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Méditerranée

Méditerranée

] La mer Méditerranée est une mer presque fermée située entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie et qui s'étend sur une superficie d'environ 2,5 millions de kilomètres carrés. Elle doit son nom au fait qu'elle est littéralement une « mer au milieu des terres », en latin mare medi terra. La Méditerranée est reliée à l'océan Atlantique par le détroit de Gibraltar à l'ouest, à la mer de Marmara et à la mer Noire par les Dardanelles et le Bosphore à l'est. La mer de Marmara - mais pas la mer Noire - est souvent considérée comme faisant partie de la Méditerranée. Le canal de Suez au sud-est relie la Méditerranée à la mer Rouge. Les principales îles de la Méditerranée sont :
- Chypre, la Crète et Rhodes à l'est ;
- la Sardaigne, la Corse, la Sicile et Malte au centre ;
- les Baléares à l'ouest. Les pays qui bordent la Méditerranée sont :
- au nord : la France, Monaco, l'Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Grèce et la Turquie ;
- à l'est : le Liban, la Syrie et Israël ;
- au sud : l'Égypte, la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc ;
- à l'ouest : l'Espagne ;
- au centre : Malte et Chypre. Le climat méditerranéen est caractérisé par un hiver humide et doux et par un été sec. Quelques cantons particuliers de la Méditerranée portent eux-mêmes traditionnellement le nom de mer :
- mer Égée
- mer Ionienne
- mer Adriatique
- mer Tyrrhénienne
- mer Ligurienne
- mer de Marmara (anciennement Propontide)
- et quelques golfes : golfe de Corinthe, golfe du Lion, golfe de Tarente, golfe de Syrte.

Description géographique

La mer Méditerranée se divise en deux bassins bien individualisés, séparés par des hauts fonds situés entre la Sicile et la Tunisie : la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale, eux-mêmes nettement compartimentés. Sicile En Méditerranée occidentale, l'axe Corse-Sardaigne isole la mer Thyrénienne du reste du bassin. En Méditerranée orientale, on distingue la mer Ionienne, qui atteint les plus grandes profondeurs et le bassin levantin , séparés par un goulet entre la plate-forme de la mer Égée limité au sud par la Crète et les hauts fonds au large de la Cyrénaïque. D'une manière générale, le plateau continental est relativement réduit, sauf dans trois zones : la mer Adriatique, la mer Égée, et la plate-forme qui s'étend entre la Sicile et la Libye au large de la Tunisie.

Géologie

Bien qu'intercontinentale, on y trouve cependant un fond basaltique au large des côtes françaises, ce qui en fait un mini-océan du Languedoc.

Économie

Histoire

voir l'article détaillé : Histoire de la Méditerranée

Principaux fleuves méditerranéens


- Nil
-
- Rhône
- Èbre

Bibliographie


- Fernand Braudel, La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, 1 édition, Paris : Armand Colin, 1949.
- Germaine Tillion, Le harem et les cousins, Paris : éditions du Seuil, 1966.
- Christian Bromberger et al., L'anthropologie de la Méditerranée, Paris : Maisonneuve et Larose ; Aix-en-Provence : Maison méditerranéenne des sciences de l'homme, 2001.

Voir aussi


- Climat méditerranéen
- Flore méditerranéenne
- ancien département de la Méditerranée
-
Catégorie:Mer ou océan ja:地中海 ko:지중해 th:ทะเลเมดิเตอร์เรเนียน zh-min-nan:Tē-tiong-hái

Europe

L'Europe est un continent ou une partie de l'Eurasie (péninsule occidentale), voire de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux Continent » (ou « Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau Monde » (Amérique). Amérique

Étymologie

Dans la mythologie grecque, Europe fille d'Agénor (Ευρώπη en grec) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l'île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d'Homère, Ευρώπη est une reine mythologique de Crète et pas un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l'année -500 sa signification contient toute la terre au nord. L'analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurys (« large ») et ops (« visage »), mais il s'agit sans doute d'une étymologie incertaine. D'autres linguistes pensent qu'il vient du mot sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident). Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche effectivement en Europe, la terre à l'ouest. Et la princesse phénicienne (donc sémitique) a bien été enlevée par Zeus vers le couchant.

Géographie

Géographie Géographie Les limites terrestres de l'Europe sont parfois floues. Celle-ci serait, dans la vision européenne traditionnelle, séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural, le fleuve Oural, la mer Caspienne et le massif du Caucase. Les détroits du Bosphore et de Gibraltar séparent l'Europe respectivement de l'Asie et de l'Afrique. Le continent est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au nord par l'Arctique. La mer Méditerranée délimite le continent au sud. Sont considérées européennes l'Islande et les principales îles de la Méditerranée - le cas de Chypre est le plus sujet à caution, au moins sur le plan géographique. Jusqu'ici la délimitation est claire, mais elle se complique avec les cas de la Russie et la Turquie, classées politiquement en Europe, qui ont une bonne partie de leur territoire en asie. Dans la vision actuelle, qui fait unanimité, le contour de l'Europe peut s'affiner et s'imaginer à partir des États membres du Conseil de l'Europe. Quelques îles de l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores) que la géographie ne rattache pas à ce continent sont considérées comme européennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aussi le cas du Groenland, qui appartient au Danemark. On n'oubliera pas enfin que certains pays d'Europe occidentale ont conservé quelques colonies lointaines dont les habitants se retrouvent de facto européens, par exemple pour la France les départements et territoires d'outre-mer. L'Europe a une superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomètres carrés, précisément 10 392 855 km². Cela représente un tiers de l'Afrique ou un quart de l'Asie ou de l'Amérique. On peut distinguer cinq grandes régions géographiques : Europe de l'Est, Europe centrale, Balkans, Europe de l'Ouest et Scandinavie. Il faut noter que les frontières orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre I le Grand au . De même, la frontière fut déplacée des hautes crêtes du Caucase vers la Caspienne au début du pour justifier l'annexion de la Géorgie et de l'Arménie dans l'empire russe. D'un point de vue plus scientifique, si l'on se réfère à la tectonique des plaques, l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne sont qu'un seul et même continent, dénommé Eurasie. Aussi, quelques géographes éminents, tels que Alexander von Humboldt, considéraient-ils l'Europe comme une simple presqu'île de l'Asie. Voir également les formations géologiques d'Europe.

Climat

L'Europe est caractérisée par un grand nombre de pénétrations de bras de mer entre des péninsules, qui contribuent ainsi à tempérer le climat du continent, par ailleurs réchauffé sur sa façade occidentale par le Gulf Stream. La majeure partie du continent est située sous des latitudes tempérées et connaît donc quatre saisons bien marquées. Les régions côtières de la façade atlantique connaissent un climat océanique, adouci par le Gulf Stream, tandis que la grande plaine du nord-est est caractérisée par un climat continental. On peut aussi distinguer le climat montagnard des régions d'altitude (Alpes, Pyrénées, Alpes scandinaves) ainsi que le climat méditerranéen particulièrement clément du contour de la Méditerranée.

Histoire de l'Europe

Préhistoire

Des fouilles réalisées ces dernières années en Géorgie puis en Bulgarie permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d'années. Il est en effet probable que ses représentants aient peuplé l'Europe depuis le Caucase en suivant la voie danubienne. On appelle anténéandertaliens les populations qui ont vécu en Europe il y a 800 000 à 400 000 ans. Ils sont notamment représentés par l'homme de Tautavel (- 450 000 ans), le « Français le plus ancien ». Les premières traces de peuplement néandertalien en Europe remontent à 300 000 ans. Cette espèce humaine, très spécialisée, semble n'avoir existé qu'en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a près de 35 000 ans. L'homme moderne (dont les premières traces africaines remontent à 120 000 ans) apparaît en Europe il y a 40 000 ans, représenté notamment par l'homme de Cro-Magnon.

Antiquité

C'est aux Grecs qu'on doit le mot Europe, attesté pour la première fois au Il semble qu'il ait d'abord désigné pour eux la région continentale située au nord du golfe de Corinthe, puis les terres qu'ils découvraient peu à peu au nord du bassin méditerranéen. Sur les rives de la Méditerranée, après l'essor de la Grèce, vient celui de la civilisation romaine. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques : Celtes, Germains, etc. La constitution de l'Empire romain, puis le développement du christianisme, permettent une première ébauche d'unité européenne dont le centre politique et économique est la Méditerranée. La lente désagrégation de cet empire et son incapacité à résister face aux incursions répétées des peuples germaniques entraînent sa dislocation puis l'effondrement de sa moitié occidentale. Divers peuples germaniques accaparent alors le pouvoir dans de nouvelles entités territoriales aux frontières mouvantes, préludes à la création des actuels États européens de l'ouest. À l'est, l'empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et mue en un empire chrétien d'Orient où les habitants persistent à se considérer « Romains ».

Moyen Âge

Charlemagne est considéré comme le « père de l'Europe ». C'est en effet avec lui que le mot Europe prend une signification politique. On l'appelle de son vivant Pater Europae, et on trouve aussi l'expression Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles). L'Europe de Charlemagne, c'est d'abord une Europe franque, dans laquelle Rome ne joue plus le rôle majeur : s'il est sacré empereur d'Occident à Rome, c'est Aix-la-Chapelle qu'il choisit comme capitale de son empire. C'est aussi une Europe chrétienne : Charles se considère comme couronné par Dieu, et le fait que son sacre à Rome ait eu lieu un 25 décembre a valeur de symbole. C'est enfin une Europe occidentale, les projets d'union avec l'empire d'Orient envisagés vers l'an 800 ayant échoué. Le Moyen Âge est, presque partout en Europe, l'époque de la féodalité d'où émergeront, sous l'impulsion de rois énergiques et ambitieux, les ébauches des premiers États modernes, souvent antagonistes comme la France et l'Angleterre. L'empire d'Occident se désagrège rapidement après la mort de Charlemagne, puis disparaît au début du . En 962, Otton Ier crée le Saint Empire romain germanique, mais celui-ci ne peut s'étendre, contrecarré par la montée des nationalismes (France, Angleterre), par ses luttes avec la papauté, puis par le développement de l'empire ottoman lors de l'époque moderne. L'empire byzantin, chrétien mais de culture essentiellement grecque, connaît d'importantes fluctuations de sa force et par conséquent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'étendra à son apogée sur une grande partie du rivage méditerranéen, d'abord sous Justinien Ier, puis sous les empereurs macédoniens, du IXe au . La montée en puissance des Musulmans, puis le Grand Schisme (1054) entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigée en 1202 à son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dépecé morceaux par morceaux par l'empire ottoman avant de disparaître lors de la chute de Constantinople en 1453. En fait, c'est le terme de Chrétienté qui, durant quelques siècles, unira culturellement la plupart des Européens catholiques alors que le mot Europe disparaît des propos et des esprits. Les croisades sont l'une des rares concrétisations politique et militaire de ce sentiment d'appartenance.

Époque moderne

A l'époque où l'Empire Byzantin s'effondre, la Reconquista touche à sa fin. 1492 est l'année de l'Espagne, avec la reconquête du dernier royaume maure (Grenade) en péninsule ibérique et le premier voyage de Christophe Colomb, sous l'égide des Rois catholiques qui va ouvrir la voie à l'établissement des hégémonies européennes. Le rêve d'un grand empire européen renaît au , avec l'affrontement entre François Ier et Charles Quint, qui tous deux se disputent le trône du Saint-Empire. Grâce à l'appui des banquiers Fugger, Charles Quint l'emporte, se retrouvant à la tête d'un domaine très vaste, mais aussi très morcelé. Les diverses guerres menées contre la France ne donnent aucun résultat et, durant deux siècles, le découpage de l'Europe va évoluer au gré des alliances matrimoniales et des guerres entre États. Plus grave, le ciment du christianisme catholique, qui donnait un semblant d'union à cette Europe, éclate en morceaux avec la Réforme (ou plutôt les Réformes), dont l'impact politique est considérable, entraînant notamment la formation des Provinces-Unies et de la Confédération helvétique. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans, les guerres de Louis XIV rythment les XVI et XVII siècles. Les traités de Westphalie (1648) redessinent durablement la carte politique de l'Europe et l'équilibre des forces en présence. L'Époque moderne est donc finalement marquée par un renforcement des nationalismes. C'est aussi l'époque où l'Europe s'étend très loin de ses frontières naturelles par la constitution des premiers empires coloniaux sur le continent américain, puis en Inde.

Époque contemporaine

La Révolution française inaugure un bouleversement politique très important : les idées démocratiques apparaissent sur le devant de la scène et les campagnes de Napoléon Ier puis le Congrès de Vienne vont remodeler profondément la carte de l'Europe et les mentalités. À la fin d'un long processus, le voit se réaliser l'unité de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi que la constitution de plusieurs nouveaux pays dans les Balkans, issus du démembrement de l'Empire ottoman, appelé alors l'homme malade de l'Europe. C'est aussi l'apparition de nouveaux mouvements politiques prônant plus d'égalité (socialismes), voire le démantèlement du pouvoir des États (anarchismes). Ces idées se diffuseront par la suite, et avec plus ou moins de retard, largement hors des frontières de l'Europe. La domination politique et économique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmée après qu'elle a bouleversé son économie lors des révolutions industrielles, développant sa productivité et amorçant une forte explosion démographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays européens, en concurrence les uns contre les autres, d'étendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogée au début du (cette apogée s'acheve en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre établi. La Seconde Guerre mondiale laisse l'Europe exsangue (voir l'article Europe sous domination nazie). Alors que la suprématie des pays européens occidentaux disparaît au profit de deux nouvelles super-puissances (les États-Unis et l'Union soviétique), des rébellions se développent dans les colonies, aboutissant à l'indépendance de nombreux pays, notamment au cours du troisième quart du . Parallèlement, alors que l'excédent démographique de l'Europe était tel qu'elle constituait un réservoir d'émigration massive tout au long du et au début du , les pays du continent furent confrontés à une stabilisation, voire une régression démographique à partir de la Première Guerre mondiale. Cela, combiné au développement continu de l'économie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'œuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente glorieuses.

Religions

Religion On peut distinguer de façon générale trois ensembles de religion :
- L'Europe du nord protestante (Royaume-Uni, Scandinavie, Allemagne du Nord…)
- L'Europe de l'est orthodoxe (Grèce, Russie, Ukraine, Roumanie, Serbie…)
- L'Europe du sud, de l'ouest et du centre catholique (Portugal, Espagne, Italie, France, Belgique, Allemagne du sud, Pologne, Autriche…) Les catholiques sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays, les protestants dans 9 pays, les musulmans 3 pays (Bosnie-Herzégovine, Albanie, Turquie) Il existe des minorités religieuses à l'intérieur de ces grands ensembles :
- les juifs sont présents en Europe depuis l'Empire romain, ils ont été persécutés depuis le Moyen Âge et pendant la Seconde Guerre mondiale (voir shoah) avec en France, des groupes issus de l'immigration du Maghreb (depuis 1962 surtout) et du Moyen Orient au XIXe siècle.
- les musulmans sont fortement présents dans les Balkans, autrefois sous l'ancien Empire ottoman (Albanie, Bosnie, Kosovo, Macédoine), en Turquie et, des suites de l'immigration, en France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Belgique…
- les religions extrêmes orientales, connaissant un succès grandissant, par goût de l'exotisme ou par les communautés asiatiques immigrées en Europe.
- l'athéisme est minoritaire. Anciennement en Albanie, la religion était prohibée : selon l'ouvrage de J. Baudérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, 1994, page 259 : un quart de la population de l'Union européenne serait « non religieuse » et 5 % des Européens seraient des athées convaincus. Une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 annonce que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais sont athées. Selon une récente enquête du Centre public de recherches sociologiques (Le Monde, juillet 2005), 82,4 % des Espagnols se disent catholiques et 47,7 % d'entre eux pratiquants.
- la laïcité reste une spécificité française, mais la séparation des Églises et des États est établie dans presque tous les pays. Cependant, au sein de l'Union européenne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande et la Grèce ont des systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'état reconnaît une religion officielle ou dominante. Dans ces cas, il n'y a pas égalité de traitement entre les religions mais des prérogatives d'ordre financier sont accordées à l'une d'entre elles. Des débats préparatoires à la constitution européenne ont évoqué la possibilité d'inscrire les racines chrétiennes dans le texte, mais cela fut rejeté. Pendant longtemps, le continent a été ravagé par l'intolérance religieuse et les guerres de religion (France, Guerre de Trente Ans, pogroms).

Politique

Politique Les pays qui ont tout ou partie de leur territoire en Europe (selon les limites géographiques définies plus haut) sont au nombre de 49 : Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Biélorussie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, ancienne République yougoslave de Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie-et-Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, Vatican. Voir article détaillé Politique de l'Europe Les dates de la construction de l'Union européenne

L'unité européenne, rêve et réalité

L'Europe n'a jamais connu d'unité politique totale. Certaines périodes d'une durée variable ont cependant été marquées par la domination d'une vaste partie du continent par un pouvoir unique, qui s'est en général imposé par la force. Ce fut ainsi le cas de l'empire romain, de l'empire carolingien, de l'empire napoléonien, et du III Reich. Certaines familles royales ont également, par le biais de relations dynastiques, gouverné un grand nombre de pays européens, au premier rang desquelles la famille des Habsbourg. Victor Hugo a souvent rêvé qu'un jour existeraient les États-Unis d'Europe, faisant pendant aux États-Unis d'Amérique. Son discours prononcé le 21 août 1849, à l'occasion de l'ouverture du Congrès de la Paix à Paris, est resté célèbre [http://crdp.ac-lille.fr/crdp2003/archives/texte_hugo_2_txt.htm]. Il y évoque une Europe enfin pacifiée, unie dans un même gouvernement. La suite de l'Histoire lui donne tort, avec la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Puis arrive la guerre froide, qui divise l'Europe en deux blocs antagonistes. Malgré tout, le général de Gaulle conserve l'espoir, parlant à plusieurs reprises d'une vaste Europe allant de l'Atlantique à l'Oural. La chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc soviétique pourraient un jour lui donner raison. En effet, depuis la deuxième moitié du , un mouvement d'union politique est en construction, avec pour particularité sa mise en place pacifique et démocratique. La forme actuelle de ce nouveau pouvoir qu'est l'Union européenne n'est cependant pas encore arrêtée et laisse aujourd'hui une grande liberté politique aux pays membres, de plus en plus nombreux. L'Union européenne comprend maintenant 25 États membres, dont 12 qui font partie de la zone euro. Pour l'actuel gouvernement des États-Unis, la « vieille Europe » comprend les pays de l'ouest du continent, et la « nouvelle Europe » les pays du centre et de l'est, récemment libérés du communisme. L'Europe est le continent comptant le plus de monarchies. Les monarchies européennes sont démocratiques, les rois et reines n'ont qu'un rôle symbolique et le plus souvent c'est le premier ministre, élu, et son gouvernement qui ont le véritable pouvoir politique sur le pays concerné.

Organisations européennes


- conseil de l'Europe : cour européenne des Droits de l'Homme
- AELE : Association européenne de libre-échange
- CE : Communauté européenne qui remplace la CEE depuis 1993
- CEE : Communauté économique européenne
- EEE : Espace économique européen
- UE : Union européenne : zone euro, Cour de justice européenne, Banque centrale européenne, Convention de Schengen

Économie

Voir la liste des grands groupes industriels européens.

Environnement

Le 2005 est entré en vigueur la nouvelle norme européenne pour limiter la pollution atmosphérique : les agglomérations de plus de 250 000 habitants de l'Union européenne ne doivent pas dépasser certaines valeurs limites : 50 microgrammes (0,05 mg) de particules par mètre cube d'air ambiant doit être le seuil maximum pour 35 jours par an, et la valeur moyenne annuelle ne doit pas aller au-delà de 40 microgrammes. Cependant, les normes anti-pollution déjà en vigueur n'étaient déjà pas respectées : en 2002, 11 pays sur 15 ont dépassé la marge autorisée.

Voir aussi


- Eurojust
- Limites de l'Europe
- Union européenne

Cartes

En français :
- [http://www.histoirealacarte.com Cartes animées sur le thème l'Europe et les Nations 1815-1914]
- [http://www.st-petersbourg.org/pays_europe/europe.htm Création de l'Europe Cartes Europe 1919-1945] En anglais :
- [http://www.europe-countries.com Europe Countries]
- [http://www.europe-atlas.com Europe Atlas]

Liens externes


- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/ Catégorie Europe] sur l'annuaire Dmoz
- [http://www.populationdata.net/europe.php PopulationData.net - Europe]
-
Catégorie:Géographie als:Europa ja:ヨーロッパ ko:유럽 ms:Eropah roa-rup:Evropa simple:Europe th:ทวีปยุโรป zh-min-nan:Europa

Afrique

L'Afrique est un continent ou une partie de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Avec une superficie de 30 065 000 km², l'Afrique recouvre près de 20,3% de la surface des terres émergées. C'est le 3 ou 2 plus grand continent de la Terre, selon que le l'on considère l'Amérique comme un ou deux continents. Le nom « Afrique » proviendrait d'un nom de la tribu des Afridi qui vivait en Afrique du Nord dans la région de Carthage. L'autre étymologie veut qu'elle vienne du berbère Taferka " terre ", " propriété terrienne ". Celui qui vit sur une terre est appelé Aferkiw, qui a donné " africanus " en latin dont le territoire correspond à la province romaine d'Ifriqiya. Ce nom a été renommé (en arabe إفريقيا ifrīqīyā) par les nouveaux venus. D'autres théories voudraient que le mot descende du grec aphrike (« sans froid ») ou du latin aprica (« ensoleillé »). À l'origine, les Romains nommaient uniquement « Afrique » la partie nord du continent (voir Afrique (province romaine)). La désignation arabe Ifriqiya aurait donné Afrique dans son sens moderne. Une autre hypothèse sur l'origine du mot « Afrique » serait qu'il viendrait de l'ancien berbère tafarqa qui veut dire terre ou pays, que les Romains transformèrent en afirca.

L'Afrique politique

ancien berbère Union Africaine

Les États

Les frontières des États de ce continent sont en grande partie issues de la colonisation, ce qui explique qu'elles ne prennent que peu en compte les réalités des populations. De même le regroupement des différents pays en sous-régions est utilisé plus dans un souci pratique que par vérité historique. On distingue généralement l’Afrique du Nord, l’Afrique Noire (appelée aussi l’Afrique Sub-saharienne) et l'Afrique Australe.
- l’Afrique du Nord, limitée au sud par le Sahara, est habitée par des populations à majorité arabe et berbère.
- l’Afrique sub-saharienne est elle-même subdivisée en trois sous régions : l’Afrique Occidentale, l’Afrique Orientale, l’Afrique Centrale
- l'Afrique Australe jouit d'un climat tempéré et possède le plus fort niveau de développement économique.

Afrique du Nord


- le Maghreb
  - l'Algérie
  - Ceuta (ville autonome espagnole sur la côte marocaine)
  - le Maroc
  - Melilla (ville autonome espagnole sur la côte marocaine)
  - la Tunisie
- les Canaries (communauté autonome d'Espagne)
- l'Égypte
- la Libye
- le Sahara occidental (territoire partiellement occupé par le Maroc)

Afrique Occidentale ou Afrique de l'Ouest


- le Bénin
- le Burkina Faso
- le Cap-Vert
- la Côte d'Ivoire
- la Gambie
- le Ghana
- la Guinée
- la Guinée-Bissau
- le Liberia
- le Mali
- la Mauritanie
- le Niger
- le Nigeria
- le Sénégal
- la Sierra Leone
- le Togo

Afrique centrale


- le Cameroun
- la Centrafrique
- la République du Congo (Brazzaville)
- la République démocratique du Congo (Kinshasa)
- le Gabon
- la Guinée équatoriale
- São Tomé-et-Príncipe
- le Tchad

Afrique Orientale

Afrique Orientale
- le Burundi
- les Comores
- le Kenya
- Mayotte (collectivité départementale à statut particulier de France)
- l'Ouganda
- le Rwanda
- les Seychelles
- le Soudan
- la Tanzanie
- la corne de l'Afrique
  - Djibouti
  - l'Érythrée
  - l'Éthiopie
  - la Somalie

Afrique Australe


- l'Afrique du Sud
- l'Angola
- le Botswana
- le Lesotho
- Madagascar
- le Malawi
- Maurice
- le Mozambique
- la Namibie
- la Réunion (région administrative et département français)
- le Swaziland
- la Zambie
- le Zimbabwe

La quète de l' autonomie politique

La Colonisation


- Colonialisme

La traite des noirs


- Esclavage, Traite des noirs

Les indépendances

Le néocolonialisme


- françafrique

La dette africaine

La place de l'Afrique dans les institutions internationales

Les projets africains

Géographie de l'Afrique

Article détaillé : géographie de l'Afrique

Histoire de l'Afrique

Article détaillé : Histoire de l'Afrique

Cultures et religions d'Afrique


- art africain, théâtre africain
- Langues africaines

Voir aussi

Liens internes


- Développement, maldéveloppement
- Diaspora africaine

Liens externes


- [http://www.ankhonline.com/nouvelle1.htm Histoire et civilisation africaines]
- [http://www.populationdata.net/afrique.html PopulationData.net]
- [http://www.afrology.com Espace de réflexion des intellectuels africains]
- [http://www.arts.uwa.edu.au/jmc/Mongobeti/ Peuples noirs - peuples africains]
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Afrique/ ODP - Afrique]
- [http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=11&code_art=8183 Je t’aime moi non plus : à propos des rapports entre la France et l’Afrique] [http://www.inspiration-productions.com/afrique/francais/accueil_afrique.html Inspiration productions, producteur du documentaire Retour à Yélékéla, sur un village de brousse au Mali]

Livres


- René Dumont, L'Afrique noire est mal partie, (1962)
- René Dumont, Pour l'Afrique, j'accuse, (1986)
- Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun. Autopsie d'une décolonisation (1972), réédition chez La Découverte 2003
- Cathérine Coquery-Vidrovitch, Les Africaines : histoire des femmes d'Afrique noire du XIX au XX siècle, Desjonquères 1994
- John Iliffe, Les Africains : Histoire d'un continent, édition de poche, Flammarion 2002
- François-Xavier Verschave, Françafrique : Le plus long scandale de la République, Stock 1998
- François-Xavier Verschave, Noir silence : qui arrêtera la Françafrique ? , les arènes 2000
- François-Xavier Verschave, Négrophobie, les arènes, 2005
- Joseph KI-ZERBO, Histoire de l'Afrique noire, éd. Hatier, 1978
- Cheikh ANTA DIOP, Nations nègres et culture, Présence Africaine, 1954
- Cheikh ANTA DIOP, L'unité culturelle de l'Afrique noire, Présence Africaine, 1960
- Cheikh ANTA DIOP, L'Afrique noire précoloniale, Présence Africaine, 1960
- Cheikh ANTA DIOP, Civilisation ou Barbarie, Présence Africaine, 1981
- Théophile OBENGA, Les Bantu, langues, peuples, civilisations, Présence Africaine, 1985
- HISTOIRE GENERALE DE L'AFRIQUE : Comité scientifique international pour la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique, UNESCO. éd. Présence Africaine, EDICEF, UNESCO, 1997
- Marc Ferro, Histoire des colonisations, des conquêtes aux indépendances (XIIIe-XXe siècle), Paris, Le Seuil, 1994
- Marc Ferro, Le livre noir du colonialisme (directeur), Paris, Robert Laffont, 2003
- Georges Balandier, Sociologie actuelle de l'Afrique noire. Dynamique des changements sociaux en Afrique centrale, Paris, P.U.F., 1984 (1955 pour la première édition)
- Gaston Kelman, Je suis noir et je n'aime pas le manioc
-
Catégorie:Géographie de l'Afrique ja:アフリカ ko:아프리카 ms:Afrika simple:Africa th:ทวีปแอฟริกา zh-min-nan:Hui-chiu

Détroit de Gibraltar

]] Le détroit de Gibraltar, au sud de l'Espagne, au nord du Maroc, à l'est de l'océan atlantique, à l'ouest de la Méditerranée, sépare ces deux derniers. Il est large de 14,4 km et d'une profondeur d'environ 300 m. Dans l'Antiquité ce détroit était appelé « les Colonnes d'Hercule », mais il doit son nom de Gibraltar à une déformation de djebel Tarik d'après le général berbère Tariq ibn Ziyad qui en avril 711 franchit le détroit pour faire un raid contre l'Espagne wisigothique, première incursion musulmane dans la péninsule ibérique.

Géographie

Le rocher et la ville de Gibraltar, qui donnent leur nom au détroit, se trouvent sur une très étroite péninsule, sur la rive européenne, à l'entrée est du détroit. À l'ouest, le détroit débouche dans le golfe de Cadix, qui s'ouvre largement sur l'Atlantique. À l'est, au contraire, le golfe d'Algésiras est plus fermé, large d'une centaine de kilomètres environ, et long de près de deux cents. La Méditerranée étant une mer quasi fermée, et subissant une évaporation importante, le courant dominant dans le détroit va de l'Atlantique vers la Méditerranée en surface mais il existe en permanence un courant inverse plus faible en profondeur. La limite entre les eaux de l'Atlantique et de la Méditerranée (en terme de température et de salinité notamment) se situe loin vers l'est, presque tout le golfe d'Algésiras est atlantique de ce point de vue.

Liaisons est-ouest

Le détroit est un point majeur des liaisons maritimes dans le monde. Il est franchi tous les ans par environ 90 000 navires marchands. Sa position a une très grande importance stratégique au moins depuis qu'à la fin du Moyen Âge, un commerce par mer s'est établi entre l'Europe du Nord et l'Italie. La ville de Gibraltar est une colonie de la Grande-Bretagne depuis le traité d'Utrecht en 1713, ce qui a permis à la flotte britannique d'avoir la suprématie navale en Méditerranée à partir du XVIII et surtout au . Le détroit est devenu encore plus stratégique lors du percement du canal de Suez en 1869. Depuis lors, il permet le passage de l'Atlantique non seulement vers la Méditerranée, mais aussi vers l'océan Indien, évitant la longue route du Cap. Gibraltar a donc longtemps été une grande base navale britannique, mais elle a été fortement réduite depuis la fin de la guerre froide.De son côté, l'Espagne possède la ville de Ceuta, sur la rive marocaine du détroit. Conquise en 1415 par le Portugal, elle est passée à l'Espagne sous le règne de Philippe II, lorsqu'il fut roi des deux pays. Gibraltar est revendiquée par l'Espagne et Ceuta par le Maroc.

Liaisons nord-sud

Le détroit sépare aussi l'Europe de l'Afrique. Des bacs assurent la liaison, pour le passage des personnes et des véhicules. C'est un point de passage de l'immigration clandestine vers l'Europe, surtout depuis que d'une part la croissance de l'Espagne au cours des années 1980 en a fait une destination de l'immigration, d'autre part parce que la disparition des contrôles aux frontières intérieures de l'Union européenne (Acte unique et la convention de Schengen) en fait une porte d'entrée de l'Union entière. L'immigration peut se faire via Ceuta, enclave européenne en Afrique. L'Espagne a très fortement renforcé la frontière à partir de 1999. L'immigration se fait aussi par traversée du détroit, parfois sur des embarcations de fortune, causant de nombreux morts. Le chiffre fait l'objet d'une polémique : il est d'au moins plusieurs dizaines par an, mais certains parlent de milliers. La situation est similaire sur deux autres détroits donnant accès à l'Europe, le détroit de Sicile, entre la Tunisie et la Sicile, et le canal d'Otrante à l'entrée de la mer Adriatique, entre l'Albanie et l'Italie. Le percement d'un tunnel sous le détroit (Afrotunnel) est en projet, un accord entre l'Espagne et le Maroc a été signé le 12 décembre 2003.

Liens externes


- [http://www.tpi.setec.fr/references/osouterrains/periode2/Fich-s08/index.html Projet de tunnel] Gibraltar Catégorie:Gibraltar Gibraltar Catégorie:Mer Méditerranée ja:ジブラルタル海峡 ko:지브롤터 해협

Mer de Marmara

Catégorie:Mer Méditerranée Catégorie:Mer ou océan Catégorie:Mer ou océan La mer de Marmara est une mer située entre l'Europe orientale et l'Asie mineure et qui relie la mer Noire à la Méditerranée. Elle s'étend sur une superficie de 11 500 km² et une profondeur maximum de 1 261 mètres. Elle est bordée au nord et au sud par la Turquie. Elle est située sur une faille responsable de nombreux et dramatiques séismes. Elle communique au nord-est avec la mer Noire par le Bosphore, et au sud-ouest avec la mer Égée par le détroit des Dardanelles. Les Grecs anciens nommaient la mer de Marmara la Propontide car elle leur permettait d'accéder au Pont Euxin, ancien nom de la mer Noire.

Voir aussi


- Liste des mers et océans
- Dardanelles
- Bosphore ja:マルマラ海 ko:마르마라 해

Dardanelles

Les Dardanelles sont un détroit qui relie la mer de Marmara à la mer Égée. Aujourd’hui, les deux rives sont turques.

Géographie

Par habitude, en géographie, les Dardanelles sont une des limites entre le continent européen et le continent asiatique.

Histoire

Près des Dardanelles (anciennement nommées Hellespont) se trouve le site de Troie. Le détroit se situant entre la mer Noire et la mer Méditerranée, il a souvent été un point de passage commercial et militaire stratégique. Des terres environnant la mer Noire venaient du bois, des fourrures et des esclaves à destination des marchés européens. Dans l'Antiquité, elle fut le théâtre de 2 campagnes navales: en -411 / -410 s'y déroulèrent les batailles de Cynosséma, d' Abydos et de Cysique, tandis qu'en -405 eut lieu la bataille d' Aigos Potamos. Pendant la Première Guerre mondiale, en 1915, la Bataille des Dardanelles vit les forces de la Triple Entente tentèrent un débarquement pour attaquer la Triple Alliance du côté de l’Empire ottoman et de la Bulgarie, alliés de l’Empire d'Allemagne. Catégorie:Détroit de Turquie ja:ダーダネルス海峡 ko:다르다넬스 해협

Canal de Suez

Le Canal de Suez est un canal long de 163 km qui relie Port-Saïd, port égyptien donnant sur la Méditerranée, et Suez qui donne sur la mer Rouge. Il permet aux navires d'aller d'Europe en Asie sans devoir contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Avant son creusement, les marchandises devaient être transportées par terre entre la Méditerranée et la mer Rouge.

Histoire

cap de Bonne-Espérance Dans l'Antiquité un canal indirect par le Nil reliait les deux mers. À l'époque de Napoléon on disait que le niveau de la mer Rouge était dix mètres plus haut que la Méditerranée. Comme le canal ne peut être utilisé qu'avec des bateaux utilisant un moteur et qu'en 1860 seulement 5 % des navires fonctionnaient à la vapeur, sa construction fut un pari. Dans la décennie suivante les marines marchandes s'équipèrent en masse. La compagnie de Ferdinand de Lesseps construisit le canal entre 1859 et 1869. À la fin des travaux, l'Égypte pour 44 % et 21 000 Français en étaient conjointement propriétaires. On estime que 1,5 million d'Égyptiens participèrent à la construction du canal et que 125 000 moururent, principalement du choléra. Des machines spécialement conçues les aidèrent. choléraLe 17 février 1867, le premier navire emprunta le canal, mais l'inauguration attendit le 17 novembre 1869. L'impératrice Eugénie était présente. La dette extérieure de l'Égypte força celle-ci à vendre ses parts au Royaume-Uni à prix d'aubaine qui assurait ainsi sa route des Indes. Des troupes britanniques s'installèrent sur les rives du canal pour le protéger en 1882 et remplacèrent l'empire Ottoman comme tuteur du pays. Plus tard, durant la Première Guerre mondiale, les Britanniques négocièrent l'Accord Sykes-Picot qui divisa le Moyen-Orient de façon à éloigner l'influence française du canal. La valeur des actions fut multipliées plusieurs fois et faisaient partie du patrimoine bourgeois de référence. Le 26 juillet 1956, Nasser nationalisa la compagnie du canal dans le but de financer la construction du barrage d'Assouan suite au refus des États-Unis de fournir des fonds. En représailles, les avoirs égyptiens furent gelés et l'aide alimentaire supprimée. Les principaux actionnaires du canal étaient alors britanniques et français. De plus Nasser dénonce la présence coloniale du Royaume-Uni au Moyen Orient et soutien les nationalistes dans la guerre d'Algérie. Le Royaume-Uni, la France et Israël se lancèrent dans une opération militaire, baptisée « opération mousquetaire », le 29 octobre 1956.
L'opération de Suez dura une semaine. Les Nations unies confirmèrent cependant la légitimité égyptienne et condamnèrent l'expédition franco-israëlo-britannique par une résolution. Après la guerre des Six Jours de 1967, le canal resta fermé jusqu'en 1975, une force de maintien de la paix de l'ONU restant sur place jusqu'en 1974.

Caractéristiques

Le canal ne comporte pas d'écluses, tout son trajet restant au niveau de la mer, contrairement au Canal de Panamá. Son tracé s'appuie sur trois plans d'eau, les lacs Manzala, Timsah et Amer. Le canal permet le passage de navires de 15 m de tirant d'eau, des travaux sont prévus pour permettre le passage de supertankers tirant jusqu'à 22 m d'ici 2010. Actuellement, ceux-ci doivent se décharger d'une partie de leur cargaison dans un bateau appartenant au canal pour descendre leur ligne de flottaison. Sa largeur moyenne est de 365 m dont 190 de voie navigable. Initialement, ces deux valeurs étaient de 52 et 44 m. Situés de part et d'autre, des chenaux de dérivation portent la longueur totale de l'ouvrage à 195 km. Quelque 15 000 navires traversent le canal chaque année, représentant 14% du transport mondial de marchandises. Un passage prend de 11 à 16 heures.

Liens externes


- [http://www.herodote.net/histoire11170.htm L'inauguration du 17 novembre 1869] Suez, canal de Catégorie:Mer Méditerranée ja:スエズ運河 ko:수에즈 운하 simple:Suez Canal th:คลองสุเอซ

Chypre

Chypre (grec Κύπρος ; turc Kıbrıs) est une île située dans l’est de la Méditerranée, à 75 km au sud de la côte turque. Elle est peuplée d’environ 850 000 habitants. Depuis 1974, date de l’invasion par l’armée turque de la partie nord-est de l’île, elle est divisée en deux parties :
- la République de Chypre (qui s'étend de droit sur la totalité de l'île) (« Chypriotes grecs », peuplée majoritairement par des habitants de culture grecque), pays qui fait partie de l’Union européenne ;
- la zone occupée militairement par la Turquie : la République turque de Chypre du Nord (RTCN) (« Chypriotes turcs », peuplée majoritairement par des Turcs de Turquie), État reconnu uniquement par la Turquie. La capitale, Nicosie, est coupée en deux par la ligne verte (ou ligne Attila) qui sépare la zone libre de la zone occupée. Dans la population, l’élément grec est prédominant (78 %) malgré l’arrivée d'environ 100 000 colons turcs installés par le gouvernement d’Ankara. Dans la République chypriote se trouvent deux bases militaires britanniques, à Akrotiri et Dhekelia.

Histoire

Dans l'Antiquité, l’île de Chypre appartient à un large monde hellénistique. On y extrait du cuivre, que les Romains appellent aes cyprium (littéralement « métal de Chypre »). Ce mot se transforme au fil du temps pour devenir « cuivre » en français. Chypre est ensuite incluse dans l’Empire romain, puis dans l’Empire byzantin. Richard Cœur de Lion conquiert l’île (1191) et la donne à Guy de Lusignan, qui fonde le royaume latin de Chypre (1192 - 1489). Elle passe ensuite sous le contrôle de Venise (1489-1573), avant d'être conquise par les Turcs. En 1878, le sultan donne Chypre en bail à la Grande-Bretagne. À l’issue de la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne fait de Chypre une colonie de la couronne en représailles au soutien de l’Empire ottoman à l’Allemagne. En 1931 a lieu un premier soulèvement populaire des Chypriotes grecs pour réclamer l’union avec la Grèce. En 1955, les Chypriotes grecs reprennent les armes contre le pouvoir britannique qui recrutait des milices chypriotes turques pour renforcer les troupes coloniales. Les accords de Zurich et de Londres de 1959 mettent fin à la lutte anti-coloniale. Chypre devient une République indépendante en 1960, ainsi que membre de l'ONU et du Commonwealth. Cependant elle n’obtient pas le droit de posséder sa propre armée. La Grande-Bretagne, la Turquie et la Grèce deviennent les États garants de sa souveraineté. La constitution garantit à la minorité chypriote turque un poids politique important (30 % des postes dans la fonction publique et 40 % dans la police) au regard de son poids démographique (18 % de la population)dans un système communautaire analogue à celui du Liban. En 1961, Chypre devient membre du Conseil de l’Europe. En 1963, le président Makarios propose des amendements à la Constitution de 1960 qui réduisent le poids politique des Chypriotes turcs. La Turquie demande la partition de l'île. Les affrontements entre les milices chypriotes grecque et turque amenènent l’ONU à envoyer des casques bleus (l'Unificyp) sur l’île en 1965. Suite à la dictature des colonels qui se met en place en Grèce, de nombreux opposants se réfugient à Chypre. Le 15 juillet 1974 la garde nationale dirigée par des officiers grecs lance une tentative de coup d’État contre le président Makarios. Le 20 juillet, la Turquie intervient militairement pour protéger les intérêts de la communauté turque et occupe le nord de l’île en deux jours (s'assurant le contrôle de 38 % du territoire). En Grèce, le refus de l'armée de s'impliquer plus avant dans ce conflit marque la fin de la dictature. Une fois la république chypriote restaurée, la Turquie refuse de se retirer et impose la partition du pays de part et d'autre de la « ligne verte » (appelée « ligne Attila » par les Turcs). 200 000 chypriotes sont contraints à l'exode, les grecs chassés du territoire occupé par la Turquie, les Turcs forcés de s'installer au nord. Le 13 février 1975 se met en place un État chypriote turc. Il s'autoproclame République turque de Chypre du Nord en 1983 mais n'est reconnu que par la Turquie. L'ONU a déclaré cette action illégale dans sa Résolution 541 du 18 novembre 1983. L'Unicyp prend le contrôle de la ligne verte et fait respecter le cessez-le-feu. En 2003 la perspective de l’entrée de Chypre dans l’Union européenne permet un premier dégel, avec l’ouverture de points de passages sur la ligne verte et une mission de bons offices du secrétaire des Nations Unies, Kofi Annan. Mais le plan proposant d’instaurer un État bizonal, accepté à plus de 65 % par les chypriote turcs, est rejeté à 70 % par les Chypriotes grecs lors d'un référendum. Le 1 septembre 2004, La République de Chypre (la partie grecque) entre dans l’Union européenne. La reprise des négociations entre les deux communautés et tout progrès vers une solution à ce conflit qui sépare de fait les deux communautés depuis plus de quarante ans, semble désormais largement conditionnée par l'avancée des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Europe. Article détaillé : Histoire de Chypre

Géographie

Histoire de Chypre La superficie de Chypre est de 9 521 km². D’un point de vue géographique, Chypre se situe dans le sud-ouest de l’Asie (Asie Mineure), mais les Chypriotes affirment que leur pays est situé en Europe en s’appuyant principalement sur le fait que la très grande partie des habitants de l'île sont de souche européenne et que la culture et la politique de leur pays sont plus proches de celles de l’Europe que de celles d’Asie. On y retrouve une grande variété, avec ces massifs montagneux de Troodos et de Pendadatyla qui s’élèvent sous la force volcanique exercée par les planques techtoniques de l’Afrique et de l’Euroasie; un climat sec dans la région de Nicosie, et bien sûr un climat très méditerran&en avec la mer qui donne un peu de fraîcheur durant les longs mois d’été.

Politique

Partis politiques (par ordre alphabétique) :
- AKEL (Parti communiste -grec)
- CTP (Centre gauche -turc- au pouvoir dans la partie nord)
- Démocratie européenne
- Démocrates unis (Chypre)
- EDEK
- DIKO (parti du président actuel (2005))
- DISY
- DP ( Centre droit - turc- participe à la coalition au pouvoir dans la partie nord)
- Les Verts
- Nouveaux Horizons
- UBP (Droite - turc) ...

Voir aussi


- Liste des rois de Chypre
- Géographie de Chypre
- Villes de Chypre

Liens externes


- [http://cyprus.europe-countries.com Site sur Chypre]
- [http://www.europe-atlas.com/cyprus-map.htm Carte de Chypre]
- [http://www.visitcyprus.org.cy/ Office du tourisme de Chypre]
- [http://www.un.org/french/peace/peace/cu_mission/unficyp/unficypB.htm le site de l'Unficyp]
- [http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/chypremdv49 Une carte] de répartition des population sur le site du Monde diplomatique
-
Catégorie:Territoire contesté ou occupé zh-min-nan:Kypros ko:키프로스 ms:Cyprus ja:キプロス simple:Cyprus th:ประเทศไซปรัส

Crète

La Crète est une île méditerranéenne qui se distingue par sa situation géographique qui constitue le point méridional extrême de l'Europe. Rattachée à la Grèce en 1913, elle en est une des treize périphéries (région administrative). La Crète est le berceau de la civilisation minoenne, dont Cnossos est le cœur et le site archéologique le plus important.

Histoire

Cnossos
- À partir de 7000 av. J.-C. (époque néolithique), l'île est envahie par des peuples venant d'Anatolie qui pratiquent l'agriculture et l'élevage. Les plus anciennes poteries sont trouvées à Cnossos et Phaistos. Culte de la « Grande Mère », déesse de la fertilité.
- Période prépalatiale : 2600-2100 av. J.-C. De nouveaux immigrants viennent de l'est. Les poteries sont plus fines, le travail du cuivre et du bronze se généralise.
- Période paléopalatiale : 2100-1650 av. J.-C. La Crète atteint une position prééminente en mer Méditerranée.
- Période néopalatiale : 1650-1450 av. J.-C. Suite à des catastrophes naturelles, vraisemblablement séismes et raz-de-marée liés à l'explosion du Santorin, la construction de sites plus grands est relancée à l'image de Cnossos.
- Période postpalatiale : 1450-1200 av. J.-C. La culture minoenne décline rapidement. Les Mycéniens envahissent la Crète.
- 1200-67 av. J.-C. : La Crète vit selon l'organisation sociale dorienne et à l'ombre de la culture grecque classique.
- 67 av. J.-C. - 395 : La Crète appartient à l'Empire Romain. Gortyne devient capitale de la Crète et de la province qui comprend la Cyrénaique.
- 395-824 : La Crète fait partie de l'empire byzantin.
- 824-961 : Occupation arabe.
- 961-1204 : Reconquête par les Byzantins.
- 1204-1669 : Après la prise de Constantinople par les croisés, Candia (la Crète) devient vénitienne.
- 1669 : Les Turcs conquièrent Héraklion et dominent l'île pendant 200 ans.
- 1898 : La Crète devient autonome et le prince Georges de Grèce devient son Haut-Commissaire.
- 1913 : La Crète est rattachée à la Grèce.

Géographie

Grèce La Crète possède une forme étirée d'est en ouest (250 km sur 60 au maximum). D'une superficie de 8400 km², 1000 km environ de périphérie, elle est la cinquième île de Méditerranée après la Sicile, la Sardaigne, la Corse et Chypre. Tout comme la Corse, elle est montagneuse, le point culminant est le Psiloritis à 2500 m. La Crète compte officiellement environ 300 000 oliviers. Riche d'un écosystème très diversifié, elle abrite plusieurs espèces d'animaux qu'on ne retrouve nulle part ailleurs, ainsi qu'une flore très variée. L'île est bercée par un climat méditerranéen, l'été est chaud et sec, alors que l'hiver est plutôt doux. La Crète souffre en revanche de problèmes d'environnement. En effet, il y a quelques années encore, une immense décharge à ciel ouvert située près de Chania posait d'importants problèmes écologiques. L'état grec a donc décidé de la fermer. Mais il existe encore beaucoup de décharges sauvages un peu partout sur l'île. Les plages sont elles aussi envahies de déchets en tout genre (bien que certaines d'entre elles soient régulièrement nettoyées, comme Elafonissi). Les rivages crétois sont malheureusement victimes également de dégazages.

Principales villes


- Agios Nikolaos
- La Canée (Chania)
- Cnossos
- Héraklion
- Ierapetra
- Paleohora
- Rethymno
- Sfakia
- Spili
- Timbaki

Économie

Tourisme

Mythes Fondateurs

L'île de Crète a été le théâtre de nombreux épisodes de la mythologie grecque:
- elle est le lieu où Zeus est né, protégé par sa mère Gaia (la Terre), contre l'appétit de son père Cronos.
- elle est le lieu des amours de Zeus et de sa captive Europe, liaison qui donnera naissance à Minos, le roi légendaire de la Crète.
- l'épouse de Minos ayant succombé au charme d'un taureau blanc, elle enfantera le fameux Minotaure. Celui-ci sera enfermé par Minos dans le Labyrinthe, construit par l'architecte Dédale. L'emplacement du Labyrinthe serait reconnaissable d'après certains archéologues sur le site de Cnossos en Crète.
- la ruse et le courage de Thésée et d'Ariane permettront de tuer le Minotaure et de ressortir du Labyrinthe.
- Enfin, Dédale et son fils Icare cherchent à s'échapper de l'île où la vengeance de Minos les poursuit : pour cela, Dédale construit des ailes en cire. Icare y laissera la vie en volant trop près du soleil.

Voir aussi


- Périphérie de Crète

Liens externes


- [http://www.crète.net Le portail de la Crète - Guide, actualités, météo, réservations, plans et cartes]
- [http://crete.free.fr La Crète - Voyage en images]
- [http://nezumi.dumousseau.free.fr/crete.htm Les principaux sites de Crète]
- [http://grecomania.site.voila.fr/Crete/index.html Site sur la Crète] Catégorie:Île grecque Catégorie:Région grecque ja:クレタ島

Rhodes

ja:ロードス島 Rhodes Catégorie:Patrimoine mondial en Grèce :Cette page traite de l'île de Rhodes, pour la commune française, voir Rhodes (Moselle). ---- Rhodes (Moselle) Rhodes (en grec Ρόδος / Rodos) est une île grecque située en mer Méditerranée à l'est de l'archipel du Dodécanèse. Elle est située à 17,7 km à l'ouest de la Turquie, entre la Grèce et l'île de Chypre. La population en 2004 est estimée a 100 000 habitants. C'est aussi le nom de la ville principale où habitent 50 000 à 60 000 habitants. Le colosse de Rhodes, statue gigantesque située à l'entrée du port de la ville de Rhodes était l'une des sept merveilles du monde.

Histoire

sept merveilles du monde Rhodes était habitée à l'époque néolithique. En 322 av. J.-C., Rhodes fut intégrée à l'empire d'Alexandre le Grand. Après la mort de celui-ci, Rhodes entretint des relations commerciales étroites avec le royaume des Ptolémées installé en Égypte. En 164 av. J.-C., Rhodes signa un traité avec Rome. Au , Paul de Tarse évangélisa l'île. Entre 1307 et 1522, l'île fut le siège de l' ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Les Hospitaliers débarquèrent sur Rhodes en 1307 et en achevèrent la conquête en 1310. Ils fortifièrent la ville, laissant les impressionantes murailles actuelles. Dans la partie basse de Rhodes, le collachion, ils édifièrent le palais du grand maître et les « auberges », résidences servant aux Hospitaliers venus d'Occident pour lutter contre les musulmans. L'île essuya un premier siège en 1480, avant de tomber aux mains des Turcs de Soliman le Magnifique en 1522, après un siège de cinq mois. En 1912, l'Italie s'empara de l'île qui appartenait alors aux Turcs. L'île passa sous souverainté grecque en 1948.

Liens externes


- [http://www.rhodestravel.com/fr/index.html Guide touristique de Rhodes]
- [http://druine.free.fr/rhodes Guide Evasion:Rhodes, île du soleil]
- [http://gerardgrandjean.net/page.php3?page=grece_6&lang=FR Photos de Rhodes]

Sardaigne

La sardaigne, (en italien : Sardegna et en langue sarde normalisée : Sardigna), est la deuxième plus grande île de la Méditerranée, située au sud de la Corse. Rattachée à l'Italie après un long isolement, culturellement différente de la péninsule, elle a obtenu le statut de région autonome depuis le 28 février 1948.

Histoire

L'histoire plurimillénaire de la Sardaigne commence(rait) sans doute au paléolithique inférieur (100 000 ans avant J.-C.) auquel remontent les premiers vestiges certains de la fréquentation de l'île par l'homme, qui s'y installe de manière stable bien plus tard, au néolithique inférieur (6 000 av. J.-C.). La première civilisation ayant une physionomie et des caractères bien définis et autochtones est la civilisation dite de Bounighinu (au cours du 4e millénaire avant J.-C. — population diffusée sur le territoire de l'île pratiquant l'agriculture regroupée en villages — en contact étroit avec la Corse, l'Italie et le Sud de la France, céramique et obsidienne en laissent la trace archéologique évidente), puis apparait celle plus célèbre des nuraghes, qui débute à l'âge du bronze ancien (1 500 av. J.-C.) et qui décline progressivement à la fin de l'âge du fer (500 av. J.-C.) pour ne disparaître complétement qu'avec l'occupation romaine. Elle a ainsi été nommée à cause de son architecture la plus typique : le nuraghe, construction en forme de tour (tronc de cône) à l'aide de gros blocs de pierre équarris et travaillés, qui prend une forme plus articulée et complexe lors de la période la plus resplendissante de cette civilisation (en plein âge du fer). Il existe d'autres constructions typiques de l'âge pré-nuragique et intermédiaire : les domus de janas (traduction : les maisons des fées) creusées dans le granit et servant à inhumer les morts, les tombes des géants, très fréquentes à l'intérieur de l'île, et de dimensions cyclopéennes. Dans ce cas également il s'agit de constructions typiques. Le mégalithisme (avec des menhirs notamment) est une caractéristique pré-nuragique. Les riches ressources minières de l'île attirent l'attention et l'intérêt commercial des populations de la Méditerranée orientale, comme les Mycéniens et les Chypriotes, mais ce sont les Phéniciens qui, à partir du IXe et du constituent les premières colonies stables, occupant des sites le long de la côte, facilement accessibles, favorables aux échanges et au commerce. La Sardaigne qui appartenait à l'empire carthaginois (son occupation va de 535 à 239 av. J.-C.) privilégie, outre la production des ressources minières, celle du froment et du bois (l'île était quasiment recouverte de forêts). Cette exploitation perdure également avec la conquête romaine (239 av. J.-C. - 476 après J.-C.). La Sardaigne fut rattachée à Rome lors de la deuxième guerre punique et en 227 av. J-C. est constituée la province romaine de Corse-Sardaigne. Rome, pour affirmer sa domination des zones internes et notamment la Barbaria (devenue l'actuelle Barbagia) - les habitants y sont considérés comme plus fiers et courageux que sur les côtes - s'impose par une administration forte et bien organisée et dont l'efficacité est assurée principalement par un réseau routier très ramifié - duquel ont survécu encore çà et là quelques morceaux originaux - repris en grande partie par le tracé du réseau routier moderne. La décadence de l'Empire romain atteint l'île et a pour conséquence l'abandon progressif des terres agricoles et des côtes et un abaissement notable de la démographie. Abandonnée à elle-même et sans défense, la Sardaigne est occupée et subit les razzias durant quelque 80 ans (vers 460 - 530 après J.-C.) par les Vandales d'Afrique qui, défaits par l'empereur d'Orient, laissent l'île sous la domination de Byzance. Quand au après J.C. les Arabes achèvent la conquête de la Méditerranée, du Nord de l'Afrique, de l'Espagne, d'une partie de la France et de la Sicile, les côtes sardes sont soumises à leurs attaques incessantes et à leurs razzias. Le désintérêt et le vide de pouvoir qui s'ensuit de la part de la lointaine Byzance pousse l'île à gérer elle-même son sort : ainsi, elle s'organise administrativement et militairement en 4 Giudicati (ou judicats) : ceux de l'Arborée, de Calaris (Cagliari), de la Gallura et du Logudoro (Torres), royaumes souverains et indépendants les uns des autres. Avec des soubresauts, les Giudicati survivent jusqu'à la fin du , lorsqu'ils deviennent territoires contrôlés par les républiques maritimes du continent italien de Pise et de Gênes. L'Arborée résiste et reste indépendant jusqu'en 1410 et autonome jusqu'à 1478, lorsque la couronne d'Aragon conquiert définitivement l'île toute entière, déjà concédée en zone féodée depuis 1297 par le pape Boniface VIII ainsi que la Corse voisine à laquelle les Aragons renoncent en 1487. Le « Regnum Sardiniae et Corsicae » ainsi créé le 4 avril 1297 demeurera sous la domination de la couronne d'Espagne (née à la fin du par l'union des royaumes d'Aragon et de Castille) jusqu'au début 1700. Après une brève parenthèse autrichienne (1708-1718), confirmée par le traité d'Utrecht, le Regnum Sardiniae est cédé par le « traité de Londres » (1718) aux États de Savoie, en échange de la Sicile, dont le duc prend le titre de roi de Sardaigne. Le Royaume de Sardaigne est ainsi constitué (désigné généralement sous le nom de Piémont-Sardaigne par les historiens français puisque sa capitale est à Turin et une vice-royauté est installée à Cagliari), et à l'intérieur duquel l'île maintient son statut autonome jusqu'à 1847, année où elle fusionne avec le Piémont et donne le jour à un gouvernement central unique, renonçant ainsi à son autonomie historique. Avec la fin des guerres d'Indépendance et l'unité italienne obtenue, le royaume de Sardaigne devient royaume d'Italie en 1861. La Sardaigne est une région complexe et articulée qui a conservé ses témoins culturels, les matériaux, historiques et artistiques de son histoire, un bagage original très caractéristique que l'on n'arrête pas de redécouvrir et qui se valorise dans toute sa richesse.

Administration

La Sardaigne est divisée en huit provinces trois anciennes :
- Province de Cagliari (CA),
- Province de Nuoro (NU),
- Province de Sassari (SS). Une plus récente :
- Province d'Oristano (OR). Enfin, une loi regionale adoptée en 2001 qui prevoit désormais un total de 8 provinces à partir du 9 mai 2005 (avec les élections des conseils de provinces). Les quatre nouvelles provinces sont les suivantes :
- Province d'Olbia-Tempio (OT) (région historique de la Gallura) (ne sera opérationnelle qu'après le 23 mai 2005 en raison du ballotage),
- Province de l'Ogliastra (OG),
- Province de Carbonia-Iglesias (CI) (région du Sulcis et de l'Iglesiente),
- Province du Medio Campidano (MD). La nouvelle répartition des villes par province était disponible à cette adresse en italien : [http://www.regione.sardegna.it/referendum2003/riassetto_provincie.pdf (en pdf)]

Politique

La région autonome est régie par un Statut spécial, approuvé par une loi constitutionnelle le 26 février 1948 qui a donné pouvoir de légiférer de manière exclusive dans certains cas (organisation des administrations locales, construction, agriculture et forêts). Dans d'autres domaines (santé, assistance publique), la région peut légiférer dans le cadre des principes établis par la loi de l'Etat. Ces compétences ont été étendues par la réforme du titre V de la Constitution italienne (dans le domaine de la recherche et de la formation). Le Statut organise les trois autorités qui représentent la Sardaigne :
- le Conseil régional (pouvoir législatif régional) ;
- la Junte régionale (pouvoir exécutif régional) ;
- le Président de la région (chef du pouvoir exécutif régional). Depuis la réforme constitutionnelle du 31 janvier 2001, le Président est élu directement, en même temps que le Conseil régional. En 2004, les dernières élections au Conseil régional (comprenant celle du Président de la région autonome), les premières après la réforme constitutionnelle, ont eu sur la base du statut spécial en vigueur et en tenant compte des provinces nouvellement créées en 2001. Les deux principaux candidats pour la présidence étaient :
- Renato Soru, à la tête d'une liste Sardegna insieme (Sardaigne ensemble), soutenu par la coalition de l'Olivier et son propre mouvement, Progetto Sardegna, il a été élu avec 50,13 % des voix ;
- Mauro Pili, le président sortant élu en 1999, à la tête d'une liste Sardegna unita (S. unie), soutenu par la Maison des libertés, n'a obtenu que 40,53 % des voix ;
- les autres listes, Sardegna libera (autour du Parti sarde d'action) 3,77 % - UDS-NAT-Mov. 3,64 % et iRS 1,13 % n'ont obtenu que 4 sièges de conseiller régional.
- Sardegna insieme (dont les partis ont depuis rejoint l'Union en 2005) :
  - Conseillers attribués globalement à la liste gagnante, 8 sièges (2 PS, 2 DS, 1 SDI, 2 M, 1 RC) ;
  - Sinistra federalista sarda (DS), 13,15 %, 13 sièges ;
  - Margherita, 10,79 %, 10 sièges ;
  - Progetto Sardegna (PS), 7,77 %, 7 sièges ;
  - Refondation communiste, 4,09 %, 5 sièges ;
  - Socialistes démocrates italiens, 3,76 %, 3 sièges ;
  - Popolari-UDEUR, 2,63 %, 3 sièges ;
  - Parti des communistes italiens, 1,86 %, 1 siège ;
  - Italia dei Valori, 0,99 %, 1 siège
- Sardegna unita (partis de la Maison des libertés) :
  - Un siège de conseiller attribué à la liste arrivée seconde, celui de Mauro Pili (Forza Italia) ;
  - Forza Italia, 14,99 %, 10 sièges ;
  - Union des démocrates chrétiens, 10,28 %, 7 sièges ;
  - Alliance nationale, 7,34 %, 5 sièges ;
  - Riformatori sardi, 5,94 %, 4 sièges ;
  - Fortza Paris, 4,55 %, 3 sièges.
- UDS-NAT-Il Movimento :
  - Union des sardes (UDS, projet nationalitaire de Mario Floris), 3,88 %, 2 sièges.
- Sardigna libera (Sardaigne libre) :
  - Parti sarde d'action, 3,83 %, 2 sièges. Le 14 juillet