc sémitique) a bien été enlevée par Zeus vers le couchant.

Géographie

Géographie Géographie Les limites terrestres de l'Europe sont parfois floues. Celle-ci serait, dans la vision européenne traditionnelle, séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural, le fleuve Oural, la mer Caspienne et le massif du Caucase. Les détroits du Bosphore et de Gibraltar séparent l'Europe respectivement de l'Asie et de l'Afrique. Le continent est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au nord par l'Arctique. La mer Méditerranée délimite le continent au sud. Sont considérées européennes l'Islande et les principales îles de la Méditerranée - le cas de Chypre est le plus sujet à caution, au moins sur le plan géographique. Jusqu'ici la délimitation est claire, mais elle se complique avec les cas de la Russie et la Turquie, classées politiquement en Europe, qui ont une bonne partie de leur territoire en asie. Dans la vision actuelle, qui fait unanimité, le contour de l'Europe peut s'affiner et s'imaginer à partir des États membres du Conseil de l'Europe. Quelques îles de l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores) que la géographie ne rattache pas à ce continent sont considérées comme européennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aus