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Nice
Nice annexé depuis 1860 est actuellement une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle est le pôle d'une aire urbaine de 933 080 habitants.
Ses habitants sont appelés les Niçois. On leur donne localement le surnom (noumenaia) de lu Caga-Blea à cause de leur goût supposé pour la blette (ou poirée), ingrédient de la tourte de blettes.
Nice s'appelle Nizza en italien, forme utilisée dans certaines langues (Nitstsa en russe, Niza en espagnol, Nizza en allemand). Les panneaux à l'entrée de la ville sont désormais bilingues et au français Nice s'ajoute la forme niçoise Nissa (la ville est surnommée Nissa la Bella ; d'autres préfèrent écrire Niça). La langue niçoise est l'incarnation du provençal propre au comté de Nice. L'origine du nom de la ville vient du grec Nikaia : celle par qui la victoire arrive ; la transcription latine est Nicæa ou Nicaea.
Nice est très célèbre pour son carnaval.
Géographie
Située au fond de la baie des Anges, parfaitement abritée par un amphithéâtre de collines, Nice est située au bord de la Méditerranée, dans une étroite cuvette montagneuse appuyée au massif du Mercantour, limitée à l'ouest par la vallée du Var et à l'est par le Mont-Boron.
La ville est traversée par deux petits fleuves torrentueux, souvent à sec en été : le Paillon à l'est (34 km), qui naît au-dessus de Coaraze et reçoit les torrents de Laghet et de Saint-André, et le Magnan à l'ouest, beaucoup plus petit, venu des montagnes d'Aspremont, qui traverse le quartier de la Madeleine avant de se jeter dans la mer, dans le quartier qui porte son nom.
Plusieurs collines dominent la ville, la plus connue étant celle de Cimiez avec ses vestiges antiques. Autre colline légendaire, celle du château, qui sépare la vieille ville du port. Les diverses collines gênent l'extension de la ville : celle-ci s'est faite soit vers le Nord, en suivant le cours du Paillon, soit dans la plaine de l'ouest jusqu'à Saint-Laurent-du-Var.
Nice est la deuxième ville touristique française après Paris, ce qui, combiné aux difficultés des communications terrestres à longue distance (à cause des Alpes), lui permet de posséder l'un des plus grands aéroports européens.
Nice est réputée aussi pour sa vieille ville, pour le cours Saleya qui abrite marchés et restaurants, l'hôtel Victoria ou habita Matisse, les musées Chagall et Matisse, le Mamac (art contemporain), et bien sûr la promenade des Anglais qui s'étend du théâtre de Verdure à l'aéroport sur plusieurs kilomètres.
promenade des Anglais
Urbanisme
Le premier site de Nice fut la colline du Château, qui fut entièrement militarisé avant d'être détruit par Louis XIV. Nice s'est alors développée au pied de la colline mais en se
limitant à la partie comprise entre le Paillon et la mer, qui constitue aujourd'hui le Vieux-Nice aux ruelles étroites. C'est surtout après le rattachement à la France que la ville s'est étendue au-delà de ce torrent aux crues redoutables (Païoun ven !) et aujourd'hui partiellement couvert. Une particularité niçoise est le grand nombre de bâtiments et d'immeubles qualifiés de palais : ils sont de toutes époques et de qualité toute aussi variée.
Actuellement, Nice connaît une longue et lourde période de travaux en vue de la réalisation du futur tramway (initié par le maire de Nice Jacques Peyrat, il sera mis en service fin 2006/début 2007).
Ainsi que le doublement du peripherique niçois, Autoroute Sud Urbaine dite "Voie Rapide" n'etant pas si rapide à cause des nombreux bouchons.
Trafic Routier
Etant donné que 90 % de la population du departement vit dans la conurbation de nice, Cannes, Menton, Antibes ... Les déplacement routiers se font sur un axe EST - OUEST, l'urbanisation du territoire est tel que la majorité des habitation sont des batiments et laissent peu de place aux axes principaux: Aujourd'hui la côte d'azur est "bouchée" le trafic de l'A8 entre Antibes et Nice est l'un des plus forts de France, le franchissement du var par l'A8 fait écouler plus de 130 000 vehicules/ jour, l'équivalent du periphérique parisien: Les problemes de circulation deviennent graves, tant au niveau du morale des habitants et du tourisme. La promenade des anglais n'en peut plus d'absober 100 000 vehicules / jour.
La ville est donc dans les travaux, Doublement de la voie sud urbaine, tramay, (projet: doublement de l'A8 ) pour faire de l'actuelle A8 une deserte des quartiers , un peripherique.
Histoire
:-400 000 : Premières traces d'habitation à Nice par Homo erectus sur le site de Terra-Amata. Le niveau de la mer était alors à +26 mètres par rapport à celui d'aujourd'hui.
:-350 : Fondée par les Phocéens de Marseille, ce n'est qu'un modeste comptoir. Les Romains portent leur effort colonisateur sur Cimiez. Les invasions barbares et sarrasines détruisent Cimiez.
:-154 : Les peuples celto-ligures de Biot et de Cannes attaquent les comptoirs de Nice et Antibes.
:314 : La communauté chrétienne de Nice est bien établie.
:813 : La ville de Nice est ravagée par la mer.
:1250 : Un arsenal maritime est ouvert à Nice par le comté de Provence dans le but de concurrencer Gênes.
:1295 : Création de la ville de Villefranche, près de Nice, avec une station de galères pour lutter contre les pirates.
:1385 : Charles d'Anjou et son cousin, Charles de Durazzo, prince de Naples, font valoir leurs droits sur la Provence, à la mort de la reine Jeanne (1382), reine de Sicile et comtesse de Provence, qui les avait successivement adoptés.
:1388 : Suite à la succession sans héritier naturel de la reine Jeanne, Amédée VII, comte de Savoie, profite des troubles qui divisent le pays en deux camps pour s'installer en Provence. La Provence orientale - rive gauche du Var - se constitue en Nouvelle terre de Provence. Les habitants de Nice et de sa région acceptent librement de se rattacher à la Maison de Savoie. C'est la dédition de Nice à la Savoie.
:1524 : François Ier et ses alliés turcs entreprennent des opérations contre le comté de Nice, qui appartient à la Maison de Savoie, alliée de Charles-Quint.
:1525 : François Ier s'embarque comme prisonnier pour l'Espagne à Villefranche près de Nice.
:1526 : Les Terres neuves de Provence prennent la dénomination administrative de comté de Nice.
:1536 : Ses terres envahies par le roi de France, Nice sert de refuge au duc de Savoie.
:1536 : Charles-Quint passe le col de Tende dans l'arrière-pays de Nice, traverse le Var avec 90 000 hommes et ravage la Provence.
:1538 : Le pape Paul III fait signer une trêve à Nice entre François Ier de France, installé au château de Villeneuve, et Charles-Quint qui se tient dans une galère dans la rade de Villefranche.
:1543 : Siège de Nice par les troupes françaises du duc d'Enghien et la flotte turque de Barberousse, bey de Tunis. La ville se rend, sauf la citadelle. Le château résiste jusqu'à l'arrivée des troupes de Charles-Quint et de Charles III de Savoie. Les assiégeants lèvent le siège le 8 septembre.
:1600 : Henri IV fait mettre le siège devant Nice.
:1601 : À la paix de Lyon, Nice reste à la Savoie.
:1631 : La peste apparaît en mai ; la ville agonise pendant sept mois.
:1642 : Les Espagnols sont chassés de Nice.
:1691 : Louis XIV s'empare de Nice et de sa région. Il prend le titre de comte de Nice.
:1693 : Vauban inspecte la région de Nice pour préparer la restauration des fortifications.
:1695 : Le duc de Savoie récupère le comté de Nice par le mariage de sa fille avec le petit-fils de Louis XIV.
:1704 : Les troupes de Catinat détruisent le château sur ordre de Louis XIV, fin de Nice comme place-forte.
:1709 : Les oliviers gèlent dans la région de Nice.
:1731 : Naissance à Nice du physicien et chimiste anglais Henry Cavendish, † 1810.
:1744 : Les armées franco-espagnoles traversent le Var et s'emparent du comté de Nice.
:1749 : Creusement du port Lympia, port actuel de Nice.
:1758 : Naissance d'André Masséna, maréchal de France. † Paris, 1817.
:1793 : Le comté de Nice est rattaché à la France après vote de la population et devient le 85e département sous le nom d'Alpes-Maritimes.
:1794 : Bonaparte, général d'artillerie de l'armée qui lutte contre les Sardes et les Autrichiens dans le comté de Nice, habite au n° 6 dans la rue qui porte aujourd'hui son nom.
:1796 : Nouveau séjour de Bonaparte pour prendre le commandement en chef de l'armée d'Italie. C'est de Nice qu'il écrit à Joséphine cette fameuse lettre : « Mon adorable, je souffre de m'éloigner avec la vitesse du Rhône... mes sentiments sont aussi volcaniques que le tonnerre... je voudrais hacher mon coeur avec mes dents... »
:1800 : Les Autrichiens occupent la région de Nice.
:1804 : Nice accepte l'Empire par 3488 voix contre 2.
:1807 : Naissance de Joseph Garibaldi, le héros des Deux-Mondes. † Caprera, 1882.
:1815 : Le traité de Paris rend le comté de Nice à la Maison de Savoie. Les frontières de 1760 sont rétablies.
:1859 : En vertu de l'alliance de 1859 entre la France et la Sardaigne (Maison de Savoie), Napoléon III devait aider la Sardaigne à chasser les Autrichiens des provinces du Nord de l'Italie et recevoir Nice et la Savoie en contrepartie. Mais la paix de Villafranca, signée prématurément par l'empereur, laisse la Vénétie à l'Autriche, ne réalisant qu'imparfaitement les buts de l'alliance ; la cession de Nice et de la Savoie est d'autant plus compromise qu'elle rencontre l'hostilité de l'Angleterre.
:1860 : Annexion de Nice par la France : occupation militaire française de Nice suivie d'un plébiscite truqué qui ne peut avoir aucune valeur juridique : non-inscription volontaire sur les listes électorales de la quasi-totalité des Niçois en droit de voter ; vote de très nombreux non-Niçois ou de personnes ne figurant pas sur les listes électorales niçoises ; listes électorales dressées exclusivement par des agents français disposant du pouvoir de statuer sommairement sur les réclamations, sans aucune voie de recours ; ville sous administration civile et militaire française avant-même le plébiscite ; organisation du plébiscite, surveillance des bureaux et dépouillement du scrutin confiés exclusivement à des agents français ; absence de bulletins négatifs, vote public et non secret, totale absence d'observateurs neutres ou opposants, occupation militaire de la ville et du lieu du scrutin ; plébiscite également invalide car le traité de Turin ne stipulait pas les conditions pratiques de l'annexion et surtout ne déterminait pas les populations concernées par l'annexion, puisque le tracé définitif des frontières sera fixé un an après le vote… L'occupation de Nice est le modèle de toutes les annexions coloniales futures : occupation militaire, corruption des chefs locaux, élections falsifiées… Les responsables français traitent d'ailleurs à l'époque les Niçois " d'indigènes "… cette période est appeler par les historiens français "le Rattachement de la Savoie et de Nice à la France". Le comté de Nice (sauf Tende et la Brigue) auquel est adjoint l'arrondissement de Grasse détaché du département du Var forme le département des Alpes-maritimes (3 arrondissements : Nice, Grasse et Puget-Théniers).
:1871 : Instauration de la dictature à Nice par la IIIe République. Nice occupée par dix-mille fusiliers marins, la cavalerie, l'artillerie, la gendarmerie et la police, forces chargées de bâillonner le peuple niçois qui, à une écrasante majorité, avait élu trois députés (dont Garibaldi) et un conseil municipal indépendantistes, avec mandat impératif de réviser le traité de Turin et de demander l'indépendance à laquelle Nice avait droit.
:1882 : L'architecte français Charles Garnier construit l'Observatoire de Nice, avec l'aide de Gustave Eiffel.
:1887 : Tremblement de terre à Nice et dans sa région.
:1928 : Naissance à Nice du peintre français Yves Klein, † 1962.
:1932 : Décès à Nice de l'affichiste et lithographe français Jules Chéret.
:1940 : Naissance à Nice de l'écrivain Jean-Marie Gustave Le Clézio.
:1944 : bombardement du 26 mai, la ville est libérée le 28 août 1944 par la seule force de ses resistants.
:1947 : Le retour de la région de Tende et de la Brigue par le traité du 10 février 1947 a permis à la France de retrouver ses frontières naturelles dans la chaîne des Alpes.
:1976 : cambriolage de la Société générale par Albert Spaggiari.
Armoiries
Albert Spaggiari
d'argent à l'aigle couronnée de gueules au vol abaissé, empiétant une montagne de trois coupeaux de sable issant d'une mer d'azur mouvant de la pointe et ondée d'argent
Hymne local
Nissa la bella
Administration
Maires de Nice
Cantons
La ville de Nice était divisée en 6 cantons jusqu'en 1971, date à laquelle elle fut divisée en 11 cantons, puis en 14 cantons en 1982 :
- Le 1 canton est formé d'une partie de Nice (17 175 habitants)
- Le 2 canton est formé d'une partie de Nice (19 774 habitants)
- Le 3 canton est formé d'une partie de Nice (32 066 habitants)
- Le 4 canton est formé d'une partie de Nice (19 726 habitants)
- Le 5 canton est formé d'une partie de Nice (28 805 habitants)
- Le 6 canton est formé d'une partie de Nice (28 480 habitants)
- Le 7 canton est formé d'une partie de Nice (22 024 habitants)
- Le 8 canton est formé d'une partie de Nice (21 337 habitants)
- Le 9 canton est formé d'une partie de Nice (32 875 habitants)
- Le 10 canton est formé d'une partie de Nice (31 550 habitants)
- Le 11 canton est formé d'une partie de Nice (29 060 habitants)
- Le 12 canton est formé d'une partie de Nice (21 624 habitants)
- Le 13 canton est formé d'une partie de Nice et des communes de Falicon, Saint-André-de-la-Roche et La Trinité (27 626 habitants)
- Le 14 canton est formé d'une partie de Nice (26 428 habitants)
Démographie
Économie
- Tourisme - Carnaval du Mardi Gras.
- Hautes technologies (technopole de Sophia-Antipolis).
Codes postaux
Nice s'est vue attribuer quatre postaux correspondant chacun à des quartiers aux limites approximatives : voir Codes postaux de Nice.
Lieux et monuments
- Promenade des Anglais : cette large et longue promenade, longe continuellement la mer et offre sur la baie des vues magnifiques. Elle est bordée par des façades blanches des plus somptueux palaces. Jusqu'en 1820, la côte, à cet endroit, était d'accès difficile. La population anglaise, nombreuse depuis le , prit à sa charge la construction d'un sentier riverain qui est à l'origine de la voie actuelle et qui lui a donné son nom.
- Château : on désigne ainsi la colline, haute de 92 m sur laquelle s'élevait le château fort de Nice. Catinat en fait sauter la poudrière en 1691 et la forteresse est totalement détruite en 1706 par le maréchal de Berwick sur ordre direct de Louis XIV. De la vaste plate-forme, établie au sommet la vue s'étend sur Nice, la baie des Anges et l'Esterel.
- Le port : le creusement du premier port est ordonné en 1750 par le duc de Savoie Charles-Emmanuel III. Après 1870 et en 1904, des travaux d'extension et d'approfondissement sont entrepris ; un avant-port protégé par deux jetées fut créé.
- Marché aux fleurs : le marché de gros, qui se tient tous les jours de la semaine sur le cours Saleya, est magnifique, c'est l'un des spectacles les plus caractéristiques de Nice.
- Vieille ville (ou Vieux-Nice) : elle s'étend entre le Paillon, le château et la mer. Ses rues étroites, enchevêtrées, tortueuses, souvent en pente raide, bordées de hautes maisons et de palais parfois garnis de balcons.
- Cathédrale Sainte-Réparate,
- L'église Saint-Jacques (), réplique de celle du Gesù à Rome. Construite comme cette dernière par les jésuites, elle possède une large nef sur laquelle s'ouvrent des chapelles.
- Musée d'Art moderne et d'Art contemporain (Mamac)
- Musée Jules-Chéret
- Musée Masséna
- Muséum d'Histoire naturelle de Nice
- Musée national de la Marine à Nice ou musée naval de Nice
- Galerie des Ponchettes
- Musée Chagall (Cimiez)
- Musée Matisse (arènes de Cimiez où on peut voir aussi des ruines romaines)
- Eglise russe
Personnalités liées à la commune
- Ludovic Badat, auteur et musicien.
- Ben : artiste iconoclaste niçois, membre du mouvement Fluxus, qui vit sur les hauteurs de Nice.
- Maurice Boitel, peintre figuratif français, né en 1919. A peint à Nice entre 1978 et 1982.
- Georges Delrieu (1905-1966), éditeur, musicien.
- Eugène Emanuel (1817-1880), notaire, poète, compositeur.
- Giuseppe Garibaldi (1807-1882).
- Louis Genari (1871-1952), avocat, écrivain, compositeur.
- François Guisol (1803-1874), acteur, poète, compositeur.
- Yves Klein, artiste. Son art tend à l'immatériel. Il laisse à la postérité le célèbre Monochrome bleu (IKB).
- Francis Lai né à Nice en 1932, compositeur. [http://www.auteurscompositeurs.com/lai.html Biographie de Francis Lai].
- Henri Matisse, 1869-1954, peintre figuratif français, son musée est à Cimiez, au jardin des Arènes.
- Jean-Auguste Nicola, dit Jouan Nicola, fondateur en 1925 du groupe La Ciamada nissarda.
- Joseph Passeron, auteur et musicien.
- Catherine Ségurane, héroïne du siège de Nice en 1543.
- Didier Van Cauwelaert : écrivain né à Nice.
- Bien que fictif, le personnage de Brice campé par Jean Dujardin est censé venir de Nice.
Jumelages
- Jumelages actifs :
- Coni, Italie (depuis le 24 juillet 1964)
- Edimbourg, Écosse (depuis le 2 mars 1957)
- Gdańsk, Pologne (depuis le 18 octobre 1999)
- Hangzhou, République Populaire de Chine (depuis le 30 mars 1998)
- Laval, Canada (depuis le 9 juin 2000)
- Nuremberg, Allemagne (depuis le 20 octobre 1954)
- Szeged, Hongrie (depuis le 25 janvier 1969)
- Saint-Pétersbourg, Russie (depuis le 22 septembre 1997)
- Thessalonique, Grèce (depuis le 20 mars 1992)
- Yalta, Ukraine (depuis le 26 novembre 1960)
- Louisiane, États-Unis d'Amérique (depuis le 8 octobre 2003)
- Pacte d'amitié
- Xiamen, République Populaire de Chine (depuis le 2 avril 1998)
- Autres jumelages :
- Alicante (Espagne) ~ Houston (Texas, États-Unis) ~ Kamakura- shi (Japon) ~ Le Cap (Afrique du Sud) ~ Libreville (Gabon) ~ Manille (Philippines) ~ Miami (Floride, États-Unis) ~ Netanya (Israël) ~ Nouméa (Nouvelle-Calédonie) ~ Phuket (Thaïlande) ~ Rio de Janeiro (Brésil) ~ Santa Cruz de Tenerife (Îles Canaries, Espagne) ~ Sorrente (Italie) ~ Saint-Denis de la Réunion ~ Tananarive (Madagascar)
Traditions
La danse la plus représentative du comté de Nice est la farandole et ses variantes : brandi, mourisca (ou mauresque), passa cariera (passe-rue, espagnol passa calle, passacaille). D'autres [http://mtcn.free.fr/mtcn-musique-traditionnelle-danse.php danses traditionnelles] ont également été pratiquées. Filles et garçons dansaient au son du fifre, du tambour, du petadou, parfois du violon ou de la vielle à roue.
Gastronomie
La cuisine niçoise est essentiellement méditerranéenne et parfois influencée par la proximité de l'Italie :
- Beignets de fleurs de courgettes
- [http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=14144&criteria=artichaut&startr=181&ContenuRecherche=1 Bagnacauda]
- Farcis
- Pichade
- Pissaladière
- Pan-bagnat
- Ratatouille
- Salade niçoise
- Socca
- Soupe au pistou
- Tourte de blettes
Sports
- Nice dispose d'une équipe de football évoluant en championnat de France de ligue 1 : l'Olympique Gymnaste Club de Nice Côte d'Azur.
Galerie
Image:Topographie de nice.jpg|Topographie de Nice
Image:Port Nice.jpg|Le port avec en arrière-plan Nice
Image:Nice Promenade.jpg|Promenade des Anglais
Image:Plan-Nice-1624.jpg|Plan de la ville en 1624
Image:Cimiez thermes.jpg|Thermes de Cemenelum
Image:200404 l'Ancien port de Nice de Isidore Dagnan.JPG|Ancien port de Nice par Isidore Dagnan
Image:Nice-night-view-with-blurred-cars_1200x900.jpg|Vue de nuit
Image:Palm_Star_Nice.jpg|Palmier, si nombreux le long de « la Prom »
Image:Nice_Parc_Phoenix.jpg|Le Parc Phoenix
Voir aussi
Articles connexes
- Aéroport de Nice, arrondissement de Nice, cap de Nice, codes postaux de Nice, eau de Nice, observatoire de Nice, port de Nice, université de Nice.
- Communes des Alpes-Maritimes
- André Masséna : maréchal de Napoléon
- Un jeu typiquement niçois : le pilou
Liens externes
- [http://www.nice.fr Site officiel]
- [http://www.dimension-internet.com/galerie_photos/ville_nice/index.html Galerie photos de Nice]
- [http://www.ign.fr/affiche_rubrique.asp?rbr_id=1087&CommuneId=12291 Nice sur le site de l'Institut géographique national]
- [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/page_accueil.user_choix_aut?nivgeo=C&theme=ALL&typeprod=ALL&choix_reg=&codgeo=06088&choix_saisi=Nice&lang=FR&valider=valider Nice sur le site de l'Insee]
- http://nice-rendezvous.blogspot.com/
- [http://www.quid.fr/communes.html?mode=detail&id=27682&req=nice&style=fiche Nice sur le site du Quid]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatProximiteCoord.php?RadLat1=0.762708883121522&RadLong1=0.126536370769589 Communes les plus proches de Nice]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatLocalisation.php?InseeVille=060088 Localisation de Nice sur une carte de France]
- [http://www.nice-rendezvous.com Site de l'histoire et de la culture du comté de Nice]
- [http://www.web-provence.com/autour/nice.htm Nice en photos]
- [http://mtcn.free.fr Musique traditionnelle du comté de Nice]
- [http://www.salade-nicoise.net Site d'informations]
- [http://www.tramway-nice.org/infos.php Tramway de Nice]
Catégorie:Commune des Alpes-Maritimes
-
ja:ニース
Communes de FranceLa commune est une division administrative de la France, le découpage ultime du territoire français. Une commune correspond généralement au territoire d'une ville ou d'un village. Sa superficie et surtout sa population peuvent varier considérablement (la plus peuplée, Paris, possède plus de 2 millions d'habitants, la moins peuplée seulement 1).
Il existe à l'heure actuelle 36 679 communes en France (dont 214 outre-mer) qui couvrent l'intégralité du territoire français (à l'exception de Wallis-et-Futuna et de quelques territoires sans population permanente).
Rôle et administration
Malgré les disparités de population et de superficie entre les communes françaises, toutes possèdent la même structure administrative et les mêmes compétences légales (à l'exception de Paris).
Une commune est administrée par un conseil municipal, dont les membres sont élus au suffrage universel (suffrage direct) pour six ans. Le conseil municipal élit en son sein le maire, qui est chargé – entre autres choses – d'appliquer les décisions du conseil, et ses adjoints, qui peuvent recevoir certaines délégations.
Le nombre de conseillers municipaux est déterminé par la population de la commune, le minimum étant de 7. Les séances du conseil sont publiques, mais seuls ses membres peuvent s'y exprimer.
Une commune est une collectivité territoriale, une personne morale de droit public et dispose d'un budget constitué pour l'essentiel des taxes foncières (portant sur les les propriétés) et professionnelles (acquitées par les artisans, les commerçants et les entreprises) ; elle s'occupe de l'administration locale (gestion de l'eau, des permis de construire, etc.). Le maire a la charge des actes d'état civil (naissance, mariage, divorce, décès...) ; il dispose également d'un pouvoir de police (sauf à Paris où cette compétence est assurée par le préfet de police, sous l'autorité du gouvernement de la France).
Les trois communes les plus peuplées (Paris, Lyon et Marseille) sont encore divisées en arrondissements municipaux (qui n'ont rien à voir avec les arrondissements départementaux, une autre division administrative française), mais leur compétences sont réduites (ils n'ont pas de budget propre, par exemple).
Les compétences des communes sont régies par les parties législative et réglementaire du Code général des collectivités territoriales qui s'est substitué au Code des communes (sauf en matière de personnel), par la loi du 21 février 1996 pour la partie législative et par le décret n° 2000-318 du 7 avril 2000 pour la partie réglementaire.
Histoire
Les communes furent créées lors de la Révolution française, le 14 décembre 1789, afin d'uniformiser le territoire français, divisé jusque là en paroisses, villes ou villages (en même temps que la création des départements, des arrondissements et des cantons).
Le terme de « commune », au sens de l’administration territoriale contemporaine, est imposé par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) : « La Convention nationale, sur la proposition d’un membre, décrète que toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée ». Les membres du conseil municipal étaient élus au suffrage censitaire. Le maire était nommé soit par le pouvoir central pour les communes les plus peuplées, soit par le préfet pour les autres.
La loi municipale du 5 avril 1884 institue que le conseil municipal soit élu au suffrage direct. Le conseil siège au chef-lieu de la commune et est présidé par un maire qui est désigné parmi les siens.
Statistiques
Nombre de communes
La France compte 36 779 communes, dont 36 565 en France métropolitaine et 214 outre-mer. Ce nombre est nettement plus élevé que la plupart des pays européens (l'Allemagne compte environ 13 000 communes, l'Espagne et l'Italie environ 8 000. Le Royaume-Uni ne possède pas de division territoriale similaire).
Contrairement à d'autres pays dont certaines parties peuvent être directement administrées par une division d'ordre supérieure (comme les États-Unis), la totalité du territoire de la République française est découpé en communes à l'exception de :
- Wallis-et-Futuna, partagé en trois royaumes
- les terres australes et antarctiques françaises
- les îles éparses de l'océan Indien
- l'île Clipperton
Population
Données basées sur le recensement de 1999, population sans doubles comptes.
La population médiane des communes de France métropolitaines est de 380 habitants (à titre de comparaison, la population médiane des communes belges est de 11 265 habitants, des communes italiennes de 2 343 habitants et d'Espagne de 564 habitants). La population moyenne est de 1 542 habitants.
En France métropolitaine, 31 927 communes ont moins de 2 000 habitants (regroupant 25,3% de la population totale), 3 764 entre 2 000 et 10 000 habitants (25,5%), 762 entre 10 000 et 50 000 habitants (25,3%), 102 entre 50 000 et 200 000 habitants (14,4%), 10 plus de 200 000 habitants (8,9%). Par ailleurs, plus de 10 000 communes ont moins de 200 habitants.
La commune de France métropolitaine la plus peuplée est Paris (2 125 246 habitants). La plus densément peuplée est Levallois-Perret (Hauts-de-Seine, 22 199 hab/km²) ; la commune urbaine (c'est-à-dire une commune comportant une zone de plus de 2 000 habitants où aucune habitation n'est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres) la moins densément peuplée est Arles (Bouches-du-Rhône, 67 hab/km²).
Six communes totalement dévastées après la bataille de Verdun en 1916 ne furent jamais reconstruites et ne possèdent aucun habitant : Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux et Louvemont-Côte-du-Poivre. Qualifiées de communes « mortes pour la France », chacune est administrée par un conseil municipal de trois membres nommés par le préfet de la Meuse (voir Villages détruits durant la Première Guerre mondiale).
Mis à part ces six communes, Rochefourchat (Drôme) compte un seul habitant, Leménil-Mitry (Meurthe-et-Moselle) et Rouvroy-Ripont (Marne) deux habitants.
Le tableau suivant indique les communes françaises de plus de 200 000 habitants, classées par population décroissante :
Source : [http://www.insee.fr INSEE]
Superficie
- Les territoires communaux sont précisément délimités par le cadastre.
- La taille moyenne d'une commune de France métropolitaine est de 14,88 km². La taille médiane des communes de France métropolitaine n'est que de 10,73 km², à cause du nombre élevé de communes de faible superficie (là encore, la France fait figure d'exception en Europe : en Allemagne, la taille médiane des communes de la plupart des Länder est supérieure à 15 km², en Italie ell est de 22 km², en Espagne 35 km², en Belgique 40 km²). Plus de 15 000 communes s'étendent sur 2,5 à 10 km².
- Dans les départements d'outre-mer, les communes sont généralement plus grandes qu'en France métropolitaine et peuvent regrouper des villages relativement distants.
- La commune la plus étendue est Maripasoula (Guyane, 3 710 habitants) avec 18 360 km². Sur le territoire métropolitain, Arles (758,93 km²) et les Saintes-Maries-de-la-Mer (374,45 km²), toutes les deux dans les Bouches-du-Rhône, sont les deux communes les plus étendues.
- La plus petite commune est Castelmoron-d'Albret (Gironde, 62 habitants) avec 0,0376 km².
Totalité du territoire
Les 50 communes les plus étendues de France (outre-mer inclus) :
Données : Institut géographique national
France métropolitaine
Les 30 communes les plus étendues de France métropolitaine :
Les données proviennent de l'Institut national d'études démographiques : [http://www.ined.fr/publications/pop_et_soc/pes303/pes3036.html]
Pour mémoire, Paris possède une superficie de 105,40 km²
Extrêmes géographiques
- La commune française la plus haute est Saint-Véran (Hautes-Alpes, 267 habitants), dont le territoire s'étend entre 1 990 et 2 040 m d'altitude.
- La commune française la plus basse est Les Moëres (Nord , 670 habitants), dont une partie du territoire est situé au dessous du niveau de la mer, jusqu'à -4 m.
- La commune française la plus éloignée de Paris est l'Île des Pins (1 671 habitants) en Nouvelle-Calédonie, à 16 841 km de la capitale. Sur le territoire métropolitain continental, il s'agit de Coustouges (134 habitants) et Lamanère (44 habitants), toutes les deux dans les Pyrénées-Orientales et distantes de Paris de 721 km. Si l'on inclut la Corse, il s'agit de Gurgazu à l'est de Bonifacio, située à 986 km
- La commune la plus au Nord est Bray-Dunes, Nord.
- Les communes les plus à l'Ouest sont :
- Sur le territoire continental : Plougonvelin, Finistère
- En France métropolitaine : Ouessant, Finistère
- Sur la totalité du territoire : Rimatara, Polynésie française
- Les communes les plus à l'Est sont :
- Sur le territoire continental : Lauterbourg, Bas-Rhin
- En France métropolitaine : Aléria, Haute-Corse
- Sur la totalité du territoire : Île des Pins, Nouvelle-Calédonie
- Les communes les plus au Sud sont :
- Sur le territoire continental : Lamanère, Pyrénées-Orientales
- En France métropolitaine : Bonifacio, Corse-du-Sud
- Sur la totalité du territoire : Rapa, Polynésie française
Nom
- Les communes françaises possédant le nom le plus long sont Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (Marne, 592 habitants, 45 signes), Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont (Calvados, 1 731 habitants, 44 signes) et Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur (Haute-Saône, 739 habitants, 43 signes) et possèdent toutes les trois 38 lettres.
- A l'inverse, la commune française avec le nom le plus court est Y (Somme, 89 habitants) .
- La première commune par ordre alphabétique est Aast (Pyrénées-Atlantiques, 190 habitants). La dernière commune par ordre alphabétique est Zuytpeene (Nord, 469 habitants).
- 4 376 communes commencent par « Saint » ou « Sainte » (12% des communes françaises).
- Les noms des communes sont généralement d'origine française ou ont été francisés (comme Toulouse de l'occitan Tolosa, Strasbourg de l'allemand Straßburg ou Perpignan du catalan Perpinyà). Certaines communes conservent cependant le nom de leur langue d'origine, comme par exemple :
- Allemand : Mittelhausbergen (Bas-Rhin, 1 680 habitants)
- Basque : Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques, 4 984 habitants)
- Breton : Kermoroc'h (Côtes-d'Armor, 324 habitants)
- Catalan : Banyuls-dels-Aspres (Pyrénées-Orientales, 1 007 habitants)
- Comorien : M'Tsangamouji (Mayotte, 5 382 habitants)
- Corse : San-Gavino-di-Carbini (Corse-du-Sud, 738 habitants)
- Flamand : Steenvoorde (Nord, 4 024 habitants)
- Langues amérindiennes : Kourou (Guyane française, 19 107 habitants)
- Langues austronésiennes : Kouaoua (Nouvelle-Calédonie, 1 524 habitants)
- Langues polynésiennes : Hitiaa O Te Ra (Polynésie française, 8 286 habitants)
- Occitan : Belcastel (Aveyron, 251 habitants)
Communes insulaires
Parmi les communes entièrement situées sur une ou plusieurs îles, on peut citer :
- Aix
- Arz
- Batz
- Belle-Île (4 communes : Bangor, Locmaria, Le Palais et Sauzon)
- Bréhat
- Corse (360 communes)
- Guadeloupe (34 communes)
- Groix
- Hoëdic
- Houat
- Île-aux-Moines
- Martinique (34 communes)
- Mayotte (17 communes)
- Molène
- Noirmoutier (4 communes : Barbâtre, L'Épine, La Guérinière et Noirmoutier-en-l'Île)
- Nouvelle-Calédonie (33 communes)
- Oléron (8 communes)
- Ouessant
- Polynésie française (48 communes)
- Ré (10 communes)
- Réunion (24 communes)
- Saint-Pierre-et-Miquelon (2 communes : Miquelon et Saint-Pierre)
- Sein
- Yeu
Intercommunalité
Certaines compétences peuvent être transférées à des structures intercommunales.
L'immense majorité des communes française (90%) compte moins de 2 000 habitants. C'est pourquoi il a été envisagé de réduire le nombre de communes par un mécanisme de fusion. Instauré lors de la loi du 16 juillet 1971, dite « loi Marcellin », ce mécanisme peut donner naissance à une commune nouvelle et unique regroupant les communes fusionnées ou bien il confère aux communes fusionnées les statuts de, respectivement, chef-lieu ou commune associée. Dans la dynamique de cette loi, il avait été envisagé environ 3 500 fusions regroupant 10 000 communes. En 1982, on comptait en fait seulement 810 fusions regroupant 1952 communes.
Les petites communes préfèrent en effet conserver leurs prérogatives quitte à les confier à des établissements publics de coopération intercommunale, à des société d'économie mixte ou à des associations.
Voir aussi
Liens internes
- Administration territoriale de la France
- Aire urbaine (France)
- Commune associée
- Espace urbain
- Listes des communes de France
- Unité urbaine
- Wikipédia:Projet/Villes françaises
Liens externes
- [http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/index.asp Liste des 36 679 communes de France (au 1 janvier 2003)]
- [http://www.colloc.minefi.gouv.fr/ Page Collectivités Locales du site du Ministère des finances et de l'industrie (MINEFI)]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRL.html Volet législatif des compétences des communes]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRM.html Volet règlementaire des compétences des communes]
-
Alpes-MaritimesLes Alpes-Maritimes (06) sont un département français.
français
Histoire
Article détaillé : Histoire des Alpes-Maritimes
Les Romains avaient déjà créé une province nommée Alpes Maritimes en 7 avant J.-C.. Elle avait pour capitale Cemenelum (aujourd'hui Cimiez, un quartier du nord de Nice). Dans sa plus grande extension, en 297 cette province englobait Digne et Briançon, et sa capitale fut déplacée à Embrun.
Un premier département des Alpes-Maritimes exista de 1793 à 1814. Son chef-lieu était Nice, mais ses limites différaient de celles du département actuel, incluant Monaco et Sanremo (Saint-Rème) mais non l'arrondissement de Grasse (alors dans le département du Var).
Le département actuel des Alpes-Maritimes fut créé en 1860 lors du rattachement à la France du Comté de Nice. Il fut constitué de ce comté, comté qui fut divisé en un arrondissement de Nice et un arrondissement de Puget-Théniers (ces deux arrondissement existaient déjà dans l'ancien département (1793-1814) , et d'une partie du département du Var, qui forma l'arrondissement de Grasse. Ceci explique que le Var ne traverse pas le département du même nom, car il formait autrefois la frontière entre la France (département du Var) et le Comté de Nice, mais représente aujourd'hui, dans son cours inférieur, la limite entre les deux arrondissements des Alpes-Maritimes.
L'arrondissement de Puget-Théniers fut finalement supprimé à des fins d'économie en 1926 et rattaché à celui de Nice : le département ne comporte donc que deux arrondissements depuis lors.
En 1947 (traité de Paris), les communes de Tende et de La Brigue, auparavant italiennes, furent rattachées à ce département.
Politique
Article détaillé : Politique des Alpes-Maritimes
- Liste des députés des Alpes-Maritimes
- Liste des sénateurs des Alpes-Maritimes
- Liste des conseillers généraux des Alpes-Maritimes
- Liste des circonscriptions législatives des Alpes-Maritimes
- Liste des préfets des Alpes-Maritimes
Géographie
Article détaillé : Géographie des Alpes-Maritimes
Les Alpes-Maritimes sont entourées par les départements du Var et des Alpes-de-Haute-Provence ainsi que par l'Italie, la principauté de Monaco et la mer Méditerranée.
C'est un département très contrasté, dont la partie côtière, densément peuplée, regroupe toutes les villes, tandis que la partie montagneuse, plus étendue mais très peu peuplée, est entièrement rurale.
Cours d'eau : l'Aigue Blanche, la Barlatte, la Bassera, le Bendole, la Bévéra, le Borrigo, le Bourdoux, le Bouyon, la Brague, la Braisse, le Braus, la Cagne, la Caramagne, le Careï, la Castérine, la Chalvagne, le Cians, le Clans, la Ciavanette, le Coulomb, l'Estéron, la Faye, le Fontanalbe, le Gorbio, la Gordolasque, la Guerche, le Levense, la Minière, le Loup, la Lubiane, la Maglia, le Magnan, la Mairole, le Malvan, la Nieya, l'Oglione, le Paillon (les Paillons), le Raton, le Réfrei, le Riou, le Rioul, la Roudoule, la Roya, la Siagne, la Tinée, la Valmasque, le Var, la Vésubie, la Vionène
Climat
Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes
C'est ce qui a fait la célébrité de la Côte d'Azur. Mais on ne doit pas perdre de vue que l'ancien Comté de Nice et l'actuel département des Alpes Maritimes ne sont pas seulement une côte, que la complexité et la vigueur du relief divisent les points entre ceux qui sont bien exposés (à l'adret, à l'abri du vent...) et ceux qui le sont moins (à l'ubac, en fond de vallée...) ; que la douceur du climat méditerranéen fait oublier ses fréquents excès (violence des orages, longue sécheresse) : il est donc difficile de parler du climat au singulier.
- La zone littorale a un climat méditerranéen (précipitations en automne et au printemps surtout, sècheresse d'été, hiver plutôt doux et sec).
- Vers l'intérieur, et surtout dans le nord, un climat de montagne (hiver assez vif, pluies d'été).
- la mer et la montagne sont les facteurs essentiels des climats dans les Alpes-Maritimes : cette juxtaposition de conditions subtropicales et presque périglaciaires n'est pas sans conséquence sur la végétation.
Économie
Article détaillé : Économie des Alpes-Maritimes
Le tourisme est une ressource essentielle, pour toute la région côtière (Côte d'Azur), et y est très développé (Nice est la deuxième ville hôtellière de France). Grâce à la douceur du climat, c'est un lieu de villégiature toute l'année. En montagne, il y a également quelques stations de sports d'hiver.
Il y a aussi des industries bien développées, comme la parfumerie à Grasse ou les nouvelles technologies autour de Sophia-Antipolis.
Les Alpes-Maritimes (du moins l’ancien Comté de Nice) possèdent de nombreux gisements de minerais, certains épuisés. L’extraction du minerai dans la région remonte au Chalcolithique (2500 av. JC).
Le département bénéficie d’importantes ressources en matériaux de carrières (sable et graviers, calcaire, gypse). Mais ont y trouve également d’autres minerais comme : le cuivre, le fer, le plomb argentifère, le sulfure d’arsenic, le zinc et également de l’uranium (jamais exploité).
Plus récemment, certaines mines (celles de Duranus et de Roua) vont connaîtes un regain d’intérêts sur le plan scientifique avec la découverte de nouvelles espèces minérales furent découvertes comme la duranusite (venant de Duranus, la commune où ce minerai fut découvert) ainsi que d’autres minerais qui font désormais référence à l’échelle mondial.
Démographie
Article détaillé : Démographie des Alpes-Maritimes
Les habitants des Alpes-Maritimes sont les Maralpins.
Lorsque Nice devint française en 1860, elle passa de quatrième ville du Royaume de Piemont-Sardaigne à la 44ème place losrqu'elle fut annexé.
Le département des Alpes-Maritimes comptait alors moins de 200 000 habitants. Mais les villes se développèrent le long de la côte et la population augmenta régulièrement, et de plus en plus rapidement, dépassant 300 000 au début du XX siècle, 400 000 dans les années 1920, 500 000 dans les années 1930. Après des pertes dues à la Seconde Guerre mondiale, la croissance reprit et la population doubla dans la seconde moitié du XX siècle, dépassant désormais un million d'habitants. Pourtant on peut constater un ralentissement de cette croissance depuis la fin des années 1980, en raison du vieillissement de la population. Le département attire en effet beaucoup de personnes âgées qui souhaitent profiter du climat agréable pour leur retraite, et désormais les décès sont plus nombreux que les naissances. La population n'augmente donc plus que grâce à son solde migratoire positif.
D'autre part, ces immigrants âgés, en général fortunés, n'hésitent pas à mettre des sommes faramineuses dans l'acquisition de leur logement, exposant ainsi la population active à un renchérissement insupportable pour se procurer un toit, provoquant ainsi un exode ou une paupérisation de la partie "utile" de la population.
Cette forte croissance, essentiellement urbaine, a abouti à la formation d'une vaste conurbation côtière incluant Cannes, Grasse, Nice, Menton, et regroupant plus de 90% de la population totale. Le reste du département est resté peu peuplé et a beaucoup moins changé.
Culture
Article détaillé : Culture dans les Alpes-Maritimes
- Festival de Cannes (cinéma)
- Festival de Juan-les-Pins (jazz)
- Nice Jazz-Festival (Nice)
- Carnaval de Nice
- Fête du citron de Menton
Tourisme
Article détaillé : Tourisme dans les Alpes-Maritimes
La présence de la mer et de la montagne sous un ciel clément a favorisé une activité dominante : le tourisme qui représente 64.000 emplois directs dans les Alpes Maritimes.
Pour la seule ville de Nice, le chiffre d'affaire du tourisme représente 12 ou 13% de part de marché du tourisme en France.
La Ville de Nice possède également le deuxième aéroport de France avec plus de 10 millions de voyageurs par an qui y transitent.
Le bord de mer où s'entasse l'essentiel de la population est une des régions les plus prisées du monde avec plusieurs atouts :
Les stations balnéaires (Cannes, Juan-les-Pins, Nice, Menton...).
Les villes de congrès qui étalent leur activité sur toute l'année (Cannes avec son palais des Festivals, Nice avec Acropolis).
La richesse artistique et culturelle (nombreux musées d'histoire, d'arts).
En montagne le ski et la randonnée redonnent vie à Saint-Etienne de Tinée (Auron), Beuil, Peone (Valberg), Saint-Martin Vésubie, Isola, Gréolières, Peira-Cava, Turini-Camp d'Argent...
Divers
Voir aussi
Liens internes
- Communes des Alpes-Maritimes
- Arrondissements des Alpes-Maritimes
- Département français
Liens externes
- [http://www.Alpes-Maritimes.pref.gouv.fr/ Préfecture des Alpes-Maritimes]
- [http://www.cg06.fr/ Conseil général des Alpes-Maritimes]
-
ja:アルプ=マリティーム県
Aire urbaineUne aire urbaine est une notion géographique utilisée en urbanisme. Les définitions et appelations d'une aire urbaine, zone occupée essentiellement par des constructions (d'habitation et d'activité économique et administrative), varient selon les pays.
Définitions
Les définitions des instituts statistiques des différents pays utilisent des définitions différentes pour exprimer des concepts similaires (liste non exhaustive) :
- Les États-Unis utilisent le terme de metropolitan area (« aire métropolitaine »), dont la définition a varié au cours des derniers recensements, mais qui englobe une aglomération et les zones périphériques liés du point de vue professionnel et commercial.
- Le terme urban area (littéralement « aire urbaine », urbanized area aux États-Unis) est également utilisé par plusieurs pays anglo-saxons :
- Aux États-Unis, il s'agit d'un groupe d'unités de recensement d'une densité de population d'au moins 1 000 habitants par mille carré et les unités adjacentes d'une densité d'au moins 500 habitants par mille carré.
- En Australie, la densité minimale est fixée à 200 habitants par km².
- Au Canada et au Royaume-Uni, il s'agit de zones dont l'écart entre habitations ne dépasse pas 200 m.
- En France, une aire urbaine est définie précisément comme un ensemble continu de communes dont au moins 40 % de la population résidente active travaille dans une agglomération offrant au moins 5 000 emplois, soit l'équivalent grossier des metropolitan areas américaines. Une urban area anglo-saxone se rapproche plus d'une unité urbaine française.
Qui plus est, les unités de base sur lesquelles sont réalisés les calculs différent d'un pays à l'autre suivant la division du territoire en vigueur. Au États-Unis, les comtés sont souvent utilisés, tandis qu'en France, les communes remplissent cet office, lesquelles conduisent généralement à un maillage plus fin.
Principales aires urbaines dans le monde
Il est difficile d'établir des données comparables entre aires urbaines dans le monde, les méthodes de calculs étant différentes d'un pays à l'autre. Il est possible d'établir la liste suivante, à partir d'estimations datant de 2005 :
Voir aussi
Liens internes
- Aire urbaine (France)
- Liste des principales aires urbaines d'Europe
- Liste des aires urbaines d'Italie
Catégorie:Géographie
Catégorie:Urbanisme
Poire
La poire est le fruit charnu (en fait, sur le plan botanique, un faux-fruit), à pépins, du poirier, un arbre de la famille des rosacées.
Description
Poire : Pyrus communis
Famille des Rosaceae
La forme de la poire est généralement caractérisée par une base renflée et un sommet plus effilé.
rosacée
rosacée
Une caractéristique des poires est la présence dans la chair de cellules scléreuses, à paroi épaisse, lignifiée. Ces cellules constituent des granulations, parfois nombreuses et parfois assez dures pour qu'on puisse parler de poires « pierreuses ». C'est un caractère qui distingue nettement les poires des pommes, plus que la forme car il existe des poires sphériques et des pommes en forme de poire.
Histoire
Diverses variétés de poires
pomme
:::::: Poire Anjou
:::::: Poire Alexandrine Douillard
:::::: Poire de l'Assomption
:::::: Poire Baronne de Mello
:::::: Poire Belle Angevine
:::::: Poire Bergamote d'Eté
:::::: Poire Bergamote Esperen
:::::: Poire Beurré d'Amanlis
:::::: Poire Beurré d'Angleterre
:::::: Poire Beurré d'Anjou (Nec Plus Meuris)
:::::: Poire Beurré d'Apremont (Beurré Bosc)
:::::: Poire Beurré Bachelier
:::::: Poire Beurré Bosc (Beurré d'Apremont)
:::::: Poire Beurré Bretonneau
:::::: Poire Beurré Capiaumont
:::::: Poire Beurré Clairgeau
:::::: Poire Beurré Diel
:::::: Poire Beurré Dumont
:::::: Poire Beurré Dumortier
:::::: Poire Beurré Giffard
:::::: Poire Beurré Gris (Beurré d'Amboise)
:::::: Poire Beurré d'Hardenpont (Beurré d'Arembert)
:::::: Poire Beurré Hardy
:::::: Poire Beurré de Luçon
:::::: Poire Beurré de Mérode (Doyenné Boussoch - Double Philippe)
:::::: Poire Beurré de Nivelles
:::::: Poire Beurré de Rance
:::::: Poire Beurré Six
:::::: Poire Beurré Sterckmans
:::::: Poire Beurré Superfin
:::::: Poire Besi de Chaumontel
:::::: Poire Bon-Chrétien d'Hiver
:::::: Poire Bonne de Zeées (Bonne d'Ezée)
:::::: Poire Bonne-Louise d'Avranches (Louise Bonne)
:::::: Poire Catillac
:::::: Poire Certeau d'Automne
:::::: Poire Citron des Carmes (Madeleine)
:::::: Poire commune (Pyrus communis)
:::::: Poire Conférence
:::::: Poire Conseiller à la Cour
:::::: Poire Corella
:::::: Poire Crassane (Bergamote Crassane)
:::::: Poire Curé
:::::: Poire Délices d'Hardenpont
:::::: Poire Délices de Lowenjoul
:::::: Poire De Tongres (Durondeau)
:::::: Poire Doyenné d'Alençon
:::::: Poire Doyenné de Juillet
:::::: Poire Doyenné d'Hiver (Bergamotte de Pâques)
:::::: Poire Deux Soeurs
:::::: Poire Doyenné Blanc
:::::: Poire Doyenné du Comice
:::::: Poire Duchesse d'Angoulême
:::::: Poire Emile d'Hyest
:::::: Poire Epargne
:::::: Poire Epine Dumas (Epine du Mas)
:::::: Poire Favorite de Clap
:::::: Poire Figue d'Alençon
:::::: Poire Fondante des Bois
:::::: Poire Fondante de Charneu (Légipont)
:::::: Poire Fondante du Panisel
:::::: Poire Forelle
:::::: Poire Frédéric de Würtemberg
:::::: Poire Joséphine de Malines
:::::: Poire Jules Guyot
:::::: Poire Limonera
:::::: Poire Madame Treyve
:::::: Poire Martin Sec
:::::: Poire Messire Jean
:::::: Poire Monsallard
:::::: Poire Monseigneur des Hons
:::::: Poire Napoléon (Beurré Liard)
:::::: Poire Nashi (Pyrus pyriformis)
:::::: Poire Nec Plus Meuris (Beurré d'Anjou)
:::::: Poire Nouvelle Fulvie
:::::: Poire Olivier de Serres
:::::: Poire Orpheline d'Enghein
:::::: Poire Packham's triumph
:::::: Poire Passe-Colmar
:::::: Poire Passe-Crassane
:::::: Poire Pêche
:::::: Poire Prince Impérial
:::::: Poire Red Anjou
:::::: Poire Rocha
:::::: Poire Rousselet de Reims
:::::: Poire Royale d'Hiver
:::::: Poire Saint Germain
:::::: Poire Saint-Michel- Archange
:::::: Poire Seckle
:::::: Poire Seigneur Esperen
:::::: Poire Soldat Laboureur
:::::: Poire Souvenir de la reine des Belges
:::::: Poire Souvenir du Congrès
:::::: Poire Sucrée de Montluçon
:::::: Poire Triophe de Jodoigne
:::::: Poire Urbaniste
:::::: Poire van Marum
:::::: Poire Van Mons
:::::: Poire William
:::::: Poire Zéphirin Grégoire
:::::: La poire Sarteau (ou Certeau), issue du poirier appelé Sartelier, à la chair ferme, parfaite pour les confitures et les fruits confits, était autrefois particulièrement réputée. Dans les années 1980, le Conservatoire botanique alpin de Gap (05 France) a réalisé l'inventaire de ces variétés anciennes, il en subsistait alors dans la Vallée de la Haute Bléone (04 - Alpes de Haute Provence - France)
Vallée de la Haute Bléone
Vallée de la Haute Bléone
Production
Le psylle est un insecte ravageur qui peut infliger de sérieux dégâts.
Utilisation
pour l'alimentation
Le jus de poires fermenté donne une boisson légèrement alcoolisée appelée poiré.
Les poires peuvent également être utilisées pour produire de l'eau-de-vie.
pour la santé
Divers
- Dans le langage courant, la poire a une connotation plutôt péjorative ; « prendre quelqu'un pour une poire », c'est carrément le considérer comme un imbécile que l'on pouvait facilement berner. Au , les caricaturistes s'en étaient donnés à cœur joie contre le roi Louis XVIII qu'ils aimaient portraiturer sous la forme d'une poire.
- Plus récemment, Renault enregistra un fiasco commercial avec le modèle R14, dont la ligne avait été imprudemment comparée dans une campagne publicitaire à celle d'une poire, en pensant mettre en avant les lignes rondes et le goût sucré de ce fruit, et donc de mettre en avant l'idée de confort et de satisfaction. En fait, les acheteurs potentiels ont eu l'impression qu'ils seraient pris pour une poire si on les voyait au volant de cette voiture ; de plus, ils n'ont, semble-t-il, pas apprécié son moteur bruyant.
- On garde une poire pour la soif signifie que l'on garde des réserves
- Faire avaler des poires d'angoisse à quelqu'un, c'est lui donner du chagrin.
- Il ne lui promet pas poires molles se dit lorsqu'un homme qui en menace un autre
- Entre la poire et le fromage c'est sur la fin du repas, lorsque la gaîté que donne la bonne chère, fait qu'on parle librement.
- Une poire molle désigne quelqu'un qui manque de volonté, de caractère.
- La poire est aussi le visage (sen prendre plein la poire signifie qu'on prend un choc de face)
Voir aussi
- Fruit | Poirier | Ingrédients de cuisine | Recettes de cuisine
Catégorie:Fruit alimentaire Catégorie:Poire
ja:ナシ
Italien
L'italien est une langue appartenant au groupe des langues romanes de la famille indo-européenne. Il existe un très grand nombre de dialectes italo-romans.
L'italien moderne est, comme toute langue nationale, un dialecte qui a « réussi » en s'imposant comme langue propre à une région beaucoup plus vaste que sa région dialectale originelle. En l'occurrence, c'est le dialecte toscan, parlé à Florence, Pise et Sienne, qui s'est imposé, non pas pour des raisons politiques comme c'est souvent le cas, mais en raison du prestige culturel qu'il véhiculait. Le toscan est en effet la langue dans laquelle ont écrit Dante Alighieri, Pétrarque et Boccace, considérés comme les trois plus grands écrivains italiens. C'est aussi la langue de la ville de Florence, réputée pour sa beauté architecturale et son histoire prospère.
Influences linguistiques sur le latin et le toscan
Avant le développement de l'Empire romain, c'est l'étrusque qui était parlé en Toscane et dans le nord du Latium. Si la langue étrusque n'a pas survécu à l'immense influence qu'eut par la suite le latin, elle a peut-être influencé le toscan (en tant que substrat). Cependant trop de faits (date de dernière attestation de l'utilisation de l'étrusque contre celle d'une langue romane en Toscane, par exemple) rendent difficile la confirmation de cette hypothèse. En revanche, l'étrusque a influencé le latin en tant qu'adstrat : l'alphabet étrusque a servi de base à l'alphabet latin et de nombreux mots usuels sont d'origine étrusque (comme le mot lettre).
Pendant la conquête romaine, la vie de l'Italie — comme de la plus grande partie de l'Europe occidentale et centrale — se vécut alors en latin. Étant donné la durée de la domination romaine et probablement aussi sa qualité, il est normal que le latin ait constitué la souche de nombreuses langues européennes. Après la chute de l'Empire romain d'Occident en 476, la région toscane vit arriver les Ostrogoths et les Lombards ( et s), des populations originaires de l'est et du nord de l'Europe. Ils n'influencèrent que très peu la langue (superstrats).
Présence dans le monde
L'italien est parlé essentiellement en Italie (et à Saint-Marin), où il est langue nationale, mais aussi dans le sud de la Suisse (Tessin et Grisons), où il est également reconnu comme langue officielle (il représente environ 10 % des locuteurs suisses). En outre, on recense de nombreuses communautés italophones en Croatie (Istrie) et en ex-Yougoslavie, en France (Corse, le corse étant un dialecte du toscan; Nice, Menton et la vallée de la Roya), à Monaco), à Malte, aux États-Unis (environ 4 millions de locuteurs, surtout dans les grandes villes), en Amérique du Sud (Argentine, Brésil et Uruguay notamment), en Éthiopie, en Érythrée, en Somalie et en Libye. L'italien semble avoir beaucoup influencé l'espagnol, tel qu'il est parlé en Argentine et en Uruguay, où la présence d'émigrants italiens a été massive.
Écriture
- L'italien utilise 21 lettres de l'alphabet latin. En effet, j, k, w, x et y ne sont utilisés que dans les mots d’emprunt. On trouve toutefois le j (i lunga) ainsi que l’y (ipsilon ou i greca) et le w (doppia vu) dans certains toponymes et noms ou prénoms.
- Les voyelles peuvent porter des accents aigus ou graves (le plus souvent). Les mots ne portent normalement d’accents graphiques que sur la dernière syllabe lorsque celle-ci est phonétiquement accentuée ou dans de rares cas pour éviter une homonymie.
- Les voyelles ò et à portent toujours l’accent grave. La voyelle e peut avoir deux timbres et prend donc l’accent aigu lorsqu’elle indique un é fermé /e/ et l’accent grave lorsqu’il s’agit d’un è ouvert, même si cette règle n'est pas toujours respectée (perché, pourquoi, parce que, est souvent écrit et prononcé perchè) /ɛ/.
- Pour i et u, l’usage semble privilégier l’accent grave ì, ù, mais on trouve encore des défenseurs de l’accent aigu í, ú, beaucoup plus adhérent à la réalité phonétique, /i/ et /u/ étant les deux voyelles les plus fermées du système vocalique italien.
::N.B. : La voyelle o a elle aussi deux timbres, /o/ et /ɔ/, mais à la finale elle est toujours ouverte ò. On trouve néanmoins des accents, facultatifs, à l’intérieur des mots, destinés à éviter les confusions : articolatóri, pluriel d’articolatóre (« articulateur ») vs articolatòri, pluriel d’articolatòrio (« articulatoire »).
Phonétique et prononciation
La langue italienne doit sa sonorité à son vocalisme particulier (conservation des voyelles finales, même atones, et chute des consonnes finales) et à ses consonnes géminées (consonnes doubles). L'accent tonique, beaucoup plus fort qu'en français, est le plus souvent placé sur l'avant-dernière syllabe, mais il peut aussi l'être sur la finale (dans ce cas il est indiqué par un accent graphique) ou sur l'antépénultième et même assez fréquemment sur l’antéantépénultième dans des formes verbales à la 3 personne du pluriel (abitano ['a:bitano]).
Quelques règles de prononciation peuvent dérouter les francophones. Ainsi, le c suivi de i ou e se prononce [ʧ], alors qu'il se prononce [k] lorsqu'il est suivi par a, o ou u. Pour avoir le son [k] devant les voyelles i et e, on ajoutera un h : chiamo se prononce donc ['kja:mo]. Pour avoir le son [ʧ] devant les autres voyelles, on ajoutera un i : ciao se prononce donc ['ʧa·o] (le i n'est pas prononcé). De la même façon, devant i ou e, g se prononce [ʤ] ; il se prononce [g] (comme dans gamme) devant les autres voyelles. On utilisera aussi le i ou le h après le g pour définir sa prononciation. Ainsi, giacca se prononce ['ʤak:ka]. Le groupe gli se prononce la plupart du temps [ʎ] (l mouillé), et le groupe gn se prononce (n mouillé).
Notes:
- Les symboles entre [ ] ne sont pas des phonèmes mais des variantes combinatoires (ou taxophones) d’autres phonèmes.
- (ʒ) est un xénophonème utilisé dans les mots d’emprunts, notamment français. Il est aussi employé couramment dans la prononciation régionale toscane.
Grammaire italienne
Article détaillé: Grammaire italienne
Dialectes
Les nombreux dialectes italo-romans peuvent être classés par leurs souches linguistiques communes. Ainsi, ils sont tous originaires du latin, mais les langues antérieures à la domination romaine, les substrats, sont différents en fonction des régions et ont souvent conditionné l'évolution des dialectes.
- Dialectes septentrionaux
- Gallo-italique (substrat celte) :
- piémontais (Turin)
- bergamasque (Bergame), proche du lombard
- lombard (Milan et sud de la Suisse, Tessin, région du lac Majeur)
- génois ou ligure (Gênes), parlé également à Calvi et à Bonifacio ou en Sardaigne)
- émilien-romagnol (Bologne, Parme)
- vénète (Venise, Padoue, Vérone, Trente)
- istrien (Istrie)
- Dialectes toscans (peut-être substrat étrusque)
- toscan (Florence, Pise, Sienne)
- cismontano (Corse Bastia)
- oltramontano (Corse) Ajaccio et îles du nord de la Sardaigne
- sassarien (Sardaigne) Sassari
- gallurais (nord de la Sardaigne)
- Dialectes centro-méridionnaux
- Centre :
- romain (Latium), différent du romanesco, dialecte toscan parlé à Rome
- ombrien (Pérouse)
- marchigiano (parlers des Marches)
- Sud (substrats osque et/ou messapien) :
- abruzzais (L'Aquila)
- apulien (nord et centre des Pouilles)
- campanien (Naples, napolitain) ou méridional
- lucan ou lucanien Potenza, deux variétés
- Extrême-Sud (substrat grec) :
- salentin (Lecce)
- calabrais (Reggio de Calabre)
- sicilien (Palerme), également substrat arabe
Exemples
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
- - groupe italo-roman
- grammaire italienne
- Accademia della Crusca
Liens externes
- [http://www.gratiswebsite.de/members/benedictkalus grammaire italienne et des autres langues]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/italien.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire italien-français/français-italien.
- [http://italien.linguistmail.com Italien tous les jours] Apprendre et pratiquer l'italien.
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=8/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en italien] Chaque expression est accompagnée d'une illustration.
Catégorie:Langue italienne
Catégorie:Langue romane
I
als:Italienische Sprache
ja:イタリア語
ko:이탈리아어
simple:Italian
Nissa la bellacatégorie:Nice
Nissa la bella est l'hymne de la ville de Nice.
Il a été écrit par Menica Rondelly en 1912.
En cliquant sur les liens ci-dessous, vous trouverez :
[http://www.nice-la-belle.com/nissa_la_bella/nice_la_bella.pdf La partition et les paroles, en niçois et en français]
[http://www.nice-la-belle.com/nissa_la_bella/nice_la_bella.mp3 Le fichier audio au format mp3]
[http://www.nice-la-belle.com/nissa_la_bella/nice_la_bella.mov Le karaoké au format mov (Macintosh)]
[http://www.nice-la-belle.com/nissa_la_bella/nice_la_bella.avi Le karaoké au format avi (Windows)]
[http://mtcn.free.fr/mtcn-musique-traditionnelle-midi-chant-populaire.php Accès aux paroles niçoises et traduction française, partition et fichier MIDI])
Provençal
Introduction
Le provençal est une évolution du languedocien relativement récente puisqu'elle date du . Il s'en différencie principalement, mais pas uniquement, par les consonnes finales muettes (et en particulier le -s du pluriel). Il était parlé dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de l'Ardèche (une zone rhodanienne vers Bourg-Saint-Andéol), des Bouches-du-Rhône, de la Drôme, du Gard, du Var, du Vaucluse et dans les hautes vallées du Piémont italien.
Le provençal est vécu par les Provençaux comme un élément de leur héritage ; il jouit d’un certain soutien de la population et des collectivités locales et bénéficie d’un net regain dans la vie publique depuis quelques décennies (publicités, signalisation routière, festivals, théâtre, édifices...).
Il est toutefois spécialement reconnu comme langue menacée par l’UNESCO.
En effet, l'action centralisatrice des rois de France (Ordonnance de Villers-Cotterêts - 10 août 1539), puis de la république jacobine l'a d'abord relégué dans les campagnes, puis l'a éliminé définitivement par l'enseignement obligatoire du français et l'interdiction de son usage à l'école.
Le provençal demeure cependant une langue de culture possédant son orthographe moderne, fixée au et illustrée par Frédéric Mistral et ses successeurs, une littérature dynamique et brillante depuis le Moyen Âge, dont la réputation internationale a notamment été couronnée par le prix Nobel de littérature de Frédéric Mistral en 1904 ; il existe spécifiquement pour le provençal des grammaires, des dictionnaires, des méthodes d’enseignement, des maisons d’édition et des centres de recherche. Le provençal est enseigné de la maternelle à l’université en France, dans de nombreux cours associatifs et etudié dans de très nombreuses universités étrangères.
De nombreux mouvements provençaux demandent une reconnaissance officielle du provençal.
Provençal et occitan
Le provençal est parfois décrit comme un dialecte de l'occitan, qui donc regrouperait tous les parlers d'oc du Sud de la France (à l'exclusion parfois du gascon) dans un ensemble homogène.
Il convient tout d'abord de rappeler que la distinction entre une langue et un dialecte est uniquement politique : la linguistique est incapable de définir précisément la différence entre les deux concepts.
Il faut d'autre part remarquer qu'un puissant courant militant traverse toute l'Occitanie pour faire reconnaître sa culture et ses spécificités par rapport au jacobinisme français.
C'est pourquoi certains groupes provençaux refusent cette assimilation qu'ils estiment purement fonctionnelle et revendiquent une réelle spécificité culturelle. Par exemple Joseph Roumanille et une partie du Félibrige, porteurs d'une « certaine réalité » de la langue provençale, n'ont jamais considéré que le provençal fût, en quoi que ce soit, un sous-groupe de l'occitan.
Pourtant, lorsque Mistral publie son monumental Tresor dóu Felibrige, dictionnaire de la langue d'oc moderne en deux volumes, le terme « provençal » inclut tous les parlers occitans ; en sous-titre du dictionnaire, il est bien précisé : « Dictionnaire provençal-français, embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne » (noter l'emploi au singulier de langue), soit, comme il est précisé dans la note 1, « tous les mots usités dans le Midi de la France ».
Enfin, chez les linguistes, le terme provençal a pendant longtemps était utilisé pour désigner l'ensemble des parlers de langue d'oc. Aujourd'hui, l'usage scientifique est de désigner l'ensemble par le terme occitan et de restreindre le terme provençal au sous-ensemble des parlers de Provence.
Différences régionales
Noter qu'il existe de légères différences de proche en proche. Par exemple, pour désigner une mauvaise herbe donnée, les paysans ont souvent à leur disposition deux, trois ou quatre noms différents. Certains noms sont plus usités selon la région, et ainsi, à quelques dizaines de kilomètres de distance, la langue devient sensiblement différente (compte tenu qu'on peut passablement généraliser cet exemple). De plus, il existe de multiples prononciations, variables selon les villages.
- Rhodanien
- le parler du Ventoux et du comtat (Carpentras).
- le parler de la vallée du Rhône (Avignon, Orange, Bollène).
- Maritime
- il existe même des différences minimes entre centres urbains (Marseille, Toulon, Draguignan et haut Var, etc).
- Niçois ou nissart (pays Niçois)
- Provençal Alpin
- Alpin : zone intermediaire entre Provencal et Gavot autour d'une ligne passant par Digne et Nyons (Gap, Sisteron, Tallard, Forcalquier, Seyne les Alpes, ...).
- Gavot (vallées alpines, Drôme, partie nord de l'Ardèche)
- Provenzale (haut Piémont, Italie)
- Proche du Gavot
Ce dernier étant parfois considéré comme un dialecte distinct du provençal (Vivaro-Alpin) par sa prononciation nord-occitane (CH pour C, J pour G, ...). L'attachement provençal étant plus culturel que linguistique.
Il faut enfin signaler que le francoprovençal est une langue indépendante du Provençal.
Expressions usuelles
- Bòna annada, bèn granada e bèn acompanhada (graphie classique), Bouano annado, bèn granado e bèn acoumpagnado (graphie mistralienne). En français : bonne année, bien prospère, et bien accompagnée (de santé).
- Se fai pas lo civier avans d'aver la lèbre (graphie classique), Se fai pas lou civié avans d'avé la lèbre (graphie mistralienne). En français, littéralement : on ne fait pas le civet avant d'avoir le lièvre. En français proverbial : il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué (Jean de La Fontaine, livre 5, fable 20 L'ours et les 2 compagnons).
Exemples
Corpus
- oc: Cansoun de la Coupo (textes en graphie classique et en graphie mistralienne), ou Copa Santa (texte en graphie classique)
- voir: http://tplantevin.free.fr/Provence/Cours/Analyses/Coupo-Santo/analyse-CoupoSanto.htm
- [http://www.up.univ-mrs.fr/tresoc Trésor de la langue d'Oc] (des centaines d'œuvres littéraires à télécharger librement)
Voir aussi
Liens internes
- Occitanie
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
- - occitano-roman
- - occitan, langue d'oc
- Expressions marseillaises
Bibliographie
UNESCO, Atlas des langues en péril dans le monde, p.29
Liens externes
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